Attaque Surprise

Les tentes avaient étés installées et la nuit été déjà bien là.

«Repos, tout le monde.» dit Aiden en baissant la main.

«Je ne suis toujours pas sûr que camper ici soit vraiment une bonne idée.» objecta Atem.

«Je suis de son avis. J'ai un très mauvais pressentiment...» ajouta Nats.

«Mais non ! Il ne se passera rien, on est complètement introuvable par les impériaux, ici.» rationalisa Aiden.

Les trois partirent ensuite se coucher, la fatigue les oppressant.

Mais au milieu de la nuit, Atem sentit comme une pression dans l'air.

Il se leva.

«Richter, je ne suis pas d'humeur.» dit t-il machinalement.

«Désolé, gamin, mais je connais aucun Richter.» lui répondit aussi vite une voix crue.

Atem se frotta les yeux avant de voir des soldats impériaux devant lui.

Par instinct, il balaya la jambe du plus proche et profita de la confusion occasionnée pour se lever et invoqué une boule de feu dans sa main, montrant qu'il était prêt à en découdre.

«Tu le prend comme ça ? Très bien ! En garde !» cria alors l'un des soldat.

Soudain, une épée vola et transperça la gorge du soldat.

«La ferme, j'essaie de dormir.» dit faiblement Aiden avant de retomber sur sa couchette.

Atem claqua alors des doigts et les bardes jouèrent un air pour réveiller et alerter les autres rebelles, encore assoupis.

Tous le levèrent les uns après les autres en saisissant leurs armes.

«T'as vu l'heure qu'il est ? Je suis pas payé pour bosser de nuit, moi...» se plaignit Dyls tout en se réveillant.

«Nous ne sommes pas payé de base.» lui répondit Merlin, lui déjà prêt à se battre.

Le combat s'engagea alors dans la base temporaire des rebelles.

«Je lui avais dit que je ne le sentais pas.» râla Nats en éliminant un ennemi.

«Il est toujours comme ça, tu t'y fera, un jour...» soupira ironiquement Atem en réponse.

Alors que de plus en plus de rebelles se levaient pour se joindre au combat, une femme arriva de nulle part en courant comme si sa vie en dépendait.

«La laissez pas se tirer !» cria une voix venue des bois environnants.

La femme semblait à bout de souffle et d'importantes blessures étaient visibles sur ses jambes.

Un javelot vola depuis les bois et fila vers la femme qui était tombée à cause de la douleur des ses blessures.

Alors qu'elle ferma les yeux et mit sa main devant elle pour se protéger, une figure envoya bouler le javelot d'un coup d'épée avant de nettoyer les soldats alentours qui tentaient d'encercler la nouvelle venue.

«Merci, je vous doit la vie.» dit la femme en remettant en place ses cheveux bruns.

«Ce n'est rien, je te dois bien ça, m'man.» répondit la figure en tendant la main vers la blessée.

La femme fut surprise en entendant comment la figure l'avait appelée mais pris tout de même sa main pour se relever.

Elle observa attentivement le visage de sa sauveuse, Sophie, avant de réaliser.

«Sophie ? C'est toi ? Oh Méjanas, je pensais ne jamais te revoir !» dit la femme d'un ton heureux en serrant Sophie contre elle.

Sophie ne dit rien et lui rendit le câlin.

«Natasha ?! Tu est vivante ?!» se surpris Simon en arrivant sur la scène.

«Oui, heureusement.» lui répondit elle, soulagée.

«Je suis heureux de voir que tu ne flanche pas non plus.» répliqua Simon avec un sourire au lèvres.

«J'ai besoin de me remettre en forme. Que dirais tu d'un concours de soldats défaits ?» sourira Natasha, un air de défi dans son sourire.

«Quand tu veux.» répondit Simon, le même sourire de défi au lèvres.

«Et ils sont partis...» dit Sophie en voyant les deux partir chasser les impériaux.

Atem repris donc le combat, le nombre d'impériaux commençant peu à peu à baisser à force des efforts fournis par les autres rebelles.

Alors qu'il lançait une boule de feu sur un assassin s'approchant dangereusement d'Aiden, l'ennemi esquiva et la flamme tomba sur la tête d'Aiden, le réveillant pour de bon.,

Aiden attrapa son épée sur le cadavre du soldat tué plus tôt et empala l'assassin sur sa lame.

«Ques ce qui ce passe ici, au juste ?» demanda t-il, confus, tout en retirant son arme du corps de sa cible.

«Cela fait un quart d'heure qu'il y a une bataille dans le camp. Les impériaux ont trouvé notre «planque indétectable» et nous attaquent.» expliqua Atem en contrant un soldat le chargeant depuis derrière lui.

«Et j'ai réussi à dormir à coté de ça ? Pas mal, moi.» se vanta le capitaine en époussetant ses épaulières.

«Tu compte nous aider pour ce qu'il reste de la bataille, j'espère.» dit Atem en repartant vers le combat.

«Bien sûr !» s'écria Aiden, plein d'énergie.

Le combat se termina après une longue lutte durant laquelle le soleil se leva au rythme des frappes d'armes.

«Bien joué, tout le monde. Je suis heureux de voir que je peux compter sur vous, même dans ce genre de situations et à de telles heures.» complimenta Atem en visant tout le groupe.

«Ce n'était rien. Pouvons-nous reprendre notre chemin ?» rationalisa Nicolayï avant de demander.

«Oui, c'est la meilleure option que nous avons.» dit Atem en menant la marche.

La rébellion repris donc sa route, forte d'une nouvelle alliée de poids, Natasha, la mère disparue de Sophie.

«Alors tu as vécu la même expérience que moi ?» demanda Simon à son amie.

«Oui, capturée, interrogée puis pourchassée pour mise à mort. Je n'ai rien laissé passer durant l'interrogatoire, tu peux me croire.» répondit fièrement Natasha.

«Tu n'as rien pu apprendre sur ce qu'il ont fait de Ben, j'imagine.» enchaîna tristement le lancier.

«Non, mais le connaissant, il voudra sûrement combattre les gardes et ronger les barreaux de la cellule. Je crains le pire pour lui...» soupira la jouteuse, attristée.

«Je suis sûr qu'il fait un carnage, là-dehors ! Il faut garder espoir, c'est mon père, rien l'arrête !» s'écria Lucas, plein de motivation.

«Je vois que tu as également pu récupérer ton éprimaire, c'est bien.» remarqua Simon en voyant l'arme de Natasha.

«Oui, je n'ai pas fait tout ce chemin pour me la faire piquer par de pauvres impériaux corrompus, quand même !» répliqua elle avec une touche dédain.

L'arme que portait Natasha était dans le même état que la lance de Simon, elle semblait rouillée et inutilisable mais dégageait en même temps cette aura qui disait tout de sa puissance.

Ainsi, la rébellion quitta son refuge de fortune et se dirigea de nouveau vers le palais impérial.

Chaque pas renforçant la pression sur les épaules des rebelles, chaque pas réduisant la distance qui les séparait de leur but et chaque pas qui renforçait un peu plus Richter, faisant craindre le pire à Atem...