Arc III : La vie est belle, du moins en apparence.
Chapitre 20 : Dodo et vengeance !
Solidement accrochée aux bras des amiraux Sakazuki et Borsalino, j'observe avec un enjouement et émerveillement total le décor aussi magnifique que dans l'anime lors que la marine se prépare à la guerre au sommet. Des murs d'une blancheur inégale avec un plafond assez haut pour faire tenir des géants de plus de 10 mètres.
Peu de meubles sont disposés dans le couloir, sauf quelques plantes vertes.
Nous parcourons à une vitesse normale ces immenses couloirs du fameux quartier général. Nous passons devant de multiples portes menant sans doute à une personne destinée à te remonter les bretelles si tu fais mal ton travail ou bien à te féliciter si tu remets un rapport. Si seulement, je pouvais échapper à la vigilance des deux gradés rien que pour une ou deux heures le temps pour moi de visiter tous ces bureaux. Personne ne s'y trouve vu que la fête bat à son plein à l'autre bout du bâtiment. Une autre étape après embêter mon père pendant son sommeil : je note dans la case bêtise.
Finalement, nous arrivons devant une immense porte de bois où en gros caractère est écrit lisiblement : INFIRMERIE avec une petite pancarte faite main : Attention femme méchante ! Je suis sûr que dans mon monde, le mot femme est remplacé par chien.
L'homme de lumière retient mon attention en me tirant avec insistance sur le bras.
- Attentiiiion ! Les infirmièreeeees sooont redoutaaables ! me prévient Borsalino avec un sérieux déstabilisant. Tâche de ne paas les mettre en colère !
Des infirmières redoutables à ce point pour être criant par l'une des plus grandes puissances de la Marine, où va le monde ? Je crois que Barbe Blanche peut s'estimer heureux de ne plus être le seul à connaître l'horreur d'une femme dominatrice. Quoi ? Ma phrase peut être comprise de deux manières différentes … Vous avez l'esprit tordu !
Je tiens peut-être la minuscule chance de pouvoir rester au Quartier Général en tant qu'infirmière. Je suis une civile, et même si je suis la fille de l'illustre et grandissime Sengoku je ne peux pas squatter impunément le bâtiment. Je verrais ça en temps utile.
Sakazuki retire avec douceur son bras accroché au mien pour s'avancer tranquillement devant la porte sur laquelle il frappe trois coups brusques et forts. Si elles entendent rien, alors je les envoie consulter parce que moi, ça m'a tué les tympans.
Il se retourne vers Borsalino et moi, avant d'hausser un sourcil.
- Borsalino, il me semble que tu devrais partir le plus rapidement possible si je ne m'abuse.
- Pourquooooiii ? Je saais que tu aimees la compagniie féminine, mais làà…
Sakazuki rougit violemment avant de se reprendre, malgré les poings serrés le long de ses flancs.
- Dois-je te rappeler que tu as comme chaque année, fièrement fraudé la visite médicale obligatoire chez les infirmières ?
Tiens, une information très intéressante si je veux faire plier cet homme. Mouhahaha … Information reçue et correctement émargée !
Je remarque que l'amiral correspondant au nom de singe jaune vient de perdre toute couleur, son sourire d'idiot et que de fines gouttes de sueur apparaissent derrière la nuque. On dirait presque qu'il a vu un fantôme ! Il remercie son collègue rouge d'un bref mouvement de tête tandis qu'un démon vient me solliciter une idée au creux de l'oreille. Il tente gentiment de s'extraire de ma prise que je raffermis encore plus pour éviter qu'il ne s'échappe.
- Gamiiiine ! Tu peuuuux me laaacher s'il te plaaaait ?
- Non, parce que frauder c'est mal et vous êtes le bien !
Je lui offre un grand sourire qu'il ne me rend pas. C'est ainsi qu'une bataille sans merci commença entre lui, essayant de s'échapper et moi le retenant rien que pour l'énerver et puis j'ai un appui majeur ! L'amiral vêtu de rouge regarde avec malice le combat de gamin qui se déroule sous ces yeux.
- Laaaache moi gaamine ou je me faaaaaache !
- Trop tard ! fait calmement Sakazuki en voyant la lourde porte s'ouvrir lentement.
Je me tourne immédiatement vers la personne qui a ouvert la porte, qui n'est d'autre qu'une magnifique femme à la poitrine généreuse, et aux longs cheveux blonds. Elle regarde longuement l'amiral rouge avant de prendre la parole suspicieuse.
- Amiral Sakazuki, c'est une bonne surprise de vous voir si tard. De quoi souffrez-vous ?
- Il ne s'agit pas de moi ma chère mais de cette jeune femme qui est la fille unique du chef et, si possible occupez vous de mon collègue Borsalino. Je crois que vous désiriez le voir..
Le singe jaune déglutit devant l'air menaçant de celle qui semble être la chef des infirmières et reprend ces esprits pour tenter de nouveau de me faire lâcher prise en se débattant fortement.
- Lira, Syla venez ! Nous avons un invité qui ne veut pas entrer !
- Noooooon !
Les deux concernées sortent de l'infirmerie pour venir sur nous, une seringue en main remplie d'un liquide qui effraye l'amiral. L'une d'elle place ces mains sur ces hanches, l'air terriblement menaçant qui ne donne pas envie de se rebeller si vous voyez de quoi je veux parler.
- Soit vous rentrez docilement comme un gentil et grand soldat qui s'assume, soit c'est le granit marin que l'on vous injecte par la force dans le sang amiral ! grogne-t-elle.
- Ooooh, on se calme ! fait pacifiquement Borsalino en levant une main.
Je lui relâche enfin le membre lui servant de bras, et croise les miens sur ma poitrine avec un grand sourire.
- Vous êtes coincé, amiral ! En route !
- Tu me le payeraaaas, salle gamiiiiine !
Je rentre la première dans l'immense pièce en passant devant le chien rouge qui me tape gentiment le crâne comme félicitation, suivie de très près par un amiral surveillé par deux infirmières et leur chef à l'allure inoffensive mais pas tant que ça. Je suis accompagné jusqu'à un lit par la plus jeune, et l'amiral par la chef au lit à côté du mien.
- Asseyez-vous ici mademoiselle et déshabillez-vous !
Elle tire sur des rideaux d'un vert chirurgical pour me cacher du public masculin qui n'est composé que de l'amiral heureusement. Je retire d'abord les longs gants blancs cachant mes multiples blessures aux bras, puis j'enlève sans me ménager la longue robe blanche de mariée qui ne me rappelle des mauvais souvenirs de cette soirée. Ca me laisse un léger goût amer pour un futur mariage.
Je suis désormais en sous-vêtements entre quatre rideaux presque transparents, à me regarder comme si je venais de naître.
Des bleus et des plaies me recouvrent les deux épaules, avec des gouttes de sang séché restantes sur mes mains. Je ne touche à rien, et attend patiemment une infirmière pour enlever tout ça.
- Voyons ça ! fait la chef des infirmières en venant du bon côté du rideau avec une malle. De quoi souffres-tu ma chérie ?
Elle dépose sa valise sur la table de chevet et se tourne vers moi en se frottant les mains. Son regard s'attarde sur ms nombreuses blessures et l'effet est immédiat : elle écarquille les yeux avant de mettre une main devant sa bouche.
- Mon dieu ! Mais qui vous a affligé ça ?
- Personne … enfin si mais pas directement. Un combat a éclaté tout à l'heure et j'ai percuté violemment une fenêtre qui a volé en éclat.
Elle sort avec vitesse son matériel pour me soigner, soit une bouteille d'alcool et des morceaux de tissus à bander sur des plaies graves. Elle commence à appliquer l'alcool sur les plaies les plus importantes, me faisant grimacer tellement que c'est désagréable.
- Vous êtes la fille du chef : Melody si j'ai bonne mémoire.
- … Possible..
- J'étais déjà de service à cette époque, je commençais juste de devenir infirmière et j'ai rencontré votre père pour la première fois le jour de ta naissance. Il était presque ivre de joie et hurlais son bonheur dans tout Marineford. Je crois que personne n'a réellement dormi ce jour là ; même pas l'amiral Kuzan au sommeil lourd.
- Vraiment ? Il faut que je lui en reparle de ça !
J'imagine bien un foutoir pas possible à cause de mon père pour juste la naissance d'un gamin … Elle jette les tissus dans une poubelle au pied du lit, et bande la blessure avec des bandes adhésives ultra résistante pour éviter tout nouveau contact.
- Voilà, maintenant une bonne nuit de sommeil devrait vous suffire pour vous remettre d'aplomb et effacer ces immondes cernes sous vos yeux.
- Merci
- Je vous apporte de nouveau vêtements et après au lit !
Je m'installe confortablement sous la couette sous le regard amusé de la jeune femme avant qu'elle ne rouvre les rideaux découvrant l'amiral Borsalino torse nu face à une infirmière. Cette dernière semble un peu remontée contre son patient.
- Cessez de vous plaindre, amiral ! Ca n'ira pas plus vite !
L'amiral soupire longuement avant de laisser l'infirmière faire correctement son travail qui consiste à prendre différentes mesures comme sa température ou le nombre de battements du cœur avant de repartir.
- Je ne vois pas pourquoi ça vous ennuie tant, amiral. Je suis dans un état critique contrairement à vous qui êtes en forme. Regardez-moi, je ressemble à une momie !
Il se tourne vers moi, le sourire enfin revenu et je lui sors les deux bras complètement paralysés par les bandages.
- C'est mooooooche !
Je tente de sortir mes jambes du lit pour me redresser mais une infirmière déboule de son bureau pour venir me menacer d'une seringue.
- Restez couchée ou c'est le sédatif !
- Désolé ! Je reste couchée !
Elle repart aussi vite que venue, sous le rire peu dissimulé du jaune.
La chef revient avec un verre d'eau et y met un cachet qui fond presque instantanément.
- Buvez ça. Vous allez vous endormir plus facilement, et garanti sans cauchemar
Je prends le verre tendu, et bois cul sec le contenu. Je sens mes paupières devenir lourdes et mon corps tombe vers l'avant sans que je puisse faire quelque chose.
- Attention !
Je suis rattrapé par l'infirmière et l'amiral Kizaru qui me remettent correctement dans ma couchette. Ma vue est floue, et j'étouffe un long bâillement avant de sombrer complètement dans un sommeil rempli de noir, et d'un silence étonnant.
Voilà :3
Une troisième arc au calme !
A demain pour la suite :')
Biz biz
Chesca-Shan
