Replies aux anonymes :

- florani : C'est bien gentil tout ce que tu me dis xD Mes idées ?... … (blanc) Ca vient au fur et à mesure. Ou y'a des trucs qui me passent par la tête et j'attends deux mois pour le coucher sur le document Word (ben oui, j'écris pas sur papier… forcément, la métaphore rend moins bien :D) Merci de ta review !

- Soanne du 3.9 : Heureusement que tu dis que le n'importe quoi c'est bien, parce que tu liras pratiquement que de ça dans ce chapitre lol (t'es habituée, remarque xD) Ben, j'ai étudié la reproduction naturelle y'a pas longtemps (ma prof de SVT est suicidaire :p) Eventuellement, euh… les persos de KH peuvent être hermaphrodites, comme les escargots lol Mais ils ne peuvent s'auto reproduire, pour ça qu'ils se sautent dessus :D Rah, je suis gênée, qui c'est qui paiera le clavier pété en deux ? Merci de ta review !


Rebonjour tout le monde ! J'y suiiiis ! (là, je dois être dans le coma, le moment où j'update DP est aussi rare qu'une éclipse xD)

On y va ! (Hé, c'est la première fois que je dépasse les 18 chapitres dans un fic. Souhaitez-moi bonne chance !... Je vous l'ordonne ! xD)

Fin de la mission Oblivion ! Encore désolée pour mes difficultés à décrire des combats.

WARNING : Crossovers, remnants, noises, je vous aime !


POURQU'HAW ?

(Trop écouter de Disney à l'inspiration, je vous l'ai dit ?)

« Une île déserte. Enfin, pas tout à fait. Trois clamp… enfants jouent paisiblement sur la plage.

Enfin, pas tout à fait.

- RIKU ! Passe-moi la balle !

La balle multicolore changea brutalement de trajectoire.

- Aïe ! Pas dans la figure !

Un garçon châtain se tint la tête, qui devenait progressivement rouge, et tomba sur le sable, ses énormes chaussures rebondissant vers le ciel.

- Sora, ça va ?, fit une petite fille rousse inquiète qui s'assit à côté de lui.

- Décale-toi, tu gâches le paysage, demanda très gentiment Sora en la repoussant. Riku, viens ici !

- J'arrive, dit tranquillement l'argenté, récupérant la balle.

Il se pencha malicieusement vers le garçon couché et le taquina :

- Et alors ? On tient plus debout à cause d'un simple ballon ?

- Tu sais très bien à cause de quoi je ne tiens plus debout.

- … Pardon ?

- T'as oublié hier soir ? La partie qu'on s'est faite…

- Noooon ?, cria la petite fille, choquée, mains sur la bouche.

- Rah, les filles, c'est toujours pareil. Tu leur parles de boules, elles commencent à crisper.

Sora se tourna vers elle, blasé.

- Ecoute, j'ai gagné le tournoi de pétanque, je ne vais pas le garder pour moi, tout de même ?

- …

- T'as oublié que tu as gagné le départemental, mais moi, j'ai gagné le MONDIAL !, sourit Riku avec LA position de vainqueur-qui-fait-bouffer-les-chaussures-de-Sora.

- Forcément, dans notre monde, y'a qu'un département, cette île.

- Je te déteste.

- C'est vrai ?, fit Sora qui fut sur le point de fondre en larmes.

- Mais non, je rigole, imbécile.

- Pourquoi tu me dis « imbécile » puisque tu rigoles ?

- …

Roxas se frappa le front derrière lui et murmura :

- C'est quoi ce rêve à la…

- Tiens, c'est un nouveau, lui ?, interrogea l'argenté.

Sora se retourna et ses sourcils se relevèrent.

Le blond se retrouva avec trois gamins de cinq ans à ses trousses, et sur ce coup-là, il aurait préféré se taire… »


- Rrrroxaaaass…

- Rah, mais taisez-vous…

« Maître… »

- Je dors…, fit le numéro XIII d'une voix pâteuse.

« Il faut se réveiller, Maître… »

- Je sais, le matin, on se lève et le soir, on se couche… alors fichez-moi la paix…, gémit Roxas, la tête sous son oreiller.

« C'est le… matin, comme vous dites, Maître… »

- Bon, Axel ou Demyx, arrête de m'appeler « Maître » ou de parler dans ma tête, ça me dérange…

« Les Maîtres Axel et Demyx ne sont pas ici… »

- Mais t'es qui, toi alo… ORAAAAAAAAH !, hurla Roxas en croisant le regard d'un Samouraï.

Le malheureux simili basique avait eu la mauvaise idée de se placer juste devant son maître, affalé sur le lit supérieur des deux superposés.

Il évita de justesse un coup de Keyblade.

« Ce n'est que moi, Maître »

- Tu ne peux pas imaginer la frousse que tu m'as faite.

« Vous ne pouvez pas avoir peur, Maître »

- Essaie de te regarder dans le miroir, tu comprendras pourquoi j'ai dit ça, répliqua méchamment Roxas de bon matin.

Il fit disparaître Tendre Promesse, et, se sentant de mauvaise humeur, il sauta du pied gauche du lit, à deux doigts de se casser un os.

Pas de sa faute si le lit était trop haut. 'Manquerait plus qu'il tombe du lit, un de ces quatre. Xemnas serait obligé de chercher un nouveau numéro XIII.

Il ne serait jamais aussi beau que lui, c'était sûr, et Xemnas aurait les nerfs parce qu'en fait tout le monde le regretterait et… le jour où Xemnas serait traumatisé par quelque chose, il annoncerait son mariage avec la princesse Casse-noisette.

Roxas passa machinalement sa main sur son torse, à l'endroit de son cœur.

Finalement, être numéro XIII avait ses avantages, mis à part porter la poisse. A moins que ça ne soit pas prévu à l'origine dans le programme, ce cœur.

Le Samouraï attendit impatiemment que son maître fasse sa réflexion spirituelle du matin, puis il fit :

« Maître Supérieur Xemnas vous attend. Immédiatement. Sinon il a dit qu'il vous changerait en Reflet »

- Il est capable de faire ça ?

« Il lui suffit d'aspirer votre âme »

Roxas écarquilla les yeux.

- Comment il arrive à…

Un éclair rouge l'interrompit et le Samouraï agonisa pendant quelques secondes avant de disparaître.

- Rien à faire, ça aime parler, ces choses-là, soupira Xemnas en rangeant son sabre laser. Enfin, pas d'importance.

Il se tourna vers le numéro XIII stupéfait.

- Tu as eu de la chance que je sois venu ici finalement. J'aurais mis ma menace à exécution.

- Je… Je n'en doute pas, bredouilla Roxas, plus par surprise que par crainte. Qu'est-ce que vous cherchez ?

- Une simple mission, numéro XIII.

- … Pardon ?

Je me mets à parler comme le garçon dans mon rêve, maintenant ?

- Tu dois accomplir une mission, articula lentement le Supérieur, comme s'il se trouvait face à un enfant de cinq ans. Une petite mission pour éliminer quelques sans-cœur qui se sont perdus dans un monde que nous connaissons bien.

- Ah, d'accord…, fit le blond.

Avant de capter le détail qui l'avait titillé.

- Et pourquoi c'est vous en personne qui vous déplacez dans ma chambre ? Et pourquoi tant d'indulgence pour une fois ?

- Je ne vais pas tuer mon partenaire de mission.

- Ah oui… PARDON ?

- Oui, tu vas en mission avec moi. Et on part. En vitesse.

L'argenté ouvrit un Portail et poussa sans ménagements Roxas dedans.

Qui hurla jusqu'à ce qu'il disparaisse dans les ténèbres.

- Je regrette vraiment d'avoir engagé ce type, se lamenta Xemnas avant d'entrer à son tour.

Le dortoir fut plongé dans le silence jusqu'à ce que Demyx débarque.

- Et alors, je suis encore tout seul, moi ?, gémit-il.

- Mon cher, vous me vexez, fit le miroir cassé à l'origine par Roxas, indigné. J'ai tout de même droit à un peu de respect.

Demyx poussa un hurlement d'horreur qui acheva l'objet.


Un monde plutôt sombre. Curieusement, Roxas eut plus l'impression d'être dans la réalité que dans un conte de fées.

Xemnas le tira par le bras et se dirigea avec assurance vers un port.

Ils rabattirent leurs capuches.

Un homme complètement bourré, bouteille à la main, les regarda et agita les bras vers leur direction.

Brun, peau tannée par le soleil, ses habits peu onéreux et les babioles accrochées un peu partout, sans compter le bandana rougeâtre et un tricorne usé, laissaient supposer que ce n'était pas quelque de très net.

Roxas se tourna vers lui. L'homme lui indiqua un navire à côté de lui puis sa poche.

- Supérieur, fit Roxas, je crois qu'il veut nous vendre son navire…

- Attends quelques secondes, numéro XIII, murmura sans bouger les lèvres Xemnas. Tu vas voir une tactique intelligente pour économiser.

Les deux similis s'éloignèrent de plus en plus le long du port. L'alcoolique avait de plus en plus de difficultés à les appeler.

- HEEEEE, LES BONHOMMES TOUT NOIRS ! Y'a un superbe… hic ! bâtiment à la flotte !

Le blond sursauta quand l'homme surgit devant lui.

- Quelque argent pour un pauvre pirate pour qu'il puisse se payer une vie de pirate !

Roxas allait répondre quand le pirate but goulument le reste de la bouteille et conclut :

- Pleine de liberté et de trésors ! Yo ho !

Se faisant, il lança une haleine empestant l'alcool sur la tête du numéro XIII, qui manqua d'en tomber.

Ce qui n'aurait pas été très intelligent vu qu'il y avait plus de trente mètres (cube) d'eau derrière lui.

Le pirate eut un sourire édenté et noirâtre en le voyant ainsi.

- Où est ton bateau ?, fit sans bouger, dos aux deux autres, Xemnas.

L'homme leva un doigt sentencieux couvert de bagues en rectifiant :

- « Navire », pas « bateau ». Un bâtiment est un bateau que s'il n'est pas ponté.

Il se retourna brutalement et Roxas se dit qu'il ne devait pas faire cela que sous l'effet de l'alcool.

Il recula lentement mais le pirate le rattrapa en plaçant son bras derrière le dos, de sorte qu'il était quasiment collé contre lui.

Roxas grimaça en sentant l'odeur. Si cet homme allait en mer, il ne devait pas s'y baigner souvent. Ou même ne jamais se laver.

Xemnas faillit ricaner mais il estima que c'était mal placé.

En voyant Roxas commencer à sortir ses Keyblades, le Supérieur lui lança un regard perçant qui les lui fit remballer aussi sec.

Le pirate cracha sur Roxas avec un sourire niais :

- Y' est pas beau ?

La Clé du Destin osa lever les yeux.

Effectivement, le navire était particulièrement bien fait. Trop bien fait justement pour cet alcoolique démodé.

Ce dernier chuchota :

- Je l'ai réquisitionné à la Royal Navy… tu t'en rends compte, garçon… « réquisitionné » ! Comme je les ai bien eus !

Et il se mit à rire tout seul.

Roxas le regarda avec dégoût pendant que le pirate lui parlait encore de son navire alors que le blond s'en fichait comme de sa première Keyblade… de son premier sans-cœur… comme de sa première réflexion spirituelle du matin.

- Quel est son prix ?, coupa Xemnas, impassible.

- Hum, je dirais au moins…, commença le pirate en réfléchissant.

Enfin, semblant en train de réfléchir. Il n'avait l'air apte à se servir de ce qu'il y avait entre ses deux oreilles. Si quelque chose il y avait.

Son regard retomba accidentellement sur Roxas qu'il tenait toujours.

Ses sourcils se relevèrent…

- Je prends le garçon.

- QUOI ?!, hurla Roxas en repoussant le pirate.

L'argenté lui indiqua de se taire.

Pendant ce temps, l'homme tira la capuche de Roxas en arrière. Il semblait terriblement lucide à ce moment-là.

- Je ne souviens pas qu'il était blond… quoique Krista (1) avait son père blond… le fils aurait hérité de son grand-père…

- Supérieur, je crois qu'il débloque…, fit Roxas, affolé.

- Comme nous tous, soupira Xemnas avec résignation.

- Tu t'appelles comment, petit ?

- R…

- Quelque chose comme Turner ?, le coupa le pirate avec espoir.

- Exactement !, fit Xemnas en mettant ses mains sur les épaules du blond.

Roxas se demanda quelle malédiction lui était tombée dessus pour avoir tout le monde sur le dos (oh le jeu de mots !).

- Il s'appelle Roxas Truner.

- Roxas Turner, non ?

- Oui, oui, c'est ça, Roxas Turnear !

- Turner.

- Oui, Truner.

- … J'ai l'impression que vous essayez de m'arnaquer…

- Moi ?, fit Xemnas en papillonnant des yeux. Ce pauvre garçon aussi ?

Mouais, c'est ça. Fais ton gentil avec moi, « Supérieur ».

- Regardez ces yeux innocents. Ils ne peuvent être coupables d'un quelconque crime.

Quand le Supérieur fait de la poésie…

Le pirate haussa les épaules et fit :

- Je suis sûr que vous me cachez quelque chose…

- Bon, Roxas, on y va !, ordonna le Supérieur.

Il poussa l'homme qui tomba à l'eau et il sauta sur le navire.

Roxas s'agrippa à la rambarde pour monter sur le pont par une roulade maladroite, avant que le navire n'avance et que le pirate ne hurle derrière eux, trempé :

- On ne défait pas le grand Capitaine…

Il recracha de l'eau.

Pendant ce temps, Xemnas pilotait tranquillement, tandis que Roxas s'affaissait sur les escaliers, épuisé d'avoir eu à déployer toutes les voiles.

- Voilà ma super technique pour garder des munnies.

- Avouez que vous avez hésité à me laisser à ce…

- Je l'avoue. Mais bon, j'aurais pu aussi t'étriper dans ta chambre, …

- Placard à balais, oui.

- Si tu n'es pas content, dors à l'extérieur.

- …

- Oui, donc je disais qu'il me fallait mon partenaire vivant pour cette mission, même si elle est facile…

Roxas leva ses yeux vers lui et fit :

- Ah oui ?

- Il faut juste tuer quelques sans-cœurs pour Kingdom Hearts.

- Ah… mais qui s'occupe de la Forteresse ?

- Mon fidèle Saïx, répondit Xemnas avec satisfaction.

Le blond se tut. Saïx. Comme il ne regrettait absolument pas d'être parti de la Forteresse.

- On fait quoi là ?, demanda-t-il au bout d'un moment.

- On attend.

Quelques minutes plus tard.

- On fait quoi là ?

- On attend.

Quelques minutes plus tard.

- On fait quoi là ?

- On attend.

Quelques minutes plus tard.

- Bon, ils s'activent, oui ?

- On att… ils devraient bientôt arriver.

- Bon, je vais aux toilettes.

- Numéro XIII… il n'y a pas de toilettes sur un navire.

- Ca m'occupera.

Roxas se dirigea vers la première porte qu'il vit.

Quelques minutes plus tard, dans la cale.

- … ?

- … .

- Qui c'est qui fait une discussion muette ici ?, demanda Roxas, en tenant une lanterne à la main en titubant.

Non, il n'avait pas touché aux bouteilles dans la cabine du capitaine, c'était juste parce que le bâtiment tanguait.

- Bande-zaille !, lui répondit une voix aïgue.

- Oh non, pas encore lui…, gémit Roxas.

Il sortit tout de même ses Keyblades.

Puis vit la masse de Sans-cœurs.

Puis la compara à la masse musculaire inexistante de sa propre personne.

Il décida sagement de fuir.

- AAAAAAAAAAAAAAAAH !

Une furie blonde déboula vers le pont.

Xemnas soupira, gouvernail en main :

- Bon, numéro XIII, je sais que les toilettes des pirates ne sont pas forcément propres, mais j'aimerais naviguer tranquille !

- Supérieur, les Sans-cœurs… ils sont là !

- Enfin ! Je croyais qu'ils organisaient une tea party là-dedans, à force !

- Vous… vous êtes sérieux ?, fit Roxas, les yeux exorbités.

Le fait d'avoir des Ombres à ses trousses n'avait pas dû activer l'option humour dans son cerveau.

- C'est parti !, cria l'argenté en tirant ses sabres laser. Que la force soit avec moi !

- …


- Je commence à en avoir ras-le-bol de la musique de Star Wars.

- Tais-toi, et combat.


Le combat terminé…

- J'ai pas trouvé de thé dans la cale, c'est normal, Supérieur ?

- Tu trouves que c'est normal d'avoir un cerveau aussi petit que le tien ?, répliqua Xemnas, agacé.

- …

- Bon, on retourne à l'Illusio-Citadelle.

- …, fit Roxas en écarquillant les yeux.

D'où les yeux ronds comme des boules de loto. (2)

- Ca fait plaisir de voir que tu arrêtes de contester mes ordres, numéro XIII.

- Euh, non, Supérieur… c'est juste qu'il y a… derrière vous… un… un… euh…, tenta d'expliquer le blond en déglutissant.

Xemnas posa tranquillement sa paume contre son front et demanda :

- Sans-cœur ?

- Oui.

- Gros ?

- Très, acquiesça la Clef du Destin en réduisant ses yeux à une taille à peu très normale.

- Méchant ?

- Je suppose.

- Stupide ?

Roxas haussa les épaules :

- Pas sûr.

- Une chance de s'en sortir ?

- Pas vraiment.

- Il attaque ?, interrogea une dernière fois Xemnas en voyant le numéro XIII grimacer.

- OUI !

Mais le Supérieur fut plus rapide que lui, et un éclat rouge frappa le Darkside.

- Bande-zaille !

- Mais ce n'est pas vrai, ils se sont passé le mot ou quoi ?, gémit Roxas.

- C'est le cas de le dire.

- …

Les Keyblades de Roxas apparurent à ses mains, et battirent bientôt ses flancs. Il les empoigna avec fermeté, se tourna avec détermination vers son ennemi. Puis son visage fondit littéralement.

- Supérieur… je suis censé faire quoi ?

L'argenté en faillit tomber à la renverse.

- A ton avis ? Un monstre est sur le point de nous manger et toi, tu ne sais pas quoi faire ?

- Ben… on ne m'a donné de mode d'emploi avec mes armes…

- Plan A… fie-toi à ton instinct et fais de belles pirouettes pour buter l'ennemi…

- Nan, je n'ai pas confiance DU TOUT en mon instinct !, hurla brusquement Roxas en évitant de justesse un coup de la bestiole, qui grogna en face de lui.

- Plan B… frappe sur tout ce qui bouge jusqu'à ce que mort s'ensuive !

- Bon, ça, je crois que j'y arriverai !

- Tant mieux ! Il ne manquait plus que tu sois pacifiste pour que je te vire de l'Organisation !

- J'ai déjà fait d'autres combats, quand même !, protesta Roxas.

- Alors pourquoi tu me demandes ce qu'il faut faire ?

- Un trou de mémoire, peut-être ?

Le Darkside lui lança une boule d'éclairs qui alla s'écraser contre le mât. Lui, visiblement, n'avait pas de trou de mémoire concernant ses ennemis.

- On peut fuir ?, demanda Roxas par-dessus le bruit des coups bourrins de ses Keyblades.

- Ouais, si tu veux affronter la ribambelle d'Ombres que tu as dû rencontrer.

- Comment vous savez ça ?

- Elles viennent juste de débouler sur le ponton.

- Mazette.

- Comme tu dis.

- Mais on ne les avait pas déjà tuées un peu plus haut ?

- Tu n'en as pas attiré assez ici. Elles étaient plus nombreuses dans la cale peut-être. En tout cas, tu devrais changer de déodorant. On apporterait plus vite des cœurs au Kingdom Hearts.

- …

- POUR LE KINGDOM HEARTS !, cria le numéro I avant d'enchaîner un combo sur le poignet droit du gros Sans-coeur.

- La honte, murmura le numéro XIII en libérant d'un coup de Keyblade pourtant hasardeux deux cœurs.

- Ne va pas me faire ta crise d'adolescence, le nain.

- Je ne suis pas nain, c'est tout le monde qui est trop grand.

- En changeant de déodorant, tu devrais manger un peu de soupe, ou tu te feras rattraper par Ienzo.

- Ienzo… ?

- Le numéro VI. Et ne cherche pas à comprendre, c'est trop compliqué pour toi.

- Hin, hin… AÏE !, fit Roxas en plaquant brièvement sa main encombrée de Souvenir perdu sur son bras.

- Voilà ce qui arrive quand on parle. Je ne m'étonne plus de la bande d'incapables qu'on m'a fourni, remarqua le Supérieur d'une voix totalement posée alors qu'il attaquait sans cesse.

Respect.

Roxas avait compris rapidement qu'il ne fallait pas taper n'importe où, comme le disait pourtant le sacrosaint plan B, mais uniquement sur les poignets du Darkside.

Au bout d'un moment, lorsqu'ils réussirent à défaire le sans-cœur, un énorme cœur orange illumina un instant la mer avant de disparaître. Les Ombres restantes s'évaporèrent aussi.

Et le navire menaçait de boire la tasse, voiles cassées, cale saccagé, bouteilles brisées, coque transpercée et poissons en train de squatter.

Xemnas ouvrit un Portail où ils s'engouffrèrent, tandis que la dernière planche intacte du bâtiment émettait un ultime craquement.

- Je t'aimais bien pourtant, regretta le Supérieur en repensant à son beau gouvernail.

« J'ai mal à la tête », se dit seulement la Clef du Destin.


Roxas tint bon. Il tint bon en traversant le passage qui le faisait vomir, les Keyblades serrées. Il tint bon en arrivant dans l'Illusio-citadelle, quand ses mains devenaient blanches à force de presser ses armes. Il tint bon en courant dans les couloirs.

Puis il saisit la poignée d'une porte au hasard et tomba évanoui dans la pièce qu'elle ouvrit.


Naminé referma son cahier un instant en baissant ses paupières. Son travail était quasiment terminé. Sora devrait maintenant ne plus avoir un souvenir réel dans son cœur.

A part ses amis peut-être. Dont elle ne faisait pas partie.

Elle essaya de sourire, mais aujourd'hui, c'était trop dur.

Franchement, pourquoi était-elle seule dans ce Manoir à exécuter des ordres à longueur de journée ?

Les souvenirs de Sora lui avaient démontré que les adolescents de son âge s'amusaient sur la plage, discutaient ensemble, se rendaient dans des grands bâtiments où ils écoutaient plus ou moins attentivement ce que dictait un adulte devant eux, s'embrassaient même…

Axel avait bien choisi son moment.

- Tu es tout ce qui lui reste.

La simili ne dit rien.

- Si tu n'y mets pas un terme, personne ne le fera.

- Puisque t'es si malin, pourquoi tu ne le fais pas toi-même ?

- … ce n'est pas marqué dans le scénario.

Naminé secoua la tête et fit remarquer :

- De toute façon, c'est fichu. Il a même réussi à oublier Riku…

- QUOI ?, fit Dark Riku, surgissant de derrière une porte, essoufflé après avoir monté des tonnes d'escaliers (et zut, le plumeau qui lui servait de jupe était tout crasseux).

- Eh ouiiii, confirma Axel, les mains derrière la tête, c'est fichu et carpette, comme dirait Naminé.

Le jeu de mots tomba à l'eau (et la rime aussi).

- Toi, viens avec moi, ordonna l'argenté en faisant se lever la blonde, on va aller réveiller Sora !

Ils sortirent. Le numéro VIII resta tout seul comme un imbécile.

Mais quelques secondes plus tard…

- MON PLAN A MARCHE ! Je n'y crois pas !

C'est beau, la modestie.


Sortant d'un énième monde, Sora était tout content (car oui, il a escroqué 2 000 006 Mogs – il suffisait d'ouvrir une pièce Mog pour bénéficier à chaque fois d'un jeu de cartes gratuit-, tué 852 693 123 478 Sans-Cœur - il avait atteint le niveau 248 -, parlé à 101 personnes différentes – heureusement que son cœur n'avait pas retenu la quête des dalmatiens, sinon il aurait dû tout aller les rechercher… -, appris 400 tours – pour faire les 400 coups… -, râlé contre l'Organisation XIII 200 fois, contredit Donald 600 000 fois par palier et traité de crétin fini Dingo une dizaine de fois seulement. C'était Donald qui s'en chargeait habituellement).

Mais bon, maintenant que ses joyeux compagnons étaient sous forme de cartes et qu'il bénéficiait d'une paix toute relative, il marchait dans les couloirs du Manoir.

Soudain, il vit une chevelure blonde. Hum, cheveux mi-longs, clairs, pas hérissés, analysa-t-il finement (la finesse d'analyse était une compétence tout particulière qui s'était manifestée à force de se faire attaquer par des buissons yaoistes vengeurs). Bon, ça va, il pourrait aller lui parler sans se faire déchiqueter par un kunaï et/ou grillé par la foudre.

- Naminé !

La jeune fille lui sourit gentiment. Un moment de silence. Le châtain se gratta la tête, perplexe.

- Normalement, les princesses sont gardées par les dragons… y'a grève ou quoi ? Tu ne crois quand même pas que j'ai fait tous les niveaux existants et inexistants pour que tu restes plantée bêtement là, non ?

Naminé en resta bouche bée.

- Donc… c'est que tu n'es PAS une princesse ! L'arnaque ! Mais bon sang, c'est qui celle que je dois sauver ?...

- La fille que tu aimes… Celle qui était toujours avec toi… Ce n'est pas moi… C'est ELLE, répondit la blonde.

- Ah pardon, je veux bien qu'on me traite de héros gâteux, mais quand on dit que j'aime une cruche affublée d'une mini-jupe, là, c'est un peu fort !

- … Je suppose que cette réaction est due au fait que je suis entrée dans tes souvenirs…

- Excuse-moi, mais je ne crois pas que mes souvenirs soient une station balnéaire. Si mes souvenirs sont exacts.

- …

- En parlant d'exactitude, je vois très qui est cette fille, mais elle s'appelle comment ?...

- Elle s'appelle « Bonjour Riku ! », fit une voix derrière un pan de mur.

Sora écarquilla les yeux et fit :

- Oui ! C'est ça ! « Bonjour Riku » !... Peut-être pour ça que je trouvais qu'elle avait un nom pourri…

- Hé !, s'écria la voix, vexée.

- … après elle se mettait à pleurer, et je lui donnais un œuf trouvé sur un palmier… euh…

- Ho hé !

- … la pauvre, une fois il lui avait explosé au visage…

Dark Riku, vaguement énervé en entrant dans la pièce, compléta :

- … et en fait, c'était Wakka qui lui avait lancé son ballon sur la tête pour le premier avril…

Les deux garçons achevèrent ensemble :

- … après, on l'appelait crâne d'œuf roussi.

Ils se regardèrent un moment.

Sora s'écria :

- Mais attends… tu y étais, toi ?

L'argenté répondit :

- Ben bien sûr, c'est même moi qui ai demandé à Wakka de le faire.

- Mais alors, qui devait protéger Naminé, puisqu'on était tous les deux en train d'embêter crâne d'œuf roussi ?, interrogea Sora.

La colère de Dark Riku revint à la charge et il s'exclama :

- C'est MOI ! Mais toi, avec ta mémoire défaillante, tu es toujours sur mon chemin !

- Riku ! C'est « avec tes souvenirs embrouillés » dans le script… AIE ! (Anonyme s'est pris un bon coup de ténèbres sur la figure)

L'Elu de la Keyblade prit un air surpris :

- Riku ? C'est toi ? Si tu savais ce que les buissons yaoistes m'ont fait subir après ton départ…

- JE NE SUIS PAS RIKU !, s'écria le clone, Amnivore en main. Je suis DARK Riku !

- … Tu m'expliques la différence frappante ?

Naminé prit enfin la parole :

- C'est…

Mais trop tard, Dark Riku décrocha un coup violent de Keyblade à Sora, qui l'envoie valser dix mètres plus loin.

La blonde cria en se plaquant les mains sur le visage.

- Désolé, mon amour, déclara le clone en se tournant vers elle, j'étais obligé de te mentir sur mes raisons pour rencontrer Sora, il faut que je le tue…

- Le tuer ?!

- Mais ce n'est pas vrai, mon amour, tu es sourde ou quoi ?

- …

- Riku…, fit Sora, légèrement sonné (ça changeait pas trop de d'habitude) mais déterminé, j'ai juré que je te sauverai ainsi que Naminé et le Roi… le tout sans les mains ! (3)

L'argenté ricana :

- Et avec quoi tu tiendras ta Keyblade ?

- Tu veux vraiment que je te dise ?...

- Ca va, merci, on s'en passera, coupa Naminé.

- De toute façon, j'ai compris que tu n'étais pas Riku !, lança le châtain. Riku n'aurait pas été aussi mééééééchant avec moi !

- Tant mieux, il était temps, depuis que je te répète que je ne suis pas ce bouffi…

- …

- …, fit le clone en tombant sur le sol.

Sora ouvrit des yeux terrifiés.

- C'est moi qui me fais taper, et c'est lui qui tombe ?! Mais où va le monde ?

- Pardon, mais ce n'est pas toi qui vas commencer à me les casser !, cria Naminé. Si t'es pas content, tu retournes sur ton île pourrie à chercher des œufs sur des palmiers et tu ne vas pas te perdre dans un manoir ! C'est bon, c'est retenu ?

Sora commença à s'énerver à son tour :

- Et ben, figure-toi que je suis allé me perdre dans ce manoir rien que pour toi ! Pour te sauver ! J'ai dû supporter les blagues d'Axel, les fantaisies de Marluxia, la folie de Larxène, l'avarice des Mogs, la laideur des Sans-cœur, et je ne te raconte pas le pire : ne plus me rappeler rien, pas même mes amis. Sans compter que je suis entouré de clones, et je viens de me faire taper par l'un d'entre eux qui ressemble à mon copain ! Alors, si tu n'es pas contente toi aussi, tu vas voir ailleurs si j'y suis !

- Je pourrais dire la même chose !, répliqua Naminé. Tu crois que je n'en ai pas subi, des épreuves ? Dessiner toute la journée, en écoutant les autres parler de leurs vies, rester enfermée tous les jours dans ce manoir, perdre des amis que je n'ai pas eus, changer les souvenirs de quelqu'un contre son gré…

- Changer les souvenirs de qui ?, demanda Sora, intrigué.

- A ton avis ?

- … Moi ?, répondit l'Elu de la Keyblade, son visage prenant une tournure plus triste.

- Je suis désolée… je ne suis pas censée faire partie de cette histoire…

- De quelle histoire ?, répéta le châtain.

- C'est vrai, de quelle histoire d'ailleurs ?, demanda une autre Naminé.

Sora regardait avec stupéfaction les deux jeunes filles.

- Dark Naminé ?

- Ce n'est pas moi, fit la nouvelle venue.

- Alors… Naminé tout court ?

Malheureusement pour lui, les deux Naminé se mirent à parler en même temps :

- Je ne suis pas dans ton cœur. / Je me suis inscrite sur un site de rencontres / Je suis en train d'écrire un futur best-seller mondial / Je ne suis dans le cœur de personne. / J'ai gagné un match de tennis / Tralalala / Boum, boum / Hihi / Hoho / Huhu / Je ne l'ai jamais été.

- Euh…calmez-vous là, s'il vous plaît, se lamenta Sora.

A cause des ondes sonores, le décor commençait à grésiller.

- On était inséparables, Naminé. Pourquoi es-tu devenue aussi bizarre ?

- Est-ce vraiment pour nous que tu es venu ?, firent en chœur les simili.

- Euh non… y'a qu'une place de libre sur le vaisseau gummi…

- J'ai toujours rêvé d'être dans un vaisseau gummi !, fit une Naminé avec des étoiles dans les yeux.

- Sora, ne me crois pas ! J'ai toujours eu le vertige !, s'écria l'autre.

Et dans tout ça, Sora avait oublié qui était l'une et l'autre.

La deuxième Naminé continua :

- Je ne suis pas la princesse que tu es venu chercher.

- Forcément, puisque je ne viens pas chercher une princesse, je viens chercher Riku et le Roi, asséna le châtain avec un air triomphant.

Puis soudain une jeune fille rousse entra dans la pièce grésillant et mit une claque mémorable à Sora.

- Alors comme ça tu m'as oubliée ?, hurla-t-elle. Moi qui croyais qu'on se retrouverait ! Moi qui croyais qu'on se marierait ! Qu'on aurait des enfants !

- MAINTENANT ?

Naminé Ière fit :

- Peut-être qu'elle parlait au futur, Sora…

Le garçon se gratta la nuque et rétorqua :

- Ah oui, effectivement, ça n'aurait pas été très confortable ici…

- …

- De toute façon, les filles, c'est toujours pareil. Tu leur parles de boules, elles commencent à crisper, fit l'Elu de la Keyblade.

Les trois filles se frappèrent le front en même temps.

- Mais, qu'est-ce que vous avez toutes ?, s'inquiéta Sora.

- Je me tire, décida Kairi (enfin, son souvenir).

- Moi de même, décida Naminé 2ème.

- Bon… Sora… bonne chance pour la suite, tu vas prochainement te retrouver seul comme un imbécile, le prévint Naminé 1ère.

Et effectivement, quand elles disparurent, sa prédiction se réalisa.

- Je fais quoi maintenant ?


Roxas aurait tellement voulu se poser la même question. Il avait eu la mauvaise surprise au réveil de voir un squelette à ses côtés.

Pour continuer, il s'était enfui en courant.

Pour poursuivre, il s'était heurté à Xemnas.

Pour finir, celui-ci l'avait encore envoyé en mission.

Quand on vous disait que le nombre XIII ne porte pas chance…


Une ville ultramoderne. Du rock plein les oreilles. Un quartier à la mode, commercial et bondé.

Shibuya.

Roxas regarda autour de lui tout en voyant le Portail des Ténèbres se fermer derrière lui. Il n'avait pas de partenaire.

Un papier Winnie l'Ourson apparut devant lui, qu'il attrapa en essayant d'éviter les personnes qui traversaient la route.

C'était curieux, elles n'avaient pas l'impression de le voir.

« Trouver Neku Sakuraba et défaire avec lui le Maître du Jeu. Pour la limite de temps, voir avec le dénommé Sakuraba.

Bonne chance, mon petit lapin(ou),

Saïx »

Ultime humiliation du Berserk. Heureusement que les gens ne le voyaient pas, ils verraient avec effroi une petite boule de colère rivalisant quasiment avec le numéro VII.

Roxas, une fois calmé, fronça les sourcils. Un, comment allait-il trouver ce Neku si personne ne le voyait ? Deux, qui était le Maître du Jeu ? Trois, une limite de temps ? Une LIMITE de TEMPS ? Le sadisme de Xemnas avait brusquement augmenté, ou quoi ?

Le cas de Roxas s'aggrava quand il aperçut deux grenouilles géantes, aux motifs plutôt étranges, se dirigeait vers lui. Oups. Il supposait que c'était les Sans-Cœur du coin.

Il tenta de faire apparaître ses Keyblades.

- Allez !, criait-il. Vite ! Mais ce n'est pas vrai, la malchance me gâte !

- Faisons un pacte !, fit une voix derrière lui.

Le blond se retourna et vit un punk aux cheveux orange, mal habillé de violet, casque sur les oreilles. Il y avait de quoi ne pas avoir confiance.

Mais bon, ce n'est pas comme s'il avait le choix.

- D'accord !, répondit-il.

Il faut dire que la chance avait voulu se rattraper.

Le pacte ne fut pas si horrible à faire (il s'en rendit à peine compte). Lorsqu'ils entrèrent en combat, Roxas put enfin faire apparaître ses Keyblades. Son partenaire sortit un deck de… badges. Qu'il lança consciencieusement sur ses ennemis les… grenouilles pendant le combat. Pour couronner le tout, c'est qu'il savait bien viser !

A eux deux, ils arrivèrent à bout des… grenouilles (Roxas avait vraiment du mal à s'habituer).

Le numéro XIII n'entrevit sa chance que lorsqu'il demanda au punk :

- Et tu t'appelles comment ?

L'autre eut un instant d'hésitation, puis, plongeant la tête dans son haut mauve très large, mèches orange devant la figure, murmura :

- Neku… Neku Sakuraba.


Le clone de Riku se réveilla dans la pièce blanche vide. Il secoua ses cheveux argentés et fit :

- C'n'est pas tout mais qu'est-ce que…

Son œil cyan s'alluma d'un coup et il entra d'un air décidé dans un monde.

Ce pauvre Sébastien était encore en train d'expliquer à Ariel par chansons que le monde extérieur n'était pas bien, qu'il ne fallait pas y aller, qu'elle serait une méchante fifille à son Triton si elle le faisait… bref, toutes les choses qui donnent envie de faire le contraire.

C'est dans ce fabuleux contexte que (Dark) Riku apparut.

- Dites, vous n'auriez pas vu une Remnant par hasard ?, demanda-t-il.

- C'est quoi ? Une vieille sorcière des mers née au millénaire passé ?, fit le crabe. Vous allez dans le coin le plus sombre, le plus moisi, vous demandez Ursula, et si vous voyez une pieuvre obèse et pleine de furoncles qui se ramène, c'est que c'est elle.

- Nan, ce n'est pas ma conception des Remnants, répondit Riku. Je crois que c'est un artefact qui sert d'arme ou de coffre, qui peut ressembler à n'importe quoi. Celle de David est un énorme canon, celle d'un méchant est une espèce de hache… (4)

- Vous avez cherché dans le dictionnaire ?

- Nan, j'ai été inspiré par l'esprit d'un fan.

- Fan de quoi ?

- Fan 2 ! (5)

- …

- Alors ?

- Ben, désolé mon vieux, je crois que je ne suis pas la bonne personne pour ce genre de trucs.

Dark Riku réfléchit puis décida de continuer sa drôle de quête et rétorqua :

- Alors, à la revoyure !

- C'est ça, au revoir… Sous l'océééééééan ! Ariiiiiel ! C'est géniiiiial !

La pauvre sirène lança un regard désespéré à Dark Riku, mais bon, comme d'habitude, celui-ci s'en fichait royalement.

L'argenté retourna dans le manoir Oblivion, et réfléchit trente secondes pour savoir où pouvait se trouver une Remnant.

Un énorme canon pointa vers sa tempe.

- Bon, tu me dis pourquoi tu cherches des Remnants, sinon je te bute, fit un homme blond. Je rajoute aussi que je m'appelle David Nassau, que je suis désespéré depuis la mort de mon amo… ami, et je ne suis pas censé faire partie de cette histoire. C'est quand qu'on mange ?

Le garçon fit avec des gros yeux :

- Mais, voyons, David, tu ne m'as pas reconnu ?

L'autre écarquilla tout grand ses mirettes.

- Rush, mon amour, c'est toi ?

- Oui, c'est moi, mon cher Don… David.

Les deux se jetèrent dans les bras l'un de l'autre.

- Trop content !, faisait David, trop heureux justement pour prononcer une phrase normale.

- Je me suis réincarné après ma suicidation, expliqua Dark Riku/Rush, qui avait pris l'apparence d'un jeune homme aux courts cheveux bruns. On en a bien discuté avec le Conquérant, il a dit que je devais aller de préférence dans un coin propice aux rencontres « étranges ». C'est bizarre, non ?

- Oui. Même… étrange.

- Oh, David, ton humour à deux balles m'a tellement manqué !

- Toi, c'était tes sarcasmes à répétition accompagnés de ta folie suicidaire.

- Je t'ai dit que j'avais des ancêtres lemmings ?

- Je me demandais justement d'où ta sœur tenait cet air stupide que tu n'as pas.

- Héééé ! C'est ma sœur !, fit Rush.

- Ben, oui, c'est pour ça : comment peut-elle avoir un frère pareil ?

Marluxia passa la tête par la porte de la pièce et coupa :

- Bon, quand vous avez fini vos retrouvailles, on pourrait peut-être continuer l'élaboration de mon plan maléfique ?

- Oui, d'accord, on part, dit David avec diplomatie.

Il entraîna Rush avec lui, laissant Dark Riku derrière (encore dans les pommes) et se demanda :

- Mais où est le plan pour sortir ?

Après qu'ils furent sortis, Sora revint, l'air vaguement déprimé.

Puis il revit Riku allongé par terre. Dans un éclair, il se dit qu'il faudrait quand même aider son ennemi, il pourrait toujours essayer le bouche-à-bouche…

Mais Naminé se plaça devant lui, déterminée.

- Tu ne touches pas à la seule personne avec qui j'ai eu une touche !

- … Il faut toucher où, dans tout ça ?

- Elle est méchante. Elle lui a brisé le cœur qu'il n'avait pas, fit Larxene, entrant dans la pièce décidément très fréquentée.

Sora mit ses mains sur ses hanches, ironique.

- Tiens, déjà sortie de l'asile ? Ou on t'a chassée parce que ton cas était désespéré ?

- Tu es pitoyable, rit la jeune femme. C'est toi qui es un cas désespéré !

- Oui, on peut continuer longtemps à se traiter mutuellement de cas désespéré, soupira Sora.

- Mais toi, tu es le dernier à avoir compris que Riku n'était pas Riku !

- Oui, mais si on m'avait prévenu avant, aussi ! Je ne peux pas deviner !

- Ses souvenirs de Naminé étaient implantés et non réels.

- Où est le rapport ?

- Il n'a pas cessé de se battre contre toi pour de faux souvenirs, continua la numéro XII, à cause d'une certaine fille blonde aux yeux bleus dont le nom commence par « Na » et finit par « Miné ».

Elle regarda avec insistance ladite Naminé.

L'Elu de la Keyblade se gratta la tête avec perplexité.

- Nan, Naromiminé, je ne connais pas…

- Tu es si bête, remarqua Larxene (pourtant, pour le niveau d'intelligence, elle est plutôt indulgente). Tu ne comprends donc pas ? La fille, ici présente, que tu veux protéger est une sorcière manipulatrice qui emprisonne le cœur des gens dans un passé imaginaire. Mais bon, Axel nous a trahis, et je suis tentée de dire : « comme d'habitude », et tu l'as rencontrée. Et voilà, dire que je manquais cruellement d'un homme de ménage pour faire mon dortoir ! Tu faisais tellement bien l'affaire !

- Pardon ?, interrompit (encore) Marluxia. On avait convenu que ce serait MON homme de ménage !

Axel interrogea :

- Mais je croyais que c'était censé être notre marionnette pour s'emparer de l'Organisation…

Les deux autres le regardèrent bizarrement.

- Bon, alors, on fait quoi ?

- Je vous bute tous et j'arrive au niveau suivant ?, proposa Sora.

- Je vous bute tous et je débrouille pour la propreté du dortoir ?, fit Larxene.

- Je vous bute tous et je continue d'astiquer ma faux ?

Naminé dit timidement :

- Je vous bute tous et je me fais tuer parce que je n'y arriverai jamais ?

Axel se gratta la tête pensivement en réfléchissant pour la solution à opter et lâcha :

- Le Supérieur m'a chargé de tous vous tuer, si vous vous entretuez, ça vous convient ?

Les quatre personnes hochèrent unanimement la tête, mais Marluxia s'approcha du numéro VIII en disant d'une voix mielleuse :

- Je m'en voudrais de ne pas te laisser un petit cadeau de rupture.

PAF !

- Ca ne ferait pas crédible si tu revenais à Illusiopolis indemne…, ajouta Larxene.

PAF !

- Pour le nombre innombrables de fois où tu m'as piqué la vedette, fit Sora.

PAF !

Naminé dansa d'un pied sur l'autre, gênée, et se contenta de lui lancer un crayon.

Bon, Axel n'était quand même pas en bon état.

Il fit péniblement apparaître un Portail des Ténèbres tandis que le combat s'engageait derrière lui.

Inutile de dire qui a gagné… étant donné que Naminé et Sora s'étaient ligués.


Un bandeau sur les yeux, Riku contempla en rêve le décor de son enfance, glissant ses yeux aveugles sur la grande plage baignée dans le crépuscule.

- Bientôt, Sora…

Une pseudo-momie rouge apparut derrière lui et l'argenté se retourna vers lui, attendant ses ordres.


Le lotus se referma et Sora se prépara à retrouver ses souvenirs. Et à oublier Naminé, puisque celle-ci lui avait donné le choix entre ses anciens souvenirs et elle.

Un long travail d'un an attendait la jeune fille.


Xigbar se promena, décontracté mais vigilant, dans les allées sombres d'Illusiopolis. Dans un coin reculé, son unique œil doré tomba sur une ombre qui tremblait de froid.

Il lui lança un manteau noir sans même la regarder.


En combattant des grenouilles avec Neku Sakuraba, Roxas en avait presque oublié que le temps lui était compté. Ce qu'il ne pouvait s'enlever de la tête, c'est la désagréable impression que la fin de cette mission ouvrirait la porte à des évènements bizarres. Même s'il n'aimait pas l'Organisation, il sentait son cœur devenir douloureux à l'idée de changer. De devenir un vrai simili… ou de découvrir sa véritable personnalité ?


Allongé sur son lit, la respiration sifflante, Axel essayait d'oublier la mission Oblivion. La main sur sa blessure, il pensait avec pas tant d'indifférence que ça à la mort de près de la moitié des membres de l'Organisation…

A SUIVRE ! :D

(trop contente d'avoir fini le chapitre)


(1) Krista Dewey. Héroïne de ma première fic xD Ah oui, elle n'est pas mariée à Bill le Bottier normalement, mais elle ne m'en voudra pas… Aïe !

JANE : Tu ne touches pas à ma protégée !

DUNCAN : J'avais oublié la vieille mégère pas apprivoisée… (se reprend un coup de parapluie) T'étais pas dans un bateau pour Tripoli ?

JANE : Je reviendrais toujours pour la sauver !

DUNCAN : Je suis votre créatrice, j'ai le droit de… (troisième coup de parapluie) OK, t'as gagné…

EVANS : J'ai encore taché ma superbe chemise ! Bonjour la calamité ! Quelqu'un a de la lessive ?

DUNCAN : … ça, c'est d'avoir créé un pirate maniaque du ménage…

(2) Ca vient d'Orixiah, j'ai rien inventé xD Merci encore une fois à toi et à Shirley no Gemini pour vos magnifiques artworks pour la CAX ! (même si tu es devenue Judas après lol)

(3) Oui, Sora dit vraiment ça dans Chain of Memories. Je n'invente pas toutes ses stupidités, tout de même xD Mais il me fait marrer et je l'aime bien. C'est MON Sora xD (enfin, la version peu glorieuse que j'ai de lui xD)

(4) Merci, Loony xD Ah oui, désolée si David est OOC xD

(5) « Fan 2 », ça vous dit rien ? Avant, quand je regardais les épisodes de « Malcom », je tombais sur cette émission. J'ignore si elle a disparu (remarquez, je m'en fiche pas mal, elle ne m'intéressait pas xD)


La surprise que je vous annonçais dans les premiers chapitres arrive enfin ! (pour le meilleur, et surtout le pire…)

Merci « Pourqu'Haw ! » (c'est la chanson des indiens de « Peter Pan ». Ah oui, et lisez « l'Habit Rouge de Peter Pan » : c'est sûrement la meilleure suite qui pouvait être créée !)