Bonjour, bonsoir et bienvenue !

Donc, pour ceux qui vienne d'arriver, je vous signale que j'ai publié deux chapitres aujourd'hui, celui-ci étant le deuxième. Alors je vous invite à aller lire le chapitre 20 avant le 21. Logique, après tout. Sinon, je suis presque sûr que vous aurez quelques problèmes de compréhension ! ^^

Bonne lecture et laissez un commentaire !

Chapitre vingt-et-un

Dès que le Dr Greene vint prévenir la famille que l'opération s'était bien passée et que Sam était en salle de réveil, Dean demanda à aller voir son frère.

Il avait promis à Sam qu'il serait là quand il se réveillerait et personne n'allait l'arrêter.

Même si le docteur semblait prêt à argumenter, voulant clairement rappeler au jeune homme que c'était contre les règles de l'hôpital, il acquiesça et demanda à Bobby et aux Winchester de le suivre.

Dean résista à l'envie de courir devant le docteur dans le but d'aller voir son frère.

Même si le Dr Greene avait dit que tout s'était bien déroulé, Dean était toujours inquiet pour son frère. La dernière chose qu'il voulait était que Sam se réveille seul.

Dès que le docteur ouvrit la porte de la pièce, Dean était aux côtés de son frère, passant une main douce dans les cheveux courts de Sam.

« Votre fils devrait se réveiller rapidement, » dit le Dr Greene à John, « L'anesthésique disparaît rapidement. »

« Est-ce qu'on peut ramener Sam à la maison maintenant ? » demanda Dean, regardant le bandage blanc recouvrant le bras gauche de son frère du poignet jusqu'au coude.

Le Dr Greene plissa le front, « J'ai peur que non. Il- »

Dean l'interrompit, « Pourquoi pas ? Pourquoi est-ce que Sam doit rester ici ? »

Le docteur s'adressa à John et Bobby au lieu de parler au grand frère irrité, « Comme je le disais, Sam devrait rester ici jusqu'à ce qu'il commence la dialyse. Son rein fonctionne à moins de cinquante pour cent de sa capacité et je ne veux pas qu'il lâche complètement pendant qu'il est chez lui. En gardant votre fils ici, je peux le surveiller pour être sûr que ça n'empire pas. »

John acquiesça, « Nous comprenons, docteur. N'est-ce pas, Dean ? »

Son aîné hocha la tête, « Je suppose que oui. Mais Sam ne va pas aimer. »

L'expression du Dr Greene devint sympathique, « On essaie d'agir aussi vite que possible pour éviter que Sam ne reste ici plus longtemps que nécessaire. »

Dean regarda son frère et prit sa main droite, la serrant légèrement.

« Dans combien de temps vont commencer les dialyses ? » demanda Bobby au docteur.

« Normalement ça prend quatre ou six semaines pour que la fistule mûrisse mais je vais faire commencer Sam après demain, » expliqua le Dr Greene, « Malheureusement, nous n'avons pas l'avantage du temps. »

« J'ai déjà mis Sam sur la liste d'attente d'un donneur, » leur assura le docteur, « Donc on espère qu'on entendra parler d'eux rapidement. »

Fouillant dans sa poche, le docteur en sortit un petit bippeur noir et le tendit à John, « Quand il se déclenchera, ça voudra dire qu'on aura un rein. »

Dean quitta le chevet de son frère et se dirigea vers son père, prenant l'appareil des mains de son père, « Je suis celui qui est avec Sam le plus souvent. Je veillerai là-dessus pour lui. »

Le Dr Greene hocha la tête ignorant le regard frustré que John lança à son fils, « Si vous avez des questions, n'hésitez pas à appeler une infirmière. Dès que Sam est réveillé je le ferais transporté dans une autre pièce. »

W

« Hey Sammy, » encouragea Dean quand les paupières de son frère commencèrent à papillonner, « Allez, la Belle au Bois Dormant. »

« D'n ? » marmonna Sam d'une voix sourde et Dean grimaça, « Je suis là, comme promis. »

Les yeux laiteux de Sam s'ouvrirent à moitié et il leva la main droite, cherchant son frère. Dean prit la main de Sam dans la sienne et la serra.

Sam referma les yeux, une expression calme sur le visage.

« Hey, » Dean tendit sa main libre et lissa les courts cheveux de Sam, « Tu ne t'es pas assez reposé comme ça ? »

« D'n, » répliqua Sam et il ouvrit les yeux, « J'suis fatigué. »

« Je sais, » lui dit Dean, « Mais tu dois te réveiller. »

Sam soupira et sa prise sur la main de Dean se raffermit tandis qu'il essayait de s'asseoir.

Avec précaution, Dean l'aida à se mettre en position assise, deux oreillers dans le dos de Sam, sur le lit.

« J'ai soif, » marmonna Sam et Dean fronça les sourcils, « Je ne crois pas que tu peux boire pour l'instant mais je vais prévenir une infirmière que tu es réveillé. »

Sam fronça les sourcils tandis que son esprit groggy essayait de comprendre tout ce que son frère venait de lui dire. Dean sourit et appuya sur le bouton d'appel d'urgence avant de s'asseoir pour attendre.

SPN

Par dessus son gobelet de café, Bobby regardait John. L'homme semblait fatigué et triste et en colère.

« A quoi tu penses ? » demanda le vieux chasseur, reposant sa boisson.

Le père soupira et passa une main dans ses cheveux poivre et sel.

« Je suis inquiet pour Sam, » commença John et Bobby le regarda incrédule.

« Je sais que tu ne me crois pas, » continua-t-il, « Mais c'est vrai. C'est sérieux. »

« Évidement que c'est sérieux, » approuva Bobby d'un ton bourru.

Le jeune homme baissa le regard, chagriné, « Je n'ai jamais voulu que Sam soit blessé. »

« Et bien il l'est, » lui rappela Bobby, « Donc qu'est-ce que tu vas faire ? »

John leva le regard, légèrement confus, « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

Bobby se pencha en avant, laçant ses mains derrière son cou, « Tel que je le vois, Johnny, tu as deux choix. Tu peux te ressaisir et commencer à agir comme le père des garçons ou tu peux continuer à agir comme avant. »

John grimaça à l'accusation dans la voix de son ami.

Il secoua la tête, « Je ne vais nul part. Pas quand Sam est aussi malade. »

Bobby plissa le front. Donc c'était bon d'abandonner son cadet quand Sam n'avait été que aveugle mais maintenant que son rein s'emballait, il décidait d'agir comme un vrai père ? C'était beaucoup venant de John Winchester.

Le plus jeune semblait savoir ce à quoi pensait Bobby parce qu'il reprit la parole, « Au moins Sam pouvait prendre soin de lui avant... Mais maintenant- »

Ils furent interrompus quand le téléphone de Bobby pépia le signal d'un nouveau message et il baissa le regard dessus.

« Sam est réveillé, » lut-il à voix haute, « Ils l'ont bougé dans une chambre au troisième étage. »

John se leva lentement, désappointé, clairement dérangé que Dean ne lui avait pas envoyé de message.

Les deux hommes prirent leur gobelet de café et marchèrent vers les ascenseurs qui les mèneraient jusqu'au troisième étage.

SPN

Sam soupira tandis que le morceau de glace dans sa bouche fondait, envoyant de l'eau froide couler dans sa gorge.

« Tu en veux encore ? » demanda Dean et Sam acquiesça.

« Comment va ton bras ? »

Sam inclina la tête et tendit son bras valide pour toucher les bandages et le ruban adhésif chirurgical recouvrant son bras gauche, « Ça fait un peu mal. »

« Dis le moi si ça empire, » dit la voix de Dean, « Et je demanderais au Dr Greene de te donner quelque chose. »

Sam leva le regard quand il entendit la porte s'ouvrir et le bruit familier des pas de Bobby et de son père dans la pièce.

« Comment tu te sens, gamin ? » demanda le ton bourru du chasseur vétéran et Sam haussa les épaules.

« Son dos lui fait toujours mal, » dit Dean pour lui, « Et son bras... Mais ça va. »

« Est-ce que le Dr Greene est déjà venu lui parler ? » demanda la voix de John et Sam tourna la tête dans la direction de Dean.

« Euh... non, » dit Dean et Sam tendit la main, touchant la main de son frère.

« Quoi? » demanda-t-il, sa gorge se serrant d'appréhension.

Il sentit Dean caresser sa main pendant un moment « Le docteur veut te garder ici pour un jour de plus. Après demain, il va commencer la dialyse. »

Les yeux de Sam s'ouvrirent en grand.

« Hey ! » fit la voix de Dean et Sam sentit la main de son frère sur son épaule, « Ça va aller. Je serais là tout le temps, d'accord ? Je ne te laisserais pas seul. »

Sam acquiesça, se sentant plus léger.

« D'accord, Dean, » dit-il doucement.

SPN

Dean regarda le déjeuner de Sam et fronça les sourcils. Il savait que le sien n'était pas exactement ce qu'on pouvait qualifier de gastronomique mais il semblait mille fois meilleur que celui de Sam.

Le Dr Greene était venu pour examiner Sam et expliquer la procédure pour la dialyse. Sam devra venir à l'hôpital quatre fois par semaine pendant environ cinq heures à chaque fois.

« Pourquoi aussi souvent ? » demanda Dean, sachant que c'était sûrement une question stupide.

« Le rein de Sam fonctionne mal, » rappela le Dr Greene, « Il pourrait devenir très malade si les déchets s'accumulent dans son sang. »

Dean hocha la tête, sentant des larmes s'accumuler aux coins de ses yeux.

« Aussi, à cause de la taille de votre frère, ça prendra plus de temps pour la dialyse en général. »

Le docteur les avait informé que Sam devrait se soumettre à un régime strict pendant sa dialyse, en restant loin de la nourriture salée, et éviter les excès de protéines et de liquide.

Donc c'était pourquoi Sam était forcé d'avaler une soupe de tomate fade, un jus de pomme et de la gelée au citron au lieu de l'habituel plateau repas hospitalier.

Et moi qui pensais que la nourriture avant déjà un goût de carton, pensa Dean sarcastique, apparemment j'avais tort.

« Ne t'inquiète pas Sammy, » assura Dean à son frère, donnant en même temps un coup de coude dans l'épaule du jeune homme, « Je vais essayer de te rapporter un MacDonald. »

Sam sourit au commentaire et continua à manger.

SPN

Randall Gorman suivit le fil jusque dans l'État du Dakota du Sud, frottant ses yeux du pouce et de l'index.

Il était épuisé à cause de toute cette route qu'il avait fait et après l'hôpital dans l'Iowa il n'était pas sûr de vouloir le faire.

Bien sûr il était un très bon traqueur- le meilleur, même- mais ce n'était pas vraiment l'idée qu'il avait de ce boulot.

Il préférait suivre la piste d'époux qui se sont enfuis de chez eux avec leur interne de vingt ans en Jamaïque ou celle de fous qui pensaient pouvoir se cacher aux yeux de la foule.

Il ne recherchait pas les pauvres adolescents qui avaient été kidnappés par des docteurs criminels et fous pour être découpés comme une dinde pour Thanksgiving.

Le North Hall, même si les fédéraux l'avaient passé au peigne fin, semblait toujours attendre le retour de l'ami docteur de Findlay qui semblait être juste sorti et qui reviendrai de sa pause café.

Randall frissonna tandis qu'il se rappelait de sa journée dans cette résidence.

L'endroit avait été sinistre à souhait et tellement chargé d'émotions que Randall avait du se forcer à rester concentré jusqu'à trouver la piste du garçon.

Les sentiments de tristesse et de peur étaient si prédominants que Randall n'avait même pas eu besoin d'user de ses pouvoirs pour pouvoir les sentir.

A première vue, North Hall ressemblait exactement à l'asile de fou qu'il aurait du être mais tandis qu'il entrait plus profondément dans le bâtiment, Randall vit la vérité.

Il commença par descendre dans les sous-sols de la résidence. Là, Randall vit une grande pièce qui était clairement une sorte de laboratoire. Il y avait des béchers et des tubes à essai partout, certains étaient cassés et étaient étalés en morceaux sur le sol blanc et sur les plans de travail en acier inoxydable. Contre le mur du fond il y avait une demi-douzaine de cabines de douche ouvertes, similaires à celles qu'on trouvait en prison ou dans des vestiaires. Il y avait deux chaises dans la pièce- une avait été renversée- avec des lanières en cuir sur les accoudoirs.

Décidant qu'il en avait assez vu, Randall remonta à l'étage...

W

L'homme passa une main fatiguée sur son visage, essayant en même temps d'écarter les souvenirs et sentiments associés à l'hôpital psychiatrique Dunhill.

Randall avant vu la salle d'opération, des éclaboussures marron recouvrant la table en métal. Il était entré dans la pièce où il était sûr que le garçon avait été gardé, avec son sol blanc carrelé et les murs blancs, un lit de camp près de la porte.

Juste trouver le garçon, se dit Gorman à lui-même, et après ça ce ne sera plus ton problème.

Randall découvrit des larmes se former spontanément aux coins de ses yeux à la pensée de North Hall, l'émotion résiduelle dans le lieu l'affectant plus qu'à l'accoutumée.

Clignant des yeux, il se focalisa sur le mince fil doré traçant la route, le menant directement au garçon.

Appuyant sur l'accélérateur, Randall se rendit compte qu'il attendait avec impatience que ce travail se termine.

Il ne voulait pas recommencer quelque chose comme ça.