Chapitre 20 - Captifs
Tu parles d'un conseil de village ! tout le monde parlait à tour de rôle, rendant la conversation horrible à écouter ! on n'y comprenait plus rien ! entre les pleurs, les cris, les protestations, les énervements, et la rage, on était servi ! par chance pour Mérida, elle n'arrivait pas à entendre cette cacophonie. Elle était dans ses pensées, assise a tablé, sa tête posé dans une main, l'autre devant ses yeux à plat sur la table. Elle ne cesser se fixait son alliance, magnifique anneau de cuivres gravés, serti de 3 petites émeraudes, la faisant tourner avec son pouce, les larmes aux yeux.
Célia était aussi à table, deux chaises près de sa mère. Chacune avait un gobelet d'eau devant elle. La tristesse ne quittait plus leur visage. Elles qui étaient si joyeuses ce matin... c'était injuste...
Si Mérida semblait n'avoir rien à faire de la conversation et de son devoir de dirigeante du village pour l'heure, Célia elle, tentait de suivre les dires des autres et de trouver des réponses aux innombrables questions qui assaillaient son cerveau et son coeur. De quoi avoir la nausée...
- D'abord Stoik ! et maintenant Harold !
- C'est louche !
- Pourquoi à ton retrouver leur affaire dans ces états-là ?
- Serait-ce un message ? un avertissement ?
- J'en sais rien... mais si je tiens le responsable je lui ferais bouffer ma hache autant de fois qu'il n'aura pas compris !
- Pauvre Mérida...
- Et Krokmou ? il est où ?
- Vous croyez vraiment que...
- Chut dit le pas trop fort !
- On a plus de dirigeants.
- On est paumé.
- Ouais grave...
- On fait quoi ?
- Trouvez des réponses.
- Avec quoi ? le colis ?
- On n'est pas plus avancé qu'Harold l'était pour son père !
- Vu l'état de la prothèse, je doute qu'il soit encore vivant...
- J'en reviens pas... lui qui était le plus malin de nous tous !
- C'est vrai... le dresseur de dragon... impensable qu'il soit...
- Je me demande comment c'est arrivé...
- Vous croyez qu'il est vivant comme le prétend Mérida ?
- je ne sais pas...
- Pourquoi on nous a envoyé le casque et la prothèse... à quoi ça sert de faire ça ?
- Pour nous torturer la tête...
- Faudra trouver un successeur.
- C'est Célia qui doit succéder à Harold.
Comprenant que les dernières phrases parlaient d'elle, elle se fit clairement entendre dans la salle
- Hé ho ! je suis la !
- Désolée. S'excusa Astrid.
- Je ne veux pas succéder à mon père.
- Quoi ?!
- Du moins... pas maintenant.
- C'est sur que pour l'heure c'est Mérida qui succède à Harold. Tu n'es pas encore en âge pour ça, Célia.
- Je sais mais...
- Hum hum ! fit la voix étouffée de Mildiou.
Le silence s'imposa. Assis près de Gothi, le vieux parla, et tout le monde l'écouter attentivement. Malgré son statut d'éternel ronchon, il restait un des doyens du village.
- Nous somme tous navrés de ce qui est arrivé à notre chef. Et nous souhaitons à sa femme et à sa fille nos plus sincères condoléances. Cependant je pense que nous devons procéder par ordre au lieu de jacasser comme des poules !
- On t'écoute. Fit Gueulfor en s'asseyant à table.
- Bien. La disparition de nos deux chefs reste un mystère, certes, non élucidé. Nous pouvons organiser des patrouille de recherche afin d'apaiser nos âmes. Mais, si ne trouvons rien, je crains que notre chère Mérida ne songe à choisir un nouvel époux, après avoir fait son deuil.
Là ce fut comme un coup d'éclair dans la tête de Mérida. Elle ouvrit grand les yeux, et se retourna vers l'ancien, le regard foudroyant et choqué. Ce qui fit sursauter pas mal de monde, surtout sa fille
- Comment ça « me choisir un nouvel époux » ?!
- Mérida. Fit Astrid avec calme
- Je viens à peine de savoir que mon mari est porté disparut, voir... mort, depuis seulement moins d'une heure, et vous pensez déjà à vouloir me remarier ?! vociféra-t-elle indignée
- J'ai bien précisé que « si » on ne trouvait rien, Mérida. Repris calmement le doyen.
- Et quand bien même ! je peux très bien gérer le village sans époux !
- Mérida. Comprenez-moi, je vous prie. Si on ne trouve rien, après plusieurs mois, ça veut dire que quelque chose menace le village. Et cela pourrait nous entraîner dans une guerre ou je ne sais quoi de pire. Si ça devait arriver, le village serait probablement plus rassurer avec un homme comme dirigeant.
- T'et négatif Mildiou. Juste, mais négatif.
- Gueulfor ! tu... pense qu'il a raison ?!
Le vieux soupira en trifouillant ses tresses
- Mérida. J'ai connu bien des situations dangereuses depuis que je suis venu au monde. Je l'ai vécu depuis toujours, et j'en ai bien pris conscience aux côtés de Stoik. Mais Mildiou n'a pas complètement tort. Si le village court un danger, il voudra un nouveau dirigeant qui sait se battre et qui sache faire preuve de courage. Comme Stoik et... Harold...
- Mais...
- Nous allons vite organiser des équipes de recherche Mérida. Nous vous laisserons le temps à toutes les deux de vous remettre de cette mauvaise nouvelle. Ce que nous pouvons faire en plus c'est prier Thor que nous trouvions aux plus vite de bonnes nouvelles. Ajouta Mildiou.
Mérida ne disait plus rien, trop abattu de ce qu'elle venait d'entendre. Avec un dernier recourt, elle leva ses yeux bleus larmoyant ver Gothi.
- Gothi... que pensez-vous ? doit-on suivre le conseil de Mildiou ?
La vieille petite doyenne réfléchissait apparemment. Puis elle hocha finalement la tête, le visage triste. Ce qui fit souffrir encore Mérida de l'intérieur.
- Et bien soit. Si c'est la volonté du conseil, et bien allez-y. Envoyer des patrouilles de recherches aux quatre coins de l'ile.
- Merci de votre compréhension Mérida. Sachez qu'on ne souhaite que le mieux dans toutes circonstances.
- Je sais.
- C'est pourquoi aussi nous vous recommandons de ne plus quitter le village.
- Quoi ?!
- Le temps que nous trouvions des indices révélateurs !
- Mais ... je ...
- Il a raison Mérida. Imagine que toi et ta famille êtes le sujet d'un complot visant à tous vous éliminez !
- Euh... je...
- C'est un peu fort Astrid.
- Peut-être, mais faut tout envisager Rustik !
- C'est chouette comme ambiance... se plaignit Kognedur
- Ouais à fond... fit son frère
- Pas cool du tout... fit Varek
- Entendu. Je resterais ici, au village. Ainsi que Célia.
- Mais... maman !
- Ils ont raison Célia. Plus de vol, ni d'escapade. Ce sera temporaire donc, nous resterons ici.
- Ok...
- Bien sûr ce, je vous laisse. J'ai besoin... d'être seule.
Elle se leva de sa chaise avec fureur, faisant renverser son gobelet d'eau sur la table. Célia l'interpella, alors que sa mère était déjà dehors.
- Maman !
- Non Célia, j'ai... plus tard. Profite d'être avec Roderik en cet instant.
- Tu es sure ?
- Oui ma chérie... on se retrouve plus tard à la maison...
- Ok...
Mérida s'éloigna d'elle, avec Éclair a ses talons. Mais elle fut de nouveau interpellée vers sa fille.
- Maman !
- Oui ? fit-elle sans se retourner
- Je t'aime...
- Je t'aime aussi Célia...répondit-il d'une voix troublée par le chagrin
Puis elle reprit sa route. Laissant la jeune fille seule, avec Perla sur la place du village. Abattue, elle se laissa allait à quelques sanglots. Perla appuya sa tête contre elle pour la consoler. Célia lui rendit son geste affectif en lui caressant tendrement la tête.
- T'en fais pas Perla. Ça... ça ira... et puis, je suis sure qu'on trouvera une explication a sa disparition. Mais pour l'heure, je vais avoir besoin de ta compagnie, celles des autres... et de Roderik.
C'est avec un soupir qu'elle marcha dans le village, abattu, sous les yeux des villageois qui la plaignait et compatissait, tandis qu'elle rejoignait ses amis et son jeune amour.
oO*Oo
Mildiou s'était dirigé dans une partie sombre la forêt qui borde le village. Après y être entrer, il croisa plus loin un jeune homme âgé de plus de vingt cinq ans, baraqué, avec une affreuse tête de bourrin. Il semblait l'attendre, les bras croisés contre un arbre, le visage sévère. Quand ce dernier vit le vieillard, il lui demanda froidement.
- Alors ?
- Tout est comme prévu. Prévenez le que la situation jouera en sa faveur dans peu de temps.
- Bien. Je reviendrais peut etre pour obtenir d'autres informations, selon sa décision. Prie pour qu'elles soit intéressante ! sinon... menaça-t-il avec froideur
- N'ayez crainte. Vous les aurez. Assura le vieillard avec un sourire tordu
L'étranger n'échangea pas un mot de plus, et repartit discrètement sur le dos d'un dragon, lançant un dernier regard hautain à Mildiou.
- Pff... est-ce ainsi que je suis remercié ? apporter mon aide pour finalement être traité comme un... rhaaaa ! bon, allez. Je vais aller cultiver mes choux. Grouma-t-il en retournant vers sa chaumière.
oO*Oo
Mérida était avec Eclair, dans le gouffre aux corbeaux, loin du village, du bruit, des autres et de leurs regards. Elle savait qu'aller ici serait douloureux pour elle, lui ferait du mal, mais elle ne savait pas ou aller pour être tranquille sans devoir voler sur un dragon. Sachant en plus que c'était ici qu'Harold et Krokmou s'étaient liés d'amitié, en cachette du village. C'était leur coin à eux deux...
Assise par terre au bord de l'étang, elle le fixait, les yeux rougis par les larmes. elle était complètement perdue et anéantie. Même Éclair qui n'était pas loin n'osait l'approcher, ou faire le moindre geste pour la consoler.
Mérida repensée sans cesse à cette prothèse, à lui, a la dernière fois où'elle l'a vu, la dernière parole, le dernier sourire, la dernière caresse, le dernier baiser...
De nouvelle larmes apparurent sur son visage. Elle se maudissait.
- Si j'avais su que c'était la dernière fois que je te voyais... je t'aurais mieux retenu... tu serais la... tu aurais là pour fêter la victoire de ta fille en famille... et apprendre qu'elle aime Roderik... et rencontrer officiellement ce jeune homme pour que tu lui accordes la main de ta fille...
Elle éclata un sanglot bruyant, ne se gênant pas pour exprimer sa colère et les questions qui lui passé par la tête.
- Pourquoi... pourquoi tu ne m'as pas écouté. pourquoi tu es parti...tu n'aurais pas eu cet accident... et moi je... n'aurais pas reçu cette... ta ... prothèse. pourquoi...
Ne cessant de pleurer et de répéter ce mot, elle fronça les sourcils. Il fallait qu'elle se défoule, qu'elle cogne, casse, brise, s'acharne sur quelque chose ! elle fixa l'eau et deux secondes après, elle était dedans, à donner des coups de pied, des coups de poing, créant des vaguelettes et des éclaboussures. Éclair la regardait faire sans bouger avec tristesse.
- POURQUOI ?! POURQUOI T'EST PARTI ?! POURQUOI TU M'A PAS ECOUTER ?! VOILA OU CA T'A MENER DE PARTIR SANS RELÂCHE ! TU AS SUBI le MÊME SORT ! T'A PENSER A MOI ?! À CELIA ?! À CE QU'ON RESSENTIREZ SI TU DISPARAISSEZ ?! ÉGOÏSTE ! REVIENT ! POURQUOI !? C'EST INJUSTE ! JE VEUX QU'ON TE RAMÈNE ! QUE TU ME REVIENNE ! REVIENT ! JE SAIS QUE T'ES PAS... NON... JE REFUSE DE CROIRE ! JE VEUX PAS ! JE PEUX PAS ! TU EST LE GRAND DRESSEUR DE DRAGON ! ALORS REVIENT ! JE... REVIENT... re... revient... je...
Elle s'effondra à genoux dans l'eau, complètement trempé. Elle éclata un sanglot, ses larmes se mélangeant aux goûtes d'eau.
- Revient, je t'en supplie... je peux pas continuer sans toi... revient, je t'aime Harold... Harold... Ha...
Dire son nom était trop pénible. Elle ferma fortement les yeux, serra les dents, et hurla vers le ciel
- HAROOOOOOOOOOOOLD !
À court de voix, et épuisée, elle cessa de hurler et rouvrit les yeux. Elle fixait le vaste ciel bleu, ses larmes coulant toujours sur ses joues.
- Ou êtes-vous... que vous est-il arrivé ? ... pourquoi... êtes-vous. non... vous êtes vivant... toi et Krokmou. je le sens... je le sais, là, ici... tu peux pas m'avoir abandonné... je ne t'abandonnerais pas. on trouvera une solution. Malgré ce qu'on attend de moi, je ne baisserais pas les bras. Pour toi. Pour Célia. Pour nous. Tu es mon héros... je sais que tu reviendras mon amour... mon Harold...
Et pour on ne sait combien de fois, elle sanglota à nouveau le visage dans ses mains. Éclair avait enfin décidé de se rapprocha du rebord, en émettant un grognement timide. Mérida la regarda, et sortit lentement de l'eau. Elle la refixa, tenta de sourire, mais éclata de nouveau en larme, mais cette fois, contre sa dragonne.
- Il me manque déjà trop Éclair... ça fait trop mal d'imaginer et d'accepter le pire... mais je protégerais Célia. Je ne permettrais plus de perdre d'autre membre de ma famille les uns... après les...autres...
Un éclair de lucidité la traversa, mêlant son visage a de la panique, colère et horreur.
- Il faut que j'écrive à ma mère... les prévenir de ne pas quitter le royaume... vite Éclair ! on rentre !
Elle grimpa sur sa dragonne, et la belle vipère s'envola aussi vite que possible vers la demeure des Haddock.
oO*Oo
Célia était avec ses amis, sur la colline. Même si tout le monde discuter entre eux, elle participer à moitié. Elle était assise sur le rebord de la falaise, triste, pensive, Roderik à ses côtés.
- Je suis désolé Célia. Sincèrement...
- Merci...
- Je sais que ça prendra du temps, mais je suis sur que... tu iras mieux par la suite, et que tu souriras de nouveau...
- J'en doute...
- On le recherche Célia. T'en fais pas. on trouvera des réponses.
- Il n'a rien trouvé pour grand-père...
Soupirant, Roderik lui prit finalement la main. Ce qui attira son regard vert émeraude vers lui.
- Je tiens à toi Célia. Je te promets de tout faire mon possible pour que tu redeviennes rayonnante...
- Rod...
- Hin hin... c'est mon surnom officiel ça ? riait-il
- Moi je l'aime bien. Mais je t'aime encore plus...
Tout en lui souriant avec amour, il l'a prit par l'épaule pour qu'elle se blottisse contre lui, et il posa sa tête sur la sienne.
- Tu crois vraiment qu'il est encore vivant ?
- Je le sais. J'en suis sure... et maman aussi.
- Comment ça ?
- Grand-mère dit... que le destin se tisse fil après fil comme un vêtement. Et que plusieurs vies se retrouvent irrémédiablement liées. Mes parents se sont rencontrer par un signe du destin. Ils étaient nés pour se rencontrer. Et de ce fait, un lien puissant c'est lié entre eux. S'il l'un n'était plus... l'autre le saurait.
- Vraiment ?
- D'après maman, c'est ce qu'on appelle l'amour. Grand-mère appelle ça aussi le lien du coeur.
- Leur lien doit être vraiment puissant...
- Oui... en effet... ils savaient où l'autre se trouvait, s'il était en danger, en sécurité...
- Ah bah j'ai de la chance alors.
- Hein ? pourquoi tu dis ça ? demanda-t-elle intrigué
- Parce que j'ai trouvé la bonne personne avec qui je pourrais faire naître ce même lien. Lui souriait-il
Tout en lui souriant, et rougissant de gène et de reconnaissance, elle blottissait davantage sa tête contre l'épaule du jeune homme, tout en regardant le vaste océan bleu, leurs doigts s'enlaçant tendrement.
oO*Oo
Mérida était déjà vite rentré chez elle, et avait prévenu Maud de la situation. La pauvre femme exprima ses condoléances et son soutien, ne pouvant s'empêcher de verser des larmes à son tour. Mérida la mit également au courant de son projet et Maud lui apporta le nécessaire pour écrire à la reine.
Les phrases écrites furent presque courte, mais directes.
« Maman,
Une bien triste nouvelle s'abat sur notre famille. Après la perte de Stoik, je viens de perdre Harold.
Comme Stoik, sa disparition reste un mystère. Nous n'avons pour l'heure aucune piste.
Si je vous écris, c'est pour vous supplier de rester au château. Ne venez sous aucun prétexte tant que nous n'aurons pas de bonnes nouvelles à vous apprendre. Mais nous vous tiendrons au courant.
Sachez que cela me chagrine d'écrire et de vous demander ça. mais si notre famille est l'objet d'un complot, je ne supporterai pas de vous perdre vous aussi.
Célia et moi faisons face à tout ça avec toute la bravoure possible.
Dès la réception de cette lettre, renvoyé Éclair avec votre promesse.
Nous vous aimons tous de tout notre coeur. Pardonnez-moi.
Votre fille, Mérida. »
Mérida relut sa lettre, essuya ses larmes et la scella dans un cylindre à missive. Elle l'attacha solidement à la patte de la dragonne et sortit avec Éclair. Elle lui recommanda ceci avant de partir.
- Apporte leur ceci au plus vite et ne revient qu'avec leur réponse écrite. Soit prudente... va !
Et la belle dragonne s'envola au loin vers le large et l'Écosse, tandis que Mérida la regardait s'éloigner progressivement.
Épuisée, elle retourna chez elle, et signala à Maud qu'elle allait s'allonger un instant. s'allongeant au-dessus des peaux et des draps, elle se couvrit juste avec la grande peau d'ours, prit l'oreiller d'Harold et l'étreignit comme si c'était lui, comme s'il était là. Comme l'oreiller avait encore son odeur, elle eut du mal à refouler un énième sanglots et enfouit son visage dedans. Elle finit par s'endormir, le visage à demi apaiser par le sommeil.
oO*Oo
Plus tard dans la journée, plus loin sur les îles entourant Berk, dans un endroit tellement isolé du reste de la population, inconnue des voyageurs et navigateurs, se trouvait une grotte. Ou plutôt un repère. Cette caverne était géante, glaciale et sombre. Tellement sombre qu'on ne savait à quel moment de la journée on était. Personne ne semblait y traînait ou séjourner. sauf deux personnes. Ou du moins un certain maître des dragons et sa furie nocturne.
Krokmou était solidement et abusivement liés, attacher, ferrer, enfermer dans une sombre cage d'acier trop petite, empêchant le pauvre de se mettre à l'aise malgré ses liens. Son aileron artificiel fit ôter et avait était mis en pièces, les morceaux gisant sous son museau. Il avait quelques plaies non soigné, preuve que ces bourreaux n'en avaient que faire. Il gémissait de ses plaies, et ne cessait de fixer la cage de son partenaire, le regard triste et inquiet, ronronnant par moments pour l'appeler. En vain.
Harold aussi était plus ou moins dans la même situation que Krokmou. Sauf que c'était plus... affreux. Pour un humain du moins. Il était enfermé aussi dans une cage d'acier cylindrique pendue au plafond, attaché aux poignets par des crochets épais et verrouiller, les bras en l'air, sa jambe sans prothèse et dans les vapes.
À l'égal de son dragon, il avait ses plaies non soignées, des bleus et était salement amoché sur l'ensemble de son corps. Sa barbe et sa moustache avaient poussé, des traces de sang séché demeurer sur son visage, ses bras et de sa jambe. Les brutes qui les avaient maltraités tous les deux, avaient retiré sauvagement la prothèse du chef viking, le faisant hurler de douleur dès qu'il avait repris conscience. Comme l'aileron, il l'avait mis en pièces et l'avait emmené avec eux.
Souffrant, assoiffé et faible, Harold c'était légèrement évanoui, tentant malgré lui de se remettre de tout ça et récupérer. Il était comme ça depuis un bon moment.
Des bruits de pas lourd se faisaient entendre. Et que pour une personne. plusieurs. Voir quatre ou cinq. Krokmou grognait fortement pour l'appeler et le prévenir, sans grand résultat.
Une petite assemble d'hommes robustes venaient d'arriver dans la pièce de la caverne ou se tenaient les captifs. C'était des Vikings apparemment. Armés de torche et d'arme ils s'avancèrent encore. Krokmou grognait toujours, ce qui énerva l'homme qui semblait être le chef.
- Faite lui comprendre de se taire.
- À vos ordres.
L'un des sbires s'approcha de la cage et y déposa une anguille sur le sol parmi les débris de l'aileron. Le dragon se mit à avoir les pupilles aussi fine que possible, montrant des dents et affichant de la peur.
- Alors ? il est fait moins le malin le puissant reptile hein ? sale bête !
Le sbire se moqua de Krokmou et donna un coup de masse sur les barreaux de la cage, avant de retourner près des autres.
- Il est réveillé ? demanda le chef de sa voix grave
- J'sais pas chef.
- Alors faite le descendre. en douceur.
- Compris.
Un autre sbire se dirigea vers un système de manivelle accroché au mur. Il l'enclencha et la cage qui était tenue et suspendue par cette grosse chaîne, tomba trop vite et claqua au sol, toujours debout, faisant grogner Krokmou et a moitié Harold, encore dans les vapes.
- J'avais dit en douceur, crétin !
- Désolé chef.
Grommelant, le chef s'avança vers la cage et approcha son visage pour mieux observer le jeune Viking
- Apparemment, il dort encore. mais plus pour longtemps. Dit-il avec un sourire
Il passa son gros bras à travers les barreaux de la cage, et sa grosse main saisissa l'un des bras blesser d'Harold et serra fortement la blessure. Geste qui fit fortement hurler de douleur le prisonnier.
- Là. Maintenant il est réveillé. Fit le bourreau avec satisfaction
Haletant de douleur, Harold ouvrit les yeux pour faire face dignement à son tortionnaire qui le regardait avec un sourire.
- Bonjour, fils de Stoik.
- Que... non... fit Harold avec une voix surprise en reconnaissant mieux l'étranger
La première fois qu'il l'avait vu, c'était au moment de sa chute avec son dragon. Cet homme au lieu de l'aider, lui avait sourit et l'avait assommé de sa lance, le faisant comater. Mais à présent, grâce à la meilleure clarté des torches, il put voir que cet homme avait la barbe marron foncé et crépu qui lui recouvrait presque tout le visage, une moustache assortie a la barbe, des dents jaunes, sale et imparfaite dévoilé par un large sourire mauvais, un grand nez sévère et des yeux bleus sombre. Une armure d'écaille de dragon marron, des épaulettes grises a trois dents de dragon chacune, et des énormes brassards marron. Harold le reconnut tout de suite
- A... ALVIN?!
- Ah, on me reconnaît ? c'est gentil ça.
- Mais ...! qu'est-ce que... pourquoi ? ou est-ce?..
- T'en fais pas, vaillant chef ! tu les auras tes explications. Hinhinhin... riait-il ouvertement de façon glaciale, en écho avec sa caverne.
Ah la la... c'est la foire aux idée d'urgence ! :o toute logique, raisonnable, mais d'une part injuste. :/ mais qu'est ce qui se passe bon sang ?! :(
Rhhaaa... Mildiou ! sale traite ! ;( t'en a encore beaucoup des idées pareils ?! sachant ce qui se trame ?! ;( et qui son mystérieux interlocuteur qui a l'air bien menacant ? o.O
Et par Thor et Odin réuni ! Harold et Krokmou sont pas mort ! mais... captifs ?! :o et par... ALVIN ?! :O mais pourquoi ?! :o
Bon ben les explications viendront... soit dimanche soit mardi. En effet je ne sais pas si je pourrais poster dimanche, mais si je ne peux pas, bah pour mardi, vous en aurez deux ! promis ! ;)
Bye ! :)
