Helloo-o !

Cet OS m'est venu après la lecture d'un OS de Totallyfan dans sa super série « Destination Californie », ça faisait un moment que je voulais écrire un OS du genre sans trouver comment présenter les choses… Et sans oser je dois l'avouer ! Voilà ce qui avait jailli dans mon esprit alors que j'écoutais la chanson "Hold" de Superchick.

Oh, et pour tout vous avouer, mon occupation favorite est de reprendre des sujets traités des milliers de fois et d'en faire ma version. Parfois je parodie, parfois je dramatise, et parfois ça ne va nulle part... vous êtes prévenues ! ;)

Dernier avertissement: on peut qualifier cet OS de "fluffy" comme le disent si bien les anglophones. =)

Merci à Pepe64, janeandteresa, Pasca, leelou09, Ju-lit, solealuna, Totallyfan et paffi ! =D

FewTime: Tes HS m'ont bien fait rire, surtout le premier. De toute façon, une fois en vacances, je pars tellement dans tous les sens que j'écris toujours moins, donc la cadence sera moins dure à suivre. :) sinon j'ai été super contente de lire que l'OS t'a plu, ta review était géniale d'ailleurs. J'y ai lu que tu as saisi toutes les implications de mon raisonnement, et c'est une grande joie ! =) Merci !

Enjoy: Quelle fantastique review ! :) J'adore les images que tu utilises et ta façon de dire les choses, vraiment ! (Tu écris ? - ça fait plusieurs fois que je me pose la question en fait. ^^') Pour l'Os, il est pour le moins cliché, mais j'adore écrire des trucs du genre. Ma prochaine série reprendra sûrement des thèmes connus (genre mission sous couverture et cie). Mais bon, le temps n'est pas à mes bêtises, plutôt aux remerciements: alors merci ! =)


A hand to hold

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"Tell me that it's gonna be ok.
Tell me that you'll help me find my way...

Tell me that it's gonna be alright.
Tell me that you'll help me fight this fight.
Tell me that you won't leave me alone...

'Cause I need a hand to hold."

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Lisbon tenta d'ignorer la peur qui s'insinua dans chaque pore de sa peau alors qu'elle observait le SWAT prendre position autour du hangar désaffecté. Elle échangea un regard inquiet avec Cho puis porta la radio à ses lèvres. Elle perdit son souffle et ne parvint pas à donner l'ordre d'entrer immédiatement.

Arrêter les membres d'un gang parce qu'ils avaient passé à tabac un jeune homme, entraînant la mort dudit jeune homme, c'était presque la routine. Presque facile.

Mais savoir qu'à l'instant même où ils entreraient il y avait de fortes chances pour que Patrick Jane soit avec le gang rendait la situation plus compliquée que prévue.

Ils avaient la surprise pour eux, mais les hommes à l'intérieur n'avaient sûrement pas l'humour de Jane, et à l'heure actuelle il devait être en mauvaise posture. Si seulement il avait écouté...

Mais bien sûr ça avait été exclu, il s'était jeté dans la gueule du loup, se reposant sur son intelligence et sa ruse. Avait-il seulement une idée de la dangerosité d'un gang ? Ce n'étaient pas des gens qu'on amadouait avec des tasses de thé et un sourire charmeur. Les traits d'esprit les mettaient de mauvais poils généralement et s'ils ne parvenaient pas à contrôler la situation, ils avaient la gâchette facile.

Lisbon maudit Jane une fois de plus, il fallait toujours qu'il soit sur sa route.

Elle retrouva sa voix à temps pour lancer l'assaut et entra silencieusement avec Cho et le SWAT dans le grand hangar. Ils se glissèrent entre les caisses et containers sans un bruit, armes aux poings.

Au bout d'un court instant, ils entendirent des voix s'élever. Lisbon identifia la voix inquiète de Jane et sentit la peur grimper d'un cran. Dans quelle situation s'était-il encore fourré ?

Lisbon confirma à tous que l'un des leurs se trouvait en mauvaise posture et qu'il fallait surtout ne pas lui tirer dessus. Elle le décrivit rapidement d'après les souvenirs qu'elle en avait d'un peu plus tôt dans la journée puis initia la dernière approche.

Le capharnaüm qui suivit, Lisbon était bien incapable de le décrire, et longtemps après elle n'aurait su expliquer ce qui s'était passé. Elle se souvenait juste des sommations sans suite et des coups de feu soudains. Elle avait le vague souvenir d'avoir senti son cœur lui envoyer une décharge d'adrénaline, puis son esprit s'était focalisé uniquement sur Jane.

Elle l'avait vu se jeter au sol immédiatement alors qu'une fusillade se profilait. Elle avait compris plus tard qu'il n'était pas tombé de lui-même.

Elle pesta mais dut se couvrir pour éviter un tir vicieux. Elle riposta aussitôt puis hurla à Cho de la couvrir alors qu'elle se faufilait jusqu'à Jane.

Elle ne prit pas la peine de regarder dans quel état il était, elle remarqua juste qu'il grimaçait de douleur et le tira de toutes ses forces avec elle. Il gémit mais rampa de son mieux avec elle jusqu'à un abri entre deux caisses Elle ne put pas directement s'inquiéter pour lui et visa la jambe d'un homme qui tirait dans la direction de Cho. Elle fit mouche et s'assura que son agent allait bien avant de porter son attention sur le reste du chaos.

La fusillade s'estompa finalement lorsque le gang comprit que se rendre était leur seule porte de sortie.

Lisbon se précipita alors jusqu'à Jane et s'horrifia de la tâche ensanglantée sur son côté droit.

-Oh mon dieu Jane, gémit-elle en écartant sa veste.

-C'est si grave que ça ? parvint-il à ironiser en serrant des dents.

-Taisez-vous, lui ordonna-t-elle en appelant une ambulance. Restez tranquille ! pesta-t-elle en voyant qu'il essayait de bouger.

-Il faut bien que je vois de quoi je vais mourir, siffla-t-il avec mauvaise humeur.

-Vous n'allez pas mourir, protesta-t-elle avant de passer l'appel.

Elle rangea son téléphone puis déboutonna le veston puis le bas de la chemise de son consultant pour examiner la blessure. Il grogna lorsqu'elle posa sa main sur son ventre, près de la blessure.

Elle poussa un soupir de soulagement en constatant que la balle n'avait fait qu'entailler sa peau. Elle était ressortie immédiatement sans rien toucher de vital. Il suffisait de maintenir l'hémorragie pour éviter que Jane ne perde conscience.

-Vous allez vivre, lui annonça-t-elle dans un sourire coincé. Mais je dois arrêter les saignements et vous n'allez pas aimer du tout...

-Allez-y, marmotta-t-il entre ses dents.

Elle fut interrompue par l'arrivée de Cho, essoufflé.

-Il va comment ? s'inquiéta-t-il immédiatement.

-Il vivra, le rassura-t-elle. Tu peux appuyer sur la blessure s'il te plaît ?

Cho acquiesça et se mit à genoux à la place de Lisbon pour presser la chemise tâchée de sang de Jane sur la plaie.

-Ils ont arrêté tout le monde ? s'enquit Lisbon tout en se laissant tomber contre une caisse.

-Il y a trois morts sur les onze hommes présents, l'informa Cho. T'es un sacré veinard Jane, t'es au courant ? ajouta-t-il à l'intention du blond.

Jane fit un geste évasif de la main, les yeux mi-clos. Lisbon posa une main sur sa joue pour le forcer à la regarder.

-Hey, ça va aller, lui souffla-t-elle doucement. Les secours arrivent, on est un peu loin de l'hôpital mais la blessure n'est pas mortelle, d'accord ?

Jane acquiesça en se mordant la lèvre, incapable de faire un trait d'humour ou même de se moquer de l'inquiétude de Lisbon pour lui. Il la sentit soulever doucement sa tête pour la poser sur ses cuisses et il la remercia à mi-voix, avalant à moitié les consonnes. Il se sentait un peu comateux mais la main de Lisbon, rassurante contre sa joue, le garda conscient.

-Vous allez vous en sortir Jane, mais restez éveillé, s'il vous plaît, insista-t-elle.

Le consultant marmotta quelque chose d'incompréhensible et Lisbon chercha le regard de Cho pour voir s'il avait compris.

-Ça ressemblait à quelque chose comme "plus facile à dire qu'à faire", traduisit l'agent.

Jane leva le pouce en direction de Cho et Lisbon sourit. Elle glissa sa main sur le front de Jane, dégageant les boucles blondes sur son chemin puis y resta un moment.

-Il commence à chauffer, dit-elle à l'adresse de Cho.

-Les docks ne sont pas si loin de l'hôpital, l'ambulance ne va pas tarder, la rassura l'asiatique.

-Je savais qu'on aurait dû en appeler une dès le début, soupira Lisbon.

Jane grogna et là encore Lisbon se tourna vers Cho pour une traduction:

-Il dit que vous n'y êtes pour rien.

Jane acquiesça, attrapant la main de Lisbon comme pour la rassurer elle alors que c'était lui qui sombrait vers l'inconscience.

-Jane, restez éveillé, ordonna Lisbon en le voyant fermer les yeux.

-J'béis j'mais ordres, articula-t-il douloureusement.

-Et voyez où ça vous mène, rétorqua-t-elle.

-Boss, le moment n'est pas bien choisi pour lui faire la morale, intervint Cho.

Lisbon acquiesça, retrouvant le silence tout en forçant Jane à garder le contact visuel avec elle, posant ses mains sur ses joues. Il tenta de lui sourire mais le résultat fut seulement une grimace moins effrayante que les autres.

Enfin la sirène de l'ambulance retentit et des brancardiers arrivèrent au pas de course. Lisbon eut un peu de mal à se décider à les laisser prendre le consultant. Elle avait beau savoir que ses jours n'étaient pas en danger, elle n'était pas vraiment rassurée et elle put voir la même inquiétude sur les traits soucieux de Cho.

Le brancard s'éloigna d'eux et ils échangèrent un regard avant de soupirer en chœur et de se diriger vers la sortie, tous deux les mains couvertes du sang de leur ami. Cho s'éloigna pour prévenir VanPelt et Rigsby qui étaient restés au bureau avec le chef du gang pendant l'opération. Lisbon resta devant le hangar, les yeux dans le vide. La peur et l'adrénaline étaient retombées, lui laissant l'étrange sentiment qu'il y avait comme un vide.

-Madame ? l'interrompit l'un des brancardiers.

Elle leva la tête pour lui montrer qu'elle l'écoutait.

-Votre ami refuse qu'on parte sans vous et a déjà arraché la perfusion deux fois.

Lisbon ne put s'empêcher de sourire, le cœur soudain moins lourd, et suivit l'homme d'un pas vif jusqu'à l'ambulance. Elle monta à l'arrière et fut accueilli par un air d'immense soulagement sur le visage tiré de Jane. Elle s'assit sagement alors que les portes de l'ambulance étaient fermées et observa l'urgentiste s'occuper de Jane.

-Vous pouvez lui tenir la main madame, vous ne me gênerez pas, lui sourit gentiment l'homme.

Lisbon rougit légèrement puis vit la main de Jane s'ouvrir et se lever légèrement, comme pour venir à sa rencontre. Elle roula des yeux puis attrapa la main de son consultant. Elle songea que Jane devait vraiment être effrayé pour montrer un tel besoin de quelqu'un.

Elle tint sa main le plus longtemps possible même après l'arrivée à l'hôpital. Elle ne lâcha prise que lorsqu'on lui interdit d'entrer dans le bloc. Elle croisa le regard inquiet de Jane alors elle rassembla toutes ses forces et lui offrit un sourire qu'elle espérait rassurant avant d'agiter la main.

-o-

Lorsque Lisbon et son équipe rendirent enfin visite à Jane deux heures plus tard, il dormait, l'anesthésie se dissipant peu à peu.

Ils restèrent avec lui un moment, puis VanPelt, Cho et Rigsby cédèrent à l'insistance des infirmières. Les heures de visite étaient terminées.

Lisbon ne se laissa pas impressionner et resta vissée à sa chaise à côté du lit. Elle avait la sensation que Jane avait besoin que quelqu'un soit là à son réveil, et elle ne comptait pas le laisser tomber. Ça avait beau être une malheureuse balle et une blessure sans danger, il avait été effrayé. Il nierait plus tard, mais pour l'instant, elle savait qu'il aurait besoin que quelqu'un soit là, pour se rassurer.

Les infirmières cédèrent et lui offrirent une couverture. Ladite couverture sur les épaules, Lisbon finit par croiser les bras sur le lit de Jane et enfouir sa tête dedans. Le sommeil la trouva vite.

-o-

Lisbon fut réveillée en pleine nuit par une main douce sur son épaule. Elle grommela puis se redressa. Son esprit fit les connexions lorsqu'elle croisa le regard fatigué mais souriant d'un Patrick Jane bien vivant. Elle eut un immense sourire et attrapa sa main pour la garder précieusement dans la sienne.

-Merci, murmura-t-il faiblement. Vous pouvez me faire la morale maintenant.

-Je n'en ai plus envie, avoua-t-elle.

-C'est une bonne nouvelle.

-Vous avez mal ? s'inquiéta-t-elle en désignant son ventre.

-La douleur est supportable par rapport à tout à l'heure, je serai remis sur pieds dès demain matin.

-N'importe quoi Jane, vous ne quitterez pas cet hôpital sans l'avis des médecins.

-Vous resterez avec moi ?

Elle sourit en secouant la tête. Il commençait à l'exaspérer, c'était bon signe.

-A part quelques escales pour me changer, je peux rester avec vous si vous voulez, offrit-elle. J'ai des jours de congés à prendre.

-Parfait, sourit-il. Comme ça je ne serai pas le seul à m'ennuyer ici.

-Menteur, s'amusa-t-elle. Vous avez peur de vous retrouver seul dans un hôpital.

Il rit silencieusement un moment puis retrouva un peu de sérieux alors qu'il cherchait ses mots.

-Merci, répéta-t-il.

-Vous l'avez déjà dit, l'informa-t-elle.

-Vous sembliez inquiète, tout à l'heure. Vous aviez peur de vous ennuyer sans moi ?

-Ne rêvez pas, vous êtes juste de la paperasse en plus ou en moins pour moi.

Il rit en croisant son regard malicieux, puis leva les yeux au ciel pour faire bonne figure.

-Vous devriez dormir Jane, reprit-elle. Vous avez perdu beaucoup de sang et vous avez besoin de vous reposer.

-Vous aussi Lisbon, protesta-t-il. Vous êtes ma sauveuse, il vous faut du repos. Vous voulez une place ?

Elle observa Jane grimacer pour se déplacer sur le côté et ainsi lui laisser la place de monter sur le lit à côté de lui. Elle hésita un moment, puis se leva pour finalement s'allonger avec lui. Ils observèrent tous deux le plafond, puis Jane se tourna vers elle, s'appuyant sur son côté intact.

-J'ai eu peur, souffla-t-il, honteux de son aveu.

-Moi aussi, répondit-elle simplement.

Elle se tourna vers lui et lui décocha un sourire doux, sincère. Il bougea légèrement pour venir poser sa tête sur son épaule.

-Juste pour cette nuit, précisa-t-il en la sentant se raidir.

Elle acquiesça et se détendit, posant son menton sur la tête blonde de son ami. Il avait cru frôler la mort et il cherchait un contact humain qu'elle pouvait lui offrir. Pouvait-on parler de comportements déplacés ?

Sûrement, s'avoua-t-elle. Après tout elle était Teresa Lisbon et il était Patrick Jane, rien n'avait jamais été simple entre eux.

Lisbon entendit Jane se rendormir peu après qu'il ait enlacé sa taille pour être sûr qu'elle reste avec lui. Elle resta éveillée un peu plus, pour s'assurer qu'il était bien là, vivant, contre elle. Tout culpabilité s'était envolée, elle était contente de l'avoir sauvé, elle était rassurée de sentir son cœur battre contre le sien.

Ils étaient en vie, ils verraient le reste demain. Peut-être lui ferait-elle les reproches qu'elle avait gardés, et il sortirait sans doute bien avant que le médecin ne le décide, mais c'était ainsi que tournait leur monde. Il n'avait fait que leur offrir un répit semblable à des secondes.

Lisbon posa sa main sur le bras de Jane puis ferma finalement les yeux, plongeant vers un sommeil aussi réparateur que celui de son ami.

Ce soir, le mot vie prenait un sens différent, et chacun à leur façon espérait que cette sensation resterait encore longtemps. Aussi longtemps que leurs mains tiendraient ensemble.


Verdict ? Je suis curieuse de lire vos avis alors n'hésitez point à les laisser surtout ! =)

Le prochain OS sera en ligne mercredi, il s'appelle "Dans une autre vie"... Je ne sais comment résumer, il s'agit d'une Lisbon migraineuse et d'un Jane très spirituel, le tout agrémenté d'une discussion qui se complexifie au fur et à mesure et... Je vous ai perdues hein ? Quoi qu'il en soit, rendez-vous mercredi pour les courageuses ! =)