Auteur : JCM-EFD
Titre : Harry Potter 8, Le dénouement.
Cette fanfiction est la suite directe de l'histoire « Harry Potter 6, De la Haine à l'Amour » et « Harry Potter 7, Le Déchirement »
Rated : M (scènes de sexe explicites entre hommes)
Couple : Severus / Harry
Genre : Romance / Drame
Situation : Se passe pendant la supposée septième année d'Harry.
Autres : Les tomes 1, 2, 3, 4, 5 de JKR sont respectés. Rogue sera appelé ici Severus Snape.
Publication : Fixe… un chapitre tous les quinze jours.
Béta correctrice : Vivi64
Particularité : Cette fanfiction est écrite à 4 mains, les deux d'Emmoirel écrivent tout ce qui concerne Harry, les deux mains de Jes Cullen-Malfoy, elles, écrivent en revanche tout ce qui concerne Severus.
Note de Jes Cullen-Malfoy : Etant malade et fièvreuse, je ne vais pas être longue : bonne lecture.
Note d'Emmoirel-For-Drarry : Je vais être franche, je ne sait pas quoi vous dire d'autre que : BONNE LECTURE ^^
Note Vivi :Encore merci de suivre cette lecture ^^
Réponse reviews anonymes : Merci à Nepheria, Manganiark, Drayy et Nologin pour toutes leurs reviews. Nous les avons bien reçues, ne vous inquiétez pas, et elles nous ont fait très plaisir. Bonne lecture à vous.
Chapitre 21
Pov Harry
Le soleil me faisait de l'œil à travers le rideau mal fermé. Je râlai et me tournai vers Severus pour me réinstaller et replonger dans mon sommeil. Mais c'était sans compter mon amour qui était apparemment réveillé et qui profita de l'occasion pour me demander :
- Comptes-tu encore dormir longtemps alors qu'il fait beau ?
Nichant la tête contre son torse, je râlai encore et marmonnai :
- Il fait peut-être beau, mais il doit faire froid comme c'est pas permis. Donc je suis beaucoup mieux à la place que j'occupe actuellement.
- Fais m'en au moins profiter et embrasse-moi, murmura-t-il en caressant mes cheveux.
Je répondis volontiers à son attente et me redressai pour aller goûter à ses lèvres si tentatrices. Puis, mon esprit étant moins brumeux, je me reculai d'un bond et lui demandai confirmation :
- Severus, nous sommes bien dimanche ?
- Merlin oui, ce qui veut dire que nous avons la journée à nous, répondit-il tout en posant sa main sur ma hanche.
Je la lui retirai et me levai précipitamment puis courus vers la salle de bains.
- Désolé, mais j'ai quelque chose de prévu aujourd'hui. D'ailleurs, toi aussi, lui dis-je avant de fermer derrière moi la porte de la salle d'eau.
Je me dépêchai de prendre une douche, puis me séchai et me lavai les dents. Une fois prêt, je sortis en vitesse de la pièce et arrivé dans la chambre, voyant Severus toujours allongé, je lui dis :
- Mais qu'est-ce que tu fais encore au lit. Allez, dépêche-toi, une longue journée nous attend. Va te préparer pendant que je m'habille et que je prépare le petit-déjeuner.
- Et pourquoi t'écouterais-je ? Tu sautes du lit comme si la mort s'y trouvait et je ne dois rien y redire ?
Fouillant dans mon armoire pendant qu'il râlait, j'en sortis un pantalon noir, un tee-shirt noir aussi et un pull vert émeraude, un cadeau que m'avait fait Severus à noël. La porte refermée, je me tournai vers lui et lui expliquai :
- J'ai découvert un lieu magnifique, plein de magie et de vécu. Je veux absolument te le montrer. Je pense que tu ne pourras qu'aimer cet endroit. Alors s'il te plait, accepte de te préparer et de me laisser t'y emmener. Promis, après tu pourras profiter pleinement de moi.
J'utilisai cette moue qui le faisait souvent craquer et accepter mes requêtes. Je n'aimais pas vraiment utiliser cette manière pour l'amadouer, mais là, c'était un cas de force majeure. Mes yeux étaient suppliants. Mais il ne devait pas refuser, il ne pouvait pas refuser, il en était hors de question !
Il sortit du lit et vint enrouler sa main autour de mon cou, sans serrer. Il passa son pouce sur mes lèvres puis les embrassa. Sa bouche dévia ensuite vers mon cou et mon oreille, où il y souffla :
- Je n'aime pas quand tu me regardes comme ça Harry... mais tu es si sexy ainsi.
Ses mains passèrent sur ma peau et je frissonnai. Il ajouta :
- Je vais gentiment faire ce que tu me demandes et nous irons voir cet endroit. Mais ensuite... tu seras tout à moi et rien qu'à moi. D'accord ?
- Oui, promis, dis-je en me détachant de lui pour ne pas risquer de succomber à l'envie de l'allonger sur le lit pour qu'il me fasse l'amour.
Il alla dans la salle de bains et je m'habillai rapidement. J'allai ensuite dans la cuisine où je préparai un thé pour Severus et un café au lait pour moi. Je fis aussi griller quelques toast et sortis le miel. Je disposai le tout sur la table quand Severus entra dans la pièce. Je lui souris et l'invitai à s'asseoir. Ce qu'il fit sans protester.
Quelques minutes plus tard, une fois notre petit-déjeuner terminé, je rangeai la table et lavai nos bols et cuillères. J'utilisais rarement la méthode moldue pour ça, mais là j'étais un peu stressé à l'idée d'emmener Severus au manoir Prince. Je commençais à douter que mon idée de cadeau d'anniversaire en soit bonne.
Severus dû sentir mon stress car il vint derrière moi, m'entoura de ses bras et posa son menton sur mon épaule avant de me demander :
- Pourquoi es-tu dans cet état ? Est-ce à cause de tes cours de demain ?
- Non, non. Tout va bien, le rassurai-je en me tournant vers lui avec un sourire crispé sur les lèvres. Tu es prêt à partir ? Rajoutai-je immédiatement.
- Bien entendu, répliqua-t-il en se reculant.
- Donne-moi la main, je vais nous faire transplaner. Et ferme les yeux, ne les rouvre que quand je te le dirai s'il te plait, le suppliai-je en attrapant sa main qu'il me tendait.
Voyant qu'il me regardait avec une pointe d'interrogation dans le regard, je lui dis :
- Ne pose pas de questions et promets-moi de garder les yeux fermés s'il te plait.
- Je te le promets. Mais sache que tu as de la chance que je t'aime à ce point, murmura-t-il.
Je nous fis transplaner, mon estomac se retourna encore une fois, et nous atterrîmes devant les grilles du manoir. Je plaçai Severus face au milieu de la grille et fis un pas en arrière. Je préférais me tenir quelques pas derrière lui et le laisser seul face à la demeure de ses ancêtres.
Le parc était recouvert de neige, la bâtisse semblait comme neuve tout en gardant son aspect ancien. Linka et Gaïa nous attendaient sur le pas de la porte. Elles avaient dû guetter notre arrivée depuis le lever du soleil.
- Tu peux ouvrir les yeux mon amour... et bon anniversaire.
Pov Severus
En entendant sa voix, je fis ce qu'il me dit. Et ce que je vis me donna un coup dans l'abdomen tellement je ne m'y attendais pas.
Je me retrouvai devant les grilles qui avaient bercé mon enfance. Ces grilles que j'avais passées tenant la main de ma mère, mon père ayant toujours refusé de venir. C'était toujours pour de courtes périodes, mais ici, avant Poudlard, j'avais passé de bons moments.
- Qu'est-ce que cela veut dire, murmurai-je sans me retourner.
Je parcourus des yeux le manoir se trouvant derrière les grilles et pus apercevoir à l'entrée une personne ou deux bouger. Mais elles étaient tellement loin, que je pouvais me tromper.
- Rien, c'est juste ton cadeau d'anniversaire, répondit-il d'une voix pas très sûre.
- Anniversaire ? Répétai-je.
Je me retournai et le dévisageai. Fêtions-nous l'anniversaire de notre couple ? J'espérais que non, je n'avais aucun cadeau.
- Le tien. Tu as quarante ans aujourd'hui, murmura-t-il en regardant le sol.
- Pardon ?
Je fis un pas en avant, puis... je me rappelai. Il avait raison, nous étions bien le 9 janvier.
- J'avais oublié, soufflai-je en me passant la main dans les cheveux.
Je me rendis près de lui et soulevai sa tête. Lorsque nos yeux se croisèrent, je souris. Cette visite était un très beau cadeau. Mais je me posai une question que je m'empressai de lui demander :
- Qui sont les propriétaires et que leur as-tu dit pour qu'ils nous autorisent à visiter leur habitation ?
- Oh, ben je n'ai pas eu grand-chose à leur dire. En fait, pour le moment il n'y a qu'un propriétaire car le couple à qui il appartient se cache. Un peu comme nous, me dit-il avec un air taquin qu'il n'avait pas juste avant.
- Oh...
Je pouvais les comprendre. Personnellement, je n'arrivais pas encore à me décider pour nous montrer au grand jour.
- Merci en tous cas pour cette attention, lui dis-je en allant l'embrasser.
- Severus...
- Oui, dis-je d'une petite voix.
J'étais ému par son cadeau et j'avais une foule de souvenirs qui repassaient en tête.
- Ton cadeau, ce n'est pas la visite. En fait, je suis provisoirement le propriétaire de ce manoir, mais c'est le tien. C'est lui ton cadeau.
Je me retournai et regardai une fois de plus ce manoir... mon manoir. Mes mains tremblèrent et je m'avançai pour les poser sur la grille. Petit, j'adorais les ouvrir moi-même. Ma mère riait de me voir avoir un peu de mal.
- Harry... tu ne peux pas savoir ce que ce cadeau représente, dis-je en poussant les grilles.
- J'imagine, si, l'entendis-je de loin, trop perdu dans la contemplation du manoir et mes souvenirs d'enfance.
Je m'avançai sans attendre et marchai sur cette allée presque identique. Mes yeux, eux, se posèrent sur les murs en brique qui avaient semble-il été rénovés. Une fois assez près, je pus enfin me rendre compte que c'étaient des elfes sur le pas de porte. Une fois près d'elles, ces dernières me saluèrent et me dirent :
- Heureuse de vous revoir maître Severus. Linka est aux anges de voir que vous êtes devenu un bel homme.
- Entrez, ne restez pas dehors, il fait très froid maître Severus. Comme vous avez changé. Gaïa n'imaginait pas qu'elle aurait le plaisir de vous revoir un jour.
- Moi non plus, répondis-je ému.
Ces elfes avaient été les premières que j'avais vues et je me souvenais avoir joué avec eux étant petit.
Je les suivis à l'intérieur et comprenant peut-être mon besoin de redécouvrir moi-même la bâtisse, elles s'éclipsèrent. Je me revis rire avec elles, ces deux elfes hors du commun que mon grand-père avait mieux éduquées que la plupart des elfes que j'avais pu croiser au cours de ma vie.
Je me rendis dans le salon principal, comme si je rendais visite à cette famille qui aurait pu améliorer mon enfance, si ma mère n'avait pas été sous l'emprise de mon père.
Je pus réentendre la voix de mes grands-parents, près de la cheminée, me raconter des histoires sur le monde magique. Je pus me souvenir de l'odeur de la tarte à la mélasse que je dévorais sur les genoux de cet homme si bienveillant vis-à-vis de moi. Cet homme mort trop tôt. S'il avait été encore en vie avant ma sortie de Poudlard, peut-être aurais-je mieux tourné.
Je posai la main sur le montant de la cheminée et pus me remémorer les photographies sorcières que je ne m'étais pas lassées de regarder.
Je fus soudain avide de visiter chaque pièce, de me souvenir... Je fis donc le tour du manoir, les yeux remplis d'émotions et le cœur battant à toute allure.
La cuisine, la salle à manger, le bureau de mon grand-père, le salon détente de ma grand-mère... morte bien plus tôt.
Je m'en rappelais avec moins de netteté, étant encore jeune à sa mort.
Une fois arrivé devant la double fenêtre donnant sur la serre, je fermai les yeux. C'était là... là que ma passion pour les potions était née. Là que je suivais mon grand-père qui allait y chercher quelques ingrédients pour ensuite brasser ses potions médicinales.
Je souris et ouvris les portes. Le vent froid frappa mon visage, mais je marchai d'un pas rapide vers les serres. J'entendis comme des rires lointains. Les rires si peu présents dans mon enfance... ma vie. Ces rires d'enfant insouciant qui était aimé entre ces murs, choyé même.
Une fois dans le bâtiment, je retins ma respiration en voyant que l'endroit était entretenu et magnifique. L'odeur des fleurs mêlé aux plantes atteignait mes narines et cela fut comme une vague de chaleur en moi.
Je parcourus les quelques allées avant de me décider à retourner dans le manoir. Une fois au chaud, je restai là, les yeux fixant le mur. Puis, sans comprendre, je me dirigeai vers les escaliers et montai à l'étage. J'y ouvris chaque porte et restai tout à coup bloqué sur la pièce qui avait jadis abrité mon berceau, puis un lit d'enfant. Sans oublier les tonnes de jouets que je ne trouvais, à cette époque, qu'ici, et qu'il m'était interdit de ramener chez "moi". Déjà petit, j'avais cette envie que ce manoir devienne ma maison, mon foyer.
Vivant heureux avec ma mère et mes grands-parents.
Je m'avançai et posai la main sur la commode en bois sombre. C'était la mienne étant jeune.
Je ne sus combien de temps je restai dans cette pièce, me remémorant les histoires que l'on m'avait racontées ici même. Les câlins avant de m'endormir, cette tendresse que je n'avais retrouvée que plus tard... très tard.
Harry...
Me souvenant qu'il était là et que je l'avais comme qui dirait mis de côté , je fonçai au rez-de-chaussée et le trouvai dans la cuisine, avec les deux elfes. Je me ruai sur lui et volai sa bouche avec passion, amour, émotion, fébrilité. Toutes ces émotions que j'avais ressenties en visitant ces murs.
- Je ne te mérite pas... tu es... Je t'aime.
Je sentis une larme couler et sans y faire vraiment attention, je m'assis sur ses genoux.
POV Harry (Quelques minutes plus tôt)
Severus m'ayant laissé seul, je rejoignis Linka et Gaïa dans le hall. Je les avais observés de loin, Severus et elles, quand ils étaient sur le pas de la porte d'entrée, puis j'avais vu qu'elles l'avaient laissé partir seul revisiter ce lieu.
Quand Severus fut monté à l'étage, je pris la direction du salon après avoir demandé à Linka et Gaïa d'aller nous attendre dans la cuisine et de nous préparer du thé.
La pièce était dans des tons crème et chocolat. Un grand canapé confortable trônait au milieu, face à la cheminée. Un épais et grand tapis était étalé entre les deux. Une table basse couleur crème était posée en son centre. Contre un des murs se trouvait un immense buffet et contre celui de la porte d'entrée du salon il y avait un guéridon.
J'allai donc allumer la cheminée et poussai la table basse pour libérer le tapis. Puis, avant d'aller à la cuisine, je posai une lettre pour Severus sur le guéridon que je déplaçai aussi pour qu'il la remarque en entrant. Ma tâche accomplie, je rejoignis les elfes et m'assis avec elles. Elles me servirent un thé et me racontèrent combien elles étaient heureuses de revoir leur maître Severus.
Quelques minutes plus tard, nous entendîmes justement l'intéressé se précipiter dans la pièce. Je n'eus pas le temps de le voir arriver qu'il m'embrassait à perdre haleine.
- Je ne te mérite pas... tu es... Je t'aime, me dit-il ensuite avant de s'asseoir sur mes genoux.
Je lui souris et je vis une larme glisser sur sa joue. Je l'essuyai avec mon pouce tout en lui demandant :
- Cela veut-il dire que tu aimes mon cadeau d'anniversaire ?
- C'est le plus beau de tous...
Je le serrai contre moi et nichai ma tête sur son épaule. J'étais rassuré et heureux qu'il l'aime. Cela aurait aussi pu ne pas être le cas.
- Maintenant je vais te donner un bonus à ton cadeau si tu es d'accord, lui soufflai-je à l'oreille.
- Qu'as-tu prévu qui soit meilleur que ce manoir mon amour ? Demanda-t-il.
- Je ne sais pas si c'est meilleur, seul toi pourras me le dire. Mais si tu veux savoir ce que c'est, suis-moi, lui répondis-je en le repoussant pour qu'il se lève et que j'en fasse autant.
Je le tirai à ma suite vers le salon en le tenant par la main et quand nous y entrâmes, je m'arrêtai à l'entrée et relâchai sa main. Je le laissai parcourir la pièce du regard, jusqu'à ce qu'il tombe sur la lettre. Il la regarda un moment avant d'aller la prendre et quand il l'eut en main, il me demanda :
- Qu'est-ce ?
- Pour le savoir tu n'as qu'une chose à faire, la lire, lui répondis-je en souriant.
Il s'empressa de l'ouvrir et se plongea dans sa lecture. Moi, je me dirigeai vers le tapis sur lequel je m'assis en attendant qu'il ait fini sa lecture.
Je connaissais cette lettre par cœur pour l'avoir écrite il y avait déjà dix jours, et pour l'avoir lue et relue depuis. Mentalement, je la récitai en même temps qu'il la lisait pendant que j'enlevais mes vêtements.
Severus, mon amour...
Je te souhaite un très bon anniversaire.
J'espère que le manoir te fait plaisir autant que ça m'a fait plaisir de tout faire pour pouvoir te l'offrir. J'espère aussi que tu ne m'en voudras pas si je te demande d'emménager ici et de laisser tomber notre petit chez nous au-dessus de la boutique. Mais j'ai vraiment envie qu'on vienne y vivre. C'était chez toi, de par ta famille, et j'aimerais que ça devienne chez nous. Tu auras, comme ça, ton passé, ton présent et ton futur réunis dans ces murs. Ce manoir, qui aurait dû te voir devenir plus vieux depuis si longtemps, pourra enfin le faire. Je suis sûr que nous pourrons y être aussi heureux que ce que nous le sommes déjà dans notre appartement.
Severus, je t'aime et je veux que tu sois heureux. Je te laisse donc décider de ce que tu veux que nous fassions. De toute façon, qu'importe quel sera ton choix, il me conviendra. Car le plus important est que l'on soit bien ensemble, car ma maison, c'est toi, et ce pour de longues années encore.
Maintenant, laisse tomber cette lettre. Je t'attends devant la cheminée et je commence à avoir froid et j'aimerais m'occuper de toi en ce jour si spécial, car comme tu le constateras en levant les yeux, je suis nu. Je t'aime.
J'étais bel et bien, comme dit dans la lettre, nu, et je le regardais pour lire ses expressions au fil de sa lecture. Quand il leva le regard vers moi, je sus à son expression qu'il venait de lire la fin de la lettre. Je le vis la poser sur le guéridon et se dépêcher de me rejoindre. Mais au moment où il allait poser ses pieds sur le tapis, je levais la main face à lui et lui dis :
- Attends.
- Tu veux vraiment que je te plaque contre le sol et que je te prenne avec passion, avec ce cadeau, cette lettre et puis... ça, fit-il en me montrant d'un geste du poignet.
Je souris à ses paroles et m'empressai de lui expliquer en me levant pour le rejoindre :
- Ce n'est pas ce que tu crois. Je veux juste m'occuper de toi, donc te déshabiller en fait aussi parti.
Ses yeux brillèrent soudain et sa bouche afficha un sourire éblouissant.
Arrivé devant lui, je posai mes lèvres délicatement sur les siennes et les retirai aussitôt. Il voulut me prendre dans ses bras pour me rapprocher de lui, mais je l'en empêchai en lui soufflant :
- Ne bouge pas, laisse-toi faire. Laisse-moi déballer ton bonus, finis-je en lui faisant un clin d'œil.
Il acquiesça de la tête et laissa retomber ses bras le long de son corps. Alors, délicatement, je commençai à le déshabiller. Comme il n'avait pas mis son éternelle robe noire, je fis remonter son pull et le fis passer par-dessus sa tête.
Ensuite, tout en plongeant mon regard dans le sien, je sortis sa chemise de son pantalon et en défis les boutons un à un, en évitant de toucher la peau qu'elle découvrait en s'ouvrant. Quand tous les boutons furent ouverts, je la lui enlevai et la laissai tomber à ses pieds.
Avant de continuer, je ne résistai pas et allai lui voler un autre bref baiser. Puis je me mis à genoux devant lui tout en laissant mes yeux plongés dans les siens qui suivirent mon mouvement. Je lui enlevai ses chaussures, puis ensuite ses chaussettes, avant de remonter mes mains vers l'attache de son pantalon. Je sentis au passage qu'il était déjà quelque peu déformé par le réveil de son désir. Cela me fit sourire et je le torturai en prenant le temps de défaire l'attache et d'ensuite faire glisser son pantalon. Quand il fut retiré, je fis subir la même chose à son boxer tout en soufflant sur son sexe.
Severus enfin mis à nu, je me relevai et lui pris la main pour le tirer avec moi au centre du tapis. Je me remis à genoux, et lui intimai d'en faire de même. Il s'exécuta tout en me demandant :
- Arrives-tu à imaginer ce qu'il m'est passé par la tête pendant que tu me déshabillais ?
- Non. Qu'imaginais-tu ?
Il rapprocha son visage du mien et caressa la ligne de ma mâchoire avec son nez, avant de murmurer au creux de mon oreille :
- Que ta langue parcourait mon corps, pendant que je faisais pareil. Que mes doigts te rendaient fou. Je nous ai imaginés enlacés, l'un dans l'autre, en sueur et bougeant tout en murmurant nos envies. Et plus que tout... je me suis vu te fouiller de ma langue...
- Hum... tu n'es pas loin de la vérité, mais certaines données de ce que tu as imaginé vont changer. Maintenant, laisse-moi faire et profite de ce jour particulier mon amour, lui dis-je en collant mon torse au sien.
Sa bouche vint me voler un baiser, que je lui accordai volontiers cette fois, avec tout l'amour et toute la passion que j'avais pour lui. Ses mains essayèrent de me caresser le dos, mais comme un peu avant, je les lui retirai en relâchant ses lèvres, à bout de souffle.
- Non Severus. JE m'occupe de toi, lui dis-je pour expliquer mon geste.
Je commençai ensuite à parcourir sa peau de mes mains et de ma bouche, le forçant peu à peu à se reculer de moi pour que je puisse avoir accès à son torse. Quand j'eus fini de m'occuper de cette partie de son corps, je le contournai et allai maltraiter son dos de la même manière.
Ma langue, mes lèvres et mes mains descendant de plus en plus bas, je le poussai en avant pour qu'il pose ses mains au sol, de façon à pouvoir se maintenir pendant que j'allais lui appliquer la caresse, que jamais encore, depuis que nous étions ensemble, je n'avais osé lui faire. Celle-là même qu'il m'avait citée quelques minutes plus tôt.
Ma langue pris le chemin de son antre, et quand elle passa la limite du bas du dos, je le sentis frémir. Devinait-il ce que j'allais faire ? Je ne le lui demandai pas et continuai mon avancée. Arrivé à l'endroit voulu, je me mis à jouer de ma langue sur la peau plissée et je pris en main son sexe dressé au plus haut point.
Il gémit et se cambra sous la combinaison de mes actes. J'en profitai pour faire glisser la pointe de ma langue dans ce cercle de muscle et commençai un va-et-vient sur sa hampe. Plus les secondes passaient, plus ma langue s'enfonçait en lui, le faisant gémir d'une manière que je ne lui avais jamais entendue. Un son se rapprochant du ronronnement, sans entre être un. Il bougeait aussi, un léger balancement d'avant en arrière, pour m'encourager à continuer, à aller plus vite.
De mon coté, je commençais à n'en plus pouvoir d'attendre pour le sentir en moi, alors je lâchai son sexe et allai me préparer à le recevoir, tout en continuant de le titiller avec ma langue.
Quand mes doigts eurent fait leur travail et que je fus prêt, je les sortis de mon intimité et ma langue quitta celle de Severus. Il râla et se laissa tomber à plat ventre avant de se retourner sur le dos. Il braqua son regard noir et dilaté au mien alors que j'étais à genoux devant lui. Je le vis ensuite écarter les jambes, croyant sûrement que j'allais le prendre, mais je lui fis signe que non.
Je ne voulais pas autre chose que lui faire ressentir le plus de plaisir possible. C'était sa journée et non la mienne.
Je me déplaçai alors vers lui, en resserrant ses jambes, pour pouvoir me retrouver fesses au-dessus de son sexe, sans le toucher. J'attrapai ensuite ses mains pour lier nos doigts et allai l'embrasser. Ma main droite quitta la sienne au cours du baiser et alla prendre en main son sexe pour le guider.
- Je t'aime mon amour, lui dis-je après avoir relâché ses lèvres et avant de m'empaler sur lui.
Je pus alors l'entendre me demander laborieusement entre deux râles de plaisir :
- Pourquoi... m'avoir préparé... pour te laisser pénétrer ensuite...
- Parce que c'est toi qui doit avoir tous les plaisirs aujourd'hui, pas moi. Et accessoirement, parce que je t'aime et que je veux que tu sois le plus heureux des hommes aujourd'hui, lui répondis-je d'une traite avant de commencer à bouger sur lui.
- Je ressens autant de plaisir en étant pris, haleta-t-il.
- Tu aurais préféré que j'inverse les rôles ?
- Faisons les deux, proposa-t-il en montant des hanches.
Je souris de voir que nous avions la même idée, comme bien souvent quand un choix se posait devant nous. Tout en accélérant le rythme de mes déhanchements sur lui, j'allai l'embrasser passionnément, jusqu'à ce que le baiser devienne brouillon, emportés l'un comme l'autre par notre plaisir.
Quelques minutes plus tard à sentir mon homme en moi, je fus vite repoussé par lui. Il m'attrapa par les hanches pour sortir de moi et me plaqua contre son torse. Puis il nous fit rouler et je me retrouvai sur le dos, sous lui, qui était dans la même position que j'avais peu avant. En un rien de temps je me sentis prisonnier de ses chairs encore serrées.
Je ne pus m'empêcher de gémir avec puissance, jamais il ne m'avait dominé tout en étant pris.
POV Severus
Je le regardais de haut et me sentais tout puissant. Il était là, sa peau respirant le désir et le plaisir et moi, j'en étais la cause. Son homme...
Je me mis à bouger, tout en prenant ses mains. Je n'avais jamais testé cette position mais je ressentais encore plus son sexe en moi et cela était grisant. Je montais et descendais sur sa hampe chaude et cela avec une lenteur agonisante, même pour moi. Je voyais ses yeux me dévorer, sa bouche s'entrouvrir en laissant passer ses gémissements.
Je me penchai, quelques minutes plus tard, pour ravir ses lèvres qu'il mordillait sous le plaisir et pénétrai sa bouche de ma langue. Une fois liées, elles ne se séparèrent plus, même si nos mouvements de bassins étaient de plus en plus rapides et cadencés.
C'était intense, comme jamais encore. Et je me sentais de plus en plus envoûté par cette partie de lui en moi, bougeant, martelant ma prostate de plus en plus souvent.
- Harry...
Je murmurai son prénom en reprenant mon souffle, tout en me séparant enfin de ses lèvres. Mes yeux, que je venais de rouvrir, s'ancrèrent aux siens si verts et si magnifiques. Je stoppai mes mouvements, comme lui. Nous étions juste là, figés dans le regard de l'autre. Et moi, je devais avouer que j'étais assailli de diverses émotions dont la plus grande était l'Amour.
Ma main quitta la sienne, et partit caresser cette joue couverte de sueur et rouge de plaisir.
- Je t'aime... bien plus que ma propre vie Harry... tellement plus, soufflai-je.
Il me sourit et me demanda :
- Ne serais-tu pas en train de me copier par hasard ?
- Peut-être, répondis-je tout en me relevant et en me laissant retomber avec force.
Il gémit et posa ses mains sur mes hanches. Je refis ce mouvement deux à trois fois, avant de reprendre le même rythme qu'avant. Mes cheveux retombaient autour de mon visage, se collant parfois à ma peau couverte de sueur. Mais je ne cessais de bouger, de plus en plus vite. Puis, sentant que je n'allais plus tenir longtemps, je pris la main d'Harry dans la mienne et les dirigeai vers mon sexe pour le caresser.
Harry se redressa, allant de ce fait plus loin en moi, et me dit :
- Je t'y autorise, mais c'est bien parce que tu es l'amour de ma vie.
- Tu es trop bon avec moi, chéri...
J'avais dit cela sans cesser mes mouvements et il ne fallut que quelques minutes pour que je le sente venir en moi, et que mon sexe crache sa semence sur son torse.
Je ralentis la cadence et une fois immobilisé, je me retirai de sur lui et me posai à ses côtés tout en embrassant son épaule.
POV Harry
Totalement ramolli et sans force, je m'obligeai à me redresser pour prendre le plaid qui nous attendait sur le canapé et le posai sur nous. Une fois réinstallé face à Severus, je commençai à lui caresser les flancs comme nous avions l'habitude de le faire après l'amour et lui volai un petit baiser.
- Cette journée et ton cadeau sont-ils à la hauteur de tes espérances pour tes quarante ans ? Lui demandai-je au bout de plusieurs minutes de silence.
- Comment en être autrement alors que j'avais oublié cette date ?
Il ajouta ensuite rapidement :
- Tout a été parfait. J'ai vraiment apprécié tes cadeaux.
- Et tu serais d'accord pour venir vivre ici ?
- A une seule condition ?
- Laquelle ? Demandai-je en me redressant pour poser ma tête sur ma main, le coude au sol.
- Que vivre ici ensemble n'interfère pas dans tes cours et que cette maison reste entre nous et nos amis les plus proches. Je ne veux pas que tes compagnons de cours viennent ici comme dans un moulin.
- Et pourquoi viendraient-ils ? Ici ce sera notre cocon, je ne compte pas les faire entrer dans notre bulle, répondis-je étonné qu'il pense que cela pourrait être le cas.
- Je sais, mais je tenais à ce que ce soit clair Harry. Et tu as raison, ici, ce sera notre cocon de bonheur. Merci, termina-t-il en m'embrassant brièvement.
En se recouchant, il me tira contre lui et je posai la tête sur son torse, à l'emplacement de son cœur. Ses battements se calmaient et devenaient réguliers. Ce son me berça et je me sentis partir dans le sommeil. Alors, usant de mon dernier courage, je lui demandai :
- As-tu faim ou penses-tu pouvoir attendre un peu ?
- J'ai tout ce dont j'ai besoin, ne t'inquiète pas.
Je sentis sa bouche sur ma tête et une de ses mains caresser ma peau dans le bas de mon dos.
- Alors je crois que je vais dormir un peu. Pas longtemps hein, juste un tout petit peu, dis-je en baillant et en laissant mes yeux se fermer.
Voilà, le vingt et unième chapitre est posté ! Il fait 14 pages et 5.094 mots.
Nous attendons avec impatience vos impressions !
Jes Cullen-Malfoy : A dans deux semaines ^^
Emmoirel-For-Drarry : Et là… c'est le même problème qu'en haut, donc, BONNE REVIEW xDDDD
Vivi : Alors, qu'avez-vous pensé de ce cadeau ? Merci de laisser vos impressions (après avoir changé votre bavoir ou après avoir essuyé votre clavier ^_^)
(^-^) Jes Cullen-Malfoy
ET
Emmoirel-For-Drarry and Emmoirel-For-Snarry
**Doublement « Yeux de Chat Potté »**
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