Et voilà le nouveau chapitre! J'espère qu'il vous plaira, c'est en fait le tout premier auquel j'ai pensé en commençant cette fic!

Merci à tous pour vos merveilleuses reviews!

Chapitre 21: Elira et Sirius Black for ever

Harry était allongé sur son lit et observait le plafond d'un œil morne, cela faisait trois jours que les détraqueurs les avaient attaqués, Dudley et lui, et il n'avait toujours aucune nouvelle de Sirius, Ron ou Hermione. Sa tante refusait de répondre à ses questions et personne ne lui avait dit à qui appartenait la voix enjouée de jeune femme qui avait résonné pendant près d'un quart d'heure dans le salon juste après la fameuse soirée, cette voix avait en tout cas eu le mérite d'enlever à l'oncle Vernon presque toute son animosité à l'égard du garçon, peut-être un médecin pour Dudley. Harry se demandait ce qu'il allait bien pouvoir devenir, passer tout l'été dans cette chambre ne semblait pas une très bonne option, se faire renvoyer serait catastrophique et il n'était même pas question qu'on lui détruise sa baguette. Il se demanda un instant s'il pourrait vivre clandestinement avec Sirius, il serait surement d'accord.

Le lendemain après-midi il entendit une fois de plus la voix enjouée, quelques instants plus tard son oncle arriva et lui dit que Dudley, Pétunia et lui sortaient, il ne mentionna pas la personne de la jeune femme et semblait de nouveau de mauvaise humeur. Comme la porte était ouverte il entendit des bribes de conversations, la voix disait :

-Je suis parfaitement d'accord, cette histoire de pelouse est ridicule, mais bon, il ne faut pas gâcher l'effet de ces pauvres naïfs, une chance que…

Et l'oncle Vernon ferma la porte empêchant Harry d'en entendre plus, si c'était au sujet de la pelouse et de la sécheresse c'était peut-être une nouvelle voisine qui venait demander des conseils pour détourner les restrictions sur l'arrosage. Harry retourna sur son lit.

Plus tard dans la soirée il entendit des voix au ré-de chaussé, des voix qui n'étaient certainement pas celles des Dursley. Il découvrit que Maugrey et Lupin avaient amené tout un groupe de sorciers et sorcières pour le sortir de là. La plus jeune, Tonks monta l'aider à préparer ses bagages en lui expliquant que si les Dursley n'étaient pas là c'est parce qu'elle leur avait envoyé une lettre statuant qu'ils avaient gagné un concours de pelouse.

Le mot pelouse résonna dans la tête de Harry, la voix de la jeune femme avait parlé d'une pelouse et d'une idée ridicule, aurait-elle vendu le secret ? Mais dans ce cas pourquoi étaient-ils tous partis ?

Sans pouvoir obtenir de réponse le garçon observa avec admiration Tonks faire ses bagages en deux coups de sortilèges à pot et ils descendirent pour attendre le signal du départ. Il se laissa désillusionner par Maugrey et écouta avec un frisson ce dernier mentionner la possibilité de se faire tuer au cours du trajet. Finalement, au bout d'un temps interminable ils arrivèrent à destination. C'est encore frigorifié qu'Harry découvrit la porte à la peinture écaillée du 12 square Grimmaurd. Il entra dans maison et l'odeur du hall lui donna l'impression d'être entré dans un château en ruine, très humide et totalement inhabité. Quand la lumière fut allumée, il distingua des murs décrépis, des toiles d'araignées partout et de vieux tapis qui ressemblaient plus à des serpillères trouées qu'à autre chose.

Mrs. Weasley apparut et lui donna une étreinte étouffante, elle le conduisit ensuite vers sa chambre à l'étage, passant une rangée de têtes d'elfes accrochées au mur et un porte-parapluies en jambe de troll. Harry était persuadé qu'il devait s'agir de la pire maison ayant jamais existée. Même la chambre était délabrée, en ruine, avant de pouvoir examiner les lieux plus avant, il fut à moitié étranglé par l'étreinte d'une Hermione qui ne pouvait s'empêcher de parler à toute allure et de sa voix angoissée, Ron était là aussi, et son mini hibou volait dans tous les sens.

Après avoir hurlé sa colère un grand coup il laissa ses deux meilleurs amis le mettre au parfum. Il était toujours énervé quand Fred et George apparurent mais au moment de descendre pour le diner il était surtout intrigué. Il ne comprenait pas pourquoi il ne fallait pas faire de bruit, cependant un faux pas de Tonks entraina sa chute et ses bruyantes excuses et Harry découvrit la raison de ce mystère, un portait se dégagea des rideaux qui le masquaient et une vieille femme hurla de toute la force de ses poumons la honte que représentaient tous ces moldus et traitres à leur sang pour se maison. Sirius apparut soudain et ferma de nouveau les rideaux, il étreignit brièvement Harry en déclarant que sa mère n'avait jamais été très agréable « C'est la maison de mes parents et je l'ai donné à l'ordre, mon père l'avait doté de tous les sortilèges de protection possibles et inimaginables. C'est l'idéal pour un QG secret, mais personne n'a vécu dans cette maison depuis plus de 10 ans, à part l'elfe, cela s'entend. ».

Au dîner Harry apprit qu'il aurait probablement beaucoup de ménage à faire dans les jours à venir. A la fin du repas Sirius et Mrs. Weasley se disputèrent à grands cris pour savoir s'il fallait mettre Harry au courant des évènements, Harry essayait de dire qu'il en avait le droit pendant que Fred protestait que c'était injuste car il n'était pas majeur et qu'eux n'avaient rien pu apprendre.

-Harry est trop jeune, disait Mrs. Weasley

-Ce n'est plus un enfant, il a le droit de savoir, répondait Sirius.

-Ce n'est pas à toi de décider !

-Je suis son parrain, la seule famille qui lui reste !

-Ah vraiment ? Et tu as eu tout le loisir de t'en occuper quand tu étais à Azkaban ! Tu veux parler de ton caractère responsable ? Tu vas t'en occuper aussi bien que d'Elira et …

-Assez !

Sirius avait blêmi de façon surprenante au nom d'Elira et Harry eut le vague sentiment d'en avoir déjà entendu parler, Elira…Black, ce devait être ça, il semblait se souvenir qu'elle avait fait parti du jury l'année précédente, c'était ça ! Sirius lui avait dit qu'il pouvait lui faire confiance mais il n'avait finalement pas eu la possibilité de lui parler, les choses étaient arrivées trop vite.

-Je pense que nous pouvons dire à Harry certaines choses, intervint Lupin qui semblait désireux d'éviter le sujet Elira, ne serait-ce que pour entendre une version correcte des faits.

-Maman, pourquoi ne pouvons-nous pas aller en Angleterre, je suis sûre que Fred est d'accord de m'inviter au Terrier.

-Aprina, on ne s'invite pas chez les gens, les Weasley ne sont pas au Terrier et on fait ce que je dis.

-Nous sommes au XXème siècle, le temps de la démocratie maman.

-Ah oui ? Et bien ici c'est une dictature et c'est moi qui commande, vous pouvez toujours tenter le coup d'Etat mais je parie que je suis plus douée que vous.

-Douée surement pas ! Judi est impressionnant ! Plus expérimentée peut-être…

-Aprina, autre chose ?

-Est-ce que Rogue a l'intention de venir ici ?

-Non, répondit Elira évidemment contrariée, maintenant débarrasse le plancher, Les Brown devraient arriver bientôt.

-Lavande et sa mère ?

-Précisément.

-Je ne les aime pas.

-Dans ce cas va en haut !

-Ekiran prend toute la place sur le canapé et Judicaël est en train de préparer un parcours du combattant qui occupe tout le salon.

-Il veut l'électrifier ? Je refuse qu'on fasse le mur de Berlin dans cette maison.

Aprina monta l'escalier à vis au milieu de la cuisine et arriva au salon qui ressemblait à une salle de musée la nuit : parcourue de rayons lasers, sauf qu'il s'agissait de fils de fer, Au milieu de tout ça Ekiran était allongé sur le canapé et Judicaël debout sur une chaise accrochait le fil au plafond.

-Lavande et sa mère vont arriver.

-Je ne bouge pas d'ici, déclara Ekiran avec mauvaise humeur (il n'avait pas souri une seule fois depuis le début des vacances).

-Rogue vient ?

-Non Judi, on est tranquille, un peu trop même, j'en ai marre d'être coupée du monde tous les étés.

-Moi j'aime bien aller chez Rilan et Akina, on vient tout juste de revenir, je suis sûr que maman va nous trouver autre chose.

-Tu prends toujours sa défense, protesta aigrement Ekiran, moi j'en ai assez d'elle, d'ailleurs je suis sûr qu'elle va encore essayer de faire la cuisine ce soir.

Aprina soupira et se dématérialisa jusqu'à sa chambre, avec un peu de chance elle allait réussir à se motiver pour finir ses devoirs.

Deux jours plus tard Elira débuta sa matinée à 6h en poussant son cri de guerre « Debout tout le monde ! ». Elle rangea son miroir de poche et pesta en voyant dans la glace qu'elle avait encore son pli au front, preuve qu'elle s'inquiétait encore. Elle défonça la porte de chaque chambre pour faire bonne mesure.

Aprina ne bougea pas d'un poil, Ekiran la regarda par-dessus sa couverture et se rendormit, Judi se leva et ferma sa porte. Elira inspira un grand coup et hurla de nouveau « Debout ! Départ pour Londres dans deux heures ! ». Sur ce, elle repartit dans sa chambre dont elle claqua la porte violemment et se prépara, il fallait qu'elle mette une robe chic, elle devait faire grande impression. Avec un sourire elle écouta les trois portes de ses enfants s'ouvrirent, leurs pas précipités et leurs voix paniquées se demander s'ils avaient bien entendu. Deux heures plus tard Judicaël était perché sur sa chaise au milieu du salon à continuer de fixer des fils, sa petite valise attendant sagement devant la porte de sa chambre. Ekiran, équipé d'une pince coupante, se frayait un chemin dans le salon pour récupérer ses affaires qui trainaient dans tous les sens, on distinguait dans sa chambre un bazar monstre et une malle ouverte pleine d'objets et d'habits pèles-mêles. Aprina criait pour savoir si quelqu'un avait vu tel ou tel objet, et criait d'autant plus que les autres avaient renoncé à lui répondre, elle avait mis sa valise ouverte dans le salon non loin de sa porte et jetait hors de sa chambre ce qu'elle entendait emporter tout en pestant qu'elle n'avait rien à porter car sa mère ne l'avait pas laissé faire les magasins. Elira achevait de sortir deux grosses valises, un énorme sac à main en cuir -probablement un sac de voyage 'Louis Vuitton'- et finalement un sac à main de taille raisonnable, sa chambre semblait rangée à la va-vite et du tissu trainait encore par terre alors qu'un mannequin apparaissait avec une robe à moitié finie dessus.

-Vous êtes prêts ? demanda-t-elle ingénument en ignorant les cris d'Aprina.

-Oui, mais cela me navre de devoir laisser mon projet en attente, soupira Judicaël.

-Cela te navre ? Quel genre de livre lis-tu en ce moment Judi, et je suis désolée de te dire que ton frère attentionné s'est occupé de réduire à néant tous tes efforts.

Judi vit alors Ekiran et sa pince coupante et sans prononcer un mot il lui lança une boule de feu dessus. Ekiran poussa un cri et tenta de s'éteindre, Aprina cessa son remue-ménage et regarda avec intérêt, elle commenta « Rilan nous a appris ça la semaine dernière », Elira fit un geste de sa baguette pour mettre fin à l'incendie et demanda une nouvelle fois :

-Vous êtes prêts ?

-NON ! Crièrent Aprina et Ekiran.

-Vous avez cinq minutes avant que je ne finisse pour vous, Judicaël tu es sûr d'avoir assez de choses dans ta minuscule valise ?

-Oui, je lui ai jeté un sort d'extension.

Cinq minutes plus tard, le temps qu'Elira finisse de se maquiller, Ekiran était assis sur sa malle qui refusait de fermer et Aprina commençait tout juste à plier ses affaires pour les faire entrer dans sa valise. Avec un soupir Elira agita sa baguette et propulsa sa fille sur le canapé, elle jeta le sort de « faitlamalle » et fit de même pour Ekiran, un instant plus tard les bagages étaient prêts.

-Changez-vous, déclara aussitôt Elira.

-Maman, il n'y QUE toi pour faire les courses en robe de soirée, je ne sortirai pas comme ça, appuya fermement Aprina.

-Je suis très bien comme ça, marmonna Judicaël.

-On ne va pas faire les courses, nous allons à Londres, un jean troué, un t-shirt trop court et un pull feutré ne sont pas des habits présentables, et je ne vois pas en quoi ma robe est inappropriée.

Elle portait un tailleur plus qu'autre chose, la jupe et la veste étaient bleu nuit et assortis à l'espèce de chapeau qui tenait sur sa tête à l'aide d'un peigne, tel les coiffes extravagantes pour les mariages, ses cheveux étaient trop courts pour tenir en chignon mais tombaient en carré bien droit autour de son visage, ses chaussures à talons aiguilles lui rajoutaient une bonne dizaine de centimètres. Elle se regarda dans la glace et haussa les épaules, puis elle réitéra sa demande à ses trois diablotins. Aprina revint avec un jean sans trou et un chemisier vert sans manche, Judicaël revint avec des habits à sa taille même si son pantalon vert jurait étrangement son t-shirt violet foncé. Ekiran revint avec les cheveux coiffés, s'il y avait une chose qu'il avait pris de sa mère c'était l'élégance, il portait presque toujours une chemise et un pantalon à plis repassés, ce jour là le pantalon était blanc et la chemise noire.

Une fois satisfaite de l'allure de tout le monde Elira fit léviter le grand miroir ovale de sa chambre jusque dans le salon, elle jeta une poignée de sorts protecteurs à la maison et ensorcela le miroir, on pouvait désormais y voir le reflet d'un souterrain d'aspect douteux.

-Nous n'allons pas directement à la maison ? demanda Aprina.

-Non, la maison est…dérangée, nous allons arriver dans un souterrain conduisant au métro, il est utilisé pour l'entretien, nous prendrons ensuite un taxi.

-Taxi ? Mais tu as une voiture ? Judicaël sembla presque aussitôt regretter ses paroles, il ne se souvenait que trop de la manière dont sa mère conduisait.

-Ekiran en premier, intima Elira.

Le garçon se saisit de sa malle et enjamba le bord du miroir, un instant plus tard Aprina, Judicaël et enfin Elira le suivirent, bagages en main. Elira faisait léviter les siens, elle les confia à ses enfants le temps de refermer le portail magique, elle commenta :

-Il est beaucoup plus dur de faire un passage quand il n'y a pas du tout de miroir de l'autre côté, heureusement la magie des miroirs est celle que je maitrise le mieux. Bien sortons de cet endroit pittoresque.

Aprina étouffa un rire en pensant à la tête d'un employé d'entretien à la vue d'une femme aussi belle et élégante qu'Elira dans un tel endroit. Ils montèrent un escalier humide et débouchèrent dans un parc, il y avait de la brume et personne n'était là. Ils sortirent du parc et Elira trouva un taxi à une vitesse impressionnante. Le chauffeur eut un doute lorsqu'il vit les six sacs mais Elira lui assura qu'elle se chargeait de les faire entrer dans le coffre s'il voulait bien prendre la peine de vérifier que ses trois garnements d'enfants s'asseyaient et mettaient leur ceinture correctement. Surpris par la demande le chauffeur s'exécuta et les enfants firent toutes les difficultés du monde à s'attacher, conscients qu'il fallait laisser à leur mère le temps d'ensorceler le coffre, Aprina pensa que cette dernière devait régulièrement recevoir des lettres du ministère pour usage non autorisé de magie face à des moldus.

Quoi qu'il en soit le taxi fila bientôt dans les rues de Londres et s'arrêta à quelques rues du Square Grimmaurd. Ils descendirent tous et dès que le taxi eut disparu dans la brume Elira guida ses enfants vers le numéro 12. Elle passa sa voiture, toujours protégée par les charmes qui la cachaient, et arriva en face des numéros 11 et 13.

-Maman nous avons un problème, remarqua Aprina sèchement.

-Non, il n'y a pas de problème, répliqua Elira, c'est juste Dumbledore qui aime faire des farces stupides, il s'est proclamé gardien du secret de l'emplacement du QG de cet imbécile d'Ordre du poulet et il n'a rien trouvé de mieux que de le mettre… et voilà, je ne peux pas le dire ! Il m'a fait un papier au cas où, tenez, lisez.

Elle leur mit sous le nez un mince papier où il était écrit que le QG de l'Ordre du Phénix était au 12 square Grimmaurd.

-Mais nous ne pourrions pas y aller sans savoir que c'est le QG ? demanda Ekiran.

-Non, c'est fort bête comme dirait Judi. Maintenant concentrez vous sur le numéro voulu et avancez. Un instant après ils se trouvaient en bas des marches du perron du numéro 12 et de sa porte défraichie. Elira monta en premier, elle n'avait que son sac à main et son sac de voyage, les deux ainés portant contre leur gré ses deux autres valises. Elle actionna la poignée et rien ne se produisit, elle sortit alors sa baguette et d'un geste sûr enfonça la porte dans un grand vacarme, elle entra dans le hall suivit de ses enfants, la porte se ferma sur Judi mais Elira faisait briller toutes les lampes de leur plus bel éclat.

Mrs. Weasley arriva en demandant qui était là, elle semblait agacée d'être dérangée, comme si elle sortait juste d'une dispute, Mondingus Fletcher était dans le couloir et Elira passa devant lui sans lui jeter un regard mais en lui balançant son sac de voyage dans les bras, elle s'avança vers Mrs. Weasley avec un grand sourire :

-Molly !

-Elira ?! La dite Molly semblait plus surprise que heureuse mais étreignit avec un sourire la nouvelle arrivée.

-Kreattur ! Cria Elira dès que Molly eut finit sa brève embrassade.

Un petit elfe en pagne et plus repoussant que dans le souvenir des enfants, arriva et s'inclina il s'apprêtait à dire quelques mots mais Elira le coupa :

-Kreattur, monte nos bagages dans les chambres !

-Les chambres sont occupées maîtresse, le maî…

-Occupées ? Dans ce cas met tout ça dans le couloir, je m'en occuperai plus tard. Ensuite tu feras le ménage, je te le demande tous les ans et chaque année cette maison est plus repoussante qu'auparavant, à croire que tu attires la vermine ! Commence par le grenier…non ne mets pas les pieds au grenier, ni même ton nez ou quoi que ce soit de ta personne, le grenier t'es défendu.

-Je me souviens maitresse, je n'y vais pas mais le maître…

-Tout de suite ! hurla Elira de plus belle.

Soudain elle sembla se rendre compte de la présence d'autres personnes, Tonks la regardait avec de grands yeux, Kingsley ne semblait pas savoir ce qui se passait et Sirius…

Soudain le portrait de Mrs. Black senior se mit à hurler qu'ils étaient tous des traitres.

-Silence ! Ce qui se passe ici est déplorable, nous sommes d'accord mais ce n'est une raison pour utiliser un langage si bas et grossier, que diraient vos ancêtres ?

Cette dernière réplique sembla faire taire le portrait définitivement, Harry, Hermione et les enfants Weasley sortirent à ce moment du salon où ils faisaient du nettoyage pour voir qui était la cause de tant de vacarme. Fred eut le temps d'apercevoir une Aprina assez mal à l'aise avant d'avoir son attention captivée par Elira.

Cette dernière venait de voir Sirius, il était encore légèrement derrière Molly et semblait abasourdi, pendant quelques secondes tendues aucun d'eux ne fit de mouvement et Remus craignit qu'Elira ne se détourne simplement de lui pour l'ignorer et lui faire payer son abandon quinze ans auparavant, mais telle ne fut pas sa réaction, elle se décida pour l'inverse.

Sous les yeux ébahis d'Harry elle se jeta au cou de Sirius en Criant « Sirius ! ». Sirius eut à peine le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'il fut presque étouffé par sa femme, il lui rendit son étreinte aussi fort qu'il le put, cela faisait si longtemps ! Puis ils s'écartèrent un peu et Elira prit le visage de Sirius entre ses main pour le scruter, elle semblait inquiète, elle déclara :

-Tu es affreusement maigre ! Je pensais que Molly faisait assez à manger pour tout un bataillon ! Tu as changé.

-Pas toi, souffla Sirius.

Elira pouffa :

-Ta mémoire doit être sérieusement altérée dans ce cas !

Harry reconnu alors la voix enjouée, c'était la même que celle qu'il avait entendu chez les Dursley, mais cela n'était pas possible, personne d'autre que lui ne pouvait à la fois connaître Sirius, les Dursley et Dumbledore !

-Vous étiez chez les Dursley ! S'écria Harry, Sirius, tu la connais ?

-Bien sûr, c'est ma femme ! Dit joyeusement ce dernier avec encore un brin d'émotion et créant une bombe chez les jeunes, les Dursley ?

-Oui, cette idée de pelouse était vraiment risible, Elira fit un clin d'œil à Tonks, je les ai emmenés à l'opéra à la place, j'écris à Pétunia de temps à autres, il fallait que je m'occupe un peu de Harry…

Sirius se rembrunit légèrement puis Elira reprit de sa voix claironnante :

-Bon, cette maison est repoussante ! Il faut que j'aille m'occuper des bagages et je dois aller me regarder dans mon miroir !

« La voilà sa revanche, pensa Remus, le pauvre Sirius n'est pas tiré d'affaire, sa femme refuse de rester plus de cinq minutes avec lui ».

Elira se dirigea vers l'escalier non sans un regard explicite à Sirius en direction de l'endroit où se trouvaient les enfants. Elle arracha son sac de voyage des mains de Mondingus qui semblait très intéressé et elle lui lança son regard le plus féroce, les jeunes se poussèrent de l'escalier pour la laisser passer mais Harry lui demanda :

-Vous connaissez les Dursley ? Pourquoi je ne vous ai jamais vu ?

Elira lui jeta un regard condescendant et se dirigea vers le deuxième étage sans lui prêter plus d'attention.

En attendant Ekiran s'était précipité à son tour dans les bras de Sirius :

-Papa ! Tu m'as manqué…tu m'as manqué.

Murmura-t-il dans son épaule pendant que Sirius lui caressait lentement les cheveux en lui murmurant que c'était fini. Aprina s'avança aussi et se joignit à l'embrassade. Au bout d'un moment ils se désenlacèrent et se regardèrent avec un grand sourire, ils étaient de nouveau réunis. Puis Sirius avisa Judicaël. Ce dernier se tenait encore dans le couloir, mal à l'aise et cherchant un endroit où se mettre. Laissant ses ainés derrière lui Sirius se dirigea vers lui, il n'avait pas l'air très à l'aise non plus, il s'arrêta juste en face de lui et demanda avec une voix vibrante :

-Judicaël ?

Le garçon plongea ses yeux dans le regard noir de son père et hocha la tête, lentement il se laissa prendre dans les bras de son père pour la première fois de sa vie. Ce fut le moment où tous les autres décidèrent que ce n'étai pas un spectacle et chacun sembla se souvenir qu'il avait des choses à faire, personne ne vit la silhouette d'Elira qui observait la scène de haut en essayant de sécher ses larmes avec ses manches.

Alors que tout le monde faisait semblant de s'occuper et discutait discrètement de ce qui venait de se passer, un cri strident retentit de nouveau de la part d'Elira :

-Sirius ! Qu'est-ce que cette bête horrible et puante fait dans le grenier ?!

-Tu parles de l'hippogriffe ? Il était obligé de parler fort lui aussi puisque sa femme était au dernier étage et qu'il était dans le hall.

-Je parle du monstre qui souille mon miroir de sa présence !

-Elira…

-Mon miroir ! Mon miroir Sirius ! La chose la plus importante de cette maison, rien ne doit polluer mon miroir et tu mets tranquillement une bête affreuse dans la même pièce ?

-Ce n'est qu'un miroir !

-Sirius ! Je suis au bord du divorce là ! Mon miroir est une chose sérieuse !

-J'ai jeté des sorts protecteurs autour !

-Une maison n'est pas un endroit pour ce genre de créature ! Tu me faisais toute une scène pour un chat et tu prends un hippogriffe chez toi ?!

Sirius étouffa un rire, encore un peu nerveux suite à la menace précédente, à la mention du chat qu'il avait qualifié de monstre en le voyant pour la première fois.

-Je n'ai pas d'autre endroit où le mettre, le hall est trop petit !

-Buck a sauvé la vie de Sirius, intervint Hermione.

-J'ai une soudaine envie de nuggets ! Et faute de poulet on mange des hippogriffes ! déclara Elira avec emphase.

Sans écouter les protestations outrées d'Hermione elle retourna au grenier, talonnée par Judicaël.

-Tu vas vraiment faire des nuggets ? demanda-t-il.

-Bien sûr que non, mais je ne laisserai pas cette chose avec mon précieux miroir, j'aimerai être seule pour m'en occuper Judi.

-Tu vas l'amener à Rilan ?

-Oui, il en fera ce qu'il veut si l'animal ne meurt pas de peur avant.

Elira s'enferma alors dans le grenier poussiéreux. Buck tourna alors sa tête arrogante vers elle, il avait été molesté par le bruit et entendait bien faire entendre raison à cette folle. Il s'avança vers elle, attendant qu'elle s'incline mais soudain il se figea, un grondement sourd provenait de la femme, comme tous les animaux il savait reconnaitre les prédateurs, et la première règle de survie pour n'importe quel animal est d'éviter de contrarier un Nattiowa. Il recula, espérant sauver sa vie.

Les yeux d'Elira brillèrent, c'étaient ses yeux de loup et ils étaient impressionnants. Buck se retrouva soudain à avoir la taille d'un poulet, terrorisé il commença à courir quand il fut intercepté par la main d'Elira qui se saisit de ses pates de cheval et le porta tête en bas en direction de son miroir, l'animal eut assez d'intelligence pour ne pas ruer et contrarier encore plus cette force de la nature. Elira commença à ensorceler le miroir pour la bonne destination, c'était vrai qu'il était protégé mais bon, un grenier ou même une maison, n'est pas un endroit pour un animal sauvage. Elle traversa le miroir et se retrouva dans la forêt des Nattiowa, l'endroit était très silencieux. Elle se dirigea vers la clairière centrale et se figea, une réunion au rocher avait lieu. Elle posa l'hippogriffe et s'assit en attendant la fin. Cela ne tarda pas trop et Akina se dirigea vers elle aussitôt qu'elle eut fini son discours.

-Un problème Elira ?

-Non, rassures-toi, j'apporte juste un hippogriffe que mon stupide mari avait mis dans la pièce de mon miroir.

-Mais les miroirs ne sont pas si fragiles, je me souviens que tu en avais un sur la porte de ton armoire.

-Ce n'est pas la question, répondit Elira avec un sourire, un hippogriffe ne vit pas dans une maison.

-Où est-il ?

-Ici, je l'ai rétréci !

Elira rendit sa taille naturelle à l'animal et Akina lui dit quelques mots puis l'animal partit soulagé d'être encore en vie.

-Tu disais ton mari…

-Akina, soupira Elira, oui, il est de retour dans sa maison natale, qu'il déteste, et je viens d'y arriver avec les enfants, il le faut bien, et puis il est temps et…

-Et tu mourrais d'envie de le faire parce qu'il te manque tous les jours. Elira, je le sais bien, ne sois pas trop dure avec lui, au fond c'est toi-même que tu as envie de punir.

-Je me rappelle pourquoi j'espace toujours mes visites ici, marmonna Elira, je vais me remettre à pleurer comme un enfant si tu continues.

-Je préfère te voir pleurer que faire ton insolente Elira, au fond ce qui te plait c'est faire des bêtises.

-C'est vrai ! Et je vais pouvoir me lâcher maintenant, plus besoin d'être parent responsable !

Akina haussa un sourcil à la mention de 'responsable' et Elira lui tira la langue en retour, elle embrassa sa cousine et repartit vers son miroir. Quand elle réapparut dans le grenier de Londres elle portait 10 boites pleines de nuggets tout chauds et venant directement du McDonald's. Elle métamorphosa juste les emballages pour prolonger l'illusion.

Elle descendit ses provisions à la cuisine en attendant l'heure du diner. Et remonta pour voir à l'organisation des chambres.

Au premier Harry et Ron occupaient une chambre, Ginny et Hermione une autre et Mr. et Mrs. Weasley la dernière. Au deuxième étage Fred et George étaient dans une chambre, Remus dans une autre, la porte de Regulus était fermée et la chambre de Sirius se trouvait au bout du couloir. Au troisième la chambre de sa belle mère était légèrement ouverte, la chambre d'à côté était l'endroit où Walburga avait fait dormir les enfants les rares fois où ils étaient venus, les lits de bébé étaient encore là. Elira passa son doit sur la barrière en bois du premier lit, la poussière recouvrait tout d'un voile gris. Elira soupira, ce n'était pas le moment idéal pour revenir à la maison.

Elle fit un mouvement de sa baguette et les lits pour enfant se métamorphosèrent en deux lits simples, un nouveau mouvement et la poussière disparu, deux mouvements de plus et les lits étaient faits, un dernier geste et les valises des garçons apparurent.

Elle se dirigea dans la chambre de sa belle-mère, poussa le plus gros soupir de sa vie et agita sa baguette pour changer les draps et faire disparaitre la poussière, elle n'avait pas l'intention de rester longtemps ici mais elle devait bien bouder quelques jours. Finalement elle descendit au premier et fit apparaitre un nouveau lit dans la chambre des filles, Aprina devrait partager un peu.

L'heure du diner approchait et elle descendit à la cuisine aider Molly, elles ne parlèrent pas beaucoup, Elira soupçonna Molly de lui en vouloir de ne pas se joindre à l'Ordre. Finalement tout le monde fut appelé et Elira constata avec bonheur que Sirius avait un bras autour des épaules de Judi.

-Qu'est-ce qu'on mange ? demanda Ron

-Des nuggets ! déclara joyeusement Elira en dévoilant le plat où elle avait tout mis, j'ai rempli des pots de sauce barbecue, il y en a pour tout le monde !

-Des nuggets ? demanda Hermione effarée, mais…

-Buck est encore là ? S'inquiéta Harry.

-Non, bien sûr que non, mais je ne vois pas le rapport, déclara très sérieusement Elira.

-Elira ! dit Molly d'un ton accusateur.

-ça se mange, commenta Elira en se servant, c'est gras mais c'est bon.

Judicaël et Sirius se servirent également mais Hermione était choquée :

-Comment avez-vous pu faire ça ? Il a sauvé la vie de Sirius et vous l'avez transformé en…Et vous mangez en plus.

-Je ne comprends pas un mot de ce que tu dis, affirma Elira avec aplomb.

-Je me souviens de ça, commenta soudain Sirius, tu m'y avais trainé une fois, un Mcgo je crois.

-Mcdo, corrigea machinalement Ekiran, c'est vrai que leur sauce barbecue est inégalable.

-Une spécialité moldue ? Demanda soudain Arthur avec un vif intérêt, vous trouvez ça où ?

-A tous les coins de rue Arthur, sourit Elira.

Hermione bouche-bée cessa de protester et mangea en silence jusqu'à ce que Kreattur apparaisse et qu'Elira l'interpelle :

-Kreattur, ne rentre plus dans la chambre de Walburga pendant un moment, ou dans quelque chambre que ce soit du tout, fait le ménage dans les salons.

-Ce n'est pas un esclave, rétorqua Hermione.

-Bien sûr que non, mais ce n'est pas non plus un serviteur acceptable, si tu te sens tellement proche de lui n'hésite pas à l'aider, je suis sure que tu pourras être utile.

Hermione ouvrit la bouche et Sirius intervint pour calmer la situation :

-Elira, Hermione milite pour que les elfes de maison soient libres.

-C'est un projet intéressant mais ce n'est pas le moment de faire une révolution et de toute façon la plupart des elfes ne le veulent pas.

-Tu peux me passer de la crème anglaise s'il te plait maman ? Demanda alors Ekiran.

Elira le regarda avec de grands yeux et lui passa la saucière sans rien dire, c'étaient les premiers mots polis qu'il lui adressait depuis le début des vacances.

Ils s'apprêtaient tous à monter quand Rogue arriva. Il devait remettre un papier à Mr. Weasley.

-Severus ! S'exclama Elira enchantée devant les regards horrifiés de tout le monde, tu as du temps pour venir ici mais pas chez moi ?

-Elira, je préfèrerais être chez toi que dans cette…maison mais je n'ai pas de temps, tu m'excuseras mais certaines personnes ici risquent leur vie.

-Oui, c'est fort regrettable, mais crois bien que moi aussi je fais mon devoir. Si tu n'as vraiment pas de temps je passerais probablement à Poudlard cette année.

-Tu m'obligerais, maintenant il faut que j'y aille.

Ils se serrèrent cordialement la main et elle l'accompagna à la porte, Sirius tomba de sa chaise.

-Tu vois maman, papa non plus n'aime pas Rogue, commenta Aprina avec sarcasme.

Elira lui jeta son regard le plus dédaigneux et monta dans « sa » nouvelle chambre. Elle fut suivit par ses garçons qui protestaient contre le fait de devoir dormir dans la même chambre et elle entendit Fred qui demandait à Aprina « Mais en fait ton nom de famille est vraiment Black ? Et tu vraiment es la fille de Sirius ? ». Quand Ekiran réalisa que ses parents ne partageraient pas la même chambre il lança un regard dégoûté à Elira et cette dernière lui lança un maléfice pour le punir de son insolence. « Tu auras mal au ventre toute la nuit » le prévint-elle.

Une fois seuls dans la chambre Judicaël affirma tranquillement :

-Ils vont vite se remettre ensemble, maman ne sait juste pas trop comment prendre les choses.

-Judi, ça fait 15 ans qu'elle lui fait payer un malheureux emprisonnement, elle n'a pas tenté de le délivrer, de le voir depuis qu'il est sorti, et maintenant qu'ils sont enfin ensemble dans la même maison elle ne veut plus le voir.

-Je suis sûr que c'est parce qu'elle ne sait pas comment réagir, et puis ce ne sont pas nos affaires.

-Bien sûr que si ! Ce sont nos parents !

-Justement, les enfants ne sont pas responsables des parents, bien plutôt l'inverse.

-C'est vrai que tu parles étrangement parfois, tu viens peut-être du Moyen-âge.

Judicaël regarda son frère et lui lança son oreiller à la figure, une seconde plus tard ils se battaient à coup de polochon et les jumeaux Weasley alertés par le bruit vinrent se joindre à eux. Pendant ce temps Sirius était monté et demandait des explications à Elira.

-Franchement Elira, tu as envie de dormir ici ?

-Non, mais je ne vais pas retourner chez moi juste pour la nuit.

-J'ai un lit double tu sais, j'ai beau prendre une place incroyable comme tu me l'as si justement fait remarquer, je suis sûr que tu rentrerais.

-C'est certain mais non merci.

-Elira regarde moi.

Elira arrêta de refaire le lit à l'infini et plongea ses yeux dans le regard de son mari.

-Oui ?

-Je me souvenais de toi comme d'une sorcière intelligente. Tu veux faire la tête et bien soit, mais dis le moi clairement, je n'aime pas ce genre de jeu.

-Tu veux vraiment que je te parle franchement ? Il vaut mieux ne pas dire certaines choses.

-Ah oui ? Comme quoi ?

-Je ne sais pas… comme : tu m'as abandonné et j'ai dû m'occuper seule de trois enfants. Seule parce que tu n'avais pas été capable de grandir et de m'écouter, parce que tu t'es jeté dans le danger en oubliant que tes enfants vivants étaient plus importants que tes amis morts. Tu voudrais vraiment que je te dise ce genre de chose, j'en ai encore si tu veux et je peux tout décliner.

-En effet…mais c'est le passé Elira, nous décidons du présent et de l'avenir, tu devrais être heureuse, Azkaban m'a fait grandir, vieillir même.

-Heureuse ? J'aurais donné n'importe quoi pour que tu restes, même s'il avait fallu pour cela que tu restes un gamin toute ta vie !

-Dans ce cas je ne comprends pas pourquoi tu… boudes aujourd'hui.

-Je pense que tu as autre chose à faire, quand tu auras réglé tes autres problèmes, peut-être que je changerais d'avis.

-D'autres problèmes ? Comme quoi ?

-Sirius, sois un père pour tes enfants, prends du poids, redeviens toi-même. Ce n'est pas parce que tu es enfermé dans cette maison que tu dois être si maussade ! Il y a des sorts bien pires.

-Le problème Elira, c'est qu'on ne rattrape pas 14 ans de paternité en deux jours.

Sirius sourit amèrement et sortit sans claquer la porte, il entendit les éclats de rire de la bataille de polochons et descendit dans sa chambre.

Le lendemain s'annonçait être une grande journée. Molly réunit tous les enfants Sirius et Elira dans le salon du premier étage et déclara :

-Nous avons éliminé la vermine hier mais il reste les armoires vitrées à débarrasser et un récurage du sol au plafond.

-Nous pouvons tout jeter, déclara Sirius en désignant les armoires.

-Absolument pas, rétorqua Elira, je sais que ce n'est pas ton cas mais moi j'aime ma famille et ses traditions et dire que je viens d'une grande famille est un euphémisme, on garde tes possessions familiales.

-Comme quoi ? Demanda Mrs. Weasley exaspérée.

-Tout ce qui brille bien sûr, affirma Aprina avec un sourire taquin.

-Et ce qui porte des armoiries, ajouta Ekiran avec sérieux, on ne sait jamais Mondingus trouvera peut-être des nostalgiques et …

Il se prit un coup sur la tête de la part de sa mère et ils commencèrent le tri. Elira laissait les autres faire et essayait de trafiquer un phonographe pour diffuser de la musique mais dût abandonner. Elle se pencha ensuite sur l'arbre généalogique, il ne se décollait pas du mur, mais avec plusieurs sorts restaurateurs elle réussit à faire revenir le visage de Tonks sur l'arbre, cependant il disparut de nouveau quelques instants après et elle se chercha une autre activité. Elle sortit du salon et passa dans toutes les pièces de la maison en grondant des imprécations, à la suite de quoi elle ouvrit une des fenêtres qui ne donnaient pas sur la rue et regarda tout la vermine, des araignées aux larves en passant par les doxys rescapés et portant leurs œufs, sortirent précipitamment plutôt que d'avoir à faire à une Nattiowa en colère, il était parfois fort pratique d'appartenir à cette famille.

Elle rejoignit le salon au moment des sandwichs sous le regard noir de Molly qui pensait qu'elle s'était juste esquivée. Elira se força à passer le reste de l'après-midi avec eux, elle dématérialisa tout ce qui se trouvait dans les armoires pour les rematérialiser au sol afin que les autres trient pendant qu'elle nettoyait les étagères et coffrages des armoires. Elle fit ensuite un bref passage chez elle pour récupérer ses potions de récurage faites maison et elle s'appliqua ensuite à passer l'une d'elle sur lesdites armoires, leur rendant leur éclat du premier jour.

-Cette maison est épuisante, soupira Ron.

-Moi je m'amuse un peu, remarqua Harry.

-Le réel problème de cette maison c'est qu'il n'y a pas de musique, se renfrogna Elira, et en plus tout est gris et sombre. Je l'avais dit à Walburga mais elle avait prétexté que c'était « digne ».

-Je n'en reviens toujours pas que tu ais réussi à la faire taire, souffla Mrs. Weasley.

-Elle m'a toujours bien aimé, marmonna Elira, après tout mes enfants étaient la seule famille qui lui restait.

Le lendemain Elira laissa tout le monde s'occuper de la salle à manger du ré-de chaussé et installa un petite table ronde et un fauteuil en chintz sorti de nulle part en face du portrait de Mrs. Black senior. Elle réussit à obtenir de Kreattur qu'il lui apporte du thé avec un service assorti.

-Vous voyez ma chère, cette maison était très bien pour votre époque, mais les jeunes d'aujourd'hui sont différents, ils ont besoin de couleurs.

-Je ne comprends pas du tout pourquoi, vous-même Elira, ne pensez-vous pas que le noir et le gris sont les couleurs les plus…dignes ?

-Le rouge et le bleu sont des couleurs royales, l'or et l'argent sont parfaitement dignes aussi.

-Mélanger les couleurs augmente fortement le risque d'impair.

-Certes, mais de toute façon personne ne pouvant reprocher ce genre de chose ne vient ici. Et puis toute cette crasse et cette poussière ne sont pas bonnes pour des enfants, cela provoque des allergies voyez vous.

-Des aller quoi ?

-Disons des irritations, et la poussière est très mauvaise pour les poumons, si Kreattur voulait se donner la peine de nettoyer un peu.

-Il sauve mes trésors de cette bande de pillards, de traitres de…

-Je pense qu'il pourra vous certifier que je me suis chargée de cela, la poussière en revanche…

-Je vais lui demander, j'accepte aussi que vous changiez de minimes détails mais seulement si c'est vous qui vous en chargez, je ne supporterais pas que quelqu'un d'autre change quoi que ce soit.

-Vous avez ma parole, je serai la seule à décider des modifications.

Elira poussa un soupir de satisfaction, si ce maudit elfe aidait correctement les choses iraient beaucoup plus vite.

Le lendemain, alors que Sirius était en grande conversation avec ses fils et en prise à une bande chaussures mordeuses, Elira annonça :

-Je vais faire des courses, quelqu'un veut venir ?

-Acheter quoi ? Demanda Judicaël.

-Je pensais ruiner votre grand-mère, ou tout du moins son compte à Gringotts dont elle m'a obligeamment remis les codes, pour « rafraichir » cette maison.

-Tu vas faire comme chez nous ? Demanda Aprina intéressée.

-Ce n'est évidemment pas possible mais bon, changer les rideaux, les tapis, vernir et cirer les parquets, changer les tapisseries et recouvrir les canapés et fauteuils semble faisable.

-Je viens, déclara la jeune fille, il faut quelqu'un de goût pour choisir ce qu'il faut.

-Je viens aussi, dit Judicaël, j'aimerais bien voir Londres.

-Moi je reste avec papa, marmonna Ekiran.

-Sirius tu viens ? Demanda alors Elira en surprenant tout le monde.

-Elira, soupira ce dernier, Dumbledore…

-Au diable ce vieux pirate à sonnette.

-Maman, tu ne vas pas mettre papa en danger !

-Ekiran je pensais que tu me faisais un peu plus confiance que ça.

Elle se concentra un instant et agita la main. Le visage de Sirius devint celui d'un homme rondouillet aux joues rebondies, ses cheveux devinrent courts et bruns. Personne n'aurait pu le reconnaitre.

-Maintenant à nous, déclara joyeusement Elira.

-Rilan n'a pas voulu nous apprendre la métamorphose humaine, ronchonna Aprina.

-C'est parce que je doute qu'il sache s'en servir, il n'en n'a pas l'usage. Mais moi je vous ai appris à la faire alors exécution.

Un instant plus tard Elira avait de longs cheveux bouclés et bruns foncés et un visage constellé de tâches de rousseurs, ses enfants n'avaient changé que leurs yeux et leurs cheveux, la forme du visage étant plus dure à altérer.

Ils sortirent tous joyeusement de la maison sous les reproches de Molly et le regard réprobateur d'Hermione. Ils s'entassèrent tous dans la voiture d'Elira et passèrent « la meilleure après-midi de leur vie » comme la qualifia Ekiran. Il s'était rendu compte que se prendre la tête pour des broutilles était la manière naturelle de ses parents de s'amuser ensemble. Elira avait observé avec satisfaction que ni ses enfants ni son mari ne perdaient une occasion de se raconter des anecdotes pour rattraper le temps perdu. Elle prit même une photo de leur bande de fous pour se rappeler à quoi la vie devait ressembler.

En rentrant ils se félicitèrent tous de maitriser le sortilège de réduction, ils avaient effectivement ruiné la grand-mère en achetant moult pots de peinture, rouleaux de tapisserie, tissus d'ameublement et autres.

Le soir Aprina surprit ses parents plongés dans un conciliabule et voulu s'approcher mais Ginny arriva à ce moment pour lui demander de l'aide et elle l'accompagna à regret.

-Ce qu'il faut, c'est faire quelque chose pour cette pauvre Minerva, soutenait Elira, elle commence à avoir des cheveux gris.

-Tu veux lui faire une coloration ?

-Oui, tu te souviens des couleurs tendances et assorties qu'on avait trouvé, on pourrait lui teindre les cheveux en…

-Vert pomme, elle adore le vert. Mais je pensais que quelques hallucinations lui feraient du bien, elle ne semble pas assez…gaie.

-Mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps, on pourrait juste changer la couleur des murs…

-De la cuisine et l'inviter à diner, je suis d'accord.

-Quelque chose d'agressif alors, du orange…

-Avec des petits pois verts.

-Non, des rayures violettes.

-On peut mettre les deux, mais il faudrait qu'elle soit la seule à voir ça.

-Ou alors tous les adultes, si on fait parti de la farce ils penseront que les jumeaux sont coupables.

-Elle va se douter que c'est nous, depuis le trou elle te surveille.

-Mais oui ! Le trou, s'écria Elira, je pourrais lui en faire une nouvelle version ! Je pourrais combiner les bulles roses qui rongent avec le trou.

-Molly va t'étrangler.

-Je me demande quels seraient les effets sur les sorts protecteurs. Ekiran va vouloir sauter dans ce trou. Au fait, nos enfants adorent les explosions.

-Pff, ils ont de qui tenir.

Le lendemain Sirius et Elira délaissèrent le ré-de –chaussé et son secrétaire à l'épouvantard pour se concentrer sur la re-décoration du salon du premier. Avec un sourire ils passèrent à l'attaque. Le soir Sirius proposa à Molly d'inviter du monde à diner le lendemain :

-Albus, ou Minerva, cela leur fera du bien de prendre un peu de temps, de discuter tranquillement.

-Albus sera bien trop occupé, déclara Arthur, mais Minerva et Tonks seraient peut-être d'accord.

-Je vais leur proposer, accepta Molly sans voir de sourire d'Elira.

Le lendemain matin personne ne parvint à entrer dans la cuisine, Kreattur apparut et dit :

-le maitre et la maitresse refont la cuisine, ils ont installé le petit-déjeuner au salon.

Ils montèrent tous au salon et Aprina vit avec satisfaction que des rideaux rouges pendaient aux fenêtres, le parquet brillait de tous ses feux et quelques tapis neufs le parsemaient, le lustre au plafond était doré et brillait, la tapisserie blanche était ornée de petits lions rouges et ors et les fauteuils étaient désormais rouges et bien rebondis. Un plateau garni trônait sur la table ronde.

-Vous voyez Mrs. Weasley, maman est efficace quand elle s'y met, commenta Judicaël.

Pendant ce temps Elira était debout sur la table de la cuisine et agitait sa baguette avec de grands gestes désordonnés, Sirius faisait de même mais assis sur la table, au gré des mouvements de leur baguette de grand jets de peinture apparaissaient sur les murs.

-La potion pour Minerva est prête ?

-Oui, ce sera magnifique, j'ai préparé un nouveau trou aussi, au cas où.

-Toi tu as vraiment dû rester trop longtemps sans t'amuser.

Elira le regarda et ricana :

-Moins que toi sans doute.

Ils attendirent tous les deux le soir avec grande impatience, Elira en profita pour refaire les chambres, elles étaient pratiquement vides et étaient donc plus commodes à changer que les salons. Finalement le moment tant attendu arriva, Minerva était là mais pas Tonks, elle était de garde. Ils s'assirent tous à table et Molly apporta les plats pendant que Sirius se fit une joie de remplir tous les verres, tenant discrètement une petite fiole qu'il versa dans le verre de son ex-professeur.

-Cela faisait longtemps Elira.

-Pas tant, nous nous sommes vues en coup de vent à la fin de l'année dernière.

-C'est vrai, je pensais que vous habitiez en France.

-C'est le cas, mais nous sommes en vacances, de toute façon je revenais dans cette maison à chaque fois que je devais me rendre en Angleterre, les transplanages inter-pays sont justes affreux.

La conversation continua et Severus Rogue apparut au milieu du diner, pour transmettre des documents une fois de plus, il commenta :

-Je vois que ton sens de l'humour est intact Elira mais cette couleur est fort douteuse.

Il partit dans un tourbillon de cape et les jumeaux éclatèrent de rire en regardant ce qui avait motivé le commentaire de leur cher professeur. Molly se leva scandalisée et regarda vers Elira d'un air accusateur pendant que Minerva cherchait la cause de tout cela. Lupin lui fit alors passer un miroir et elle hurla :

-JONES ! Comment avez-vous osé ? Faites partir ça tout de suite !

-Je m'appelle Black maintenant, répondit Elira avec candeur, et vous aviez des cheveux gris, je pensais que vous aimiez le vert…

-Dites moi que c'est temporaire !

-Et bien, je suis presque certaine que si vous vous rasez la tête vos cheveux repousseront avec une couleur normale !

La protestation de Minerva se noya dans les hurlements de rire des enfants Weasley et de Harry.

-Jones, Black ! Cette fois c'est la fin, j'en ai assez de vous et de vos enfantillages ! Vous n'êtes plus à l'école ! Qu'est-ce que… ?

Les murs blancs avaient soudainement virés au orange vif avec des rayures violettes et des points verts qui apparaissaient et disparaissaient. Tous les adultes clignèrent des yeux et furent rapidement pris de migraine, ces couleurs étaient trop agressives. Les enfants eux ne comprenaient pas ce qui se passait. Arthur essayait de lever le sort sans succès et Molly accusait ses fils :

-Fred, George, vous êtes allés trop loin cette fois ! Faites partir ces couleurs odieuses des murs !

-Jones, hurla Minerva oubliant de nouveau qu'Elira s'appelait Black, je sais que c'est de votre faute, vous adorez vous attirer l'attention des autres, si c'est comme ça que vous élevez vos enfants…

-Qu'est-ce qu'ils ont mes enfants ? Rugit Sirius.

-Ils vous ressemblent trop ! Voilà ce qu'il y a, Elira enlevez ça tout de suite et cessez vos plaisanteries, je ne veux plus voir de couleurs agressives, de bonbons ensorcelés de lustres clignotants de…

-De trou ? Demanda Elira ingénument.

-De trou !? LE TROU ! C'était vous, je vais vous corrigez, vous allez voir !

Elle fit un geste vers Elira qui renversa alors par inadvertance un pot en verre, le contenu se répandit en faisant de petites bulles roses et sous les yeux horrifiés de Minerva un trou aux profondeurs insondables apparut.

-Quelle maladresse, s'excusa Elira avec un sourire insolent.

Sirius fit semblant de la réprimander et Dumbledore arriva au milieu de cris et de rires incontrôlés.

-Tient, un trou. Il me semble que le coupable que Rusard traque toujours soit de retour. Comment allez-vous chère Elira ?

-Mal, depuis que vous êtes là.

-Je venais justement vous demander… ne rejoindrez-vous pas l'ordre cette fois ?

-Moi ? Dans ce stupide ordre du dindon ? Je suis égoïste et j'entends le rester ! Je surveille ma peau et vous devriez en faire autant pour vous.

-Elira, il est temps de mettre nos désaccords derrière nous et…

-Si vous me proposez encore de rentrer dans l'ordre de la dinde, vous ferez la farce. Encore un mot et je mets votre tête sur un pieu et je l'accroche au-dessus de la porte dans les toilettes.

-Enfin Elira, tu n'es pas sérieuse, intervint Sirius dans le silence glacial qui venait d'apparaitre, sa barbe est beaucoup trop longue, elle se coincerait dans la porte à chaque fois.

-Tient, c'est vrai, fit Elira d'un air embêté, on pourrait tresser la barbe pour la raccourcir, ou la raser.

-Venez Minerva, Elira a besoin de temps pour se rafraichir les idées.

Furieuse et encore rouge, cette dernière suivit Albus, Sirius les retint avant qu'ils ne sortent et s'entretint un court instant avec eux, pendant ce temps Elira avait rendu les murs à leur blancheur originelle et se faisait assaillir de questions par les jumeaux pendant que Judicaël tentait d'excuser tout le monde en aidant Mrs. Weasley à tout ranger.

Elira dut faire profil bas dans les jours qui suivirent, s'attirer les foudres de Molly n'était jamais agréable. Sa prise de bec suivante eut lieu avec Hermione.

-Il faut traiter Kreattur avec plus de gentillesse, disait Hermione.

-C'est ce que j'ai fait pendant 15 ans et regarde l'état de la maison, il y a des gens avec qui il faut user de fermeté.

-Mais la situation des elfes est atroce !

-Pas plus que celle des gobelins : ils sont intelligents, indépendants et n'ont aucune reconnaissance dans le monde sorcier.

-C'est vrai…Mais personne ne fait d'effort pour changer, les loups-garous sont toujours aussi mal considérés et…

-Ah mais ça c'est normal Hermione, les loups-garous sont des bêtes sanguinaires, irréfléchies et cruelles.

Hermione la regarda avec des yeux écarquillés et se tourna vers l'endroit où Lupin était assis, il lisait et ne semblait pas avoir entendu.

-Comment pouvez-vous dire ça ! Lupin est tout sauf sanguinaire et…

-Mais c'est très différent, Remus est Remus et…

-Remus est un loup-garou et…

-Remus est un humain maintenant, juste comme toi, tout pareil, rien à voir avec un loup-garou sanguinaire stupide et affamé.

-Elira, Remus est un loup garou et nous sommes tous humains donc égaux et…

-Ah non, nous sommes peut-être égaux mais la différence entre toi et moi c'est que moi je ne suis pas humaine et je sais la différence entre un homme et un loup-garou !

-Lupin, vous ne dites rien ? S'exclama Hermione en réalisant qu'il écoutait la conversation.

-Que pourrais-je dire ? Se disputer avec Elira est une perte de temps, elle a toujours le dernier mot, je crois que c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Sirius ne se lasse pas, il essaye encore de gagner.

-Mais elle vient de dire que…

-Hermione, la vraie différence entre Elira et toi c'est votre définition de la chose et…

-Elle vous a traité de bête sanguinaire et féroce ! Vous devriez être offensés !

-Elira parle de loup-garou uniquement une fois par mois, lors de la transformation, sinon je suis un « humain ». Calme-toi Hermione, Elira fait beaucoup pour les loups-garous, d'ailleurs tu voulais me toucher un mot Elira ?

-Akina voudrais te proposer de faire des expériences, pour un traitement.

-Akina a toujours été gentille pour moi, mais je crains de ne pas trop avoir le temps, je t'en reparle.

Elira le suivit et ils partirent dans une discussion sur Akina. Hermione abandonna le ménage et partit en fulminant, répétant qu'elle en avait assez de cette folle. En attendant, la folle avait restauré toute la maison, trouvé une chaine-hifi et surtout ne faisait pas la cuisine, au grand bonheur de ses enfants.

Un matin, le jour d'aller acheter les fournitures au Chemin de Traverse, Ekiran entra dans la chambre de son père pour lui demander s'il venait, talonné de près par ses deux frangins. Il entra sans toquer et se figea net. Ses parents, ses deux parents semblaient profondément endormis dans le lit, très proches l'un de l'autre et sa bouche s'ouvrit lorsqu'il réalisa qu'ils ne semblaient pas porter de pyjama. Aprina poussa un soupir devant la mine de son frère et le tira par la manche pour qu'il sorte.

-Maman et Papa…sont…

-De nouveau ensemble oui, affirma la jeune fille, depuis trois jours très exactement, je crois que l'histoire de Mcgonagall faisait partie d'un plan plus large destiné à les réconcilier.

-Mais…

-Ce sont des choses qui arrivent, déclara Judi en voulant rassurer son frère, nous n'aurons qu'à repasser plus tard.

Encore sonné Ekiran descendit petit-déjeuner. Deux heures plus tard la famille Black se déguisa pour se rendre sur le chemin de Traverse, Harry, Hermione et les Weasley venaient également, comme Sirius ne cessait de le répéter fièrement, Harry avait été brillamment innocenté. Sirius était prêt à traiter Harry comme un autre de ses fils mais ce dernier n'était pas vraiment prêt à regarder Elira comme sa tante, ou leurs enfants comme des frères et sœurs.

Ils revinrent le soir les bras chargés de paquets et commencèrent à faire leur malle. Elira se posta comme un garde à la porte de Ron et Harry pour s'assurer qu'ils finissaient tout avant de se coucher.

-Elle est pire que ma mère, souffla Ron.

Harry ne put qu'acquiescer et se dit qu'il comprenait Ekiran.

Le lendemain, jour du départ, rien ne put empêcher Sirius de se transformer en chien pour accompagner tout le monde au train, Elira dut se déguiser, ses enfants ne devaient toujours pas être connus comme des Black. Une fois de plus elle leur fit promettre de lui écrire et pour une fois, ils acceptèrent avec bon cœur. Elle espérait juste qu'ils passeraient une année tranquille pour une fois. Il n'est pas surprenant de savoir qu'elle se trompait.