Je vous avais promis que je ferais plus vite, et voilà! J'ai respecté mon engagement! J'aime bien ce chapitre, encore une fois, il fait avancer l'histoire.
Je ne vous retiendrai pas plus longtemps, vous avez assez attendu. Je voudrais simplement remercier très chaleureusement Lilith, qui accepte encore de me laisser des reviews...MERCI :D!
Chapitre 21
Le lundi suivant, alors que Mia et Dawlyn prenaient place à leur table pour prendre le petit-déjeuner, un groupe de Serpentard de sixième année assis un peu plus loin, dirigé, évidemment, par Pansy Parkinson, se retourna vers elles en ricanant. Pansy leur dit quelque chose à voix basse, ce qui fit éclater de rire son public.
«Quelle plaie, cette Parkinson, se plaignit Dawlyn alors qu'elle s'asseyait dos au groupe.
-Et le pire dans tous ça, soupira Mia, c'est que je n'ai aucune idée de ce que j'ai bien pu lui faire…
-Elle est jalouse, voilà tout.
-Jalouse de quoi? Elle n'arrête pas de me rappeler que les Sang-Purs sont tellement supérieur aux simples Sang-Mêlés…
-C'est simple, tu as tout le reste de mieux qu'elle,» déclara Dawlyn, comme si c'était le fait le plus naturel du monde, ce qui fit rire Mia.
«Ignores-là Mia, ne perds pas ton temps pour elle. Elle n'en vaut pas la peine.
-Parlant de qui vaut la peine, regarde qui arrive.» Les joues de Dawlyn prirent une teinte d'un rose soutenu alors que son nouveau petit ami approchait. Elle poussa d'un geste un premier année qui était assis à côté d'elle pour faire de la place pour Blaise. Mia décida de les laisser seuls et partit en direction de la salle de classe du professeur Flitwick. Pansy et son groupe l'imita, n'oubliant pas au passage de la bousculer de coups d'épaule. Rageant intérieurement, Mia renonça à faire connaître à cette insupportable gamine sa façon de penser, se demandant tout de même, avec un peu d'inquiétude, de quoi ils avaient bien pu rire l'instant d'avant…
ooOoo
Elle avait eu raison de s'inquiéter. Dans les jours qui suivirent, une rumeur se propagea comme une traînée de poudre parmi les étudiants de Pouddlard, évitant toutefois de parvenir aux oreilles de la principale intéressée. Partout où elle allait, les élèves se retournaient sur son passage, certains la dévisageant avec un intérêt malsain, d'autres en riant entre eux. Certains, les plus vieux d'entre eux, principalement des Serpentard amis de près ou de loin de Pansy Parkinson, mimaient des baisers passionnés avec une personne invisible, faisant ricaner leur amis. Cette dernière se promenait d'ailleurs à présent comme si elle était la propriétaire du château, un sourire carnassier s'imprimant sur son visage dès qu'elle croisait Mia, ce qui arrivait trop souvent au goût de sa victime.
Elle avait bien tenté de savoir ce qui se disait dans son dos, mais rien n'y fit. Dawlyn avait tenté d'investiguer de son côté, et avait même interrogé Blaise, mais en tant qu'amis de Mia, personne ne leur donna même un semblant d'indice.
Elle le sut finalement près d'une longue semaine plus tard, à la fin du cours de Métamorphose. Alors qu'elle demandait pour la énième fois à Dawlyn pourquoi tout le monde l'évitait comme si elle avait la peste, un étudiant de Poufsouffle, donc elle ignorait jusqu'à présent l'existence, répondit enfin à sa question:
«C'est tout comme, quand on a embrassé Rogue!
-Répètes-ça? lui demanda Mia, la voix aussi menaçante que son visage était rouge de colère.
-Ben c'est ce que tout le monde dit. Pansy a dit qu'elle t'a vu essayer d'embrasser Rogue le soir de Halloween.
-Je. Vais. La. Tuer.» fut la seule chose que dit Mia avant de s'élancer à la poursuite de cette… cette horrible garce qui pollue la surface de la Terre de sa seule présence. Laissant sur place une Dawlyn sidérée et passant devant une professeur McGonagall qui se demandait bien quelle mouche l'avait piquée.
Sa cape claquait derrière elle, sa baguette projetait des étincelles rougeoyantes qui n'auguraient rien de bon. Aveuglée par sa rage meurtrière, elle ne s'aperçut même pas qu'elle avait renversé deux premières années, que Dawlyn et le professeur McGonagall l'avait rattrapée, que cette dernière avait ordonné à sa meilleure amie d'aller chercher le professeur Rogue dans les plus brefs délais, et que ce dernier était à présent planté devant elle, à l'entrée des cachots, Dawlyn, à bout de souffle, derrière lui. Elle le percuta violemment, et il profita de son déséquilibre pour lui saisir les bras et la plaquer contre le mur. Reprenant enfin ses esprits, elle regarda son directeur de maison avez hargne et cracha:
«Oh vous! N'empirez pas les choses! Vous voulez qu'on dise quoi maintenant? Qu'on l'a fait dans le couloir?»
Surpris, tant par le teneur que le ton du message de son élève, le professeur Rogue la lâcha.
«Mais qu'est-ce que vous dites là, Mia?» demanda le professeur McGonagall, qui la regardait comme si elle avait perdu la tête.
«C'est Pansy Parkinson, professeur. Elle a répandu une sale rumeur sur Mia.» expliqua Dawlyn, qui avait repris une respiration normale. Le professeur Rogue la jaugea un moment, lui faisant regretter d'avoir ouvert la bouche. Il retourna lentement son attention sur Mia, et déclara;
«Je pense que nous avons besoin de parler, Miss Bachmann.»
Il ouvrit une porte donnant sur un salle de cours vide. Les professeurs Rogue et McGonagall prirent place devant le bureau professoral, faisant face à Dawlyn et Mia, qui semblait avoir recouvré entièrement ses esprits, mais pas sa faculté de parler convenablement, et fixait désormais avec obstination un point sur le plancher, à quelques centimètres des pieds de son directeur de maison.
«J'attends des explication, Miss Bachmann.» dit d'une façon qui aurait fait trembler n'importe quelle personne saine d'esprit le Maître des Potions. L'intéressée haussa négligemment les épaules. Voyant que son directeur n'appréciait pas du tout la réaction de son amie, et étant saine d'esprit, Dawlyn prit la parole:
«Pansy Parkinson a dit à tout le monde qu'elle vous avait vu vous embrasser le soir de Halloween.
-Qui ça, vous?» demanda abruptement le professeur Rogue. Dawlyn hésita. Elle inspira profondément, rassemblant son courage, et dit
«Bien…vous.»
Elle crut pendant un moment qu'il allait la frapper. Son visage, qu'elle avait toujours vu blême, était désormais parsemé de plaques rouges vif. Mais, mis à part le fait que chaque fibre de son corps semblait crispées à un point qu'elle se demanda s'il réussirait un jour à bouger à nouveau, il ne fit rien. Le professeur McGonagall prit le relais:
«Miss— Mia? Est-ce que ce qu'a dit Miss Rockwood est vrai?» Mia hocha la tête d'un mouvement sec, regardant toujours le sol.
«Et bien, je crois qu'il est temps que nous intervenions dans cette histoire, continua le professeur de Métamorphose. Bien entendu, Pansy Parkinson recevra une retenue—
-Dont je me chargerai personnellement, annonça le professeur Rogue d'un ton qui n'annonçait rien de bon pour la Sang-Pur. » Il avait retrouvé son habituelle couleur blême et son aplomb. Sans un regard pour personne, il sortit de la pièce.
«Je vais le suivre, il ne faudrait pas qu'il lui lance un sortilège Impardonnable… les informa le professeur McGonagall. » Avant de franchir le seuil, elle se retourna et leur dit:
«Dix points en moins pour Serpentard pour avoir bousculer des premières années, Miss Bachmann. Quinze points en plus pour avoir évité une tuerie, Miss Rockwood.»
Dawlyn alla voir si les deux enseignants étaient encore à portée de vue. Lorsqu'elle fut sûre qu'ils ne reviendraient pas, elle laissa échapper un long soupir de soulagement.
«J'ai cru ma dernière heure venue.» Elle s'approcha de Mia, qui n'avait toujours pas bougé.
«Mia, est-ce que c'est vrai, ce que Parkinson a raconté?
-Daw, je croyais que c'était clair depuis le premier jour qu'on s'est parlée.
-Je sais bien, mais n'empêche!» Mia regarda son amie droit dans les yeux.
-Non, Daw, non, je t'assures encore une fois qu'il n'y a rien entre nous deux.» Le silence s'installa entre elles, ni une ni l'autre ne sachant vraiment quoi dire. Dawlyn brisa enfin le silence:
«En tout cas, je crois que tu vas enfin avoir la paix, et pour un bon moment! Si le professeur Rogue me fondait dessus comme il va le faire à Parkinson, je crois que j'avouerais tous les crimes que j'ai fait, et même ceux que je n'ai pas fait. Ça va être sa fête…»
Mia se souvint de la fois où le Maître des Potions avait fondu sur elle, et des blessures qui s'en étaient suivi. Elle se souvenait surtout des yeux noirs qui l'avaient regardé, alors qu'il lui ordonnait de se défendre et lui lançait des sorts. Elle frissonna, et hocha la tête. S'il avait réagit aussi fortement, se dit-elle, c'était parce qu'il l'aimait bien, et qu'il avait eu peur pour elle. Il n'aimait pas Pansy, il serait surement moins dur avec elle…
ooOoo
Elle n'avait pas eu complètement tort. Pansy était toujours en vie, mais on ne la revit, et ce jusqu'aux vacances de Noël, que pendant les cours et à l'heure des repas. On racontait que le professeur Rogue avait essayé de lui jeter le sortilège Doloris, mais que le professeur McGonagall l'en avait empêché in extremis. Certains élèves disaient qu'elle avait failli être renvoyée, mais que ses parents avaient promis un important don à la fondation de l'école s'ils la gardait. D'autres, qu'on la suspendait par les pieds dans les cachots, et qu'on ne la laissait manger que parce qu'un décret magique les en obligeait. Certains, qui ne se souvenaient que trop bien des retenues de l'année précédente données par le professeur Ombrage, donnaient l'hypothèse que les plumes spéciales de la maléfique ancienne professeur de DCFM étaient réapparues pour les retenues de la Serpentard. Mia, qui connaissait la vraie teneur des retenues, ne tint pas à démentir les hypothèses toutes plus folles les unes que les autres. En maintenant le mystère, et ne dévoilant pas que Pansy astiquait chaudrons, bureaux et toilettes jours après jours, elle maintenait un climat de peur, qui, sans pour faire taire pour autant les rumeurs concernant sa prétendue relation avec professeur Rogue, eut au moins pour avantage que personne n'osait désormais attaquer Mia directement.
Après ce que tout le monde appela «l'incident», Mia eut enfin un aperçu de vie normale à Pouddlard. D'un accord tacite, Hermione et elle convinrent de laisser la Serpentard répondre aux questions posées en DCFM, et la Gryffondor, en Métamorphose, évitant ainsi des conflits entre les deux maisons, et conservant par le fait même un semblant de paix dans le château. Elle avait enfin réussi à se faire remarquer par le professeur Slughorn, qui sembla soudainement la préférer à Harry Potter à partir de la mi-novembre, et commença même à l'inviter aux rencontres de ce qu'il appelait le «Club de Slug».
Mia avait même réussi à faire la paix avec le professeur McGonagall, quelques jours après l'incident.
«Je sais que vous m'en voulez d'être chez les Serpentard, l'avait-elle confrontée. Je sais que vous vous demandez ce que vous aviez manqué chez moi et qui a bien pu faire dire au Choixpeau que la meilleure maison pour moi serait celle-là. Pour être honnête, moi-même je n'aurais jamais pu penser que j'irais là. Je croyais dur comme fer que je serais une Gryffondor, ou une Serdaigle, mais jamais, jamais, dans la maison qui a vu évoluer Voldemort et ses Mangemorts. J'ai même supplié le professeur Rogue et le professeur Dumbledore de me changer de maison, de faire revoir sa décision au Choixpeau! J'ai tout essayé, professeur, croyez-moi!
-Je te crois,» avait été la seule réponse qu'avait pu articuler le professeur McGonagall, la gorge nouée par l'émotion. Elle l'avait serrée dans ses bras comme elle le faisait au tout début, alors que sa jeune élève faisait encore ses horribles cauchemars, qui n'étaient d'ailleurs plus revenus la hanter. La spécialiste de Métamorphose se demanda si la jeune Serpentard n'avait pas réussi à concocter sa potion aide-sommeil en secret…mais n'en fit pas de cas. Elle avait fini par se l'avouer, Mia lui avait manqué plus que de raison. Elle le contraire semblait être aussi vrai. Mia allait à présent voir son professeur presque tous les soirs, prétextant toujours avoir des questions sur ses essais… qu'elle oubliait toujours dans sa salle commune.
Le professeur Rogue et elle évitaient désormais d'être seuls ensemble. Elle, et elle était sûre que le Maître des Potions se demandait la même chose, ne sut jamais si c'était pour éviter de raviver les rumeurs, ou parce qu'ils étaient trop gênés de se revoir après les allégations de Pansy. Ils savaient, en leur for intérieur, que même si ce n'était que des rumeurs, ils auraient désiré que ces rumeurs soient plus que des rumeurs…
ooOoo
La grisaille de novembre laissa place à la blancheur immaculée de la neige de décembre. Il fut annoncé que le week-end avant les vacances, une sortie à Pré-au-Lard aurait lieu.
«Cette fois, pas question de te défiler! avait déclaré Dawlyn. On acheter nos robes pour la fête de Slug, et aller aux Trois Balais et…»
Au grand plaisir de son amie, Mia ne tenta même pas de résister. Elle accepta au contraire avec plaisir l'opportunité de quitter ne serait-ce que pour une journée les murs du château.
Bien emmitouflée dans son écharpe et sa cape, Mia suivit Dawlyn et Blaise le long de la route qui menait au petit village sorcier. Elle s'émerveilla devant le tableau digne d'une carte postale qu'offrait le village à ses abords, faisant sourire son amie. À l'entrée du village, les filles se séparèrent de Blaise à la recherche de la robe parfaite. Elle entrèrent dans une petite boutique qui portait un nom que Mia renonça à prononcer, et qui annonçait dans sa vitrine des robes «d'une absolue beauté pour la Vélane en vous», située sur une petite rue secondaire. À la recherche d'une robe simple et discrète, Mia s'aventura du côté des robes noires, alors que Dawlyn s'était précipité sur une robe turquoise flamboyante, qu'elle s'empressa d'enfiler. Lorsqu'elle sortit de sa cabine, Mia en eut le souffle coupé.
«Tu es si belle!»
Elle fit semblant de prendre un air sérieux, et ajouta:
«Tu ne peux pas porter cette robe, Daw, parce que Blaise sera obligé de te demander en mariage sur le champ!»
Dawlyn rayonnait.
«À toi maintenant! Et interdit de porter du noir!»
Mia dut essayer plus d'une vingtaine de robes avant que Dawlyn ne déclare qu'elles avaient trouvé la bonne.
«Mais Dawlyn, protesta Mia, elle est rouge! J'avais dit discret!
-Mais tu es siiiiii jolie!»
Mia maugréa et retourna dans la cabine remettre son uniforme de Pouddlard. Lorsqu'elle ressortit de la cabine, Dawlyn la regardait d'un drôle d'air ses mains cachant quelque chose derrière elle.
«Quoi?
-J'ai trouvé la robe parfaite pour toi.
-Mais j'ai déjà la rouge! Dawlyn, j'ai du essayer au moins 26 robes!
-Alors une de plus ne devrait pas faire de différence! Regarde!» Elle lui montra une robe bleu royal, la plus belle qu'il avait été donné à Mia de voir.
«Allez, vite, vas m'enfiler ça!» Mia entra dans la cabine et essaya la robe, le cœur battant. Lorsqu'elle écarta le rideau pour se montrer à Dawlyn, celle-ci demeura sans voix.
«C'est si horrible?» Demanda Mia. Toujours sous le choc, Dawlyn secoua la tête et fit déplacer son amie pour qu'elle puisse se voir dans le miroir.
Mia elle-même en fut renversée. La robe semblait avoir été taillée pour elle. Tout l'avantageait, et la couleur était exactement la même que ses yeux. En un mot, elle était magnifique.
«Tu dois l'acheter, Mia.
-Mais je n'aurai pas d'occasion de la mettre!
-Si, lors de ton premier rendez-vous avec l'homme de ta vie!»
Mia obtempéra, et acheta les deux robes.
Chargée de leurs achats, les deux amies partirent en direction des Trois Balais.
«Blaise n'en reviendra pas quand il me verra! Et toi, tu ne sortiras pas de cette soirée sans petit ami, crois-moi!»
Mia leva les yeux au ciel, feignant d'être exaspérée, et entra dans la fameuse institution de Pré-au-Lard pour rejoindre Blaise, qui était déjà attablé, trois bièraubeurre devant lui. Mia laissa le soin à Dawlyn de raconter en détail leur séance de magasinage, et regarda autour d'elle. L'endroit, bien qu'encombré par les nombreux étudiants venus se réchauffer entre amis autour d'une table, était chaleureux et accueillant. Il y avait toute sorte de sorciers. Au bar, où une dame aux proportions généreuses discutait en riant avec un de ses clients, elle aperçut un homme, aux vêtements usés et aux traits fatigués qui venait de détourner le regard d'une façon peu naturelle. Elle était certaine que c'était elle qu'il regardait quelques secondes auparavant.
«Dis donc, Dawlyn, est-ce que tu connais cet homme là-bas, au bar?
-Mais oui! C'est le professeur Lupin, enfin l'ex-professeur. Il enseignant en DCFM
-C'était un prof à Pouddlard?
-Oui, il y a combien de temps, Blaise? Trois ans, je pense. Oui trois ans, on était en troisième année.
-Pourquoi est-ce qu'il n'enseigne plus?» Blaise renifla.
«Parce que c'est un loup-garou.» Mia ouvrit les yeux ronds.
«Un loup-garou!
-Ouais, on dit qu'il a été mordu par Greyback quand il était enfant.
-C'est dommage qu'il soit parti, ajouta Dawlyn, il était plutôt bon. Pas comme Rogue, bien sûr, mais quand même…
-Il nous observait il y a quelque secondes. As-tu une idée pourquoi?
-Il doit surveiller les Serpentard, pour être sûr qu'ils ne recrutent pas pour les Mangemorts, pour le compte de Dumbledore,» dit d'un ton dédaigneux Blaise. Ne désirant pas s'attarder sur le sujet, Mia proposa de retourner au château, question d'éviter la tempête de neige qui se dessinait, ce qu'ils firent.
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La petite fête pour Noël du professeur Slughorn eut lieu quelques jours plus tard, la veille du départ des étudiants pour les vacances. Dawlyn s'était entendue avec Blaise pour se rejoindre dans les appartements du professeur de Potions, le lieu de la fête. Mia et elle avaient commencé à se préparer dès la fin des cours. Dawlyn avait passé près de deux heures pour se maquiller et se coiffer, pendant que Mia lisait ses notes de DCFM, étonnée de la quantité de temps et de charme que nécessitait la coiffure de son amie. Elle avait décidé, pour sa part, de laisser ses cheveux libres, et de ne se maquiller que très peu. Elle aimait bien paraître le plus naturel possible. Les deux amies enfilèrent leur robes ensemble, procédant aux derniers ajustements en s'aidant mutuellement, et, après avoir vérifié pour la énième fois si elles étaient parfaites en tout point, quittèrent enfin leur dortoir en direction de la fête.
Les yeux brillants d'admiration pour sa petite amie, Blaise les accueillit près de la porte. Ils entrèrent dans la pièce, attirant tous les regards. Le professeur Slughorn vint les accueillir, le visage déjà rougi par le plaisir et la consommation de Whisky Pur-Feu. Il en offrit d'ailleurs à Mia, qui en tant que seule personne majeure du trio était la seule autorisée à en consommer. Se rappelant qu'elle avait dragué le professeur Rogue la dernière fois qu'elle en avait pris, elle refusa poliment, préférant une bièraubeurre que lui tendait un serveur. Elle s'excusa auprès de son professeur de potions, et partit se mêler à la foule avec Dawlyn et Blaise, qui n'avait d'yeux que pour sa ravissante petite amie.
Elle s'amusa bien durant la soirée. Elle vit Hermione tenter de se dérober de son partenaire et se cacher, et vit Harry la rejoindre derrière des tentures. Elle vit aussi, en fin de soirée, le professeur Rogue entrer dans la pièce, à la recherche de quelqu'un. Elle remit rapidement de l'ordre dans ses cheveux, et tenta, subtilement, de se faire remarquer de son directeur de maison. Lorsque leurs regards se croisèrent, il la salua d'un subtil mouvement de tête, et elle lui rendit un sourire aussi charmeur que subtil. Il détourna aussitôt la tête et continua de se frayer un chemin parmi les invités, mais pas avant que Mia n'ait pu voir l'éclat brillant qu'il n'avait que très rarement dans son regard. Qu'il n'avait eu, en fait, que lorsqu'ils avaient été seuls, avant le début des classes, et le fameux jour de Halloween. C'était tout ce dont Mia eut besoin pour déclarer que sa soirée était réussie. Elle pensait encore à leur échange silencieux lorsqu'elle fut bousculée par Rusard, le concierge, qui traînait un Drago Malfoy se débattant derrière lui.
«Je l'ai vu traîner dans le corridor au-dessus, professeur Slughorn, commença le concierge d'une voix victorieuse.
-Je m'en occupe,» intervint le professeur Rogue en poussant Malfoy devant lui. Elle vit Harry partir discrètement à leur suite quelques secondes après, mais ne fit rien pour l'en empêcher. Elle tenta plutôt elle-même de se fondre dans le décor, mais sans succès. Cormac McLagen, celui qui accompagnait Hermione, avait abandonné la Gryffondor (sans doute au grand soulagement de cette dernière) et approchait désormais résolument vers elle, avec dans l'idée de discuter de ses capacités athlétiques…
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