Saluuut mes cupcakes délicieux ! :3

Alors tout d'abord : WAOUW et MERCI ! Je ne pensais que vous seriez si nombreux à répondre au chapitre précédent. Je sais pas quoi dire à part que vous êtes géniaux, et que j'ai beaucoup de chance ! Vous êtes golden et vos reviews sont précieuses, croyez-moi. Vous m'avez bien rassurée pour la suite :)

Bon je vais répondre à vos petites reviews à la fin du chapitre (parce que, soyons honnêtes, vous n'attendez que ça de lire la suite hinhinhin).

J'espère vraiment que ce chapitre vous plaira, et que vous avez passez un bon Halloween. Hier, j'étais été occupée tooouuuute la journée, alors je n'ai pas pu poster le chapitre, sorry for that :S. J'ai été à Center Park, VOUS CONNAISSEZ ?! C'était trop bien, et bien sûr, il y a eu une soirée Halloween avec les amis ensuite :)

BONNE LECTURE et rendez-vous en bas ;)


Ils étaient à la bibliothèque (même Minho) et ça faisait quatre jours que Newt n'avait pas vu Thomas.

« Ne t'inquiète pas pour lui », le rassurait Teresa, et à chaque fois, Newt hochait la tête et changeait de conversation, sans pouvoir empêcher les rouages de son cerveau de tourner sans relâche.

Sans surprise, c'était à Thomas qu'il pensait maintenant, alors que les autres bachotaient en silence. Alby surlignait des passages de son roman, Teresa tapait frénétiquement sur le clavier de son Macbook, le visage marqué par l'anxiété, et Minho tapotait un rythme régulier avec ses doigts sur la table en faisant semblant de lire ses notes. Et la cinquième chaise de leur table était toujours aussi désespérément vide. C'était la chaise située en bout de table, prés des étagères poussiéreuses garnies de livres anciens. Celle dans laquelle Thomas exigeait tout le temps de s'asseoir, car elle était « romantique, solitaire et poétique ». A l'époque, Newt aurait pouffé d'un air moqueur à cette explication (il avait même lancé un effaceur à la tête du garçon, ce qui lui avait valu une boulette de papier à la figure). Mais à présent, il la comprenait, et il était presque tenté d'aller s'y asseoir simplement pour dissiper la solitude à l'état pure qu'elle dégageait.

Alors que le blond était perdu dans ses pensées, les yeux rivés sur la pauvre chaise vide, un vieux gentleman aux allures chic passa près d'eux et s'arrêta abruptement en voyant Teresa.

« Teresa Agnès ! » Salua-t-il, et les yeux bleus teintés de stress de Teresa se levèrent avec surprise. « La fille de Benjamin Agnès, c'est bien ça ? »

Le visage de Teresa se fendit immédiatement d'un sourire.

« C'est bien ça, monsieur », sourit-elle en se levant et en serrant la main de l'homme avec enthousiasme.

« Ton père nous fait tellement d'éloges à propos de tes réussites scolaires. »

Teresa haussa les épaules avec modestie.

« J'aime maintenir mes notes au meilleur de mes capacités. »

L'homme sourit d'un air approbateur tout en évaluant la jeune fille de ses yeux de hiboux. Newt résista à l'envie de lui jeter sa bouteille d'eau à la figure.

« Ton père dit que tu excelles au journal des étudiants. Nous sommes fiers du journal de l'université, il a une réputation à tenir. Je suis certain que tu en es consciente. »

« Oui monsieur. »

Newt leva les yeux au ciel.

« Il m'a dit que tu pourrais reprendre sa place plus tôt qu'on ne le pense. »

L'homme voulait probablement se montrer flatteur, mais Teresa parut soudain terrifiée par l'idée.

« Nous avons tous hâte de voir ton travail cette année Teresa. Tu ne déçois jamais.

Teresa lâcha un nouveau rire nerveux.

« Et j'espère que ça ne sera jamais le cas ! » Dit-elle poliment.

L'homme acquiesça une dernière fois avant de presser le bras de la jeune fille.

« Je ferais mieux d'y aller. Mes amitiés à ton père. »

« Bien sûr monsieur. Passez une bonne journée monsieur. »

Dès que l'homme fut parti, Teresa se laissa tomber sur sa chaise, les yeux écarquillés par la panique.

« Mon père parle vraiment de moi ? » souffla-t-elle. « Oh mon Dieu, comment je suis censée travailler avec autant de pression sur les épaules ? Mais bordel pourquoi est-ce qu'il me fait ça ?! »

Newt n'avait découvert la facette de « Teresa qui pétait des câbles » que récemment. Et franchement, il trouvait ça hilarant (elle était si calme et pragmatique, habituellement, que la voir aussi hystérique était drôle). Il eut un sourire léger en voyant le visage de Teresa devenir de plus en plus pâle.

« C'est parce qu'il est fier de toi », susurra Alby d'un ton apaisant en levant les yeux de son livre.

La tête de Teresa chuta entre ses mains.

« Ouais. Bah je le déteste. »

« Non c'est faux. T'es juste stressée, c'est tout », la rassura Alby en se levant immédiatement pour se placer derrière elle et lui masser les épaules.

Newt leva les yeux vers le couple en mâchonnant son crayon.

« Si j'entends ne serait-ce qu'un petit mot d'amour entre vous deux, je n'hésiterai pas à vous assommer avec mon livre. »

Minho et Alby éclatèrent de rire, mais Teresa lui lança un regard noir (ce n'était pas le moment de plaisanter, on dirait).

« J'dis ça j'dis rien », marmonna doucement Newt, incapable de se retenir de sourire, et Minho s'esclaffa de plus belle.

Environ une demi-heure plus tard, le silence fut à nouveau brisé.

« J'en ai ras le cul de cette merde. Je veux sortir », lâcha Minho en laissant tomber son cahier sur la table avec un soupir.

Trois paires d'yeux se braquèrent su lui.

« C'est un jour de semaine ! » Protesta Teresa en haussant un sourcil.

Minho haussa les épaules.

« Et alors ? Avant on sortait tous les jours de la semaine. »

« Oh, c'était la bonne époque », se lamenta Newt en jetant un regard désolé à la pile de livres qui se dressait devant lui. « J'aimerais bien pouvoir y retourner... »

« Tu aimerais pouvoir y retourner ? » Lâcha lentement Teresa. « Qu'est-ce qui ne va pas chez vous ? Comment vous pouvez ne serait-ce qu'envisager d'aller traîner en ville alors qu'on a des examens, des dissertations, des éditoriaux, et des dates butoir et des résumés et des ébauches et des réunions et... »

Sa voix montait d'une octave un peu plus à chaque fois, jusqu'à ce qu'un Alby amusé soit forcé d'enrouler ses bras autour de ses épaules extrêmement tendues pour l'attirer contre lui.

« Ça va aller, chaton. Tu vas t'en sortir. Même très bien. Chuut », souffla-t-il en frottant délicatement les bras presque tremblants de Teresa.

À ce spectacle, Newt lâcha un ricanement et Minho leva les sourcils.

« D'accoooord. Bon...tu viens Newtie ? » Demanda le Coréen avec espoir.

« Non mon pote », soupira Newt. « Dans un monde parfait je serais venu, mais dans l'état actuel des choses... »

« D'accord », conclut Minho d'un ton déçu avant de glisser ses cahiers sous le bras et de se lever d'un bond. « Comme tu veux. Bonne soirée les gars. Salut chéri », ajouta-t-il en pressant un baiser sur la joue de Newt avant de s'éloigner.

Le blond l'observa, à la fois attendri et exaspéré.

« Je te jure, Min', si tu finis par avoir des meilleures notes que moi ce semestre, je t'arracherai la peau avec un trombone. »

Minho s'arrêta et se retourna d'un bloc, surpris.

« Un peu violent non ? »

Newt fit une moue sarcastique, et ses lèvres s'incurvèrent vers le haut.

« Non. »

Minho pouffa et secoua la tête avec amusement avant de quitter la bibliothèque.

« Et tu oses dire que Teresa et moi on est graves », remarqua Alby, un sourire en coin.

« Ouais. Parce que moi et Minho, on ne baise pas comme vous deux », marmonna Newt, ce qui ne fit qu'agrandir le sourire d'Alby.

-X-

Une autre journée de cours passa, et Newt était une fois de plus en route vers l'appartement de Thomas. Il marchait péniblement sous les crépitements de la pluie glacée, un bonnet vissé sur la tête qui parvenait tout juste à couvrir le bout de ses oreilles rougissantes. Il sortit son portable et écrivit un énième message à Thomas.

SMS de Newt à Tommy :

17h01. J'vais sûrement être accueilli par une porte fermée une fois encore. T'sais tu devrais vrmt me répondre et m'épargner ces problèmes, sale plaie.

Comme d'habitude, il gravit machinalement les marches, atteignit la porte, tourna la poignée en métal usé et... C'était ouvert.

Il fut si surpris qu'il s'écroula presque à l'intérieur. Il eut à peine le temps de recouvrer ses esprits qu'une voix grave et suave s'adressa à lui :

« Newt Withman. »

Newt sentit son cœur remonter dans sa gorge.

Thomas était là, devant lui, vêtu d'un costume et d'un nœud papillon, un large sourire accroché aux lèvres, et tenant des...fraises ? Des fraises dans un bol doré.

« Tu veux des fraises ? » Proposa-t-il, parfaitement calme, en tendant le bol à bout de bras vers Newt. « C'est mon nouveau truc. »

Newt referma la porte derrière lui et se tourna vers le brun pour le dévisager d'un air ahuri. Son bonnet tombait à moitié de sa tête, son sweat pendouillait lâchement sur ses hanches, et son sac était à présent abandonné au sol.

« Thomas », lâcha-t-il, choqué. « Tu es revenu. »

Thomas esquissa un sourire charmeur en réponse, mais ce n'était pas entièrement fallacieux, alors Newt sourit également. Étrangement, il se sentit infiniment heureux de retrouver enfin l'autre garçon.

« Et bah, j'en connais un qui est de bonne humeur », dit-il en observant la tenue de Thomas, et les fraises qu'il avait entre les mains.

« Elles sont délicieuses », répondit Thomas à une question qui n'avait même pas été posée.

À ces mots, il attrapa une fraise dans le bol et la porta à ses lèvres. Avec un sourire mutin, il mordit dedans. Un goutte de jus roula sur les courbes délicates de ses lèvres.

Newt observa la bouche brillante du brun, comme envoûté par le spectacle qu'elle offrait. Il ne voulait pas briser les ondes positives que dégageait Thomas. Vraiment pas. Mais une myriade de pensées continuait de malmener son pauvre cerveau en surchauffe. Il détailla le visage doux et étrangement détendu du brun. C'était la première fois qu'il voyait une expression aussi sereine et...heureuse sur son visage. Cette vision effraya secrètement le blond, parce qu'il avait remarqué que l'instabilité émotionnelle était un thème récurrent dans la vie de Thomas. Il pouvait être heureux maintenant, mais qu'arriverait-il si quelque chose venait détruire ce bonheur temporaire ?

Newt n'en savait rien. Et cette idée l'angoissait au plus haut point.

« Où étais-tu ? Qu'est-ce qui s'est passé ? » Questionna-t-il d'un ton qui se voulait détendu, mais sa voix grimpa d'une octave à la fin, trahissant l'anxiété qui l'avait rongé depuis plusieurs jours.

Thomas déglutit et baissa les yeux sur le bol qu'il avait entre les mains. Son sourire s'effaça doucement, et ses lèvres se pressèrent en un pli dur.

Newt soupira et retira son bonnet avant de se masser les paupières avec lassitude.

« Bon, écoute », dit-il en s'avançant pour venir se planter juste devant Thomas qui fit un pas en arrière. « Je sais que j'ai aucun droit de te demander ça, que ce ne sont pas mes affaires. Et j'ai bien compris que t'avais pas envie de répondre. Et j'en suis désolé. Mais... je suis curieux, et je me suis sincèrement inquiété pour toi ces derniers jours. Est-ce que tu pourrais au moins, juste, genre, me faire savoir que tout va bien ? Parce que je... »

Il se tut, cherchant ses mots. Les épaules de Thomas se tendirent et ses sourcils se froncèrent.

« J'ai horriblement besoin d'un prof particulier. Et il est franchement trop tard pour en trouver un nouveau. Alors, juste parce que j'ai besoin de toi comme prof, est-ce que tu pourrais me faire savoir que tout va bien ? » Termina Newt, et il sourit un peu en sentant le poids de la conversation s'alléger un peu.

Thomas laissa échapper un souffle bruyant (un rire ? Était-ce possible ?) et leva son regard vers le mur. Un air amusé marquait ses traits, mais il semblait encore un peu mal à l'aise.

Alors, une idée vint à Newt.

« Et si on inventait un langage codé ? »

Thomas vrilla enfin son regard sur lui, sourcil arqué.

« Si... rien ne va, tu me donnes une fraise. Mais si les choses vont parfaitement bien, tu m'en donnes deux. »

Il fit une brève pause et sourit doucement.

« Et je les mangerai dans tous les cas, bien sûr. »

Et Thomas eut un rire. Un rire éclair que Newt s'empressa d'emprisonner dans sa mémoire. Ce fut furtif. Doux. Léger. La bulle de tension qui les entouraient en fut presque éclatée.

« Elles doivent avoir une queue toutes les deux ? »

« Absolument », acquiesça Newt en observant Thomas baisser les yeux vers les fraises, l'air songeur.

Ses longs doigts fins fouillèrent lentement dans le bol, inspectant minutieusement les fruits, avant d'en choisir deux qu'il plaça au creux de sa main. Il les tendit à Newt, les yeux tournés au sol.

Le blond laissa échapper un petit soupir de soulagement avant d'examiner les fraises. L'une était parfaite, bien ronde, d'un rouge éclatant, la queue intacte, mais l'autre... Ressemblait à un raisin pourri. Il plissa le nez.

« Hum », commença-t-il, sceptique, en touchant du bout du doigt la masse violacée qui reposait dans la main de Thomas. « Tu peux m'expliquer pourquoi t'as choisi celle là ? T'as envie de me refiler une intoxication alimentaire, c'est ça ? »

Un sourire encore plus large joua sur les lèvres de Thomas.

« J'aime bien celui-là », protesta-t-il. « Je l'ai choisi spécialement. »

« Celui ? » Répéta Newt, confus.

« Aloysius.

« Aloysius. Tu as nommé une fraise fripée Aloysius. »

« Ouais », acquiesça Thomas, les yeux pétillants, un sourire fier sur les lèvres.

« D'accord. C'était pour vérifier. »

Sans un mot, Thomas abandonna son trésor à Newt qui ne put s'empêcher de sourire en fixant les fruits dans sa main. Il n'avait jamais été aussi heureux de voir des fraises de toute sa vie.

« Je suis content », murmura-t-il enfin.

Thomas leva les yeux, et le blond en fit de même. Leurs regards s'accrochèrent, leurs iris s'affrontèrent intensément.

« Je suis content que tu ailles bien », reprit Newt en désignant les fraises.

« Moi aussi », dit doucement Thomas.

Newt se sentait curieusement...revigoré. Toutes ses pensées négatives s'étaient envolées, comme si elles n'avaient jamais existé. Il ne pouvait détacher ses yeux du garçon devant lui. Resplendissant de vermillon, éclatant de bonne humeur, bien réel. Le blond eut presque l'envie saugrenue de tendre la main pour toucher Thomas, pour s'assurer qu'il ne rêvait pas, que ce n'était pas une apparition évanescente, fruit de son imagination.

Thomas se détourna et reposa son bol.

« Mais pourquoi ? » Demanda-t-il sans regarder Newt. « Pourquoi est-ce que ça te rend content ? »

Le ton interrogateur ébranla les os de Newt. Il resta bouchée bée, déconcerté par la question si soudaine et la curiosité si sincère qui en dégageait. Il fourra les mains dans les poches de son sweat, adoptant l'attitude la plus nonchalante possible.

« Parce que. J'ai vraiment besoin d'un prof. »

Un petit rire bref échappa encore à Thomas, et il tenta de cacher son sourire en baissant la tête. Newt fronça les sourcils à cette vision. Il ne devrait pas cacher ses sourires. Il devrait lever le menton en l'air et illuminer le monde.

« Et... Tu sais... tu es mon pote », souffla le blond.

Voilà. Il l'avait dit.
Et juste comme ça, une chape de plomb alourdit l'atmosphère.

Thomas se tourna vers Newt, sourcils froncés.

« Newt. Je n'ai pas de potes. »

Newt se mit à se balancer sur ses pieds, comme pour amenuiser la déception qui l'envahit.

« Bah, j'en sais rien Tommy. Ça va quand même être un peu gênant de dire ça aux autres. »

Il osa un coup d'œil vers Thomas qui avait le regard baissé vers le bol de fraises, silencieux et réservé. Il sentait le fil fragile sur lequel ils tenaient en équilibre. Il savait que le moindre mouvement brusque enverrait valser Thomas dans la direction opposée et ferait lever ses boucliers contre ses intrusions trop importantes. Le blond devait prendre des précautions quand il était question de ce garçon qui arrivait à peine à saisir le concept que quelqu'un puisse se soucier de sa présence sur terre.

« Et tu sais, je ne parle même pas du fait que c'est hyper impoli de dire ça alors que je me tiens juste devant toi, en train de te faire une déclaration d'amitié », continua Newt sur un ton léger et mélodieux.

Thomas braqua son regard sur lui.

« Tu ne vas pas manger les fraises ? » Demanda-t-il, et le blond papillonna des yeux.

Bon, ce n'était pas ce à quoi il s'attendait, mais... ce n'était pas plus mal. Thomas ne s'était pas enfui en claquant une porte et n'avait pas levé de bouclier pour se protéger.

« Bien sûr que si », répondit immédiatement Newt avant de jeter les fruits dans sa bouche, ignorant résolument la texture toute fripée d'Aloysius. « C'est probablement les meilleures fraises régurgitées que j'ai jamais mangé », ajouta-t-il, la bouche pleine.

« Elles ne sont pas régurgitées ! » Fit Thomas en levant les yeux au ciel.

« C'est une pelote de déjection de hibou alors ? » Poursuivit-il, et Thomas laissa échapper un petit rire. « C'est ça que tu faisais quand t'étais parti ? Tu cherchais ton Hedwige ? Pour me refiler ses restes à manger ? »

Thomas leva à nouveau les yeux au ciel, un sourire amusé toujours aux lèvres, avant de se diriger vers son meuble à porcelaine.

« Allons dehors. On fera notre cours une autre fois. Il fait beau », déclara-t-il sans transition en ouvrant la porte vitrée du meuble pour examiner ses tasses à thé.

Newt le dévisagea et jeta un coup d'œil par la fenêtre, vers le ciel gris menaçant et la pluie glacée.

« Euhh. »

« Le temps parfait pour un pique-nique », continua Thomas avant de choisir deux tasses et de refermer le meuble. « Qu'est-ce que t'en dis ? » Demanda-t-il en se tournant vers Newt.

« J'en dis que t'es totalement cinglé et qu'il caille à mort dehors. Et qu'il pleut. Et qu'on pourrait mourir si on fait un pique-nique », objecta le blond en levant le nez.

Thomas lâcha un soupir et récupéra le bol de fraises.

« Sois pas chiant. »

« Je ne suis pas chiant ! » S'offusqua Newt alors que le brun lui tendait une petite tasse avec une hirondelle peinte sur le côté. « Je ne vais pas faire un pique-nique dehors avec toi. »

« Tu n'as pas le choix. J'aime bien la pluie. »

« C'est marrant, parce que moi pas. Je déteste ça. À ce stade, ce n'est même plus de la pluie mais de la neige fondue. »

Mais Thomas ignora ses lamentations et se dirigea vers la porte d'entrée.

« Hey ! Où tu vas ?! » L'appela Newt en trottinant pour le rattraper.

« Chez Teresa. »

« Pour quoi faire ? »

« Le pique-nique. Je veux toute l'assemblée. »

Mais bordel c'était quoi son problème ?

« T'as fumé quoi au juste ? »

« Rien du tout », répondit simplement Thomas en se dirigeant à grands pas vers la tour de Teresa.

Newt suivit ses grandes foulées avec peine, l'esprit crépitant de confusion (What. The. Fuck ?!) jusqu'à ce qu'ils atteignent enfin la porte de Teresa. Ils entrèrent et trouvèrent Teresa, Alby et Minho vautrés dans le canapé les uns contre les autres, des expressions lasses et stressées sur le visage.

« Mes amours ! » Les salua Thomas en écartant ses bras, et Newt leva les yeux au ciel, derrière lui. « Vous êtes cordialement invités à un pique-nique. Dehors. Prenez vos tasses et suivez-moi. »

Newt ricana.

« Comme s'ils allaient réellement accep... »

« Tu sais quoi ? Ce n'est pas une si mauvaise idée », dit Alby.

... Mais putain c'était quoi ce bordel ?

Il se tourna vers Teresa pour jauger sa réaction, les yeux inquisiteurs.

« Certainement pas », répondit automatiquement Teresa, et Newt lâcha un soupir de soulagement. « Est-ce que tu sais tout ce qui me reste à faire ? Je n'ai même pas encore commencé mon tableau Excel, Alby' ! »

« Je suis avec Tee'. T'as vu le déluge dehors ? Ça gèle putain. Non merci. Je préfère rester ici », renchérit Minho, les yeux rivés sur l'écran de son portable.

Alby leva les yeux au ciel et Thomas fit la moue. Newt, quant à lui, effectua une petite danse de la victoire intérieurement.

Puis, Alby se leva et tira sur le bras de Teresa pour la mettre debout.

« Allez mon amour. L'air frais te fera du bien. Ça va être marrant. Et après pour le reste de la soirée on fera ton fichier Excel, d'accord ? »

Teresa grimaça et se tourna vers les yeux de son petit ami, puis ses épaules ployèrent, et elle acquiesça d'un air fatigué.

« D'accord », céda-t-elle en regardant Thomas. « Je viens. »

Un immense sourire fleurit sur les lèvres du brun.

« Ouais, bah pas mo »i, marmonna Minho depuis le canapé.

Thomas s'approcha de lui et lui tendit la main.

« Je te payerai des strip-teaseuses, de l'alcool, et je mentionnerai tes incroyables talents de batteur aux amis de mon père », le soudoya-t-il.

Minho saisit aussitôt la main du brun et se laissa hisser sur ses pieds.

« Pique-nique, nous voilà ! » Claironna l'Asiatique avec enthousiasme.

« Génial », grogna Newt en regardant d'un air ahuri ses amis enfiler des vêtements chauds.

Il baissa les yeux vers sa propre tenue, un jean skinny marron, des Converses blanches, et un hoodie gris à fermeture. Non seulement il avait l'impression d'être habillé comme un pouilleux, mais en plus ses vêtements n'étaient pas du tout adaptés à la météo.

« Je vais crever d'hypothermie », râla-t-il en lançant un regard noir à Thomas.

« C'est justement pour ça qu'on va boire du thé », répliqua Thomas comme si c'était logique tandis qu'Alby faisait chauffer une théière.

Newt se massa les tempes.

Pourquoi était-il amis avec cette bande de tarés, déjà ?

-X-

Ils étaient tous dehors, sous les trombes d'eau glacés qui s'abattaient sur eux, et la seule putain de raison pour laquelle Newt participa à cette mascarade fut parce que le visage de Thomas s'illuminait comme un sapin de Noël. Quelque chose que le blond n'avait jamais vu auparavant.

Au moins, Teresa avait eu l'idée d'emmener un ballon de foot. Au grand dam de Thomas.

« C'est censé être un pique-nique », gémit-il, tasse à la main, alors que le vent glacé ébouriffait ses cheveux.

Mais tout le monde l'ignora, préférant se séparer en deux équipes : Alby et Teresa VS Newt, Minho et Thomas. Et ils commencèrent à s'envoyer la balle avec entrain.

Ils jouèrent, coururent dans l'air gris et froid pendant presque une heure, les vêtements humides et les chaussures boueuses. Newt se retrouva presque à apprécier ce moment. Ils avaient tous le nez d'un rouge soutenu à cause du froid, et leurs souffles formaient des petits nuages de vapeur dans l'air glacé. Ils riaient, se bousculaient, se taclaient (surtout Minho et Newt, qui étaient pourtant dans la même équipe). Teresa était une excellente joueuse, sans surprise (« Je suis dans l'équipe de foot de l'école, c'est pour ça »). Alby et Minho étaient également doués, et évidemment Newt n'était pas étranger à ce sport. Mais Thomas... Bon.

Thomas tenta de shooter dans le ballon une fois. Et cette seule et unique fois se résuma à une belle chute au sol sans même avoir toucher ledit ballon.

« Merde », siffla-t-il en inspectant ses paumes et ses vêtements boueux.

Évidemment il avait insisté pour garder son costume pour le pique-nique. Évidemment.

« T'auras plus de chance la prochaine fois Murphy ! » Cria jovialement Minho et courant après la balle, suivi de près par Alby et Teresa.

Newt était sur le point de se lancer à leur poursuite, mais il y avait quelque chose de franchement attendrissant sur le visage de ce pauvre Thomas, étalé dans l'herbe, les quatre fers en l'air, de la boue maculant son costume. Son visage affichait une moue contrariée, et Newt ne put s'empêcher de soupirer en observant le garçon litter pour se remettre sur pieds.

« Viens là Tommy. Avant que tu ne te fasses du mal », dit-il en tendant la main, incapable de ravaler son sourire.

Thomas leva les yeux vers lui, l'air renfrogné, mais il accepta la main tendue et se leva maladroitement sur ses pieds. Newt n'arrivait pas à savoir si c'était le froid ou la gêne qui rougissait ses joues.

« Je déteste le foot », maugréa le brun en nettoyant sa montre coûteuse.

« Mais non, c'est marrant », rectifia Newt, hilare.

« J'ai toujours été mauvais à ce sport », marmonna Harry en regardant au loin.

Il œilla vers Newt qui l'écoutait attentivement tout en essayant de reprendre son souffle.

« Je n'ai jamais été un très grand sportif », continua-t-il. « Mon père aurait voulu que je le sois, je crois, mais... même à l'école je... »

Il bafouilla sur les derniers mots et acheva en haussant les épaules, l'air à la fois misérable et impuissant.

« En fait, je n'ai absolument aucune idée de ce que je fais. »

Newt éclata de rire. Ce qui détendit très légèrement le visage de Thomas et soulever la commissure de ses lèvres.

« C'est pas drôle », gronda-t-il, mais Newt rejeta la tête en arrière et gloussa de plus belle, alors que Thomas essayait tant bien que mal de maintenir son air renfrogné.

« Oi ! Les gars ! Vous venez ou quoi ?! » Cria soudain Alby.

« Ouais ouais ! Une minute ! » Lui répondit Newt en se calmant enfin. « Je peux t'apprendre, tu sais », ajouta-t-il à l'attention de Thomas qui leva les yeux au ciel.

« Peut-être que je ne veux pas qu'on m'apprenne. »

« T'as pas le choix, je vais t'apprendre quand même. »

Thomas le fixa, interdit. Et Newt le prit comme un feu vert.

« D'accord, alors, le premier truc, ta posture ne va pas. Voilà, il faut que tu bascules ton poids comme ça... »

Newt illustra ses directives en plaçant ses mains sur celles de Thomas pour le forcer à se placer dans la bonne position.

Pris de court, Thomas lança un long regard surpris au blond qui continuait de donner des instructions quant aux mouvements à effectuer. Ses mains agrippaient délicatement celles de l'autre. Et puis, un éclat indéfinissable apparut dans les yeux du brun, et son visage se tordit d'inconfort. Et soudain, il se dégagea de la prise de Newt, le visage marqué par la frayeur, le regard fuyant.

« Je veux jouer à un autre jeu », annonça-t-il soudain en s'écartant de Newt, la voix frémissante.

Newt cligna des yeux. Que venait-il de se passer ?

« Euh... et quel jeu au juste ? » Demanda-t-il en ramenant ses mains sur ses hanches.

Sans répondre, Thomas tourna les talons et traversa la cour d'un pas décidé.

« Thomas ! »

Bah merde.

« Où est-ce qu'il va ? » Demanda Alby en rejoignant Newt.

« Il est vexé d'être merdique au foot ? S'enquit Minho.

« Euh. Je suis pas trop sûr », soupira Newt. « Il s'est barré, juste comme ça. Il a dit qu'il voulait jouer à un autre jeu. »

« Cache-cache. »

Tous les yeux se tournèrent vers Teresa.

« Pardon ? » Fit Newt en arquant un sourcil.

« Il veut jouer à cache-cache », clarifia doucement la jeune fille en faisant un signe de tête vers l'endroit où avait disparu Thomas. « Il veut qu'on le trouve. Il fait tout le temps ça. »

D'accord. Évidemment.

« Bordel de merde. Bon, allons trouver ce con alors pour qu'on puisse rentrer. Il pèle à mort ici », se plaignit Minho en tirant sur la capuche de son sweat.

Et il se dispersèrent.

-X-

Il ne leur fallut pas longtemps pour trouver Thomas. Et, comme d'habitude, il les convainquit tous de faire une autre partie. Cette fois, il voulait cherchait les autres. Alors ils durent tous se cacher comme une bande de souris pourchassées. Après tout, on ne pouvait pas dire non à Thomas lorsqu'il semblait aussi heureux et de bonne humeur. Mais Newt en avait marre de chez marre de ce jeu. Il patientait, assis inconfortablement dans un arbre. Ses semelles ripaient contre l'écorce humide et ses mains s'accrochaient tant bien que mal au gros tronc.

Parce que oui, Newt avait accompli un nouveau truc : il était parvenu à grimper dans un arbre. Et il s'y agrippait depuis une bonne quinzaine de minutes. Thomas ne l'avait toujours pas trouvé. Et Newt en avait franchement assez. Il était frigorifié, et n'avait qu'une envie : rentrer au chaud pour se pelotonner dans une couverture.

Heureusement, il finit par apercevoir la tête curieuse de Thomas au pied de l'arbre. Il marchait en silence, et scannait minutieusement la cour de son regard pénétrant.

Newt s'éclaircit bruyamment la gorge, peu désireux de rester où il était plus longtemps que nécessaire (ses membres criaient grâce, mon Dieu, il allait tomber !).

Thomas se retourna.

« Je t'ai entendu ! » Défia-t-il en regardant autour de lui, sans penser une seule seconde à lever les yeux en l'air.

Newt soupira. Longuement et péniblement.

« T'es hyper nul à ce jeu, Tommy », lança-t-il.

Thomas leva brusquement la tête et leurs regards se croisèrent aussitôt.

« Qu'est-ce que tu fais là-haut ? » Demanda-t-il, surpris.

« J'en ai aucune idée », marmonna Newt, mal à l'aise. « Pire... Je ne sais absolument pas comment je vais descendre. »

Il jeta un œil en bas. Le sol n'était pas si loin. Il allait tenter le coup. Il glissa ses deux jambes sur le même côté de la branche et banda ses muscles, anticipant son atterrissage.

« Je ne te pensais pas du genre grimpeur », remarqua Thomas en observant les gestes maladroits de Newt.

« C'est parce que je ne suis pas du genre grimpeur. »

Il se glissa au bord de la branche en vacillant dangereusement. Oh merde, il allait mourir, c'était sûr. Il s'agrippa d'un bras au tronc, prêt à dégringoler. Il sauta en bas maladroitement et se prit presque le pied dans une racine sournoise dans la manœuvre. Il atterrit lourdement à terre, de la façon la plus disgracieuse qui soit, et s'affaissa pratiquement dans la boue dans son élan.

Putain il détestait les arbres.

Ce n'est que lorsqu'il fut fermement planté au sol, en sûreté, qu'il remarqua les deux mains qui le stabilisaient, posées sur sa taille. Elles appartenaient à Thomas. Qui s'était apparemment précipité pour rattraper Newt dans sa chute.

Le blond leva les yeux vers le visage de l'autre et sonda ses traits délicats et ses grands yeux tempétueux et impénétrables. Une palette d'émotions se mit à tourbillonner dans sa poitrine, et sa peau se mit aussitôt à brûler au contact délicat, si inattendu et déboussolant.

Thomas retira finalement ses mains et fit un pas en arrière, le visage calme et neutre.

« Merci mon pote », dit Newt sur un ton qui sonna plus étrange qu'il ne le voudrait.

Il sentit un sourire se frayer un chemin sur son visage malgré lui. Et au lieu de lancer une blague débile, comme il avait l'habitude de le faire, il continua de sourire en contemplant le visage de Thomas. Son costume était couvert de boue et de tâches d'herbe et trempé par la pluie glacée. Sa peau diaphane se fondait presque avec la brume blanche qui flottait autour d'eux Une veine saillait très légèrement dans son cou, et une feuille morte aux couleurs flamboyantes s'était logée dans ses cheveux, juste derrière son oreille.

Il était l'incarnation pure et simple de l'automne.

Sans réfléchir, Newt tendit le bras et retira délicatement la feuille. Les yeux de Thomas suivirent calmement le mouvement, le visage dénué d'expression, peut-être un peu sombre et inquiet.

Une fois extraite, Newt lui montra la feuille.

« T'avais une...feuille », expliqua-t-il inutilement, gêné.

Sa peau le démangeait. Tout comme sa gorge.

Thomas continuait de le transpercer du regard. Et puis soudain, il arracha la feuille de la main de Newt et la lança en l'air, un sourire mutin aux lèvres, et l'atmosphère gênante s'évapora aussitôt.

Les deux garçons regardèrent la feuille virevolter dans l'air avant de choir dans la boue.

« Perséphone est revenue à Hadès. »

Newt se tourna vers Thomas avec surprise.

« Pardon ? »

Thomas posa son regard whisky sur lui.

« La dernière feuille est tombée », dit-il en pointant le sol du doigt. « Déméter pleure car sa fille est retournée aux enfers. Déméter contrôle les cultures, les rendements et les saisons. La météo reflète ses sentiments. »

Il leva les yeux vers le ciel gris.

« C'est pour ça que tout est gris et mort en ce moment. Elle est triste car elle se sent seule. Sa fille lui manque. »

Newt continuait de le fixer sans un mot.

« C'est aussi pour ça qu'il fait froid ? Parce qu'elle est malheureuse ? »

Thomas acquiesça, la tête toujours renversé vers le ciel. Et Newt sentit son ventre se tordre. Il pinça les lèvres avant de se diriger vers la feuille tombée au sol pour la ramasser.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Demanda Thomas en tournant la tête vers lui.

« Je vais la garder. »

« Pourquoi ? » S'étonna-t-il.

« Si Perséphone lui manque, je lui montrerai », expliqua-t-il.

« Mais ça ne va pas la rendre encore plus triste ? » Dit Thomas avec curiosité.

« Non, je ne pense pas. Ça lui rappellera juste que sa fille sera bientôt de retour. »

Un sourire se dessina sur les lèvres de Thomas. Un sourire merveilleux qui illumina l'univers tout entier.

« Les gars ! J'me pèle le cul ! »

Minho galopa alors vers eux, trempé jusqu'aux os et haletant, les cheveux complètement désordonnés.

« Thomas, ça fait combien de temps que t'as trouvé Newt ? »

Thomas et Newt échangèrent un regard.

« Bande de têtes en l'air ! Allez venez, Alby et Tee' nous attendent. »

Après un dernier échange de regard, Thomas et Newt s'exécutèrent et suivirent Minho vers la tour de Teresa.

-X-

Le reste de la journée se déroula de façon tout aussi agréable.

Ils s'étaient changés pour s'emmitoufler dans des vêtements secs et chauds. Thomas avait allumé des bougies parfumées (parfum fraise, évidemment), Teresa s'était remis au travail et Alby s'amusait à gribouiller sur la peau de tout le monde en fumant une cigarette.

Newt se sentait heureux.

Il était avec Minho dans le canapé près de la cheminée (ils faisaient presque corps avec, tant ils étaient enfoncés dedans). Minho s'était endormi et ronflait sur l'accoudoir, et le blond essayait tant bien que mal de redonner forme à sa tignasse rebelle, les yeux vissés sur son reflet qui apparaissait dans le miroir posé sur la table basse. Quand soudain Thomas arriva près d'eux, tasse de thé à la main, vêtu d'un pull noir et blanc et d'un pantalon brun-noir.

« Besoin d'un peigne, peut-être ? » Sourit-il en guettant les mouvements de Newt.

« Je crois que même un râteau ne suffirait pas », marmonna Newt.

Thomas sourit à sa remarque, et le blond lutta pour ne pas en faire de même : Thomas était venu le voir, comme ça, comme si c'était normal.

Comme s'ils étaient potes.

« J'organise une soirée demain », dit soudain Thomas. « Pour fêter la fin du semestre. Tu es autorisé à venir. »

« Ah bon ? Je suis autorisé ? » Railla Newt en se tournant vers le brun dont les lèvres tressaillirent. « C'est marrant comme tu dis ça. Comme si ça avait un rapport quelconque avec le fait que je vienne ou non. »

Thomas leva les yeux au ciel, mais un sourire écorna ses fines lèvres.

« Tu sais que j'ai souvent tendance à faire le contraire de ce qu'on m'ordonne », continua Newt avec un sourire mesquin.

« Oui, je sais. »

-X-

Minho, Newt et Thomas finirent par reprendre la route vers leurs appartements respectifs.

Minho marchait entre Thomas et Newt et s'accrochait aux deux garçons en sautillant comme un cinglé (il avait bu en cachette ou quoi ?). Thomas souriait et se laissait tirer par le Coréen tandis que Newt lui lançait de discrets regards en coin.

Puis soudain, sans aucune explication, Minho se mit à sprinter et détala sur l'allée pavé comme un putain de petit Leprechaun.

« Putain faudra que tu me dises ce que t'as pris ! » Lui cria Newt, arrachant un rire à Thomas.

Newt se stoppa net et se tourna vers lui, ébahi.

Un rire ? Venant de Thomas ? Il était en train de tripper aux hallucinogènes ou quoi?

Il observa le brun qui, lui, regardait Minho, une expression amusée et joyeuse sur le visage. Newt esquissa un sourire et se tourna à son tour vers Minho qui courait à présent en zigzaguant dans l'allée.

« Il vaudrait mieux que je rattrape ce petit con », murmura Newt en jetant un coup d'œil à Thomas.

« Ouais. »

« Mais..Euh...on se voit demain, hein ? » Demanda-t-il en s'éclaircissant la gorge.

« Ouais », répondit presque distraitement Thomas. « Ouais, viens chez moi à 17h, sois ponctuel. »

« Donc à 18h ? » Le taquina Newt.

Thomas eut un sourire narquois.

« Mais, qu'est-ce que tu fais, genre, demain, pendant la journée ? Avant ça ? » Demanda Newt en se grattant l'arrière du cou et en se mordant la lèvre.

Thomas sembla soudain perdu et se tourna vers lui pour le sonder du regard, les sourcils froncés.

« Comment ça ? Pendant la journée ? Je sais pas trop... pourquoi ? »

« Bah, j'en sais rien. Minho va sûrement être...Minho, toute la journée. À faire de la batterie, à fumer, à boire, à crier, à rire, à se branler. »

Thomas rit à nouveau.

« Et, bah, je me disais que notre petit arrangement fonctionnait plutôt bien, alors. Ça serait un horrible emmerdement si tu m'hébergeais encore ? Juste pour quelques heures, le temps que je finisse certains devoirs et que je prenne quelques notes ? J'apporterai du vin de fraise ou un truc du genre. Si c'est encore ton truc, évidemment. »

« En fait, je crois que j'en ai fini avec les fraises », répondit Thomas.

« Oh, tant mieux. C'est plus un fruit d'été, de toute façon. Tu as besoin de quelque chose de plus hivernal, quelque chose pour aller avec la saison. »

« Je ne choisis pas mes intérêts Newt, ce sont eux qui me choisissent », soupira Thomas. « Allez, à demain Withman. »

« Dans la joie et la bonne humeur Murphy. »

Ils échangèrent un dernier hochement de tête et Newt tourna les talons pour suivre Minho, qui était à présent hors de vue.

Mais il s'arrêta, soudain, une idée en tête, et se retourna vers Thomas qui contemplait pensivement le ciel.

« C'est bon de te voir sourire Tommy. Pour être honnête, c'en est presque troublant et étrange, un peu comme voir une jolie paire de jambes sur un chimpanzé. » Thomas eut un petit rire bref à ses propos. « Mais...ça fait du bien. »

Sans un mot, Thomas se mordit la lèvre et lui fit un petit signe de tête avant de se détourner et de s'éloigner.


Et voilààà :) J'ai hâte de recevoir vos avis (c'est pas mon chapitre préféré, il craint un peu je trouve xD mais je savais pas trop comment l'améliorer...

woloopie : Woow la colère de Zeus en direct, tu m'as tuée mdrr Merci infiniment pour ta review en tout cas, tu es trop adorable :3 Et merci à toi, de lire ce que j'écris, de prendre le temps de commenter, aussi, alors y a pas beaucoup de wifi sur le Camino (d'aillerus tu m'as bien fait rire avec ça!) ;)

Naws-you : awww thankyooouuu sweetiiiie, merci, on peut dire que ton commentaire m'a vraiment revigorée, quand je l'ai lu, c'était comme j'avais pris le potion magique :') Merci beaucoup Pumpkin *keur*

Kakeei : Waouh, je suis tellement flattée là ! Non sérieusement, c'est hyper sympa et super encourageant ce que tu dis. Là, pour le coup, je risque plus de douter de ce que j'écris mdrrr Et oui, pour le coup, commence sérieusement à faire une fixette sur Thomas, mais ça il ne le comprendra pas avec un bon moment (parce que c'est une tête de gland quand il s'agit d'éprouver des sentiments pour quelqu'un). J'espère que ce chapitre t'aura plu en tout cas :)

Mezu-2 : Wow mais à ce stade, je me sens vraiment honorée! Ca me fait plaisir de voir que mes lectrices aiment ce que je fais de la relation Newtmas, malgré la progression lente de l'histoire. Je doutais sérieusement, mais là, ça va un peu mieux, merciiii *keur*

SunWings : Merciii je suis contente que ça te plaise :3

LeGateauSurLaCerise : Ohh merci, c'est vraiment adorable et encourageant ! Et désoléééé de n'avoir poster qu'aujourd'hui, je vous ai tous fait attendre le mardi pour rien xD Je suis ingrate mdrrr J'espère vraiment que ce chapitre va te plaire :3

amelayy : Wooow, pour une longue review, c'est une longue review! Je suis restée sur la *** là, mdrrr je me suis tellement importante quand j'ai lu le roman que tu m'avais écrit, t'es juste...incroyable :p En tout cas, ça me fait plaisir que tu te sois lancée dans ma fic, t'es la bienvenue ;) Mais vraiment, tout ce que tu as dit, c'était trop juste...trop adorable. Ahah, t'as vu Minho est cool :P Je vais pas cacher que je me suis inspirée de quelqu'un de mon entourage. Les meilleurs personnages sont ceux qui s'inspirent de la réalité ;) Et pour Thomas, c'était justement mon but de susciter autant d'avis contrastés à son sujet, donc ça m'a vraiment fait plaisir de voir que c'était ce que tu avais ressenti... Et tous tes compliments et tout. J'ai juste plus les moments, mais ton commentaire m'a vraiment donné le sourire, je l'ai même relu trois fois pour m'assurer que je ne rêvais pas. Et le petit clin d'œil de fin. Bammm je suis dans les nuages mdrr Et pour répondre à ta question, cette fiction comptera 1 prologue + 31 chapitres + 1 épilogue... Je te remercie une nouvelle fois, t'es la meilleure. Bisous :D

TMRChoupinou : Heeeyyy t'excuses pas, on a tous une vie sociale, et je suis contente d'avoir de tes nouvelles! Ta review m'a tuée mdrrr et ne t'inquiète, Newt va de plus en plus se mêler de la vie de Thomas (parce que c'est ce qu'on attend tous de toute manière :P) Merci encore pour ta review, et j'espère que la suite continuera de te plaire *keur*

Linda : Quel enthousiasme ! Ton commentaire m'a tellement fait rire, tu me fais penser à moi quand je lis des fictions, j'ai toujours les mêmes réactions complètement déjantées :P Et pour Janson, le père de Newt, il y aura bien sûr plus de nouvelles sur lui au fil de la fic'... *laisse cruellement le suspense* Merci merci merci pour ton commentaire :3

Accro de te fic : Coucouuu contente de compter une nouvelle lectrice :3 T'as parfaitement cerné Thomas : il est en manque d'affection ce petit mdrr faut que tu le dises à Newt, comme ça il lui donnera pleins de câlins! Merci, ta review m'a vraiment réchauffée le cœur...

Le Saut de l'Ange : Ahahhh te revoilà :) j'ai pas arrêté de sourire quand j'ai lu ta review! Ca va être le quotidien de Newt, maintenant, de s'inquiéter pour Thomas, hinhinhihn ahah on ressent tous un petit quelque chose pour notre cher petit Janson, ce sale petit rat mdrrr et OUIIII bien sûr qu'on aura plus de nouvelles de lui. Je vais pas trop en dire, mais Janson apparaîtra même possiblement en chair et en os dans un des chapitres. Pour une petite confrontation avec Newt... :P Merci pour ta review ;)