Inséparables.

Le secret de l'indifférence.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, humour à priori.

Couple : Techniquement aucun, mais dans le volet 1 on avait le droit à du Akusai et Akuroku ^-^

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney excepté Mey qui est à moi et Kansan qui est euh… plus à Mikukearu qu'à moi ^^.

Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :)


Chapitre 20 : Venu du passé.

Déjà une semaine que Lea était au courant que c'était Xehanort qui voulait le voir mort. Il savait pourquoi et ça le conférait dans certaines de ses idées. Dont une qui le rassurait, au fond.

Comme tous les jours, il était dans sa chambre. Il lui arrivait souvent de profiter de l'absence de tous pour user de portail et aller inspecter un monde. Il ne l'avait cependant pas encore fait pour la Ville de Traverse parce que si jamais un des autres venait dans sa chambre, ceux-ci sauraient où le retrouver et il n'appelait pas Aeleus et Ienzo « papa » et « maman » pour rien.

Néanmoins, l'absence d'Isa se faisait sentir. Il regardait bien plus souvent les marques qu'il y avait sur son mur. Vingt et une en ce jour. Il voulait tant le retrouver. Surtout qu'il ressentait qu'il avait besoin de lui.

Ce que Dilan lui avait fait lire le travaillait toujours. Il se retenait d'ailleurs de demander à Ienzo de lui rendre le cahier pour pouvoir les autres atrocités qui avaient pu y être écrites. Et des fois, c'était même l'inverse : Il se retenait de lui demander pour pouvoir le brûler. Et ainsi être sûr de ne pas souiller l'image qu'il avait toujours de Roxas.

Certes il lui avait menti pour le viol, et avait été assez loin dans ce sens là. Mais il voyait toujours en lui son adorable petit Roxas, doux, câlin, gentil – sauf avec les personnes qu'il n'aimait pas – qui jugeait vite les autres mais qui savait s'excuser quand il le fallait.

Il lui avait souvent reproché d'insulter Saïx mais, inversement, le bleu ne se gênait pas pour insulter le blond vénitien. Les deux restaient deux personnes importantes dans sa vie. S'il aurait dû le décrire rapidement, il aurait dit qu'Isa, et Saïx, était son idéal mais que Roxas était ce dont il avait besoin. C'était aussi perturbant que dévastateur. Lui-même avait eu tant de mal à choisir quand il n'avait pas de cœur. Mais maintenant qu'il en avait un ça aurait pu être encore pire.

Si Roxas n'avait pas été en Sora. Si Sora n'aimait pas déjà quelqu'un. S'il n'avait pas eu vent d'un mensonge, ignoble, qui le faisait douter du reste. Mais surtout, s'il n'avait pas toujours l'image dansante d'Isa dans sa tête. Il ne pouvait pas l'oublier, il ne pensait qu'à lui. Il était celui qu'il aimait.

Cela dit, il savait que l'amour ne faisait pas tout.

Lea sursauta en entendant un cri. Celui de Ienzo. Il fit apparaître ses chakrams et usa d'un portail pour arriver juste à côté de lui.

- Ou ?! Questionna le roux, sur le qui-vive.

- Umea, je suis content que tu t'inquiètes pour moi. Mais de un, ton père serait plus utile et de deux, c'était un cri de joie.

Lea tomba des nues et il tourna la tête vers le méché en soupirant. Ses chakrams disparurent de ses mains aussi vite qu'ils étaient apparus peu avant.

- Qu'est-ce que tu as trouvé alors ?

- La chose qui va peut-être te faire tuer quelqu'un.

- Euh… des photos compromettantes d'Isa ou Saïx avec quelqu'un ?

Ienzo frappa le crâne de Lea avec ce qu'il avait en main.

- Le testament d'Ansem.

- Ah ! Voyons voir ça.

- Oui.

- Tu ne l'as pas encore lu ? Remarqua Lea en voyant que le méché cherchait comment ouvrir la farde qui avait un système un peu compliqué.

- Non.

- Et tu cries déjà de joie. Se moqua gentiment le roux en appuyant sur le bouton alors que le bleu tirait.

- On saura déjà à quoi s'en tenir. Répliqua le scientifique.

Il sortit les feuilles de la farde et il lu rapidement tout ce qu'il y avait dessus. Lea s'appuya contre le mur et attendit en regardant le méché. Celui-ci continua de lire avant de poser le testament sur le bureau d'Ansem et de se tourner vers le roux.

- Xehanort.

- Pardon ?

- C'est Xehanort qui a hérité du château.

- Je pensais qu'il voulait se venger de vous. Pour ce que vous avez fait. Remarqua l'assassin.

- Oui, hum… il n'a probablement pas eu le temps de changer son testament quand il s'est rendu compte. On l'a quand même envoyé dans le néant. Je dis « on » mais c'est plutôt Xehanort…

- Je vois. Qu'est-ce qu'on fait alors ? Cet enculé ne nous laissera jamais rester dans le château.

- Oh si. Tu peux lui offrir quelque chose qu'il veut.

Les yeux de Lea se noircir alors que du feu commençait à se dégager de ses pieds, grandissant à vue d'œil. Ienzo se recula rapidement et mis les mains en avant.

- C'était de l'humour. Tu me connais !

- Ca ne me fait pas rire. Grinça le roux.

Des coups se firent subitement entendre. Quelqu'un qui frappait avec violence sur le mur ou sur la pierre. Ienzo remarqua des flammes, des éclairs et des gerbes de glace par la fenêtre.

Lea serra les dents. Peu difficile de réalisé ce qu'il se passait : ceux qui voulaient le tuer étaient aux portes du château. Les chakrams du roux réapparurent dans ses mains. Il avait l'impression de ne faire que ça ce jour-ci.

- Va chercher les autres. Je vais les avoir comme d'habitude.

- En traître quoi.

- Va. Insista le roux.

Le maître des illusions ouvrit un portail des ténèbres et s'y engouffra. L'assassin eut un sourire froid.

- Voyons voir si j'ai pas perdu la main.

Il fit apparaître des ténèbres autour de lui et il réapparut juste derrière un groupe de quatre personnes. Une femme brune habillée de rose, un homme brun en noir, une adolescente habillée court aux cheveux noirs et un homme un peu plus âgé aux cheveux châtains-clair.

Il s'approcha, furtivement, de ce dernier, fit passer un de ses chakrams dans l'autre main et appliqua sa main, libérée, sur la bouche du châtain. Il l'éloigna d'un geste presque brusque avant de laisser les ténèbres les envelopper. Ils arrivèrent à un endroit reculé car encore en travaux.

Là, du feu commença à sortir de lui. Les flammes léchèrent le corps de l'homme qu'il sentit se débattre contre lui.

- Tout doux. Souffla le roux, presque cruellement alors que les flammes se déployaient d'autant plus.

Le corps se mit à brûler et il entendit le châtain essayé d'hurler alors qu'on ne sentait plus que l'odeur d'un corps calciné. Il laissa tomber le corps, sans vie, quand il cessa de se débattre.

Lea disparu à nouveau dans les ténèbres. Il réapparu derrière les gens mais ils avaient remarqué l'absence de l'un d'eux et quand il voulut fracasser son chakram dans le dos de l'adolescente mais la brune se tourna.

Le roux eut un mouvement de recul. Il fixa la femme et battit des paupières. Il remarqua alors la porte s'ouvrir sur Aeleus et Dilan, armes aux poings. Le manipulateur de vent voulu embrocher l'homme qui venait de sortir son épée.

- Attendez ! S'écria Lea.

- Quoi 'Phew ? Grinça le manieur de lance.

- Je les connais.

- Ah bon ? S'étonna l'adolescente.

- Aerith, c'est moi, Lea ! On était à l'école ensemble. Certifia le roux en s'adressant à la femme qui avait un air surpris.

- Lea ? Ca ne me dit rien.

- Mais si, je faisais toujours le pitre pendant les cours. On avait quatorze ans, je venais d'une autre classe. Insista l'assassin.

- Qu'a-t-il fait de Dimitri ? Murmura l'adolescente en se rapprochant de l'homme du groupe.

- Lui ? Euh… comme d'habitude.

Celui en noir afficha un air perplexe alors que les anciens gardes étaient sur le qui-vive.

- Lea ! Mais oui, je me souviens de toi ! S'écria tout à coup Aerith. Mon dieu, que tu as changé !

Le roux sourit de toutes ses dents. La femme se tourna vers son ami alors que Dilan rabaissait légèrement ses armes.

- Léon, tu le connais aussi.

- Ah bon ?

- Mais oui. C'est lui qui est sorti avec ton ami, Isa.

- « Sorti ». Répéta Lea avec une grimace alors que Dilan ne pouvait s'empêcher de sourire.

- Je ne vois pas. Mais j'aimerais savoir ce qu'il a fait de Dimitri.

- Lea, fais ta phrase-là.

L'assassin sourit légèrement et il porta son doigt à sa tempe.

- C'est bon, c'est retenu.

Léon sembla se souvenir de lui d'un seul coup et son regard se durcit. Il repoussa violemment le roux ce qui lui fallut d'être enserrer par un des bras puissant d'Aeleus.

- Ne le touche pas.

Le brun eut un mouvement pour se débattre mais il sembla qu'il réalisa qu'il ne pouvait rien contre la personne qui le maintenait contre lui.

- Qu'est-il advenu d'Isa ? Il est ici ?

Le visage du roux se décomposa et il secoua la tête. Léon fronça les sourcils alors qu'un air surpris passait sur son visage.

- Attends… il a une cicatrice sur le visage… en forme de X ? Questionna le manieur de gunblade.

- Oui. Pourquoi ?

- Et des yeux orange, c'est possible ?

- Malheureusement. Marmonna l'assassin.

- Mince… si j'avais su que c'était lui.

Il y eut un moment de silence avant que le brun en noir ne se torde le cou pour pouvoir voir celui qui le tenait toujours contre lui.

- Vous me lâchez ?

Le manipulateur de terre le fit de mauvaise grâce. Il échangea un regard avec Dilan avant de se pousser de devant la porte et de leur faire signe de rentrer. Les trois nouveaux venus se concertèrent rapidement avant d'entrer. Aeleus les mena dans le bureau où ils trouvèrent Even en compagnie de Ienzo. Le premier avait son bouclier ce qui signifiait qu'il était prêt à essayer de se battre s'il fallait.

- Tiens, tiens umea… Tu as du mal avec le mot « assassiner » maintenant ? Le comble pour toi. N'est-ce pas ton gagne-pain ? Se moqua le maître des illusions.

Lea contourna les trois nouveaux et vint tout près du bleu, affichant un large, mais faux, sourire sadique. Il avait son visage à quelques centimètres du sien seulement.

- Tu tiens à ce que je te rafraichisse la mémoire ?

- Quoi ?! Non, non, non ! Tu ne touches pas à semea ! Protesta Even en repoussant l'assassin.

Celui-ci éclata de rire à l'instant même où le méché en fit autant. Ce dernier se tourna vers le blond et lui fit signe de se calmer.

- Aitaxto, ne t'inquiète pas.

- Un peu, quand même.

Le manipulateur de glace s'éloigna d'eux pour s'approcher des trois visiteurs qui avaient une drôle de tête devant ce spectacle étrange.

- Ce sont des personnes envoyées par Xehanort.

- Je ne crois pas. Répondit Lea en s'appuyant contre le mur.

- Xehanort ? C'est notre ennemi. Assura Youfie.

- Réponse. Conclut le roux.

- Dans ce cas, sachez que nous avons besoin de cet endroit. Fit Even en regardant les trois.

- Il suffisait de demander. Sourit Aerith.

- Qu'est-il advenu de Dimitri ? Demanda l'adolescente.

- Bon, j'ai de la lessive à faire moi. Fit Lea alors que des ténèbres se créaient autour de lui.

Ienzo lui lança un sourire presque sadique.

- N'essaie pas de t'enfuir hein, je viendrais vérifier que tu fais bien ta tâche.

- Oui, maman. Titilla le roux alors que les fumerolles noires l'engloutissaient.

Il réapparut dans la buanderie et soupira. Avoir revu « Léon » lui faisait plus de mal qu'il ne voulait bien l'admettre. Non pas parce qu'il connaissait cette personne mais parce que ça lui rappelait qu'Isa n'était pas là.

Tuer ne lui faisait plus rien, lui qui avait souffert longtemps de ce qu'il était devenu. Mais se rappeler l'absence d'Isa était toujours dur. Il se souvenait dans quel état il était à chaque fois. Saïx devait le consoler et le rassurer pendant des heures entières. Il ne dormait pas de la nuit, voire même pendant une semaine. Pendant plus d'un an, il rêvait de ses personnes qu'il avait tuées.

Mais ça lui était passé, son cœur s'était assombri et le meurtre était devenu, pour lui, de quelque chose de presque banal. Ici encore, il avait tué, sans honte, quelqu'un. Après tout, il ne le connaissait même pas.