Bonjour à tous !
Toutes mes excuses pour le retard de publication, j'ai eu un week end chargé et je n'ai pas pu publier avant !
Misoka : Merci beaucoup pour tes compliments ! ahah c'est sur que c'est dur chapitre par chapitre, mais il faut le temps de la corriger, d'écrire la suite… :D quand j'ai commencé à écrire cette fiction, je ne pensais pas écrire autant de chapitres et développer autant de choses, et au final je me suis laissée prendre par les personnages et leurs histoires, j'y suis vraiment attachée, alors ça me fait très plaisir quand je vois les gentilles reviews que je reçois !
Annabethfan15 : Merci pour ta review et ton suivi depuis le début !
Chapitre 21 : Là où Sirius fait une découverte inattendue.
- Il neige !
La voix émerveillée de Queenie désignant la fenêtre à ses copines m'arrache un sourire matinal, ce qui est d'habitude impossible avant mon café du matin.
- Bonjour, ma chérie, roucoule James en se dirigeant vers Arizona. Salut les filles !
Enora et Queenie nous saluent d'un signe de la main, James embrasse fougueusement sa copine, puis il nous rejoint. Nous allons nous installer à notre place fétiche, au milieu de la table des Gryffondors, pendant que les filles de Serdaigle rejoignent leurs places habituelles.
Toute notre vie n'a pas été bouleversée par le fait que James sorte avec Arizona, et bien heureusement. Bien sûr, il la voit régulièrement en tête à tête, mais il passe toujours du temps avec nous. Le soir, dans la salle commune, lors des repas, pour les entraînements de Quiddich et les matchs. Il n'est donc pas non plus en permanence avec elle, et heureusement. Pas comme Peggy Daw qui se colle à Daniel Spiegel comme une moule sur son rocher, pour reprendre l'expression d'Enora qualifiant sa petite sœur. Je n'aimerai pas que James soit ainsi avec Arizona. Surtout que cela ferait trop de mal à Lily !
Je me sers un grand bol de café et j'y verse une grosse cuillière de lait froid. Je touille machinalement, puis je bois par petites gorgées. C'est tellement agréable ! De la vitalité et du réveil liquide vient couler dans mes veines et je me sens déjà plus éveillé qu'il y a cinq minutes.
Bon, je ne suis tout de même pas pire que James qui a l'air de s'être coiffé avec un pétard moldu. Comme ça, c'est tout le temps le cas ? Mauvaise langue !
- Au fait, les gars, commence James, j'ai invité Arizona à la fête de Nouvel An, chez moi, j'espère que ça ne vous dérange pas ?
- Non, pas de problème, déclare Remus, du moment que tu invites aussi Judith.
- Et Janice, ajoute Peter.
James se tourne vers moi en souriant.
- Et toi, tu n'as pas préfèrences ? Tu ne veux pas que j'invite une fille en particulier ? me demande-t-il.
- Des strip-teaseuses.
- Super idée mec, mais nous, on a des copines, alors ça va être compliqué, se justifie James en riant.
- Rabat-joie, dis-je en replongeant la tête la première dans mon café.
Au bout de deux bols de ce breuvage amer et chaud, je serais prêt à affronter le cours de botanique du professeur Chourave. Vu que je n'ai aucune idée de ce que je veux faire plus tard et que j'ai eu d'assez bonnes notes aux BUSES, j'ai choisi le plus de matières d'ASPICS possibles. Peter, lui, a préféré réduire le nombre de ses matières au minimum syndical. Chacun a son plan de bataille.
- Toujours pas de nouvelles de Frank ? demandé-je à l'attention de James.
- Il doit être en mission, car je n'ai pas reçu son hibou.
Je hoche la tête en avalant une autre gorgée de café. Encore un effort, je vais finir par me réveiller.
- Alice doit être tellement inquiète, commente Remus, c'est horrible de laisser sa femme seule, si longtemps, pendant qu'on risque sa vie !
- Tu seras peut-être amené à le faire, un jour, Remus, tu ne sais pas ce que te réserve l'avenir, déclare James.
Remus semble tellement choqué par les propos de James qu'il en repose le pot de nutella qu'il tenait dans la main, prêt à tartiner sa tranche de pain. Peter en profite pour subtiliser le fameux pot.
- Je n'abandonnerai pas ma femme pour aller me battre, tranche Remus.
- Si tu le dis, marmonne James.
- Tu le ferais toi ? questionne Peter.
- Oui, répond James, évidemment !
Je préfère ne pas entrer dans le débat et rajouter de l'huile sur le feu. Les sujets concernant la guerre et les problèmes qui l'entourent ne sont jamais les bienvenues de bon matin. Je ne veux pas qu'on me parle de l'Ordre et de la guerre contre Vous-Savez-Qui avant au moins neuf heures trente du matin et ma tasse de café.
J'en suis presque à mon troisième bol de café, quand Peter lance enfin le cri qui signifie le départ sinon le retard sera irrémédiable. Nous quittons donc la Grande Salle, en direction du parc et des serres de botaniques. C'est un cours que nous avons également en communs avec les Serdaigles, et ils sont tous déjà là, vêtus de leurs tabliers, gants et bottes.
James envoie un baiser aérien à Arizona, et devant nous, Lily soupire ostensiblement. Hailey, sa meilleure amie n'a pas pris cette option, alors elle s'est installée avec Janice Storm, la copine de Peter et Meredith Custer, la préfète de Serdaigle. Elle lit le premier exemplaire du Poudlard News en attendant le début du cours. J'ai hâte de travailler ce soir sur le second numéro avec Judith et Queenie. Je me dis que, de cette façon, je me montrerai un peu utile dans cette guerre en informant les élèves de Poudlard de ce qui se déroule en dehors. C'est ma façon d'agir. Je préfèrerai me battre, mais c'est ainsi.
Bien sûr, Nevada, Queenie et Enora sont toutes les trois ensemble. Daniel Spiegel et Archie Windergate font bande à part, et Doug Eckert, le dernier garçon de septième année de Serdaigle, n'a également pas choisi cette option.
- Bonjour à tous, s'exclame le professeur Chourave en entrant dans la serre numéro cinq, réservée aux élèves de septième année. J'ai acheté un nouvel engrais de bouse de dragons et de veaudelune, nous allons donc rempoter des géraniums dentus.
Elle commence à nous distribuer à tous des pots de fleurs contenant des géraniums sympathiques en apparence, mais réellement dangereux en vérité. Je vais chercher quatre pots vides pour les plantes des gars et moi.
- N'oubliez pas d'enfiler vos gants en peau de dragon, ces plantes ont des dents très aiguisées !
Avant de retourner déposer les pots à la table, je me dirige vers nos casiers nomminatifs et récupère les gants de toute la tablée. Puis, je retourne enfin vers James, Peter et Remus, qui commençaient à bâiller aux corneilles. Je distribue les récipients vides et les gants. Presque immédiatement, Queenie hurle de douleur et son cri retentit dans toute la serre.
- Mademoiselle Cooper, je vous avais dit de mettre des gants ! la réprimande la professeur de botanique.
- Je les ai mis, s'exclame Queenie en levant ses mains gantées.
Elle retire ses gants en peau de dragon et le professeur Chourave s'approche. Elle inspecte ses gants sous toutes les coutures, à l'extérieur et retournés, puis elle soupire, avant de se tourner vers Queenie.
- Ce ne sont pas des vrais gants en peau de dragon, Mademoiselle Cooper, pourquoi avez-vous achetée de la contrefaçon ?
Outrée, Queenie laisse échapper un « oh » choqué. Cela m'étonnerait fortement d'elle qu'elle dilapide son argent dans des gants en faux cuir.
- J'avais acheté des vrais, et je pense que j'ai même encore le tiquet de caisse, déclare-t-elle d'une voix mal assurée qui se veut hautaine, mais Queenie n'est définitivement pas faite pour ça.
- Peut-être que vous vous êtes trompés de casier, tente le professeur Chourave.
- Ou alors, ils ont été subtilisés, propose Enora, par quelqu'un qui veut lui faire du mal.
Le professeur de botanique lève un œil surpris, mais, visiblement, elle ne croit pas à la théorie du complot personnelle d'Enora Maestrianni.
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- Les gars, j'ai ramené des exemplaires du Poudlard News avec mon article dedans ! dis-je fièrement en revenant à la salle commune.
Remus, Peter et James lèvent les yeux de leurs feuilles de révisions et les décalent pour me faire de la place. Posant la pile de magazines sur la table, je monte d'un petit saut sur la table basse de la salle commune.
- Votre attention s'il vous plaît, voici le numéro deux du Poudlard News avec un article signé Sirius Black, votre humble serviteur, en page quatre ! C'est seulement quelques mornilles pour acquérir cette œuvre journalistique !
La popularité des Maraudeurs est positive dans plusieurs situations, et particulièrement dans ce genre de cas. De nombreux élèves viennent autour de la table pour acquérir leur exemplaire du journal. J'en garde un précieusement pour nous quatre et je distribue tous les autres. Rapidement, il ne m'en reste plus aucun. Si ça se trouve, nous devrons en faire encore plus pour le numéro trois. Je pense que Judith et Queenie seront contentes de voir que j'en ai vendu autant. En plus, comme cela, on pourra acheter une machine à écrire sans que Judith ne se sente blessée personnellement par ma proposition.
- Il est bien, ton article, me félicite Peter, mais tu n'as pas peur des représailles ?
- Je ne dis rien qui prête à un retour violent, seulement ce qui se déroule. Bien sûr, on sent un peu mon avis dans le texte, mais j'ai essayé de rester objectif.
- Ouais, mais cela pourrait attirer l'attention des mangemorts sur Poudlard, sur nous, rétorque Peter.
- Et alors, on se défendra ! Je suis prêt à me battre, s'exclame James.
- Ouais… marmonne Peter, dubitatif.
Peter a de moins bonnes notes que nous trois en défense contre les forces du mal, et il a mis plus de temps à devenir un animagus, mais ce n'est pas pour cela qu'il ne peut pas s'en sortir. Il manque un peu de confiance en lui, et encore, c'était pire avant qu'il sorte avec Janice. Disons que, maintenant, il se dévalorise moins qu'avant, mais il est peut-être plus anxieux, puisqu'il s'inquiète aussi pour elle.
- Siriiius !
- Tiens, ça faisait longtemps, ironise Remus.
- Giulia, comment vas-tu ? demandé-je en me tournant vers elle.
- Super, ton article est vraiment très engagé, on voit que tu es prêt à agir !
Ses flatteries ont beau être intéressées, elles me font toujours plaisir. Giulia porte une robe bleue turquoise bustier, bien trop légère pour un temps hivernal comme aujourd'hui. Elle a du se changer en rentrant des cours. Je ne m'étais jamais rendu compte qu'elle faisait cela.
- Merci, Giulia.
- Oh, mais de rien, dit-elle. Dis moi, tu fais quoi pour Nouvel An ?
- Eh bien, on va faire la fête chez James.
- Tu peux venir, si tu veux, ajoute ce dernier.
- Oh, merci, c'est génial ! s'écrie-t-elle.
Elle s'éloigne en sautillant, et retourne vers Hailey et Lily, qui sont assises sur les tables de travail de la salle commune. Je lance un regard noir à James.
- De toute façon, réplique-t-il, on ne pouvait pas inviter ses copines sans l'inviter elle. Si tu n'as pas envie de sortir avec elle, dis le lui clairement.
- Pour une fois, je suis d'accord avec James, déclare Remus.
- Mais, je ne sais pas ce que je veux, c'est bien le problème, me lamenté-je.
- Pauvre chou, me plaint Remus ironiquement, la moitié des filles de Poudlard sont à ses pieds et il ne sait pas quoi choisir.
Mes trois faux amis s'esclaffent, et je prend mon devoir de défense contre les forces du mal non terminé dans mon sac et commence à le travailler en boudant. Je suis hyper mature, je sais.
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- Touché ! s'écrie James.
Je me lance un rapide sort de séchage sur ma manche gauche et je sors de ma cachette.
- C'est faux, Jamesie, je suis intact. Regardes, mon manteau n'est pas mouillé !
- Il a triché ! hurle Peter. J'en suis certain, il a triché !
Je prépare une nouvelle boule de neige et je la lance rapidement sur Peter. Elle vient s'éclater sur son visage. Il ne l'avait pas vu venir, celle-là !
- Tu as doublement triché ! crie-t-il.
Et soudain, il se retourne, touché par derrière par Remus, qui me fait un clin d'œil. Cachés derrière l'arbre à la gauche de James, Arthur et John, les Poufsouffles avec qui nous jouons parfois au foot, préparent également des munitions pour nous attaquer. Avec la neige qui tombe drue depuis trois jours, les batailles de boules de neige vont bon train.
Je prend une grosse poignée de neige dans la main et je contourne l'arbre. J'arrive derrière les deux Poufsouffles, qui ne me voient pas. En mode mission commando, je m'approche discrètement, je tire le haut du pull d'Arthur et je glisse ma poignée de neige dans son dos.
- Aaaah !
Lorsque son cri s'arrête, je suis déjà vers Remus, de l'autre côté de l'espace sur lequel nous jouons.
- Sirius Black, tu es mort ! s'époumone Arthur en courant dans ma direction.
Dans l'incapacité totale de m'enfuir, je tombe sous l'assaut cumulé de Peter, Artur, James et John, et sous le regard et la tête hilare de Remus.
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- Tu n'as pas pu changer la date ?
Comme souvent maintenant, j'accompagne James durant sa ronde de préfet en chef et nous discutons dans les couloirs vides du château. C'est très rare que nous croisions des élèves, finalement. Je pensais qu'il y avait plus de délinquants en puissance dans ce château, tout de même !
- Non, marmonne James. Je ne sais pas à quel préfet demander. Lily va m'envoyer sur les roses, c'est sûr…
- Meredith Custer ? Elle est dans le dortoir de Texas…
- Arizona, Sirius, tu le sais pourtant, me coupe James.
Il me lance un regard lassé, et je souris.
- Oui, mais c'est drôle.
- Les blagues les plus courtes sont…
Cette fois, c'est moi qui lui coupe la parole, riant presque d'avance à ma réplique débile.
- Les moins longues, je suis au courant.
Ce n'est plus lassé, mais carrément blasé, qu'est James Potter. Il me regarde d'un air de parent épuisé par les bêtises de son enfant. Je n'arrive pas me retenir de rire, et il finit par s'arrêter de marcher tellement il rigole aussi. Il nous en faut très peu pour partir dans de longs fous rires comme nous avons le secret.
- Bref, tu peux demander à Arizona d'en parler à Custer. Je suis sûr qu'elle sera d'accord pour remplacer. Sinon, ça va être très compliqué sans toi. On n'a jamais fait de pleine lune sans notre cerf.
- Merde… lance soudain James.
Sans que nous en ayons conscience, l'escalier sur lequel nous nous sommes arrêtés se met à bouger et dévie de sa trajectoire initiale. Finalement, il s'arrête et nous atterrissons à quelques pas de la salle sur demande.
- La poisse, se plaint James, je dois rejoindre la bourge de Serpentard qui prend ma relève dans le hall alors qu'on est à cinq minutes de la salle commune.
- Pas de chance, n'est-ce pas ? dis-je en souriant. Je serais au fond de mon lit avant toi, bon courage !
- Je te hais, Sirius Black, lâche-t-il.
- Faudrait savoir !
Sur ces mots, je le plante là et prends le couloir menant à la salle sur demande. Le rire de James m'accompagne quelques mètres, mais rapidement, je ne l'entends plus, il est parti dans la direction opposée. En m'approchant de la tapisserie qui permet d'entrer dans la fameuse pièce secrète, j'entends des voix qui se disputent.
- Tu vas entrer dans cette pièce et tout lui avouer, ça suffit maintenant !
Je reconnais la voix d'Enora Maestrianni et j'arrête d'avancer, restant dans l'ombre. Je n'ai pas pas spécialement envie de les espionner, mais je ne veux pas non plus déranger leur discussion ou m'immiscer dans une engueulade.
- Non, réplique la voix de Caleb Fisher, c'était une connerie de venir, et toi, tu as été idiote de l'encourager à rencontrer son correspondant. Elle ne pourra qu'être déçue !
- Et pourquoi, demande Enora, tu es amoureux de ta meilleure amie, c'est largement moins pire que moi, par exemple ! Tu as tes chances, elle a oublié Dan ! Et puis, Queenie l'a dit, elle a envie d'authenticité et non plus de secrets.
- Mais cette relation épistolaire et anonyme me convient très bien !
Le silence se fait quelques instants et j'ai le souffle coupé. Je ne comprends qu'à demi-mots se qui se passe dans ce couloir. Je pense que cela à un rapport avec le correspondant secret de Queenie que les filles évoquaient à table, l'autre soir, mais je n'en suis pas certain. Pourquoi Ficher enverrait-il des lettres anonymes à sa meilleure amie ?
- Tu mens ! Tu as envie de plus, d'une vraie relation avec elle, et on le sait tous les deux. Tu n'as pas envie qu'elle soit heureuse ? Elle peut l'être avec toi, et nous le savons tous les deux, déclare Enora.
- Je refuse d'y aller, tranche Fisher, elle va me traiter d'idiot de lui avoir envoyé des lettres alors que nous sommes amis et que nous nous connaissons. Je vais passer pour un lâche.
J'entends des bruits de pas qui s'éloignent et un cri de rage d'Enora. J'attends quelques instants que le silence soit retombé et je m'éloigne rapidement.
Queenie continue de subir les foudres d'un ennemi, mais qui cela peut-il bien être ? (comme si je ne le savais pas… *rire sadique…*)
Et sinon, que va faire Sirius de cette information ?
Est-ce que vous croyez à l'histoire entre Caleb et Queenie ?
Allez, bon dimanche soir, bon courage pour demain et à la semaine prochaine !
