Lumos !

Hello !

Un immense merci.

La semaine dernière, vous avez été 94 à me laisser des reviews !

C'est énooooooooorme ! J'ai du gaver tout mon entourage avec ça, mais j'étais tellement heureuse, vous n'imaginez pas ! Alors, juste :

Merci à vous.

Comme d'habitude merci à Lau d'avoir corrigé mon chapitre.

Bonne lecture.

Nox.


Chapitre 22 : Charlie

« J'suis amoureux ! » dit Charlie Weasley avec un sourire béat en s'affalant sur l'un des fauteuils moelleux du Terrier.

Toute la fratrie Weasley en plus d'Hermione Granger, le regarda. Bill et les jumeaux étaient tout sourire alors que Ron, Hermione et Ginny avaient une lueur interrogative dans le regard.

« Qu'est ce qui lui prend ? » demanda Ginny aux jumeaux.

« Il vient de le dire, il est amoureux ! » rétorqua Bill.

« Qui est la chanceuse jeune femme ? » interrogea Ginny.

Les trois autres qui étaient présents à la réunion se mirent immédiatement à rire si fort qu'ils s'en tenaient les côtes. Charlie était toujours dans son fauteuil avec son sourire niais, la tête penchée en arrière pour regarder le plafond.

« Mais qu'est ce qui vous arrive par Merlin ? » commença à s'impatienter Ron.

« Vois-tu cher frère, nous avons fait une rencontre aujourd'hui... » commença George.

« Une rencontre forte agréable du nouvel élève, » continua George.

« Et c'est à peu près à ce moment là que notre crétin de frère est tombé amoureux, » finit George.

« Comment est-elle ? » demanda Ginny surexcitée en tapant dans les mains.

« Vois-tu chère sœur, il y a un défaut dans ta phrase... »

« Car ce n'est pas "elle" mais "il" ! »

Ron regarda Charlie, incrédule.

« T'es amoureux d'un mec ?! Tu as toujours eu que des filles, non ? »

« Détrompe-toi cher frère, tout comme Fred et George, je goûte à tout ! Sauf qu'à la différence de ces deux-là, j'ai une préférence pour les hommes ! »

Déstabilisés par cette nouvelle, les deux plus jeunes Weasley restèrent un moment silencieux.

« Bon, vous n'avez toujours pas répondu à ma question, comment est-il ? »

« Jeune ! » répondirent les jumeaux ensemble.

« Quel âge ? » demanda Hermione en fronçant les sourcils.

« Il a passé ses BUSES cette année. »

« Intelligent ! » Dit Charlie.

« Ça, on ne peut que te l'accorder, » répondit Bill. « Il a eu 16 BUSES et 1 ASPIC »

« Quoi ?! »

« Il a passé plein d'examens en candidat libre, dont son ASPIC de duel auquel il a obtenu un Optimal ! »

« Il est Russe, » dit Bill

« Sexy, » continua Charlie

« Courageux, il s'est opposé à Maugrey, » dit George.

« On va avoir un nouveau Griffon ! » s'extasia Ron. Les jumeaux pouffèrent en pensant à un Snape à Gryffondor.

« Il doit aimer les dragons ! » dit Charlie.

« Pourquoi ? » demandèrent les jumeaux d'une même voix.

« Je suis presque sûr que c'était une pointe de Noir des Hebrides à son oreille. Et je me demande comment il l'a eu car c'est interdit à la vente. Je sais qu'à Durmstrang il y a un élevage mais je ne sais pas comment il aurait pu s'en procurer une, on a bien sûr pas le droit de les arracher et si parfois elles tombent, elles sont très recherchées... »

« Dites-moi les enfants, il était bien précisé de n'en parler à personne ! » commença à s'énerver Molly Weasley qui venait d'entrer dans la pièce.

« On n'a pas dit qui il était. »

« Maintenant ça suffit ! »

« Oui maman ! »

.oOo.

Le lendemain, les Snape étaient assis dans le bureau de Dumbledore. Après avoir proposé ses éternels bonbons au citron, bourrés de potion calmante, la discussion commença.

« J'aimerais vous demander une faveur Albus. »

« Mais allez-y mon garçon ! »

« J'aimerais protéger ma famille et donc intégrer Nikita à l'école ce qui ne posera sûrement pas de problème. Mais j'aimerais aussi que Vlada ait l'autorisation d'habiter dans mes appartements, à Poudlard. »

« Quel travail faisiez-vous en Russie Madame Snape ? »

« L'équivalent des langues-de-plomb chez vous. »

« Avez-vous par hasard vos résultats d'examen ? »

« Je voulais aller chercher un emploi après ce rendez-vous alors j'ai tout. »

Elle sortit de sa sacoche un tas de papier et les donna au directeur qui les étudia attentivement.

« Et bien, j'étais à la recherche d'un professeur pour une nouvelle matière. J'ai déjà fait passé beaucoup d'entretien et j'avais arrêté mon choix sur quelqu'un, mais vous êtes tout aussi qualifié. Vos résultats sont plus que corrects. Accepteriez-vous le poste de professeur de duel ? » Vlada fit un énorme sourire.

« Bien sûr ! » Elle se tourna, avec un sourire sadique, vers Nikita qui avait l'air de beaucoup s'ennuyer. « Je vais être ton prof de duel ! »

Nikita blanchit et se tourna vers son père qui s'amusait à les regarder.

« Non, papa, dis-moi que c'est faux ?! Elle plaisante n'est-ce pas ? » Severus ricana.

« Tu n'avais qu'à apprendre l'anglais si tu voulais savoir ce qui se dit. » Sa femme et son fils lui adressèrent un regard noir.

« Si mon bébé ne veut pas apprendre cette fichue, langue avant la rentrée, il ne l'apprendra pas. En plus, tu sais qu'il apprend vite, il s'en sortira très bien. »

« Sauf si j'ai ma mère en duel... » bougonna Nikita.

« Elle ne va pas te tuer non plus... »

« Oh non, c'est pas ça qui m'inquiète ! »

« Quoi alors ? »

« Arrête, tu connais mama, elle va tout faire pour me ridiculiser et me faire des blagues ! »

« C'est réglé ! J'accepte avec plaisir monsieur le directeur ! » déclara Vlada au directeur qui les regardaient interagir.

« Parfait ! Donc, parlons de votre fils, il va intégrer la sixième année et... »

« Si je peux me permettre Albus, » coupa Severus, « le niveau de Durmstrang n'est pas du tout le même. Ils sont en avance, à part en potion où j'ai toujours maintenu un niveau très haut. Je pense que Nikita peut intégrer directement la septième année. »

« Je vois... » dit Dumbledore visiblement sceptique. « Dans ce cas, je vais le soumettre à quelques tests de niveau avec les professeurs déjà présents. Mais la langue va poser un problème... »

« Il a un peu de mal à quitter son pays d'origine, il veut attendre avant d'apprendre l'anglais, mais une fois à l'école, il apprendra très vite. Pour les tests nous avons des sorts de traduction pour tous les écrits. »

« Très bien, alors dînez au château ce soir et pendant le repas on essayera de s'organiser avec les professeurs déjà présents. La rentrée est dans une semaine... »

« Aucun problème, » déclara sobrement Severus.

« J'aimerais que vous assistiez tous les trois à la réunion de l'Ordre demain. »

« Pas question, » répondit Severus, implacable.

« S'il-vous-plaît Severus. Je suis bien conscient de l'affront qui a été fait à votre famille mais maintenant que Voldemort est au courant de votre trahison, il va bientôt réagir. Nous devons être prêts. Vous êtes celui qui le connaît le mieux, vous saurez comment il va s'y prendre... »

« Et pourquoi voulez-vous que ma femme et mon fils viennent ? »

« J'aimerais en savoir plus sur cette histoire de vampire. »

« Je ne veux pas que Nikita soit mêlé à tout ça. »

« Allons Sevy... » commença Vlada.

« Aucun commentaire Albus ! » gronda Severus devant les yeux pétillants de malice du directeur. Vlada reprit comme si elle n'avait jamais été interrompue :

« Tu as bien vu qu'il ne se laisse pas marcher sur les pieds. »

« Justement. Je te rappelle qu'il est le parfait mélange de nous deux ! Entre mon caractère protecteur et cassant, et le tien fougueux et emporté, il pourrait raser la maison des Black en quelques secondes. » Vlada ricana.

« Et bien ils n'auront qu'à pas l'énerver. » Severus réfléchit.

« Nous viendrons, si Maugrey ne vient pas. »

Dumbledore soupira. Sachant qu'il n'aurait pas mieux il accepta.

« Très bien... Je lui ferais un compte rendu de la réunion. Revenons à Nikita. Vous avez ses résultats de BUSE ? » Severus lui tendit les résultats. « Alors, avec tout ça, que veut-il prendre comme cours ? »

« Nikita ? Quel cours veux-tu suivre cette année ? »

« Oh... Heu... Les quatre du tronc commun déjà. »

« Potion, sortilèges, DCFM, et métamorphose dans un premier temps, » dit Vlada à Dumbledore. « Les cours de duel sont obligatoires ? »

« Normalement oui, mais nous pouvons sûrement faire une exception pour Nikita... »

« Oh non, pas d'exception ! » dit Vlada avec un immense sourire. « Donc Duel... »

« Soin aux créatures magiques, astronomie, étude des runes, la botanique et la médicomagie. » Vlada répéta au Directeur.

« Cela fait dix cours... C'est beaucoup, surtout que là ce sont des cours de niveau avancé. Il y a plus d'heures pour chaque matière. A part les duels qui ne sont que deux heures par semaine. »

« Enlèves-en un Nikita. C'est trop, » dit Severus. Nikita soupira.

« Alors j'enlève l'Astronomie. »

« Il enlève l'Astronomie. »

« C'est toujours beaucoup, mais je suppose, vu ses résultats, qu'il ne prendra pas moins... »

« Et encore, ce n'est pas vous qui lui donnez des cours supplémentaires. Heureusement qu'il avait dit qu'il réduirait cette année, » pesta Severus.

« Tu te plains sans arrêt que tes élèves n'apprennent jamais rien, tu as un fils brillant et intelligent et tu te plains encore ! »

« Oui mais les cours supplémentaires c'est à nous de les faire, potions, runes, Occlumancie et le reste ! »

« Il est Occlumens ? » demanda Dumbledore, intéressé.

« Évidemment ! C'est mon fils. Il n'a pas encore mon niveau mais il progresse vite. »

« C'est parfait. »

« Je vous préviens Albus, vous avez perdu votre héros et c'est regrettable, » les yeux de Dumbledore ne pétillaient plus du tout à ce rappel, « mais il est hors de question de se servir de mon fils comme trophée à brandir devant l'ennemi. »

« J'en conviens Severus... »

« Très bien, si tout est réglé... Nous allons vous laisser, mais avant je voulais vous demander, je n'ai pas vu Lupin à la réunion. Étant donné son horrible loyauté et son courage Griffondoresque, j'ai été surpris qu'il ne vous suive pas comme un petit chien. Il y a-t-il quelque chose que je doive savoir ? »

« Il est parti rejoindre une meute après... la disparition de Harry. Il m'a dit que comme ça allait être calme pendant un an il voulait en profiter pour s'éloigner et réfléchir... Mais je lui ai proposé de reprendre le poste de professeur de défense contre les forces du mal cette année et il a accepté. Cela dit il ne reviendra pas avant le jour de la rentrée. »

« Moi qui pensais enfin ne plus l'avoir dans les pattes... » bougonna Severus, mais il était tout de même heureux pour Nikita, ce n'est que pour lui qu'il avait posé cette question d'ailleurs.

Le repas se passa bien, les professeurs étaient assez choqués de voir l'austère professeur de potion avec une femme et un enfant. Le professeur Babbling questionna Vlada sur les connaissance de Nikita en runes et établit qu'il pouvait aisément entrer en septième année. Severus avait donné son aval pour les potions et la DCFM. Le professeur Flitwick ainsi que le professeur McGonagall demandèrent à le voir le lendemain pour le tester. Après une longue conversation avec Hagrid, que Nikita était tout de même heureux de revoir, celui-ci affirma qu'il pouvait même passer ses ASPIC directement et qu'il serait ravi de l'avoir en cours cette année.

.oOo.

La journée fut éprouvante pour Nikita, revoir Poudlard et les professeurs lui avait fait un choc. Heureusement que ses parents étaient là ... Le soir, il s'écroula sur son lit en pensant au lendemain : les tests, la réunion avec l'Ordre, tout ça allait être dur à gérer. Le seul point positif était qu'il n'avait pas encore été confronté à ses anciens amis, ni Remus... Toute cette journée et celle d'hier il avait dû garder un regard neutre, faire comme s'il ne connaissait personne. Toutes les émotions renfermées commençaient à se libérer dans son esprit et il ne comprenait pas comment faisait son père depuis tant d'années pour garder cette façade froide et renfermée, comme si rien ne pouvait l'atteindre. Il l'admirait d'autant plus.

Ne voulant pas sombrer il se transforma en Novy.

Sous cette forme son esprit était plus vide, ses instincts animaux prenant un peu le dessus lui permettant d'oublier plus ou moins le reste. Il voulait être fort, à l'image de ses parents, mais là, dans cette chambre, seul, il se sentait mal et, même sous sa forme de chat, il avait peur de la suite, de ses émotions. Il se leva et alla ouvrir la porte en sautant sur la poignée. Il se mit à courir dans le couloir pour rejoindre la chambre de ses parents qui était restée entrouverte. Novy se faufila dans la chambre et sauta souplement sur le lit pour s'installer entre ses parents. Severus, qui ne dormait pas encore, comprit immédiatement ce qui se passait et prit Novy pour le serrer contre lui. Après quelques caresses qui firent ronronner la boule de poils, il dit doucement :

« Novy, je comprends ce qui se passe, mais tu ne peux pas rester comme ça, il va falloir affronter tout ça un jour ou l'autre, tu le sais ... redeviens Nikita, que je puisse consoler mon fils, et pas me contenter de faire des caresses à un chat qui va me mettre des poils partout. »

Après un moment, Novy redevint Nikita et toutes les émotions, qui avaient été mises de côté sous sa forme animagus, revinrent en force et il se mit à pleurer toutes les larmes de son corps. Severus serra son fils contre lui alors que Vlada, qui dormait toujours, se blottissait à son tour contre Nikita.

« Tu regrettes d'être revenu ? »

« Non... » chuchota Nikita. « C'est juste plus dur que je ne pensais... J'aimerais être fort. »

« Ne dis pas de sottise Nikita... Tu es fort. Beaucoup d'autres ne seraient jamais revenus. C'est normal de se laisser submerger de temps en temps. »

« Comment fais-tu papa ? Comment arrives-tu à rester impassible, à te moquer de ce que les autres pensent. Pourquoi rien ne te touche ? »

« Tu penses vraiment que rien ne me touche Nikita ? Tu penses que durant toutes ces années de souffrance je ne me suis jamais retrouvé à pleurer comme un gamin ? Évidemment que si ! Sauf que moi je le fais sous la douche, pour cacher mes larmes, » répondit Severus avec un sourire ironique.

« Justement, tu arrives à les cacher ! Regarde-moi, j'ai seize ans et je me précipite dans le lit de mes parents... C'est pathétique. »

« Non, je ne suis pas d'accord... Tu as au moins le courage de montrer tes sentiments à quelqu'un. J'aimerais en faire de même pour ne pas être seul dans ces moments-là, mais je me borne à protéger ma fierté. »

« La prochaine fois que tu as envie de pleurer, tu viendras me voir ? »

« Certainement pas, boule de poils ! »

Nikita sourit doucement, les larmes dévalant toujours sur ses joues, alors que le tee-shirt de son père était complètement trempé. Il finit par s'endormir, fatigué de se débordement d'émotion.

.oOo.

Le rendez-vous du lendemain, était fixé à quatorze heures, au Square Grimmaurd. Bien que Vlada fut étonnée de retrouver Nikita dans son lit, cramponné à son père, elle ne dit rien et alla préparer le déjeuner pour ses deux hommes, qui avaient dû passer une nuit difficile.

En début d'après-midi, ils transplanèrent tous au Square Grimmaurd et, une fois encore, quand ils entrèrent dans la pièce où tout l'Ordre était regroupé -excepté Maugrey-, le silence se fit.

« Bonjour, » lancèrent Severus et Vlada.

« Bonjour, » dit Nikita sans prendre la peine d'utiliser l'anglais, ce qui fit rouler les yeux de son paternel.

« Bonjour Severus, Vlada, Nikita, » les accueillit Dumbledore avec les autres membres, « Nous attendons Bill qui va avoir du retard. »

« D'accord, » dit Severus. « Je vais en profiter pour faire des présentations convenables. Voici donc Vlada, ma femme, et Nikita, notre fils. Bien que ma femme comprenne et parle parfaitement l'anglais, je vais continuer en russe pour Nikita. Vlada, Nikita, je vous présente donc le professeur Dumbledore, que vous avez déjà rencontré ; à ses côtés, vous avez le professeur McGonagall qui enseigne la métamorphose, » Nikita grimaça et se prit une taloche derrière la tête. « Ce n'est pas contre vous Minerva, il n'est juste pas doué en métamorphose et ça l'énerve. » Elle sourit. « Ensuite, voici Miss Tonks, qui parle le russe ; Monsieur et Madame Weasley, les parents de la tribu de rouquins ; ici, il y a Charlie et les jumeaux, Fred et Georges, ou l'inverse, peu importe. Bill, celui qui est en retard, est aussi un de leurs enfants et ils en ont deux autres, qui sont à Poudlard en sixième et septième année. »

Il continua de présenter chaque personne autour de la table, ce qui provoqua l'étonnement de tous les autres, n'ayant jamais entendu le professeur Snape parler autant. Une fois les présentations faites, tout le monde reprit les discussions par petits groupes. Nikita restait en dehors, étant donné qu'il ne comprenait pas un mot de ce qui se disait, jusqu'à ce que Tonks, qui discutait avec Charlie, l'appelle :

« Nikita ?! Tu veux bien venir vers nous ? » Nikita sourit et vint s'asseoir près d'eux sous l'œil vigilant de Severus.

« Tu parles très bien Russe, » dit Nikita en utilisant dès le début le tutoiement.

« Merci c'est la famille du côté de mon père qui m'a appris ! En fait, Charlie avait une question à te poser. »

Nikita regarda attentivement Charlie et celui-ci lui fit un sourire éblouissant.

Charlie était un beau jeune homme. Il était plus grand que Nikita de presque une tête et larges d'épaules, ce qui laissait deviner des muscles assez conséquents. Le dragonnier possédait un visage buriné avec une barbe naissante, encadré par des cheveux roux et noués en un catogan serré. Le fils de Severus remarqua la présence d'un anneau, gravé de minuscules dragons, à l'oreille, ainsi que le look moldu du jeune homme en face de lui. Il était habillé d'un jean bleu délavé et d'un tee-shirt blanc qui laissait voir ses bras musclés, dont l'un était paré d'une grande cicatrice. Malgré sa tenue moldue, on ne pouvait nier qu'il était sorcier avec ses magnifiques bottes en peau de dragon et sa baguette qui dépassait de sa poche arrière.

« Quelle question ? »

« Il voulait savoir si ce que tu porte à l'oreille était bien une pointe d'un Noir des Hébrides. » Nikita fit un énorme sourire.

« C'est exact. Comment l'a-t-il reconnu ? »

« Il étudie les dragons dans une réserve en Roumanie. »

« Oh, ça doit être passionnant. » Tonks se tourna vers Charlie et confirma ce qu'il pensait.

« Demande lui comment il l'a eu ? C'est très rare ! » Tonks demanda donc à Nikita, qui parla doucement pour qu'elle puisse traduire la réponse au fur et à mesure.

« Oh, c'est une histoire assez dingue. À Durmstrang, il y a une école qui forme de futurs éleveurs, ainsi qu'un élevage pour aider à la sauvegarde des espèces. C'est passionnant. Nous avons des Boutefeus chinois, des Norvégiens à crête, des Pansedefers ukrainiens, des Suédois à museau court et donc un Noir des Hébrides. Dès que c'est possible, j'assiste à certains cours pour apprendre et observer. J'aimerais devenir éleveur. »

Charlie, complètement dans l'histoire, se remit à sourire.

« Un jour, pendant un cours, nous étions très loin, mais le Noir des Hébrides, une femelle de neuf mètres complètement furieuse, s'est détachée et a réussi à casser la barrière avant de nous foncer dessus. Les professeurs ont réagi très vite et ont réussi à immobiliser ses pattes, mais elle était tellement furieuse qu'elle a craché des flammes et notre groupe a été touché. Heureusement, j'avais eu le temps de mettre mes amis à l'abri mais j'ai été blessé, » dit Nikita en désignant son brassard droit. « A l'infirmerie, j'ai dis à mon père que, malgré ma blessure, cette expérience avait confirmé mon choix de faire ce métier. Les professeurs étaient là pour m'encourager dans cette voie et aussi un peu pour s'excuser d'avoir laissé le dragon me toucher. Ils m'ont alors offert la pointe qui était tombée quand le dragon à cassé les barrières. »

« C'est dingue ! » s'exclama Charlie, faisant tourner toutes les têtes, ce qui étonna beaucoup de monde de voir le fils Snape s'intégrer. Pendant ce temps, Vlada parlait des difficultés de son fils en métamorphose avec Minerva et Severus discutait des changements du ministère avec Arthur. Une fois que tout le monde eut repris sa conversation, Charlie s'adressa à Tonks.

« Tu peux lui demander si je peux l'examiner ? Je n'en ai jamais vu de près. »

« Il aimerait pouvoir examiner ta pointe. »

Nikita sourit à Charlie et dit à Tonks d'un air conspirateur :

« Je lui montrerai volontiers, mais pas ici. A vrai dire, c'est un peu mon arme secrète et je ne voudrais pas la dévoiler devant tous ces gens que je ne connais pas. Dès que je parlerais mieux Anglais, Charlie pourra venir me voir et je lui montrerais. En plus, tu n'auras plus à faire la traduction, » dit il avec un clin d'œil.

Tonks rapporta la réponse au jeune rouquin qui sourit d'autant plus. Les jumeaux débarquèrent à ce moment-là.

« Pourrais-je savoir lequel est Fred et lequel est George ? Je n'aimerais pas avoir à me tromper, » demanda Nikita qui savait en vérité très bien qui était qui.

« Tu ne pourras pas, même leurs parents se trompent. »

« Je paris que je ne me tromperai pas … s'ils me donnent, bien sûr, les bons prénoms. »

« Il est convaincu que si vous lui donnez vos vrais prénoms il ne se trompera jamais, » dit Tonks en se tournant vers les jumeaux. « Je lui ai dit que même vos parents se trompaient souvent. »

« Impossible qu'il réussisse, effectivement, » répondirent les jumeaux avec un grand sourire.

« Ça ne vous coûte rien d'essayer, » dit Charlie.

« Le seul qui ne se trompait jamais c'était... » Tout à coup, Fred se tut et perdit son sourire.

« J'ai dit une bêtise ? » demanda rapidement Nikita, inquiet.

« Non Nikita, ne t'inquiète pas, ça n'a rien à voir avec toi... Ils se sont juste souvenus d'un ami disparu... »

Nikita comprit tout de suite qu'ils pensaient à Harry Potter et il fut mal à l'aise de voir comment réagissaient les jumeaux. Il leur faisait du mal ... Aussi bien en disparaissant qu'en réapparaissant. Les deux frères retrouvèrent cependant très vite leurs sourires, comme d'habitude, et tendirent chacun une main à Nikita.

« Ça marche pour nous. Lui, c'est Fred, et moi, c'est George. Prépares-toi à te tromper ! » Nikita comprit et leur serra la main en hochant la tête. Il était, mine de rien, heureux de les retrouver et d'avoir une conversation avec d'autres personnes que ses parents, même s'il ne comprenait pas tout. Il soupira et marmonna :

« Je vais vraiment devoir apprendre l'anglais... »

« Pourquoi ne veux-tu pas apprendre ? » Demanda Tonks.

« Ça a été dur pour moi de partir de mon pays, et je voulais garder ma langue natale le plus longtemps possible... »

« Je comprends... Si tu veux, quand on se verra, on parlera Russe » dit-elle avec un sourire et un clin d'œil. Elle expliqua la conversation au trois Weasley, qui ne comprenaient plus rien, pendant que Nikita sortait un grimoire avant de lui redonner sa taille normale avant de le poser sur la table et de commencer à lire.

« Tu lis quoi Nikita ? »

« Le dictionnaire. »

« Pardon ? » demanda Tonks, les yeux exorbités.

« C'est le meilleur moyen pour connaître chaque mot... » dit Nikita en haussant les épaules. Les autres, qui avaient vu la réaction de Tonks, étaient curieux. George se leva et se pencha au-dessus de l'épaule de Nikita, où il tenta de poser sa main, pour voir ce qu'il lisait. Sauf qu'il n'en eut pas le temps. A peine sa main effleura-t-elle l'épaule de Nikita que celui-ci était debout, sa dague sous la gorge de la personne qui avait eu le malheur de le toucher. Tout le monde arrêta de bouger et Molly glapit de terreur en voyant la scène.

« Nikita calme-toi, » claqua la voix de Severus.

Nikita sembla revenir à lui et baissa sa dague, tandis que Severus reprenait en anglais pour tout le monde.

« Comme vous le voyez, Nikita n'accepte pas d'autre contact humain que celui de ses proches. Il ne vous fera pas de mal tant que vous ne lui en ferez pas mais, à l'avenir, évitez de le toucher, et surtout sans l'en avoir prévenu avant. » Un silence de mort s'abattit sur la pièce, pendant que Nikita se reprenait et tendait une main vers le malheureux jumeau toujours figé.

« Je suis vraiment désolé, j'ai des réflexes assez effrayants qui m'ont déjà sauvé la vie, et comme tu m'as surpris … encore désolé George, » dit-il avec un sourire contrit, en insistant tout de même sur le prénom. Il avait peur d'avoir tout gâché avec sa réaction, mais le rouquin éclata de rire en même temps que son frère et serra sa main. Il n'avait pas compris la phrase mais savait que c'était des excuses et que le jeune russe l'avait appelé George.

« Rappelle-moi juste d'être de ton côté lors d'un combat, c'était époustouflant. Et il ne s'est pas trompé de prénom en plus. » Nikita lança un regard interrogatif à Tonks qui traduisit avec le sourire. Il sourit à son tour.

« Severus, » commença Albus, « il y a quelque chose que nous devrions savoir ? »

« Rien qui ne vous regarde Albus, » trancha le maître des potions. Tout le monde comprit que Nikita était passé par des moments difficiles mais personne ne voulu aborder le sujet, et les conversations reprirent.

« Tonks, demandes-lui pourquoi il n'a pas sorti sa baguette s'il-te-plaît, » dit Fred. Elle posa donc la question et Nikita répondit simplement.

« Un sorcier s'attendra toujours à ce que je sorte ma baguette, et donc que je m'éloigne de lui, afin d'avoir assez d'amplitude pour lancer un sort. Si je sors ma dague, par contre, je me rapproche de mon adversaire et je le déstabilise. La preuve, personne n'a bougé. Les seuls qui auraient pu réagir ici ce sont mes parents, car ils ont l'habitude de ce genre de combat. »

« Tes parents se battent comme ça aussi ? Même ton père ? » demanda Tonks sceptique. Nikita ne répondit pas, il lui sourit et fonça sur le dos de son père qui était à quelques pas de lui. Il n'eut pas le temps de planter sa dague dans son dos que Severus, en se retournant, lui mit un coup de coude dans le bras qui dévia sa trajectoire avant de le saisir pour stopper la progression de Nikita. Le temps c'était de nouveau arrêté. Nikita avait un énorme sourire, même si Severus lui lançait un regard noir. Vlada, quant à elle, les regardaient tendrement, comme si c'était une scène habituelle.

« Arrête de jouer gamin, » grogna Severus.

« Tu croyais vraiment que tu allais l'avoir comme ça ? » ricana Vlada

« Non, mais Tonks me croyait pas quand je lui ai dit que papa savait se battre en combat rapproché. »

Severus se redressa et regarda la jeune métamorphomage qui rougit jusqu'à la pointe de ses cheveux, leur faisant d'ailleurs changer de couleur.

« Êtes-vous satisfaite Miss Tonks ? » Sans attendre la réponse il retourna à sa conversation.

« Mais... Vous êtes tous comme ça en Russie ? » demanda George, ahuri. Nikita sourit quand Tonks lui fit la traduction.

« Non, mais ma mère fait un travail qui peut s'avérer dangereux et mon père est espion ... j'ai appris à me défendre assez tôt. »

« Je croyais que ton père avait appris ton existence l'année dernière ? »

« C'est vrai, mais ce n'est pas pour autant que moi je ne le connaissais pas. Ma mère m'en a toujours parlé et me racontait parfois ce qu'il lui écrivait dans ses lettres. Je me doutais qu'un jour je pourrais payer pour les erreurs de jeunesse de mon père. » dit-il sombrement. « Je savais aussi qu'un jour l'autre mégalo voudrait me recruter, et que si mon père était en danger je voudrais aller le secourir. C'est un homme bon vous savez, sous ses allures de bâtard et de vieux ronchon il a un cœur énorme, » dit-il en regardant tendrement son père. « Mais ne lui dites jamais que je vous l'ai dit, » finit-il avec un sourire malicieux et un clin d'œil. Il se rassit ensuite et continua sa lecture pendant que Tonks traduisait à Fred et George, ainsi qu'à Charlie qui le regardait tristement.

« Et du coup, il lit quoi ? Vu sa réaction de tout à l'heure ça doit être impressionnant. »

« Il est en train de lire le dictionnaire... Apparemment c'est le meilleur moyen de connaître tous les mots... »

Les quatre jeunes le regardèrent un moment avant que les jumeaux de ne se mettent à rire. Il n'y avait pas dire, le jeune russe était sacrément intéressant. Ils finirent par reprendre une conversation, laissant Nikita à son dictionnaire, et la réunion pu commencer lorsque Bill finit par arriver quelques minutes plus tard .