Remercier Bettyful pour ce chapitre, j'avais oublié cette histoire.


Shizuru remarqua un nouvel invité à la soirée, elle se mit à sourire sournoisement. Miki se retourna et fronça des sourcils, elle reprit des sourcils et fit un petit signe de la tête à l'homme qui venait d'entrer. Ce fut Reito Kanzaki, l'un des plus riches célibataires de la région, beau, intelligent avec une immense fortune, il était un excellent parti pour n'importe quelle femme.

Et Miki avait jeté son dévolu sur ce jeune et irrésistible héritier, qui n'avait jamais eu de relations sérieuses avec une femme, il profitait de la vie. Miki se dirigea vers sa proie et Shizuru vit l'intérêt de sa grande sœur à l'avoir dans ses griffes, en plus d'être une manipulatrice, violeuse, elle était vénale et arrogante. Le jeune homme salua la jeune femme, il vit arriver en sa direction la famille Fujino en son ensemble. Bien entendu, la buveuse de thé venait aussi l'accueillir.

« Mr. Kanzaki. Quel plaisir que vous soyez venu à notre soirée. » Le brun sourit poliment, il aurait préféré faire la fête avec ses amis, mais il avait un devoir à cause de son nom, il ne pouvait s'en déroger.

« Vous pouvez m'appeler Reito. C'est un plaisir d'être venu Mr. Fujino. » Le nommée serra la main de cet homme qui voulait donne à sa fille Miki, ce serait une alliance profitable pour son entreprise et ses affaires.

« Bien Reito. Je vais vous présenter ma famille, voici mon épouse Saya. Ma fille ainée Miki et sa jeune sœur SHizuru. » L'homme suivit du regard les présentations, il fut beaucoup plus attiré par la présence de Shizuru, elle irradiait d'une beauté incroyable, il fallait être complètement aveugle pour ne pas la remarquer. Il fut intrigué par cette canne blanche et son sourire se fana doucement.

« On va vous laisser les jeunes, j'ai des invités à accueillir. » Excusez-nous. » Kiro s'en alla avec sa femme, laissant les deux sœurs ennemies en tête à tête avec le célibataire endurci. Miki semblait extrêmement irritée, elle avait tenté de faire une conversation avec Kanzaki, mais il ne cessait de fixer du regard sa jeune sœur, c'était comme si elle n'existait pas. Elle arborait une telle haine d'être mise de côté.

« Que s'est-il passé avec votre jambe ? Si cette question vous semble indiscrète, vous n'êtes pas obligée de mon répondre. » Reito questionna timidement, il ne voulait pas brusquer cette châtaine. Elle semblait être meurtrie malgré ce sourire qu'elle présentait si aisément, il pouvait se voir en elle.

« Ma sœur a tenté de se suicider en se pendant, et voilà le résultat, elle ne peut plus marcher correctement, c'est dommage n'est-ce pas ? Elle aurait pu être parfaite si elle n'était pas une éclopée. » La nommée fut blessée par les paroles de son oppresseur, non, elle fit semblant d'être gravement touchée. Il fallait qu'elle montre aux autres que cette femme était une personne détestable, et jouer la victime lui serait profitable à cette tâche. Donc, elle baissa la tête vers le sol, comme si elle avait honte, elle pinça ses lèvres pour retenir de fausses larmes dont elle maitrisait leur mouvement.

« Kannin na, je vais y aller. »

« Shizuru-san… » Ladite s'éloigna en boitillant doucement, elle effaça les perles salées de son regard assombri, elle serra fortement son appui qui lui permirent d'être sur ses deux jambes. Mais elle fut étonnée de sentir une présence la retenir doucement par le poignet, elle se retourna et vit Reito.

« Mr Kanzaki ? »

« Je suis désolé pour ce qu'il s'est passé tout à l'heure, je n'aurais pas dû poser une telle question personnelle. » Shizuru soupira, elle fixa le brun.

« Ce n'est pas grave, j'ai l'habitude que les gens veuillent savoir ce qu'il se passe avec moi, je suis une Fujino. Oui, j'ai tenté de me suicider, et le résultat fait que j'ai des problèmes pour marcher correctement. Vus devriez ne pas être à mes côtés, on parlera de vous sinon. » Reito prit dans ses bras la beauté de Kyoto qui fut sous le choc de se rapprochement puis il la repoussa aussitôt faisant tituber la jeune femme aux rubis puis il la rattrapa doucement par la taille :

« Pardon, je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête, simplement… vous ressemblez tellement à ma mère, elle a eu un terrible accident, elle se trouve actuellement en fauteuil roulant, et vous voir m'a fait remuer de vieux souvenirs, ça n'a pas d'importance pour moi que vous ne soyez pas parfaite comme le dit votre sœur. Je trouve que vous rayonnez d'une beauté que ne possèdent pas les autres femmes. Vous êtes unique. » Shizuru se mit à sourire, elle attrapa l'avant-bras de son interlocuteur et d'une voix tremblante et elle dit :

« Ookini. » L'homme semblait ravi.

« Voulez-vous danser avec moi à la piste de danse ? » Shizuru était surprise par cette demande, elle détourna la tête d'embarras.

« Dans mon état ? Je ne voudrais pas vous faire honte auprès des autres, vous devriez être avec quelqu'un d'autre, il y a de plus belles danseuses dans les environs et qui seraient ravies d'avoir votre compagnie. »

« Et si je trouve que vous êtes la plus belle des jeunes femmes ici ? Et vous ne me ferez pas honte, on me jalousera d'être avec vous. Vous n'avez qu'à poser votre pied sur le mien et vous appuyer sur moi, je guiderais la danse. S'il vous plait ?» Insista l'hériter, Shizuru acquiesça à la demande, son plan semblait parfaitement fonctionner. Oui, elle avait tout planifié, elle savait pour la mère de Reito, elle savait que sa sœur voulait cet homme, elle lui prendrait devant ses yeux. Elle croisa le regard furieux de Miki, elle l'observa quelques secondes, elle n'allait pas l'intimider de nouveau. Elle se fit emporter sur la piste de danse.