Chapitre corrigé par Galswinthe.

'Zik: Bittersweet Simphony – The Verve

Je m'apprêtais à sortir de la voiture quand il m'attrapa par le poignet. J'avais déjà mes pieds en dehors de la voiture.

- Voudrais-tu me refaire le plaisir d'avoir un second rendez-vous avec toi ?

- Rendez-vous ? demandai-je malicieuse.

- Je pense... je l'espère, murmura-t-il.

- Samedi prochain, même heure ?

- Devant le bar de notre rencontre, conclut-il.

S'il savait ! Je me mettais à genoux sur le siège passager et m'approchais de lui lentement. Son visage n'était plus très loin du mien. Enfin ! Je déposais un chaste baiser sur sa joue au dernier moment, ne sachant pas trop comment faire, comment il réagirait. Je me doutais que sa peau était douce. Il me regardait les yeux quelque peu noirci.

- Encore une fois, bonne soirée, dis-je en sortant de la voiture. Il me fit un clin d'œil avec un petit sourire en coin.

Je fermais sa portière alors que nous nous fîmes un dernier signe de la main. Je me dirigeais vers chez moi tandis que j'entendais sa voiture filer à toute vitesse.

L'appartement était plongé dans le noir, normal, j'étais seule. Je me couchais en prenant bien soin de me changer, cette fois-ci. Je pris mon T-Shirt plus grand que la moyenne ainsi qu'un boxer plus confortable que celui que je portais et qui plus est, me rentrait dans les fesses ! Je m'endormis, la tête pleine de merveilleux rêves

Dimanche. J-1 avant de le revoir, même si c'est sous ma fausse identité. Je me levais tranquillement et me dirigeais vers la cuisine. J'allais vers le meuble où m'y attendait patiemment mon cacao. Je me retournais et...

- AHHHHHH ! criai-je.

J'entendis des pas.

- AHHHHHH !

Ce n'était pas moi qui criais.

Jasper, devant moi, muni uniquement d'un boxer. Alice qui était arrivée en courant, en petite tenue avait, elle aussi crié.

- Mais qu'est-ce-que tu fous là ? nous nous étions exclamées toutes les deux en même temps.

- Je croyais que tu étais chez Jasper et pas que Jasper était chez moi ! dis-je.

- Je croyais que TU serais CHEZ Sexy Lieutenant ou que tu aurais pu au moins faire avancer les choses !

Ohhh...

- Mais... mais ça avance, m'exclamai-je outrée de sa réflexion accusatrice.

- On ne dirait pas, reprit-elle avec son ton accusateur.

- Alice aurais-tu l'obligeance de t'habiller ainsi que ton homme ?

Jasper se retourna et me reluqua de haut en bas, avec son morceau de pain dans la bouche. Il me dit la bouche pleine :

- Tu devrais en faire autant !

J'étais bonne pour la douche pour tous ses postillons. Beurk !

Je me lavais le visage avant d'enfiler un short.

À la cuisine, je retrouvais Alice et Jasper nettement plus habillés.

- Tu comptes le revoir ? s'enthousiasma Alice.

- Samedi prochain, répondis-je du tac au tac, m'attendant à cette question.

Elle cria de joie et me sauta dans les bras. Elle se retira rapidement, nettement moins ravie :

- On fera les boutiques ensemble cette fois-ci ?

Je rigolais et acquiescer. Elle cria à nouveau et me sauta encore une fois dans les bras. Jasper secoua la tête d'amusement.

Alice et moi parlâmes toute l'après-midi de mon rendez-vous, alors qu'elle avait abandonné Jasper qui s'était éclipsé dans le salon, en train de regarder un match à la télévision.

Je pensais alors à quelque chose :

- Alice tu ne travaillais pas hier ?

- Non, hier je me suis laissée aller, comme t'as pu le remarquer, rigola-t-elle.

- Depuis que je suis ici, j'ai l'impression que... comment dire... je te détourne du droit chemin. Je suis une très mauvaise amie, c'est certain !

- Ce n'est pas ta faute, dans ce cas, ce serait Jazz le premier fautif, me rassura-t-elle.

- Mais...

- Pas de mais, t'es une super amie, je dirais même plus, mon amie et personnellement ça me fait du bien de changer les choses, de changer mes habitudes.

- Si tu le dis.

Elle se leva et vint contre moi. Un gros gros gros câlin s'en suivit.

Quant on relâcha notre étreinte, Alice rejoignit Jasper alors que je rejoignais ma chambre. Le reste de la journée se déroula dans le calme, qui était le bienvenu, je dois dire.

Le lendemain, au réveil, je me préparais le plus vite possible, j'étais tellement pressée de le voir.

Jasper avait dormi ici, ce fut une aubaine car comme cela, Alice pourrait dormir et n'aurait alors pas le besoin de se déplacer pour moi. Je décidai d'aborder un sujet avec lequel, il me fallait une réponse favorable, dans la voiture :

- Jazz ?

- Oui ?

- Est-ce qu'Emmett et toi, pourriez m'apprendre à me battre ?

- Pourquoi ? demanda-t-il confus.

Je crois que Jasper n'était pas encore totalement réveillé... à moins qu'il pense à autre chose... Hooo... Rien que d'y penser, j'en ai des frissons.

- Parce que c'est nécessaire ! répliquai-je.

- Ah... Euh... Ouais... OK... On en parlera avec Emmett.

- OK... Merci, repris-je en rigolant à son bafouillage.

Il me regarda avec des yeux ronds, du fait que j'ai pu me foutre de lui. Mais bref...

On étaient maintenant arrivés devant le camp. Je rentrais à l'intérieur accompagnée de Jasper. Le lieutenant était devant sa tente en train de parler avec Eleazar. Quand il nous aperçut, il nous regarda alors que Jasper et moi lui fîmes le salut militaire. Il nous rendit ce geste avant de reprendre sa conversation. Emmett et Jacob venaient de nous rejoindre. Je déposais rapidement mes affaires dans ma tente avant de les rejoindre au point de rassemblement. Je parlais brièvement à Emmett :

- Voudrais-tu bien m'apprendre à me battre ce weekend ?

- N'as-tu pas un rendez vous de prévu ?

- Ce n'est que le soir, soupirai-je en regardant dans la direction d'Edward alors que celui-ci s'approchait de la troupe.

- OK et puis sinon, on pourra le faire ici, après les entraînements, sourit-il.

- Pas bête le mec !

- Et ouais, c'est le talent, ça ! rigola-t-il.

Un raclement de gorge se fit entendre.

- Bonjour à tout le monde ! En espérant que votre permission s'est passée aussi bien que la mienne, je vous conseille de l'avoir bien en tête, nous avons un programme chargé !

Emmett me regarda, ainsi que Jasper. Ça phrase me concernait. Je souriais.

Le lieutenant nous prévint qu'aujourd'hui serait un entraînement basique selon lui : pompes, musculation, corde et combat pour l'après-midi.

Mais que dès demain, cela se compliquerait. Bientôt nous commencerons : le tir au fusil, le tir à l'arc, les escapades avec des poids sur les épaules... Le lieutenant nous apprendra aussi à nous débrouillez avec ce que l'on aurait. En effet, si nous devrions partir du camp en urgence, il serait certainement nécessaire de savoir ce nourrir de ce que nous trouverions sur place.

La matinée était « tranquille », je suivais le mouvement sans trop de difficultés.

L'après-midi était plus complexe. Emmett avait profité de cette instant pour se mettre en groupe avec moi. Bien sûr, il me mettait à terre tout le temps, mais je me relevais aussi à chaque fois.

À la fin de la journée, Emmett m'interpella :

- Je te donne ton premier cours, ça te va ?