Disclaimer: Si KHR m'appartenait, ce serait visible. Déjà, l'apprentissage entre Dino et Hibari aurait été sensiblement différent. Ou plutôt, certaines scènes auraient été ajoutées. Puis on saurait exactement ce qu'il s'est passé pendant que Mukuro le « battait » si vous voyez ce que je veux dire... je n'en doute pas.
Avertissement: Attention. Cette histoire traite de relations homosexuelles entre deux hommes. On parle de slash, de yaoi. Merci de ne pas juger cette histoire selon ce seul critère s'il ne vous convient pas. Enfin, ici ne lisez pas. Je ne pense pas avoir un scénario assez intéressant à côté pour contre-balancer. Par ailleurs, je tiens à remercier encore une fois, toujours, Tyu-chan. Qui malgré le travail qu'elle a, et le mien, parvient à trouver le temps pour corriger la multitude de fautes que je laisse traîner, m'encourage à poursuivre cette histoire sans jamais lâcher, m'aide tout simplement. Et avec qui je peux agréablement parler, de Izaya à Shutter Island. Merci pour tout.
SEXE: bon, normalement, j'ai capté grâce à ce mot l'attention de tous les lecteurs. Non, pas encore. Mais il va y avoir un gros lime dans ce chapitre. Ça dépasse même sûrement le lime. Il va y avoir un allumage en règle et une joyeuse extinction. Merci de tenir compte de cet avertissement.
Chapitre 20
Hibari ouvrit les yeux sur le paisible visage endormi de Mukuro. Aucun masque ne venait troubler son expression assoupie. Les muscles de son visage s'étaient relâchés, sans aucun sourire moqueur pour orner ses lèvres. Sa respiration, lente et profonde, venait lui chatouiller le nez. Et plus il le regardait, tranquille et complètement inconscient, et plus son agacement augmentait. Il retroussa le nez, anticipant la caresse de l'air provoquée par l'expiration de l'illusionniste mais ne parvint pas à lui échapper. Mais ce qui l'énervait plus que tout le reste, c'était de sentir le bras, lourd, qui pesait sur sa taille. Il le tenait serré contre le corps de l'autre et l'enlaçait complètement, l'empêchant de se glisser hors du lit. Il attendit quelques minutes dans cette position inconfortable avant de saisir le membre inerte, cherchant à le déplacer. Remuant dans son sommeil, Mukuro raffermit sa prise et le rapprocha, glissant une de ses jambes entre celles repliées de Hibari.
« Menteur. », grogna le gardien du Nuage avant de tenter de frapper le visage devant lui.
Sans se départir de son expression endormie, Mukuro bloqua son poing. Finalement, un sourire orna ses lèvres et il ouvrit les yeux. « Bonjour à toi aussi. » Il acheva ses salutations en déposant sa bouche sur celle du garçon lui faisant face. « J'ai passé une délicieuse nuit. Et matinée. Et un très agréable début d'après-midi. Tu n'arrivais plus à dormir sans ma douce présence à tes côtés ? »
« Comment ça ? »
« Il est quatorze heures. Ne t'inquiète pas, j'ai prévenu Kusakabe que tu étais épuisé quand il est passé ici. Et j'ai éteint ton portable pour que tu ne sois pas dérangé. Tu es tellement mignon quand tu dors. », Mukuro se mit à rire quand Hibari lui jeta au visage la première chose qu'il trouva, à savoir l'Hi-Bird.
« Hibari Hibari! Réveillé Réveillé! », pépia l'oiseau avant de quitter la chambre.
Mukuro se laissa gaiement allonger sous le corps du japonais qui arma son bras pour lui décocher une fantastique droite. Il interrompit cependant son attaque pour bâiller profondément. Ses doigts venant caresser le visage au-dessus du sien, l'illusionniste ajouta, « L'Hi-Bird aussi te trouvait très fatigué, il a préféré te laisser dormir. » Ses doigts déboutonnant habilement le haut du pyjama de Hibari, il tira sur les pans ouverts de son vêtement pour l'amener à lui.
Le japonais laissa son torse nu rencontrer celui tout aussi dévêtu de Mukuro et bâilla une nouvelle fois, avant de se frotter les yeux, brouillés par des larmes de fatigue. Une main vint caresser ses cheveux, réajustant ses mèches pour qu'elles ne les dérangent ni l'un ni l'autre. « Manipulateur. », souffla Hibari avant de retomber dans le sommeil.
« Merci du compliment. Tu n'es pas mal non plus. », lui répondit Mukuro en croisant ses bras sur la peau chaude du dos de son fiancé.
« Salut les garçons! Je vous serre la même chose que d'habitude ? »
« S'il vous plaît monsieur Yamamoto. »
« Ah ah ah! Je t'ai déjà dit de ne pas être aussi poli. Vous êtes des bons garçons tous les deux. Et puis, vous êtes des amis de mon imbécile de fils! Bon, je m'occupe de vos plats, installez-vous en attendant. »
« Et donc ? »
« Ah, mon bien-aimé Kyoya, je voulais te dire que je te quitte. », déclara Mukuro à grand renfort de gestes. « Tu pourrais au moins sourciller à défaut de sembler inquiet. Je te laisserai seul pour la journée. Profites-en pour régler tes affaires. »
« Et où as-tu entendu que j'aurai des affaires ? »
« Voyons Kyoya, tu n'es pas le seul à avoir des informations. », dit l'illusionniste en posant sa main sur celle de Hibari.
Ce dernier lui répondit par un reniflement dédaigneux. Il remercia d'un hochement de tête le père de Yamamoto pour les plats apportés et, dès qu'il les laissa savourer leur repas, chercha à sortir sa main de celle qui l'étreignait.
Hibari regardait leurs deux mains enlacées, fronçant les sourcils en parvenant finalement à dégager la sienne. Il ajouta sans une pointe d'émotion, « Je ne vois vraiment pas pourquoi tu fais ça. »
Un rire lui répondit. « Je serai ravi de te l'expliquer en détail. »
« Et perdre contre toi ? »
L'air de ne pas y toucher, Mukuro se lança. « Oh, mais il y a d'autres moyens qui n'impliqueraient pas ma victoire. » Face à l'air interrogateur de son partenaire, il poursuivit. « Mais tu pourrais en mourir, et moi aussi. Kufufu! On ne donne pas vraiment d'explications là-dessus, le vivre est plus simple. Prêt à relever le défi ? »
« Ne me prends pas pour un imbécile. », siffla Hibari avant de reculer sa chaise. Il fut retenu par une main saisissant la sienne, une nouvelle fois.
« Oya, je te déconseille de te lever brusquement et de sortir de la pièce après avoir tenté de me frapper. Je doute que monsieur Yamamoto apprécie. Il t'en faut plus pour te convaincre ? »
« Je me fiche de ce qu'il apprécie. », répondit le japonais en se réinstallant.
« Je peux présenter les choses autrement si tu veux. Dis-moi Hibari Kyoya, comment comptes-tu acheter mon silence ? »
Un sourire répondit à celui qui ornait les lèvres de Mukuro. « Dis toujours. »
« Demain, je t'enlève faire une excursion en amoureux. »
« Pardon ? »
« Rassure-toi, je ne pense pas à un pique-nique. Plutôt à une chambre d'hôtel confortable. »
« Je ne vois vraiment pas quel est l'intérêt de tout ça. »
« Je te le montrerai avec plaisir. Si tu acceptes de me rejoindre. »
« Comment ? »
« Tu as tendance à disparaître quand les choses deviennent intéressantes. C'est tellement dommage, quand je pense à tout ce que tu rates... »
« Rien de vital. »
« Et pourtant. »
Hibari entra dans la chambre avoisinant celle qu'avait occupé Irie. Les murs étaient couverts de formules, mis à part l'un d'entre eux où se trouvaient des mots entourés, liés les uns aux autres par des flèches partant dans tous les sens.
« Bonjour, j'imagine que tu es Hibari ? » Spanner se tourna vers l'homme qui venait d'entrer, abandonnant pour un temps sa dernière formule. Il y reviendrait dans un instant, il pouvait bien poursuivre son raisonnement en discutant. « C'est une bonne nouvelle, je commençais à me lasser d'être ici. »
Comme il terminait sa phrase, les lumières de la chambre s'éteignirent. Hibari eu le temps de cligner des yeux avant d'apercevoir un éclat argenté se diriger vers lui. Il saisit le poignet armé et fit une clé de bras à son propriétaire. D'une pression plus forte, il lui fit lâcher son arme. Il allait augmenter la traction quand l'autre reprit la parole.
« C'est bon, c'est bon, je me rends! »
Hibari repoussa d'un coup de pied le couteau au loin avec lequel on l'avait menacé. Ses hommes avaient manqué d'attention, il s'en occuperait plus tard.
« Je ne pensais pas que tu serais aussi fort. Ce n'est pas le genre de choses qu'on peut prévoir en te regardant. Mais bon, tu ne peux pas m'en vouloir d'avoir essayé de m'enfuir, non ? Je ne t'aurai pas tué, je voulais juste sortir d'ici. Je serai bien incapable de tuer quelqu'un, je ne suis pas assez fort pour ça. »
« Tu es celui qui a commencé. »
« Ah, l'histoire de l'ordinateur ? Je savais que j'aurai dû être plus prudent. »
Hibari saisit la seule chaise présente dans la cellule et se positionna dessus, face au blond qui s'était laissé tomber assis contre le mur. « Pourquoi ? »
« Hum... en fait, j'étais à la recherche de quelqu'un. Et comme vous aviez des informations dessus, j'ai fini par vous trouver. Après, je me suis peut-être un peu laissé emporter. »
« Irie Shoichi. »
« Oui! Il était là il y a quelques temps, non ? Vos dossiers ont gagné une bonne protection, j'ai reconnu son travail. »
« Ça ne te regarde pas. Pourquoi tu voulais le retrouver ? »
« C'est quelqu'un d'intéressant. Tu ne sembles pas vouloir me tuer. Qu'est-ce qu'il va se passer alors ? »
Hibari lui tendit un ordinateur, une vidéo prête à tourner déjà lancée. Il avait une étrange impression de déjà-vu. La voix de Giannini emplitla salle pendant que le mécanicien montrait ses inventions, se targuant d'être le génie de cette génération. Spanner ne parvenait pas à retenir une expression méprisante et hautaine, ses sourcils froncés témoignant de sa colère. Il se mit à tapoter ses doigts après dix minutes. Il émettait des commentaires cinglants au bout de vingt. Hibari attendit qu'il ait fini de la visionner pour lui demander, un rire dans la voix, « Tu peux faire mieux ? »
« Bien sûr! Facilement même! Se prendre pour le meilleur ingénieur... même avec la moitié de ses fonds, je pourrai faire mieux. »
« Tu auras la moitié. »
Kusakabe releva la tête en voyant Hibari sortir. Il jeta un rapide coup d'œil dans la pièce et soupira de soulagement en voyant Spanner debout, pensif, vivant et conscient.
« Il s'installe ici. »
« Très bien Kyoya. Tout est prêt pour le voyage. »
« Retarde-le. Nous ne partons pas tout de suite. »
« Très bien, je m'en occupe. Au fait, la famille Cavalonne m'a prévenu de son passage futur au Japon. Je me suis dis que tu voudrais être prévenu. »
« Ils comptent venir ici ? »
« Il semblerait ? », se hasarda Kusakabe en sentant la gêne l'envahir.
« Je ne veux pas d'eux à Namimori pendant que je ne serai pas là. Tu feras fermer la ville. »
« Hibari, ça risque d'être difficile. Les Cavalonne sont après tous les alliés des Vongola, une part de la famille. », sous le regard glacé qu'il reçu, il rajouta précipitamment « Très éloignée. Pas vraiment liée. Distante. Je mettrai tout ce que je peux en place. »
« Tetsuya. »
« Oui Hibari ? »
« Organise un repas avec la Fondation avant qu'on parte. »
« Très bien. »
« Je suis rentré. », chantonna une voix à l'autre bout de l'appartement.
Des bruits de pas se firent entendre, le rejoignant. Hibari poussa un profond soupir en sentant une paire de bras se croiser sur son torse et une tête se poser sur une de ses épaules. En imitation, l'autre soupira fortement, faisant voler les mèches proches de sa bouche. Hibari fronça le nez en le sentant peser de plus en plus lourdement, puis commencer à se balancer en l'entraînant dans son mouvement.
« Quoi ? », demanda-t-il finalement après avoir cherché à défaire l'étreinte sans y parvenir du premier coup.
« Tu n'as vraiment presque pas grandi depuis notre première rencontre. », dit Mukuro avant de rire en contenant les attaques furieuses que le gardien lui envoyait. Évitant un pernicieux coup de tête, il embrassa le cou tendu en arrière. Hibari se figea et il en profita pour saisir ses mains, l'immobilisant sans forcer. « J'aime beaucoup. », compléta-t-il dans un sourire. Des doigts vinrent s'emmêler aux siens et il ne comprit que trop tardivement quand des ongles s'enfoncèrent dans sa peau.
« Ne pense même pas à me dire que tu me protègeras. Je n'ai besoin de personne. »
« Oh! Mais ça collait tellement bien à l'ambiance! Après tout, tu vas bientôt partir, non ? »
« Je serai là demain si c'est ce que tu demandes. »
« Oya oya, c'est une promesse alors ? Je m'attendais à ce que tu te débattes plus. Ça pourrait être vraiment pour que je n'en parle pas à Tsunayoshi Sawada. Mais je crois que tu es juste curieux. »
« Et alors ? Quoi si je le suis ? »
« Tu es vraiment amusant Hibari Kyoya. »
Hibari se tenait assis, nu, contre la tête du lit. Il aurait pu s'appuyer contre le bois dans son dos s'il s'était laissé aller. Mais le regard dévorant que lui adressait Mukuro, assis en face de lui, attisait plus sa colère qu'une quelconque envie de se laisser aller. C'était de la curiosité certes, mais il y avait également pas mal de bravade. Il s'était beaucoup interrogé quand Mukuro s'était déshabillé et l'avait incité à faire de même. Mais au final, il n'aurait ses réponses qu'en entrant dans le jeu de l'autre.
« Et ? »
« Écartes plus les jambes, elles vont te gêner sinon. Tu préfères y aller directement ou expérimenter la version longue, pleine de rebondissements et péripéties ? »
« Je ne vois vraiment pas l'intérêt. », cracha Hibari en croisant ses bras sur son torse.
« Je te l'ai déjà dit Kyoya. », répondit l'illusionniste en replaçant les mains de l'autre garçon de chaque côté de son corps. « Concentre-toi sur ton corps. Il fait un peu froid mais il y a des parties que tu dois sentir plus chaudes que d'autres, des endroits qui te brûlent, qui demandent quelque chose. Lesquelles ? »
« Si tu arrêtais de me regarder comme ça, je pourrai peut-être le savoir, crétin! »
« Hibari Kyoya... », rejoignant le sus-nommé, Mukuro ajouta, « Passe-moi ta main. » Enlaçant ses doigts avec les siens, il posa sans aucune hésitation la main de Hibari sur le sexe de ce dernier.
« Qu'est-ce que- », se récria le garçon.
« Tu veux que je te réexplique ? », l'interrompit Mukuro. « Tais-toi ou je me charge de t'empêcher de parler. », rajouta-t-il dans un sourire.
L'illusionniste se décala, s'installant confortablement entre le montant et Hibari. Le voir nu devant lui, toujours aussi inatteignable était suffisamment tentant pour que son sexe s'érige. Mais le sentir si près, pouvoir respirer l'odeur de sa peau, tellement inconscient de ce que Mukuro pouvait lui faire dans cette position, il respira profondément, cherchant à oublier la sensation de son pénis tout contre les fesses du gardien.
Hibari caressait son sexe, guidé par la main qui enserrait la sienne. Il se logea plus agréablement dans les bras de l'autre, se décontractant comme son excitation augmentait. Le mouvement d'abord rapide et lâche se calma pendant qu'il ajustait sa prise sur son début d'érection, trouvant un rythme qui lui plaisait plus. Sa main était plus ferme sur son pénis. Elle le caressait lentement, de haut en bas, enserrant plus fermement la base de son sexe. Aventureux, il glissa son index entre son prépuce et l'extrémité de son pénis, recueillant quelques gouttes. Le liquide pré-éjaculatoire facilitait le va-et-vient de sa main.
« Oui. », souffla Mukuro dans son cou, sa voix rauque envoyant des frissons le long de l'échine de Hibari. « Cherchece qui te fait plaisir. » L'illusionniste referma sa main jusqu'alors libre sur la hanche de son fiancé, l'invitant à poursuivre. Déposant une série de baisers de son cou à sa mâchoire, il ajouta tout contre son oreille, « Laisse-toi aller. »
Sa paume de main couvrant son gland, Hibari reprit ses mouvements, plus conscient de la chaleur que dégageait l'autre corps dans son dos que de sa main active. Il avait douloureusement conscience des doigts refermés sur les siens et avait parfois l'impression que c'était elle qui le touchait directement et non plus lui qui se masturbait. Il rouvrit brusquement les yeux, secouant la tête pour se sortir de ses rêveries. Sa vue restait troublée et son corps beaucoup trop chaud. Son sexe gorgé de sang appelait à la satisfaction.
« Encore. », dit Mukuro avant de lui mordiller l'oreille, venant sucer son lobe. L'aspirant dans sa bouche, il fit jouer ses dents dessus. Il s'amusa à y appliquer le même rythme qu'il sentait Hibari suivre sur son sexe. Sa main glissa dans le dos du garçon, entre leurs deux corps. Il effleura son pénis délaissé, douloureusement dressé. Il sentait contre sa main les fesses de Hibari, douce invitation à aller plus loin. Il referma ses dents sur la nuque du gardien, les yeux fermés, reprenant péniblement conscience des limites à leur relation. Sa main revint se poser sur la taille de son partenaire. « Bouge... », demanda-t-il, les dents serrées en se préparant aux tourments qu'il allait s'infliger.
Hibari se figea avant d'assimiler la requête. Se fiant à son instinct, il commença à bouger ses hanches d'avant en arrière, ignorant des sensations qu'il provoquait chez son partenaire. Ce dernier raffermit sa prise sur sa main, l'incitant à poursuivre sa lente caresse sur son sexe tendu. Ses gestes se firent plus hiératiques, imprécis, comme il perdait régulièrement son souffle et demeurait frustré de ne pas réussir à se satisfaire, voulant plus.
Les doigts refermés sur sa hanche remontèrent sur son torse, venant jouer avec l'un de ses tétons. « Utilise ton autre main. »
Écoutant le conseil, Hibari se saisit de la base de son sexe, laissant son autre main parcourir son pénis sur toute la longueur. Il s'attarda plus longtemps sur son gland, se mordant les lèvres pour réprimer les bruits qui montaient du fond de sa gorge. Il avait chaud et ses jambes se resserraient, gênant les mouvement de ses mains. Alors qu'il tiraillait une nouvelle fois son prépuce, appréciant les sensations que cela générait, il laissa s'échapper un cri. Il se stoppa, ses genoux se repliant instinctivement contre son torse. « Ça ne va pas. », siffla-t-il en reposant sa tête sur l'épaule derrière lui, les yeux voilés par un désir insatisfait.
Implacable, Mukuro se saisit des cuisses de Hibari qu'il écarta largement après avoir couché ses jambes sur le matelas. Pendant que l'une de ses mains parcourait le sexe tendu, l'autre caressait l'intérieur de ses jambes puis remonta jouer avec ses testicules. L'illusionniste entendit l'ancien préfet retenir sa respiration avant de se mettre à haleter doucement. Mukuro laissa ses doigts venir masser la zone derrière les bourses alourdies, sachant les sensations agréables que cela procurerait à son fiancé. Hibari roulait des hanches contre lui, cherchant autant le contact de ses mains qu'il désirait y échapper. Mukuro sentait son sexe humide pressé contre les fesses contractées du gardien, sa respiration tout contre son oreille, ses cheveux courts qui frottaient contre son cou et le sexe gonflé qui tremblait dans sa main.
« Plus... », gémit Hibari en saisissant les cheveux de Mukuro, sa bouche tout contre la sienne. Sa langue passa sur ses lèvres asséchées avant qu'il ne les morde, bloquant le cri qui voulait s'échapper tandis que Mukuro accélérait son va-et-vient sur son sexe. Le toucher était aussi agréable que douloureux, la main le serrant trop fort, pas assez et soudainement, juste où il fallait. « Encore! », ordonna-t-il avant de planter ses dents dans la nuque présentée, grognant.
« Putain... Kyoya! », s'écria Mukuro en sentant les deux lobes fessiers s'ouvrir pour entourer son pénis.
« M'appelle pas... comme ça. », répliqua le sus-nommé en tirant plus fortement les cheveux qu'il tenait. « Mukuro... », ajouta Hibari en sentant la main reprendre encore plus vite et prenant soudainement conscience du sexe qui sans le pénétrer stimulait son entrée. « Déga- », commença-t-il avant que Mukuro n'enserre plus fortement son gland.
« Tu disais ? », répliqua ce dernier avant de reprendre ses allées et venues sur le sexe turgescent.
« Plus... », répéta Hibari en bougeant frénétiquement ses hanches pour augmenter la friction sur son membre, sa main venant entourer celle de Mukuro. « Plus. », ajouta-t-il, la sueur dégoulinant de son front comme Mukuro plantait ses dents dans son épaule. Son autre main tirait toujours rageusement sur les cheveux de son partenaire, l'obligeant à se pencher sur lui. « Encore... oui... », dit Hibari avant de se mordre les lèvres, ne laissant plus s'échapper que des grognements et gémissements. Il aurait de toutefaçon été bien incapable d'articuler quoi que ce soit comme son corps se tendait dans un cri silencieux, sa lèvres inférieure s'ouvrant sous la morsure qu'il s'infligeait. Il n'entendit pas ce que dit Mukuro contre lui, si l'illusionniste disait alors quelque chose, devenu sourd à tout autre chose que les battements irréguliers de son cœur et son souffle lourd, haletant. Le goût du sang envahit sa bouche et gouttait de son épaule mordue par Mukuro comme il se laissait aussi aller à jouir tout contre lui. Les traînées blanchâtres salissaient la main qui l'avait fait venir et quelques jets jaillissaient encore de son sexe, enfin vidé. Il sentait un autre liquide dégouliner de son dos à ses fesses, le brûlant. D'abord alangui contre Mukuro, il finit par tenter de se redresser. Bien qu'étourdi, il ne devait pas son échec à lui-même mais bien aux deux bras qui l'entouraient et le couchèrent sur le lit. La respiration dans son dos était tout aussi irrégulière que la sienne, retrouvant peu à peu son calme comme lui-même reprenait contenance.
« Lâche-moi. »
« Hors de question. » Le rire de Mukuro tomba vite, de fatigue ou à cause du manque d'air.
Cherchant encore à se dégager, sans trouver la force de repousser complètement le corps contre le sien qui le maintenait au chaud, Hibari ajouta, « Je veux me laver. »
« Il y a une fenêtre dans ta salle de bain. Juste assez grande pour que tu puisses passer par là. »
Piqué au vif, la réplique ne tarda pas. « Je ne compte pas m'enfuir. »
« Je ne compte pas te lâcher. Dors Kyoya. »
« Manipulateur. »
« Pas autant que toi. »
Note de fin de l'auteur: Petite remarque au passage, Mukuro ne donne pas d'ordre ici, il fait des demandes. L'auteur n'étant pas doté d'un pénis, il se peut que son dernier... lime ait perdu en réalisme. A vous de juger et de me dire. Et dire que quelques années plus tôt je donnais dans le « Draco pénétra délicatement l'antre de Harry, caressant son visage orné de deux émeraudes le fixant amoureusement ». Je tiens à remercier ma petite-sœur pour m'avoir fait rire en buguant quand je me suis écriée « Enfin! Ils ont joui! ». Et qui, je l'espère, ne lira jamais ce message.
Koko-chan, seule et unique revieweuse anonyme, je tiens à te remercier pour ta présence régulière (contrairement à mes publications). N'hésites pas à revenir, juste pour une phrase, juste le temps d'un petit commentaire qui m'aiderait à commencer les prochains chapitres.
Revan-Hikin, fais un bon voyage. A ton retour, avec de la chance, la suite sera postée.
