Repost du 08/01/2017 : j'ai décidé de reposter tous les chapitres pour corriger quelques erreurs ou maladresses de traduction ! J'espère que la lecture sera plus fluide, et qu'il y aura moins de coquilles/erreurs de frappe.
SevLiLyHarry
Et voilà le chapitre 21 !
Bonne lecture !
"Non, Ronald. Tout ce paragraphe est faux. Tu as inversé les mouvements de baguette. Le sort ne marchera jamais de cette façon."
Ron grimaça tandis qu'Hermione remettait son devoir de Métamorphose sur la table avant de retourner son attention sur son propre travail.
"Je ne vois toujours pas pourquoi nous devons faire tous ces trucs un vendredi soir," grommela Ron, regardant son parchemin avec mépris. "Je n'ai pas envie de faire des devoirs en ce moment."
Ses yeux balayèrent la salle commune, puis se posèrent sur Fred et George et plusieurs de leurs amis qui étaient actuellement engagés dans un jeu très bruyant et très vivant de bataille explosive.
Hermione secoua la tête en écrivant soigneusement une autre ligne sur son devoir. "Vous me remercierez tous les deux plus tard. Quand dimanche soir tout le monde se démènera pour faire leurs devoirs à la dernière minute-"
"Mais Harry ne fait pas ses devoirs, lui," fit remarquer Ron, faisant un geste vers le garçon en question qui était assis en silence sur une chaise à la gauche d'Hermione.
Harry leva les yeux à son nom et vit que ses amis le fixaient.
"Oh, désolé," dit-il. "J'étais juste-"
"D'où vient cette photo, Harry?" demanda curieusement Hermione, se penchant au-dessus de lui pour avoir un meilleur aperçu de ce qu'Harry regardait.
"Oh, donc lui il à le droit de se reposer," se plaignit Ron, en croisant les bras.
Harry hésita un instant. Il se demanda s'il devait juste remettre la photo dans sa poche, et prétendre que ce n'était rien d'important.
Mais dans la seconde suivante, il se rendit compte combien cela était stupide. Il n'avait pas besoin de cacher cela à Ron et Hermione. Ils étaient ses amis. Ils n'allaient pas essayer de la lui prendre.
Alors, il montra la photographie. "Je l'ai trouvé chez ma tante et mon oncle," mentit-il légèrement.
Hermione prit la photo de la jeune fille et du chien dans sa main et l'étudia pendant quelques secondes. "Est-ce-?"
"Ma mère," répondit Harry, ses yeux retombant sur l'image une fois de plus.
Ron se pencha sur la table pour mieux regarder. "Elle te ressemble," observa t'il.
"Oui, les yeux. Je sais," répondit Harry, son regard toujours porté sur la jeune Lily Evans.
"Non, pas seulement cela," intervint Hermione. "Regarde son expression. Tu souris exactement comme elle, Harry."
"C'est vrai?" Demanda Harry, surpris, en regardant de plus près le sourire de sa mère.
"Oui. Bien que je dois avouer que je ne t'ai pas vu beaucoup sourire, ces derniers temps," Hermione semblait presque réprobatrice.
"Il n'y a pas eu beaucoup de raisons de sourire," répliqua Harry.
Ni Ron, ni Hermione ne réfutèrent ce point. Entre la bagarre, les retenues et être renvoyé de classe, sans oublier de mentionner l'empoisonnement d'Hedwige, personne ne pouvait nier que la deuxième année de Harry n'avait pas commencé particulièrement bien.
"Ça va aller mieux, mon pote," dit Ron finalement, et Hermione hocha la tête en accord.
"Merci, mes amis," dit Harry avec un soupir, en se levant.
"Où vas-tu?" Demanda Ron, en fronçant les sourcils.
"Retenue," fut sa seule réponse.
Ron grimaça et donna à Harry un regard de sympathie.
"Que veut dire "Un millier de mots", Harry? " demanda Hermione soudainement, en lui rendant la photo après avoir jeté un coup d'œil au dos de l'image.
"Je ne sais pas," répondit Harry, en remettant l'image à l'intérieur de ses robes. "Je pense que ca peut avoir quelque chose à voir avec ce vieux dicton…"
"Une image vaut un millier de mots" récita Hermione. "C'était aussi ma première pensée."
"Quoi ?" Demanda Ron, confus.
"C'est un vieux dicton moldu," expliqua Hermione rapidement. "Mais pourquoi quelqu'un écrirait ces mots sur le dos de la photo de ta mère?"
Harry haussa les épaules en attrapant son sac et le mit sur son épaule, ses pensées allant brièvement Snape. "Je n'en ai aucune idée."
Harry se dirigeait vers les profondeurs du château, en pensant à la photo de sa mère. Il était heureux finalement de l'avoir partagée avec ses amis. Parce que maintenant, il ne se sentait plus comme s'il avait besoin de la protéger ou de la cacher là où personne ne pourrait la voir.
Il se demanda un instant s'il aurait ressenti la même chose s'il avait encore eu l'autre photo, celle où Snape était dessus.
Il ne pouvait pas être sûr.
Perdu dans ses pensées, Harry tourna au bout d'un couloir, sans prêter attention à son chemin ...
Et percuta presque quelqu'un qui se dirigeait dans la direction opposée.
"Désolé, Professeur," Harry ne tarda pas à présenter des excuses, en reculant inconsciemment d'un pas en arrière et en baissant les yeux en reconnaissant sa directrice de maison.
Le professeur McGonagall fronça les sourcils face au comportement d'Harry.
"Ce n'est rien, M. Potter. Il n'y a pas eu de mal. Je suppose que vous vous rendez à votre retenue maintenant?"
Harry hocha la tête, en levant les yeux. "Oui, madame."
McGonagall fit une pause, et Harry se retrouva soudain nerveux de ce qui pourrait venir ensuite.
"J'ai discuté avec le professeur Snape aujourd'hui," continua finalement la femme. "Entre autres choses, il m'a informé que vous avez récemment eu une attaque de panique?"
L'estomac d'Harry se tordit d'embarras. "Oui, madame," répondit-il finalement. "Mais je vais bien maintenant. Le professeur Snape m'a aidé."
L'expression normalement sévère de McGonagall se radoucit un peu. "Êtes-vous sûr?"
Harry hocha la tête. "Oui, madame."
Il y eut une autre brève pause avant que le professeur de métamorphose ne parle à nouveau.
"Alors je ne vais pas vous retarder plus longtemps. Mais je voudrais que vous veniez à mon bureau demain matin."
"Pour une retenue?" Le visage d'Harry tomba soudainement. Est-ce qu'un jour il pourrait sortir des ennuis?
"Non, monsieur Potter. Pas une retenue. Je voudrais simplement discuter de certaines choses avec vous."
"Ok," répondit Harry, pas exactement sûr de comment il se sentait face à cette information.
"Alors je vous verrai demain. Après l'entraînement de Quidditch, je pense."
"L'entraînement de Quidditch?"
"Oui. Le problème concernant le terrain de Quidditch a enfin été résolu", déclara McGonagall. "Et je crois que Dubois a prévu de rattraper le temps perdu."
Harry dut réprimer un soupir en pensant brièvement à Olivier.
Ouais, je n'en doute pas, pensa le jeune garçon en lui-même.
"Asseyez-vous, M. Potter," dit le maître des potions dès que Harry entra dans la salle de classe. L'homme était assis à son bureau, en train d'écrire quelque chose sur un morceau de parchemin, et il n'avait même pas levé les yeux quand le Gryffondor était entré.
Harry se dirigea vers la table qui était la plus proche du bureau de l'enseignant et s'assit. Un plume, de l'encre et du parchemin semblaient l'attendre. Il semblait qu'il allait faire un peu d'écriture ce soir.
"J'espère que vous vous êtes souvenu d'apporter votre manuel?" demanda le professeur, grattant encore le parchemin avec sa plume.
"Oui, monsieur," Harry se pencha pour tirer son livre de potions de son sac à ses pieds.
Une fois que le manuel fut dans ses mains, Harry se redressa pour placer le livre sur la table en face de lui, mais tressaillit violemment quand il réalisa que Snape se tenait maintenant debout directement en face de sa table.
Snape ignora complètement la réaction, et commença à parler. "Avant de commencer votre travail de ce soir, M. Potter, je voudrais continuer notre discussion précédente au sujet de vos actions d'aujourd'hui."
Harry fronça les sourcils. Il avait vraiment espéré que l'homme aurait oublié ce sujet.
"Dites-moi, M. Potter," continua alors Snape. "Qu'est-ce que vous auriez pu faire différemment aujourd'hui afin de garder votre sang-froid?"
Le froncement de sourcils d'Harry s'approfondit, et son front se plissa. "Je suppose que j'aurais pu ne pas frapper le mur?" répondit-il finalement, incapable de penser à quelque chose de mieux à dire.
"Il n'y a vraiment pas de limite à votre intelligence, n'est ce pas, M. Potter?" railla Snape.
Harry resta silencieux et sentit son visage rougir d'embarras.
"Maintenant, je vous prie, qu'est ce que vous auriez pu faire à la place ?" demanda le professeur.
Harry haussa les épaules, incapable de trouver une réponse acceptable sous le regard sévère du maître des potions. "Je ne sais pas."
"Réfléchissez, M. Potter. Essayez d'utiliser efficacement votre cerveau pour une fois," gronda pratiquement Snape. "Je vais vous poser cette question à nouveau dans un proche avenir. Et là, j'attendrais une véritable réponse."
Snape fit une pause pour faire en sorte que son message soit pris au sérieux avant de poursuivre.
"Entre-temps, vous allez travailler sur autre chose ce soir." Snape saisit alors un rouleau de parchemin de son bureau et le posa sur la table en face d'Harry.
Harry se pencha et ramassa le parchemin, le déroulant avec des mains nerveuses.
"Mon devoir de potions?" Demanda Harry, en reconnaissant sa propre écriture sur le parchemin. C'était son essai sur les potions de guérison qu'il avait rendu lors de la dernière classe de potions. Seulement maintenant, il était couvert d'encre rouge, là où l'homme avait jugé bon d'écrire quelques remarques acerbes ou des commentaires sévères sur le papier.
"Vous allez réécrire cet essai ce soir, M. Potter. Seulement cette fois, vous allez mettre un effort réel dans ce devoir. Votre travail a été absolument lamentable jusqu'à aujourd'hui, et je refuse de l'accepter plus longtemps."
Harry se sentit de plus en plus en colère. Son travail n'était pas si mauvais. Il savait pertinemment que ses devoirs de potions étaient toujours mieux que ceux de Ron. Et il mettait de l'effort dans ses devoirs. Snape s'en prenait juste à lui parce qu'il ne l'aimait pas beaucoup.
"Vous pouvez commencer," déclara Snape, retournant vers son bureau. "Oh, et M. Potter?"
Harry leva les yeux pour croiser le regard de Snape.
"Je veux les deux pages d'essai de notre retenue précédente sur mon bureau lundi matin."
"Oui, monsieur," répondit Harry, réprimant un soupir.
Harry termina la réécriture du premier paragraphe de son essai. Cette fois, il avait fait en sorte de mieux expliquer le processus d'installation de la potion, et expliquer pourquoi c'était si important de faire tout dans le bon ordre.
Cela avait semblé être le plus grand problème de Snape avec l'introduction, apparemment. C'était un peu difficile de le dire, car la plupart des commentaires de l'homme étaient pleins de sarcasmes et d'insultes, plutôt que des critiques constructives.
"Professeur?" la voix douce d'Harry coupa le silence de la pièce.
"Qu'y a-t-il, Potter?" Demanda Snape, sa voix semblant particulièrement agacée en levant les yeux de son travail.
"Pourriez-vous vérifier l'introduction, monsieur? Pour voir si elle est, euh ... bien?"
Il y eut une longue pause tandis que Snape travaillait et écrivait encore quelques mots.
"Apportez-la ici, M. Potter" répondit-il finalement sans lever les yeux. Et Harry fut prompt à obéir.
Le garçon se leva et alla se tenir à côté du bureau de Snape, attendant silencieusement que l'homme finisse d'écrire.
Une minute plus tard, Snape posa finalement sa plume, puis se tourna vers Harry, tendant une main dans l'expectative.
Harry lui passa l'essai, puis attendit avec impatience que le professeur lise le paragraphe d'introduction.
"Ceci est un très mauvais travail, Potter. N'avez-vous pas lu les commentaires que je vous ai mis sur votre premier essai?" demanda l'homme, en rendant le papier d'un air dédaigneux.
"Si," dit Harry sur la défensive. "Je les ai lus, Monsieur. Je pensais que c'est ce que vous vouliez."
"Ce que je veux, Potter, est que vous expliquiez vos déclarations. Pourquoi est-il important d'avoir tous les ingrédients correctement tranchés et préparés avant d'allumer le chaudron?"
"Parce qu'on doit ajouter tous les ingrédients très rapidement. On n'a pas le temps de couper quelque chose au milieu du processus de brassage. C'est ce que j'ai écrit dans mon essai!"
"Mais vous avez omis d'expliquer pourquoi," répliqua Snape. "Pourquoi est-ce que tous les ingrédients doivent aller dans le chaudron avec un écart de seulement quelques secondes entre eux?"
Harry réfléchit pendant un moment avant de donner sa réponse hésitante. "En raison de la façon dont ils réagissent tous ensemble pour stabiliser la potion?"
"Ainsi, vous pouvez penser, Potter," dit Snape ironique. "Maintenant, vous avez juste besoin d'élaborer sur ce point dans tout votre essai. Expliquer à quel point chacun des ingrédients réagit avec le prochain pour que la potion reste équilibrée et stable."
Harry fronça les sourcils. "Mais le manuel n'explique pas beaucoup de choses sur les ingrédients eux-mêmes, monsieur."
"N'avez-vous pas lu les livres supplémentaires que j'ai listé à la fin de l'année dernière?" demanda l'homme.
"Je pensais que c'était une lecture facultative, monsieur," répondit Harry nerveusement, se souvenant que Ron avait dit quelque chose de semblable dans le Poudlard Express.
Le professeur lui envoya un regard terrifiant puis utilisa sa baguette pour faire venir plusieurs livres d'une étagère se trouvant de l'autre côté de la pièce. Et quand il les attrapa, il les posa brutalement sur le bureau en face d'Harry, provoquant un sursaut chez le garçon qui fit quelques pas en arrière.
"Je suggère que vous commenciez à faire un peu de lecture facultative, M. Potter. Vous pourriez apprendre quelque chose d'utile."
"Oui, monsieur," répondit Harry rapidement, ramassant son essai et la petite pile de livres dans ses bras en retournant à sa table.
Il pouvait sentir les yeux de Snape sur lui pendant un long moment après cela.
"La retenue est terminée pour ce soir, Potter," dit finalement Snape après que quelques heures se soient écoulées.
Harry ferma le livre qu'il était en train de parcourir ; c'était un mince livre noir qui traitait de différents ingrédients de potions ainsi que de leurs propriétés communes.
"Je n'ai pas encore terminé l'essai," déclara Harry, regardant son parchemin. Il estimait qu'il en était seulement à la moitié.
"Eh bien vous continuerez pendant la retenue de demain", dit le professeur, ne semblant pas le moins du monde concerné.
Harry hocha la tête et se leva, ramassant son sac sur le plancher en y rangeant son manuel de potion.
Le silence régnait dans la classe de potions, aucun des deux occupants ne faisait de bruit.
Et Harry savait que c'était l'occasion de poser sa question.
"Monsieur?"
Snape leva les yeux, surpris de voir Harry toujours là. "Oui, Potter?" demanda t'il avec lassitude.
Il y eut à peine une pause d'une seconde.
"Que veut dire " un millier de mots "?" lâcha rapidement le garçon, avant qu'il ne puisse perdre son courage.
Les yeux de Snape brillèrent de colère lorsqu'il posa sa plume et se leva de son bureau. "Qu'est-ce que je vous ai dit, Potter, au sujet de…?"
"Je sais que vous ne voulez pas parler de ma mère," interrompit Harry. "Mais s'il vous plaît, monsieur. Dis-moi juste cette chose."
"Pourquoi est-ce si important pour vous, Potter?" Snape semblait à la fois irrité et vraiment curieux.
"Parce que c'est ma mère," répondit Harry automatiquement. "Et je ne l'ai pas connue, monsieur. Mais vous si. Et vous, vous pouvez me parlez d'elle."
"Beaucoup de gens peuvent vous parler d'elle," lui fit valoir l'homme.
Harry soupira. "S'il vous plaît. Juste ca. Et je promets que je ne vous dérangerai plus à ce sujet."
"Ne faites pas de promesses que vous ne pourrez pas tenir," grogna Snape, prenant un moment pour croiser ses bras et lui lancer un regard furieux. Plusieurs secondes passèrent avant qu'il ne parle à nouveau.
"Je vais vous proposer un marché, M. Potter."
Les sourcils d'Harry se levèrent de surprise. "Un marché?"
"Oui," continua le maître des potions, son visage soudain pensif. "Si vous parvenez à me rendre un essai parfait, bien écrit, qui répond à mes demandes et dépasse toutes mes attentes, je répondrai à votre question."
Le visage d'Harry se décomposa tandis que plusieurs pensées se bousculaient dans sa tête. Un essai parfait qui était à la hauteur des attentes de Snape? Ce n'était pas possible, si? Il n'y avait absolument aucun moyen pour qu'il y parvienne.
Mais là encore, Harry savait qu'il n'avait pas vraiment le choix.
Il devait accepter. Il faudrait au moins essayer. C'était le seul moyen d'obtenir de Snape l'information sur sa mère. Il aurait juste à mettre absolument tous ses efforts dans ce devoir. Et il pourrait demander à Hermione un peu d'aide, aussi...
Alors, Harry acquiesça, levant les yeux pour croiser le regard de Snape.
"D'accord, monsieur," dit-il enfin. "J'accepte le marché".
