Faun s'était endormi pendant son tour de garde. Par chance, j'étais bien réveillée. Ma brulure à la joue me faisait trop mal. Je ne pensais pas à une telle douleur lorsque j'ai demandé à Faun de cautériser ma plaie. Mais sans cela, je serais probablement en train de mourir à l'heure qu'il est.

J'ose effleurer ma joue du bout des doigts. Je réprime un grognement de souffrance. Faun a du m'entendre car il marmotte quelque chose et ouvre les yeux avec difficulté.

_Quoi ? Me demande-t-il d'une voix ensommeillée.

_Rien. Rendors toi, je lui réponds avec un sourire.

Il baille, se tourne et en moins de deux secondes, un faible ronflement m'indique qu'il est déjà retourné dans les bras de Morphée. Je souffle en m'étirant. Les étoiles commencent déjà à pâlir. Le soleil sera levé dans moins d'une heure. Je me demande si mes parents sont déjà réveillés. Si Clael, comme Faun, rêve toujours. Si Perry et Tama vont bien. Peut-être même qu'ils me regardent. Je hume la comptine de mon frère. Celle qui j'avais chantée lors de ma progression à travers la clairière. Instinctivement, ma main va à mon poignet pour faire tourner le bracelet de mon amie, comme j'avais pris l'habitude de le faire. Je remarque qu'il n'y est plus. Je l'ai perdu ? Quand ça ? Je me lève d'un bond et cherche autour de notre campement de fortune sans trop m'éloigner. Je n'ai pas peur des Carrières. Je sais qu'ils sont partis en bas de la montagne. Ils ne pensent pas que nous nous trouvons si près de la caverne au lac. Comme je m'y attendais, je ne retrouve pas le bracelet. Je fouille dans mon sac. Rien du tout. J'ai du le perdre durant l'inondation. Je retiens les larmes qui commencent à inonder mes yeux. Eila, idiote ! Pourquoi pleures-tu pour si peu ? Ce n'est qu'un bracelet ! Pourtant, j'y attache de l'importance. Comme si, dès que je le touchais, je quittais l'Arène pour retourner dans le District Onze. Ne serait-ce que pour quelques minutes. Que dois penser Tama ? J'ai perdu son cadeau. Ma réaction est stupide et enfantine. Je le sais. Mais je crois que la perte du bracelet est la goutte d'eau. Mes nerfs me lâchent. Ça aussi, je le sais. Je crois que je vais devenir folle. J'ai peur. Oh, j'ai si peur. Je veux juste partir d'ici. Morte ou vive. Je veux juste partir...

_Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé ? Bougonne Faun en se frottant les yeux.

J'essuie rapidement les larmes de mes joues et me composent un visage que je veux calme.

_Tu t'es endormi et j'étais réveillée. Je me suis dit que dormir un peu plus ne te ferait pas de mal. Tu ne m'en veux pas ?

Je sens ses intenses yeux noirs scruter mon visage mais je feins de regarder droit devant moi. Il souffle, exaspéré.

_Bien sur que non.

Mon ventre choisit ce moment précis pour gargouiller. Je plaque mes deux mains pour étouffer le bruit et rougis de gêne.

_Je crois que c'est l'heure du petit-déjeuner, sourit Faun en sortant un sachet de fruits secs de son sac.

Il a presque l'air enjoué. Presque. Ses lèvres qui me sourient forment un rictus crispé faisant apparaître une fossette sur sa joue gauche. Mon instinct me dit qu'il me cache quelque chose. Ma première réaction aurait été de lui demander quoi mais je me dis que s'il ne me dit rien c'est qu'il a une bonne raison. De plus, tête de mule comme il est, il niera tout en bloc. Je ne veux pas me risquer à une confrontation inutile.

_Tu manges ou tu préfères que je ne te laisse rien ?

_Oh, je rêvais. Excuse moi.

_Ici, une seconde d'inattention et c'est la mort assurée, tranche-t-il.

_Oui, mais tu es là, non ? Tu me surveilles lors de mes moments d'inattention et je le fais lors des tiens.

Il lève les yeux au ciel, bougonne et mâche avec férocité ses tranches d'abricots secs. Je l'imite, les ronchonnements en moins. Dès que j'ouvre la bouche et le simple fait de mastiquer me fait grimacer. Je verse quelques gouttes de désinfectant sur ma joue. Une vive brulure me fait sursauter.

_Laisse, je vais le faire.

Sans me demander mon avis, Faun s'empare du flacon, déchire un morceau de gaze, le roule en boule et applique avec délicatesse la compresse. Il est tellement attentionné que j'en suis surprise. Je n'aurais jamais pu penser qu'un grand gaillard comme lui, avec des mains aussi robustes puisse être capable d'autant de douceur.

_Tu es gentil, je lui dis dans un souffle.

_Je ne suis pas gentil, rétorque-t-il.

_Si tu l'es. Sinon, tu m'aurais laissé mourir une bonne dizaine de fois.

Il s'arrête de tamponner ma joue. Je lève les yeux vers lui. Son visage est tordu en une drôle d'expression que je ne saurais définir.

_Qu'est ce qu'il y a ? Je lui demande.

_Rien. Tu devrais arrêter de dire n'importe quoi.

Faun appuie avec un peu plus de vigueur la bande de gaze. La douleur me fait frémir. Par réflexe, je bondis en arrière et plaque mes mains sur la blessure. Devant ma réaction, il reste interdit. Sans prononcer un mot, il range nos affaires et se lève.

_Où vas-tu ? Je m'inquiète.

_Chercher de l'eau. Nous ne tiendrons pas la journée avec seulement deux gourdes pleines.

_Je viens avec toi.

_Non ! S'exclame-t-il, toi, tu restes là et tu ne bouges pas ! Compris ?

_Pas question ! Si tu te faisais attaquer par Alabastair, qu'est ce que tu ferrais ? Tu as besoin de moi ! Je proteste.

Il éclate d'un rire amer.

_Et que ferrais-tu pour m'aider ? Il a failli te découper la boite crânienne en deux.

J'attrape ma faux et en un éclair, la lame est sous sa gorge. Son visage ne trahi aucune émotion mais il est facile de voir la surprise dans ses prunelles sombres.

_Je ferras ça, je lui réponds du tac au tac.

Il hausse les épaules et pousse l'acier menaçant sa trachée avec la paume de sa main.

_Si tu insistes. D'ailleurs, je ne t'avais pas dit de ne plus jamais me menacer avec ton joujou ?

C'est à mon tour de hausser les épaules.

_Peut-être. Je ne me souviens plus.

Nous nous laissons glisser prudemment le long de la pente rocailleuse. Je suis encore un peu faible mais je sais que je tiendrais le coup. Nous arrivons devant le puits. Une terreur sourde s'empare de mon corps. Alors, c'est ici que Faun veut aller chercher l'eau. Évidement, c'est la source la plus proche que nous connaissons. J'aurais du m'en douter. Je ne veux pas descendre. Je ne veux pas aller là où Alert est mort. Là où je l'ai tué. J'essaie de réprimer le tremblement de mes mains. En vain.

_Bon tu viens ? On va pas y passer la journée ! S'énerve Faun en se glissant dans le trou.

Je jette des coups d'œil inquiets autour de moi. Je prends mon courage à deux mains et me force à suivre Faun dans la caverne. Tout va bien se passer. Mais dès que je me retrouve face au lac, je ne peux m'empêcher de regarder l'autre rive. Je m'attendais peut-être à y voir le corps sans vie d'Alert. Je suis un peu rassurée de voir qu'il n'y est plus. Je m'approche, chancelante, de là où Faun est agenouillé pour remplir les gourdes. Je fixe mon reflet dans l'eau claire. Je me découvre sale, blessée et mes yeux sont écarquillés en un état de terreur constante. La brulure le long de ma joue me dessine un sourire mauvais. Je n'arrive pas à me reconnaître. Mes pommettes sont saillantes et mes joues creuses. Mes cheveux trop courts encadrent à peine ma mâchoire. Je ne ressemble même plus à un être humain mais à un animal en fuite. Je disperse l'image en frappant la surface. Je ne supporte pas cette apparence. Je ne supporte pas mes mains tâchées de sang. Mes mains de meurtrière.

Je retire ma veste et mon T-shirt, dénoue mes chaussures et jette mon pantalon un peu plus loin.

_Je vais me laver, j'annonce d'une voix grave.

Je rentre doucement dans l'eau. Elle est fraîche et me remet les idées en place. Je me mets sur le dos pour laisser tremper mes cheveux et bats des pieds pour avancer. Le liquide frais sur ma joue brulée me fait un bien fou. Je ne peux m'empêcher de soupirer d'aise.

_Tu devrais venir, je conseille à Faun, ça ne te fera pas de mal !

Je suis trop loin pour l'entendre mais je sais qu'il marmonne dans sa barbe. Je continue de nager un peu et plonge plusieurs fois pour laver mes mèches poisseuses. J'enlève le sang séché, la terre et la poussière de chaque parcelle de mon corps.

_Allez, viens ! Je l'encourage.

_Nous n'avons pas le temps pour ce genre de chose ! Grogne-t-il.

_Ah ? Et qu'est ce que tu voudrais faire ?

_Chercher à manger et trouver les autres !

_Faun, tu sais très bien que le banquet aura lieu bientôt. Et nous serons obligés d'y aller. Ils vont nous proposer des médicaments et de la nourriture. Et devine quoi ? Les autres seront là. C'est là-bas, le meilleur endroit pour gagner. Alors pourquoi ne pas reprendre un peu de force ici ?

Il lève les bras au ciel, impuissant. Puis, il finit par se déshabiller à son tour. J'éclate de rire.

_Quoi ? S'offusque-t-il.

_Rien, j'arrive à articuler entre deux rires, je repensais seulement à la fois où tu t'es déshabillé pendant la parade. Tu te rappelles ?

_Ouai...

Je vois bien qu'il a envie de sourire mais il se retient. Il rentre avec précaution dans le lac et reste proche du bord.

_Viens par ici, il y a plus de place pour plonger !

_Je ne peux pas !

_Pourquoi ? Tu as peur ? Je le taquine gentiment.

_Je ne sais pas nager.

Je m'en veux tout de suite. Je n'aurais pas du l'embêter avec ça. Je m'approche de lui.

_Tu veux que je te montre ? Bon, tu ne vas pas apprendre en quelques heures mais tu peux au moins voir les gestes. Tu es d'accord ? On reste au bord, là où tu as pied.

_Ne me parle pas comme si j'étais un gosse. Et puis, maintenant que nous sommes ici...

Je lui montre les mouvements de la brasse, une des seules nages que Perry m'a apprises et je pense, une des seules nages qu'il connaisse. Son grand-père était un pêcheur du District Quatre avant de venir habiter dans le District Onze. C'est lui qui a appris à Perry. Je lui montre aussi comment nager sur le dos. Il m'imite et barbote comme un enfant le long du lac. Je ne peux m'empêcher de sourire. C'est rare, des moments de calme comme ça dans l'Arène. Et c'est rare de voir Faun s'amuser un peu. Je suis contente de lui avoir appris au moins ça.

_Qui t'a appris ? Me demande-t-il en se laissant flotter.

_Un ami. Je pense que tu ne le connais pas.

Je lui lance un regard l'air de dire «ne me demande pas qui et surtout ne me demande pas où.» Les caméras sont de partout et nous observent. Je ne voudrais pas mettre Perry en danger. Je ne veux pas non plus qu'ils découvrent le ruisseau. Je ne le reverrais peut-être jamais mais je ne veux pas enlever la seule parcelle de liberté qu'il leur reste. Faun semble comprendre et acquiesce d'un air grave.

_Je ne connais pas grand monde, répond-t-il en haussant les épaules.

_Tu n'as pas d'amis ? Je m'étonne.

_Pas vraiment. Seulement quelques types avec lesquels je travaille dans les champs.

_Oh, je vois.

La conversation s'arrête là et un silence assourdissant s'installe. Je fais encore deux trois brasses et sors du lac. J'ébouriffe mes cheveux trop courts pour être essorés. J'entreprends de laver nos vêtements. Ou du moins, enlever le plus de saleté et de poussière possible. Je frotte avec acharnement pantalons, vestes et chaussettes tandis que Faun s'entraîne à nager. Ses mouvements sont désaccordés et anarchiques mais avec un peu de persévérance, il apprendra en peu de temps.

Une giclée d'eau froide m'asperge. Je glapis de surprise alors que Faun s'étrangle de rire.

_Hé ! Je m'exclame en souriant, je croyais que je n'avais pas affaire à un enfant ?

_Tu aurais du voir ta tête !

J'abandonne mon T-shirt à sécher et bondit sur Faun. Il tombe à la renverse et nous disparaissons sous l'eau. Je m'écarte rapidement pour le laisser remonter. Il tousse à s'en arracher les poumons.

_Oh, excuse moi ! Je m'inquiète en l'aidant à se relever.

Mais il est déjà trop tard lorsque je vois l'éclat de malice dans ses prunelles sombres. Il m'attrape par la taille, me soulève au-dessus de lui comme si je ne pesais rien sous mes protestations et me jette un peu plus loin. Il s'esclaffe.

_Tu ressembles à un chien mouillé !

Ses yeux sont mouillés de larmes. Il rit tellement que je suis sure que les muscles de sa mâchoires et ses côtes le font souffrir. Je réplique en l'éclaboussant.

Nous jouons comme deux imbéciles. Comme deux enfants ne se trouvant pas dans l'Arène, n'ayant pas peur pour leur vie. Comme deux insouciants ayant tout oublié de leur situation désespérée. Mais pour l'instant, je m'en fiche. Peu importe si cela fait parti d'une de ses stratégies. Nous nous effondrons finalement sur la berge, à bout de souffle. Je suis trempée de la tête aux pieds, mon cœur bat la chamade et ma respiration est erratique mais le sourire qui, je sais, se peint sur mon visage est sincère.

_Tu es un enfant, Faun Deeprain, je le gronde en m'asseyant.

_C'est l'hôpital qui se fout de la charité ! Rit-il.

_Merci, je souffle.

Il se redresse à son tour.

_De quoi ?

_De m'avoir fait oublier pendant un moment.

_Tout le plaisir est pour moi.

Je lorgne son bracelet. Le même que le mien. Il surprend mon regard et bondit d'un seul coup vers son sac.

_J'avais oublié ! S'exclame-t-il en remuant ses affaires, tiens, le voilà !

Et avant que j'ai pu faire le prendre geste, il m'attache les épis de blé tressés autour du poignet.

_O-Où l'as-tu trouvé ? Je bégaye de surprise.

_Après l'inondation. Je suis tombé dessus par hasard.

Je suis tellement rassurée. Je lui saute au cou et dépose un baiser sur sa joue. Il lève les yeux au ciel, exaspéré. Je décide d'ignorer sa réaction.

J'humidifie un bout de bandage et le plaque sur ma blessure. Faun range nos affaires et nous nous rhabillons bien que nos vêtements soient encore partiellement mouillés. De toute façon, il fait tellement chaud dehors qu'ils sècheront en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Un tintement de clochette me met sur mes gardes. A côté de moi, Faun se tend également. Un parachute argenté tombe du puits de lumière et vient se poser juste à nos pieds. Nous nous fixons durant un instant et Faun prend l'initiative de l'ouvrir.

_Qu'est ce que c'est ? Je lui demande.

Il sort deux pains au sésame. Les pains du District Onze. Il m'en tend un. Il est brulant et croustillant à souhait. Je me demande depuis combien de temps je n'avais pas avalé quelque chose de chaud. Une éternité, il me semble. Faun le dévore en deux secondes et devant son air affamé et dépité alors qu'il fixe le mien, je le partage gracieusement. Il me l'arrache presque des mains.

_Merci Seeder, merci le District Onze ! Je chantonne au plafond de la caverne.

J'entends Faun murmurer que j'ai l'air d'une idiote et d'une folle. Il lève les yeux au ciel.

_Allez, on remonte, grogne-t-il.

Je jette un dernier regard au lac. Je pense à Alert. Au fond de moi, je sais que j'ai fait le bon choix. Mais je n'arrive pas à m'y faire. C'est trop dur à accepter. Ma gorge se noue. Je me promets d'être forte. Pour lui. Je ne veux pas qu'on dise de lui qu'il a été tué par une faible. La Veuve Noire ne m'a-t-elle pas dit que finalement, mieux valait une mort par ma main que de se vider de son sang ?

Soudain, alors que nous gravissons la pente rocailleuse, une voix forte retentit. Je bondis de terreur. Faun jure tout bas.

_Tributs de la Cinquante-Cinquième édition des Hunger Games ! Ici Claudius Templesmith ! Je vous annonce qu'un banquet aura lieu demain, à midi à la Corne d'Abondance. Vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin.

Il y a un moment de flottement, comme pour nous laisser enregistrer et digérer la nouvelle.

_La présence de chaque Tribut est requise. Une non participation donnera lieu à un exécution sur le champ du Tribut absent. Bonne chance à tous !

Et avec un ultime grésillement, la voix s'éteint. Dire que je suis angoissée de ce qu'il va se passer demain est un euphémisme. Terrorisée est encore un mot trop faible. Le simple fait de me dire qu'Alabastair sera là, tout crocs dehors à attendre que je me jette dans sa gueule me remplit d'effroi.

_Les ennuis recommencent, murmure Faun en se hissant à l'extérieur.

Durant une fraction de seconde, je me prends à penser que je préfèrerais être morte que de devoir vivre ce qu'il m'attends demain.

Hello à tous ! Me revoilà avec du retard ! Accepter mes plus plates excuses ! Mais, pour une fois, j'ai une bonne excuse ! Et oui, je suis en pleine révision pour le fameux Bac !

C'est pourquoi ma publication risque de devenir un peu anarchique. J'essayerais tout de même de poster un chapitre par semaine.

Maintenant, je réponds aux questions ayant été posées !

« Je me demandais si tu savais déjà qui allait gagner les jeux ou si tu ne le savais pas encore et que tu décides chapitre par chapitre qui allais y rester. » par Cloud : J'avais une idée, depuis le commencent de la fiction de qui allait gagner. J'ai eu des moments de doutes et j'en ai encore ! Mais je crois qu'à ce stade de l'histoire, j'ai fait un choix et tout est planifié suivant ce choix. J'ai pensé durant un temps faire voter les lecteurs. Mais j'avais peur de mauvaises réactions (les haters, comme on dit). Mais votre avis m'intéresse ! Dite moi qui vous souhaitez voir gagner, je comptabiliserais les votes et les publierais dans le prochain chapitre.

Pour ce qui est du casting, je n'ai que quelques têtes pour l'instant mais les voici :

Eila Nettles : Astrid Berges-Frisbey

Faun Deeprain : J'ai tellement une image précise de lui dans ma tête que je ne trouve aucun acteur lui correspondant ! Un croisement entre un Ben Barnes plus jeune et Richard Madden, peut-être.

La Veuve Noire : Naya Rivera

Twinkle : Chloe Moretz

Spark : Jack Gleeson

Pâline : Adair Tishler (une petite teinture s'impose)

Et c'est tout pour l'instant ! J'ai une petite idée pour Eider et Denim mais je ne la proposerais que dans le prochain chapitre.

Par ailleurs, merci pour vos commentaires ! Une fiction se construit grâce aux lecteurs et sans vous, je ne sais pas si j'aurais pu aller aussi loin. Merci pour tout !

A la semaine prochaine (j'espère !) et désolée pour le pâté dont je vous ai infligé la lecture !