Disclaimer : Rien ne m'appartient si ce n'est l'intrique, ainsi que quelques personnages, je ne me fait aucun argent sur cette merveilleuse fic. Tout le reste appartient à J. K. Rowling.
Encore une fois, vous avez été nombreux à me laisser une petite Review à la fin du chapitre et je vous en remercie chaleureusement, c'est très gratifiant et agréable de savoir que son travail paye. Un immense merci à DreamPoudlard, Salem75, izaiza14, coco800, Tiffou, Mini-Yuya, Sweety, PialStigma, HPFFan, , EuropaLuce, Sorciere6174, Pika-Clo et Harya sans oublier tous ceux qui m'ont mis en alerte ou en favoris ^^ Sans oublier bien sur le super méga Geof mon super beta.
Réponse à Sweety :
-Tu le voulais, et tu l'as eu ce chapitre ^^, contente qu'il t'ai plu et voilà la suite qui, j'espère, sera à la hauteur de ton attente ) Merci beaucoup pour ta Review, elle m'a vraiment fait très plaisir
Résumé des Chapitres précédents:
En 1999, Harry fête ses 19 ans dans de bien tristes circonstances : Voldemort a gagné la Guerre. Mais accompagné de Rémus Lupin, il cherche encore et toujours à fuir. Mais un soir où Lord Voldemort les retrouvent et s'apprête à les tuer tous les deux, ils sont sauvés in extrémiste pas une mystérieuse femme nommé Eihwaz, Harry se voie alors confier œil d'or qui modifie son apparence ; ainsi qu'une mission : Sauver le monde des Ténèbres et de l'influence de Voldemort.
Harry se réveille au même endroit où il avait disparu, mais vingt ans plus tôt, Il décide alors d'aller à Poudlard, sous le nom d'Harry MacMillan, il est réparti à Serpentard, et alors qu'il croise les Maraudeurs, il s'en prend à Peter, l'éloignant de ses parents.
Lors de son premier cours, Harry rencontre le Professeur de Défense contre les Force du Mal : Hector Jordan, l'enseignant lui demande de parler des créatures des ténèbres qu'il connaît et il se souvient de la naissance de Ted Lupin, le Fils de Rémus…
Harry défend Severus contre les Maraudeurs avant de se souvenir de la mort de Lucius Malfoy. Plus tard, il rencontre et accompagne Rabastan Lestrange et Narcissa Black au match de Quidditch.
Dumbledore et le professeur MacGonagall craignent qu'Harry soit un futur Mage noir et craignent les conséquences alors que plus loin dans le château, Harry et Lily Evans discute et se rapproche doucement. La veille de Noël, des souvenirs d'Hermione hantent Harry. Puis il rencontre le professeur MacGonagall et ils parlent de noël et du cadeau que le professeur souhaite faire à Dumbledore.
La veille de Noël, Harry se rend dans la chambre des Secret pour tuer le basilic puis, plus tard, il a une vision de Voldemort. Harry apprend que Rémus est vivant et lit le livre qu'il lui a laissé. Plus tard, il se demande si Severus Rogue a reçu le paquet qu'il lui a envoyé.
De retours à Poudlard, Harry rencontre Lily et Aniel, une de ses amies, avant d'envoyer, anonymement, un message à l'Ordre du Phœnix pour les prévenir que Voldemort connaît l'existence de la résistance. Puis il fait parvenir la potion Tue-Loup à Rémus Lupin, sans se faire voir.
Chapitre 21 : L'espoir
Dès qu'Abby s'était levée, Harry s'était désintéressé d'elle et avait minutieusement scruté la pièce et ses occupants essayant de deviner le ou lesquels seraient les plus à-même de lui donner des renseignements concernant Rémus. Mais plus les minutes passaient, et plus le jeune homme à la cicatrice en forme d'éclair désespérait de retrouver un jour son oncle de cœur : Tous ici ce ressemblaient autant qu'ils étaient différents : Le même regard méfiant, les mêmes gestes saccadés, qui restait néanmoins précis, cette même voix basse, sombre et menaçante.
Et malgré ça, une ambiance joyeuse flottait tranquillement dans l'air, parfois dérangée par le tintement des choppes entre-elles ou d'un rire qui, derrière sa fausse bonne humeur cachait pourtant une profonde hypocrisie. L'allée des embrumes n'avait pas changé durant tout ce temps, et bien qu'Harry l'avait peu fréquentée en tant qu'étudiant à Poudlard. S'en avait été une tout autre histoire une fois en fuite : cette allée, sombre et dangereuse, était devenue le réceptacle d'un douloureux souvenir.
La nuit n'était pas encore tombée en ce froid crépuscule, mais pourtant, une ombre menaçante planait sur ce qui restait du Chemin de traverse : à peine une minuscule allée, aussi terrifiante que le nom qu'elle portait, se dressait, perdue et solitaire, au milieu des décombres de Londres : L'allée des Embrumes.
L'on y trouvait de tout, principalement des objets imprégnées de magie noire, vendus à la vue de tous, sans que plus aucun contrôle ne soit fait. Mais qui aurait fait ces contrôles de toute manière ? Le Ministère était tombé et avait emporté avec lui la dernière forme d'autorité restante. Harry était perché sur un toit, regardant les passants sous lui, essayant de reconnaitre un visage familier, même ennemi, qui pourrait lui rappeler qui il était, et qu'est-ce qu'il faisait ici : ça allait faire bientôt trois jours qu'il attendait là, dans cet appartement abandonné, il attendait que quelque chose arrive, le sorte de la torpeur dans laquelle la mort des Weasley au quasi-complet et celle d'Hermione l'avait plongé. Sauf que rien n'arrivait, et rien ne changeait. Et il continuait d'attendre.
Quand soudain, à demi-somnolant, Harry perçut des éclats de voix venant de plus loin. Curieux, il sauta de son perchoir et enfila sa cape d'invisibilité, prenant soit à ne pas marcher sur les éclats de verre brisé ou les canettes qui jonchaient le sol. Harry se déplaça rapidement, serrant les dents à chaque fois que son corps fatigué faisait un faux pas et manquait de le trahir. Il arriva rapidement dans une petite allée non loin, à quelques blocs de ce qui fut le magasin de Madame Guipure, on pouvait encore y voir l'enseigne à demi-calcinée qui pendait lamentablement au-dessus de la porte.
Dans l'allée, un homme courait à en perdre haleine tout en jetant de fréquent coups d'œil au-dessus de son épaule, échappant à d'invisibles poursuiveurs. Et alors qu'il apparut Harry, debout devant lui et lui bouchant la sortie, il tenta de faire demi-tour, sans même chercher à savoir s'il avait à faire à un ami ou un ennemi, il courait, comme poussé par une puissante instinct de survie, mais ne fit que quelques pas : en face de lui venaient d'apparaitre trois Mangemorts qui souriaient dangereusement sous leurs masques d'ivoires :
- Je pense que le Maitre nous donnera une belle récompense pour toi, hein Wilkes ? Le Mangemort le plus à droite hocha doucement la tête, songeur, et jeta un rapide regard aux environs, évaluant sans doute les chances de fuites de leur proie. Aucune.
Le dénommé Wilkes s'autorisa alors un sourire qui laissa apparaitre une rangée de dents pourries et leva sa baguette. L'homme pris au piège quant à lui, jeta un regard désespéré à droite, puis à gauche alors que discrètement, Harry avait sorti sa baguette : il ne savait pas pourquoi mais l'homme en face de lui avait cette démarche, cette forme vague qui lui était étrangement familière, comme sortant d'un de ces rêves éveillés que l'on fait parfois, entre le songe et la réalité. Ces mêmes rêves dont on n'arrive jamais à se souvenir totalement, qui semble nous échapper au fur et à mesure que notre attention s'y focalise.
C'était ce que ressentait Harry en ce moment : l'impression pesante d'avoir oublié quelque chose d'essentiel.
-Pas vivant ! affirma l'homme parqué en réponse au Mangemort, sa voix roque raisonnant étrangement dans les oreilles d'Harry, il le connaissait : cette façon de se mouvoir, et cette voix…Si familière et pourtant si étrange…Elle ressemblait à la voix de…Mais non ! Impossible ?
-A quatre contre un, tu penses vraiment faire le poids ? Tout en sachant que si tu bouges la moindre oreille, d'autres viendront….S'amusèrent les Mangemort alors que de son côté, Harry n'avait pas écouté ce qu'ils avaient dit, seulement qu'ils le croyaient des leurs : toute son attention était focalisée sur l'homme pris en tenailles, il se reteint de gémir tant l'étau d'espoir qui venait de lui enserrer le cœur était douloureux : Harry l'avait cru mort, avec tous les autres. Mais pourtant, c'était bien sa voix, impossible de se tromper. Alors il leva sa baguette et visa les trois hommes encapuchonnés, une lueur dévastatrice dans le regard :
- Expelliarmus.
Toute sa haine, sa colère et son espoir se concentrèrent dans ce sort et alors que l'homme qu'Harry avait cru mort durant tout ce temps ce jeta à terre, espérant échapper à ce sort qu'il croyait lui être destiné. Le sortilège déchira l'air et frappa les trois Mangemorts et les envoyèrent voler plus loin, les faisant retomber dans un craquement sinistre, leurs baguettes retombant mollement auprès de l'Ennemi public n°1. Un lourd silence s'abattit dans la ruelle et, doucement, le souffle court, Harry baissa le bras, regardant les trois corps sans vie devant lui, puis doucement, son regard se porta sur le fugitif qui s'était relevé et qui, lui aussi, l'avait reconnu.
- Harry ? Sa voix était devenue faible, hésitante et tremblante d'émotions.
Le jeune sorcier eu un mouvement de recul involontaire avant d'hocher lentement la tête et d'abaisser son capuchon. En face de lui, l'homme fit de même et révéla un visage rond et usé par le temps, recouvert d'une touffe de cheveux roux ou l'on pouvait parfois trouver quelques mèches blanches. Harry ne comprenait plus, il ne savait plus : Mr Weasley n'était pas mort en cette triste nuit où Voldemort avait assassiné tous les siens ? Il l'y avait vu pourtant, il l'avait vu là-bas, au milieu des corps de sa famille…Comment avait-il réussit à survivre tout ce temps ? Seul ?
- Harry ! Oh merlin !
Le père de son meilleur ami se jeta dans ses bras et laissa couler ses larmes, puis il s'éloigna, un immense sourire sur son visage et une étincelle nouvelle dans son regard. De sa main, il caressa le visage du Survivant, retraçant le contours de sa si tristement célèbre cicatrice, cherchant à tout prix à graver ce visage au plus profond de son être, s'assurant qu'il était bien là, vivant et réel.
- Tu es vivant, par Merlin mais comment à tu fais ? Quand l'Ordre a appris votre capture, on vous a cherché mais rien ! On vous croyait mort !
-J'ai réussi à m'échapper. La voix d'Harry était douce et anormalement faible, ne sachant pas vraiment lui-même comment il avait fait.
- Et Hermione ? Elle était avec toi non ? Comment va-t-elle ?
Harry détourna pudiquement le regard, attendant presque les reproches du roux mais ce dernier se contenta de le prendre une nouvelle fois dans ses bras, lui murmurant un « je suis désolé » compatissant.
-Et vous ? Comment avez-vous fait ?
-Portoloin, je l'avais préparé au cas où…enfin, au cas où ce genre de chose arriverais. Personne n'a réussi à me suivre mais….
Mr Weasley de tut et tendit l'oreille : des pas se faisait à nouveau entendre et avant qu'il n'ait pu faire quoi de ce soit, Harry le pris par le bras et s'enfuit, l'entrainant à sa suite. Ils tournèrent à gauche, puis à droite, zigzagant entre les maisons et distançant leurs ennemis, mais ils finirent par prendre une mauvaise allée et se retrouvèrent acculés dans une impasse. Plus loin, les bruits de pas d'une bonne dizaine de Mangemorts se rapprochaient dangereusement et Harry savait qu'ils ne pourraient pas tous les battre, surtout dos au mur.
Arthur soupira, se sachant pris au piège pour de bon, mais pas encore près d'abandonner : Dès le début de cette guerre, il avait su que lui et sa famille serait une cible privilégiée des Mangemorts, et ce qu'il avait craint arriva : sa famille assassinée sous ses yeux, Harry et Hermione capturés, Albus Dumbledore mort. Tous ces évènements tragiques s'étaient succédés et avaient plongé l'homme dans un profond désespoir. Jusqu'à ces quelques dernières minutes : Harry était vivant ! Et en bonne santé malgré son regard voilé et ses cicatrices qui témoignaient de ce qu'il avait vécu. Il pouvait encore espérer, et c'est avec une appréhension et une certaine fierté qu'il sortit un balai de sa poche et le tendit à Harry. Ce dernier le regardait fixement et secoua la tête.
-On ne tiendra jamais à deux là-dessus.
- Ça vaut le coup d'essayer !
Harry hésita quelques secondes, puis, entendant les Mangemorts se rapprocher de plus en plus, il enfourcha l'engin, Mr Weasley derrière lui, et décolla. Ils décollèrent en flèche, esquivant les quelques sorts que leurs lançaient les larbins de Voldemort mais rapidement, les doutes d'Harry s'avérer fondés et le balai se mit à pencher lentement mais surement vers le bas, entrainant ses passagers dans sa chute.
- On ne va pas tenir longtemps comme ça…prévint Harry alors que derrière lui, des sorts fusaient et manquaient de le toucher à chaque fois. Le balai était lourd et très sensible à ses moindres gestes : virer à droite ou à gauche manquait à chaque fois de les éjecter, heureusement Mr Weasley réussissait à les protéger de la plupart des sorts qui fonçaient vers eux.
Arthur inspira un grand coup, ignorant consciemment la question posée sachant qu'Harry ne le laisserait jamais faire ce qu'il avait en tête :
- Harry ?
-Oui ?
- Quoi qu'il arrive, n'oublie jamais que nous serons toujours là pour toi, quoi qu'il arrive… et je suis très fier de t'avoir comme beau fils.
Et il se tu. Harry ne le vit pas, mais il sentit le balai remonter soudainement, comme allégée d'un poids qu'il n'aurait pas pu supporter plus longtemps. Le jeune homme baissa les yeux vers le sol, son cri déchirant la nuit qui l'entourait et aujourd'hui encore, il pouvait voir le regard de Mr Weasley qui tombait dans le vide, un sourire triste mais fier dans les yeux …
Harry frotta son crane douloureux et regarda sa montre : il était presque deux heures du matin et il devrait bientôt rentrer à Poudlard s'il ne voulait pas que son absence soit remarquée, heureusement pour lui qu'il avait besoin de peu d'heures de sommeil et que Severus n'était pas bien curieux…
C'était sans doute l'une des qualités qu'Harry appréciait le plus chez le Serpentard : son silence. C'était troublant comme sensation : le futur maitre des potions se trouvait constamment présent auprès d'Harry et le soutenait à sa façon. Et doucement, une amitié étrange mais sur avait lié les deux garçons, et même si l'ancien Gryffondor ne savait pas où ça pourrait le mener, il savait qu'au moment où il le faudrait, Severus Rogue saurait se montrer fidèle. C'était une sensation grisante et plaisante après tout ce temps passé seul.
L'esprit encore embrumé par son souvenir, Harry se remis à l'observation de la salle tout en buvant un autre whisky pur-feu, son troisième, essayant de chasser ses pensées envahissantes : il ne savait toujours pas à qui parler mais il avait compris que suivant ce qu'il cherchait, il devait se placer dans différents lieux du bar : par exemple, l'endroit où il était assis était « réservé » à tout ce qui concernait l'argent : recèle d'objets rares et précieux, dettes, prêt…, alors que les tables autours de la cheminée pouvaient satisfaire ceux et celles qui, comme lui, recherchaient quelqu'un de précis.
-Toujours là mon chou ?
La voix venait de derrière lui et avait été susurrée au creux de son oreille. Avant que quiconque ai pu faire le moindre geste, Harry avait bondit et pointait sa baguette dans le cou de la personne qui venait de l'aborder.
- Abby ?
-Ravie que tu te souviennes de moi. S'amusa la jeune femme, lui offrant un coup d'œil complice avant de s'assoir à la place qu'elle avait occupée peu de temps avant.
- Laisse-moi deviner ? Tu n'as rien trouvé ?
Harry ne répondit pas et se contenta d'un grognement, la jeune femme se mit à rire doucement et se leva, faisant doucement signe au jeune homme de la suivre :
-observe et apprend, jeune Padawan.
Avec légèreté et souplesse, elle se déplaça à travers de la pièce bondée, respira un bon coup et afficha un sourire qui sonnait tellement sincère sur ces magnifiques lèvres rouges alors que le jeune homme à la cicatrice haussait un sourcil : Padawan ? Vraiment ? Star Wars était aussi vieux ? Il n'avait jamais pu le voir complètement à cause de son Oncle qui coupait la télévision dès qu'un programme sortait un tant soit peu de sa normalité.
-Steve ! Ça alors, je suis tellement heureuse de te revoir. L'homme qu'elle venait d'apostropher leva la tête, laissant son regard hagard se poser sur la jeune femme qu'il mit quelques secondes à reconnaitre, mais d'après la puissante d'odeur d'alcool qu'il dégageait et son étrange repas qui était principalement constitué de carotte à l'étrange couleur bleu océan*, Harry se dit que cela n'avait finalement rien d'étrange.
-Hey, Abby. L'homme, Steve, leur offrit une petite risette avant de les regarder s'assoir, le regard vide, son crane dégarnis reflétant la lumière de la cheminée.
-Tu dois te souvenir de mon ami, Nathan ? demanda la jeune femme, l'air de rien alors qu'à ses côtés, Harry se demandait à quoi elle pouvait bien jouer, écoutant silencieusement l'échange dont il était témoin tout en surveillant les environs d'une oreille, au cas où une info intéressante pourrait lui parvenir.
-Oui, oui…je…évidement.
-Eh bien je lui ai parlée de cette histoire que tu m'avais racontée, tu sais sur le type au Mexique, et il voulait absolument te rencontrer et que tu puisses lui raconter toi-même. Ça me ferait tellement plaisir… Abby avait dit tout cela en papillonnant légèrement des yeux et en jouant nonchalamment avec une mèche de cheveux alors qu'en face d'elle, Steve hocha doucement la tête de façon saccadée, Harry n'était même pas sûr qu'il ait écouté mais ça devait être le cas car il se mit à parler, sa voix étonnamment claire semblant danser sur les craquements du feu de bois.
Son histoire n'était pas passionnante : elle parlait principalement d'un cousin germain sorti de nulle part qui c'était un jour rendu dans d'anciens temples inca et était malencontreusement tombé sur une armé de squelettes ensorcelés qui protégeaient la tombe d'un vieil empereur. Heureusement tout c'était bien terminé et le cousin avait réussi à récupérer quelques pièces d'or et à y perdre un bras.
Harry n'avait pas forcement écouté et avait attendu la fin avec impatience, une fois fini, il s'adressa à l'homme, essayant d'imiter la voix douce mais intransigeante d'Abby :
-J'aime beaucoup les histoires de ce genre, avec des momies, des vampires…des Loups-Garous…vous avez des histoires de loup-garou ? Ce sont mes préférées…
L'ivrogne ne bougea pas d'un pouce et le jeune homme à la cicatrice craint même qu'il fut mort. Abby lui donna un léger coup de coude avant de désigner le verre vide de son ami. Soupirant face à ce jeune homme qui de toute évidence, ne savait pas du tout s'y prendre.
« C'est ma tournée »
Et comme si ces mots étaient magiques, l'homme rouvrit les yeux et se remit à parler :
-Une fois, en me promenant en Chine, j'ai croisé un loup-Garou immense qui…
Harry se retint de gémir, se disant qu'il ne trouverait jamais rien. Mais quelque part dans la salle, un homme immense se leva et tapa un grand coup des poings sur la table :
-On connait tous tes vieilles histoires Steve, et on sait tous que t'a jamais bougé d't'on siège, vieux radoteur. L'ensemble de la salle éclata de rire et le mastodonte reprit : « Moi j'ai une bonne histoire avec un loup-garou à raconter … : saviez-vous qu'un loup-garou est pourchassé par tous les Mangemort d'ici et d'ailleurs et qu'il en a bouillé une grosse partie ? 'Sais pas s'qu'il a fait, mais ça a pas dû plaire à qui-vous-savez» Harry leva la tête, plein d'espoir et écouta l'homme comme si sa vie en dépendait…
Et il avait eu raison songea le jeune garçon en fixant son petit déjeuner, offrant un immense sourire qui avait inquiété Severus lorsqu'il l'avait aperçu le matin :
Rémus était vivant, vivant et en bonne santé si Harry se référait au récit extraordinaire d'Alan. Toujours d'après lui, le lycanthrope aurait de nombreuses fois échappé au Mangemort lancé sur lui et était à présent sur le territoire Anglais.
Il se rapprochait de Londres.
D'Harry.
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Le jeune homme à la cicatrice en forme d'éclaire marchait tranquillement dans les couloirs de Poudlard, ayant laissé Severus seul face à son devoir d'Histoire de la magie. La joie qu'il ressentait d'avoir retrouvé son Oncle de cœur était telle qui son cœur c'était mis à battre à une vitesse folle et Harry s'était plusieurs fois surpris en train de sautiller sous le regard surpris des autres élèves. Ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait voir un Serpentard se balader avec un sourire aux lèvres, surtout Harry MacMillan qui semblait ne pas avoir d'autre expression facial que son effrayante neutralité.
Sous le bras, Harry avait le livre laissé par Rémus. Il savait qu'il pourrait mettre des années avant de réussir à entrapercevoir le bout d'une transformation mais le simple fait de devenir un Animagus était un atout qu'il ne pouvait pas négliger, et au fond de lui, le jeune homme se disait que son père serait sans doute fier de son fils. Et puis il avait toujours secrètement voulu savoir en quoi il pourrait bien se transformer : pas un cerf même s'il le souhaitait ardemment, il se voyait bien en loup…ou en oiseau, n'importe lequel du moment qu'il puisse à nouveau sentir le vent dans ses cheveux…
Il n'avait plus volé depuis la mort de Mr Weasley, l'idée même de remonter à bord d'un balai ne faisait que resurgir le souvenir du sacrifice du Roux.
-Hey, MacMillan! Attend-nous !
Harry s'arrêta et se retourna, surprise de la voix féminine qui venait de l'interpeler, ça aurait pu être Narcissa avec qui il avait louée une amitié encore fragile mais bien présente. Sauf que jamais la jeune femme ne l'aurait apostrophée ainsi, et elle aurait sans aucun doute accompagné de Rastaban qui semblait ne jamais lâcher la blonde. Harry c'était même demandé à plusieurs reprises comment Narcissa avait fini fiancée à Lucius.
-Punaise, t'as le démon aux fesses aujourd'hui ou quoi ? Lui demanda Aniel, l'une des amies de sa mère en s'appuyant sur son épaule pour reprendre son souffle, bientôt rejointe par Lily Evans et Julie Anderson, cette dernière fixait Harry avec un regard noire, semblant lui reprocher le monde entier. Et elle semblait détester le monde entier, avait remarqué le jeune homme à la cicatrice, mais particulièrement lui et quelques autres personnes qui avaient, semble-t-il, fait du mal à ses amies, même si Harry ne voyait pas trop en quoi il aurait pu blesser l'une des deux lionnes en face de lui.
-Oui ?
Le Serpentard regarda les trois Gryffondor, assez surpris qu'elles l'abordent ainsi au milieu d'un couloir, tout en se demandant ce qu'elles voulaient.
-Tiens.
La jeune asiatique retira le bras de l'épaule du jeune garçon, se pencha vers le sac de la préfète et en sortie une petite peluche et la lui tendit avant de prendre Julie par la main et l'entrainer derrière elle en pouffant, ayant au passage collé une bise bruyante sur la joue du Nouveau.
C'était un petit serpent vert émeraude qui était enroulé sur lui-même et relevait la tête, tirant une langue rose et découpée dans un tissu légèrement rugueux, ses yeux étaient deux billes noires cousus dans le tissu et qui bougeaient quand on penchait la peluche. Harry la prit, pas vraiment sur que ce qu'il devait faire avec ça, il jeta un regard d'interrogation à la jeune Evans qui semblait horriblement gênée.
-Hum…j'ai dit aux filles que tu n'avais rien eu à Noel et heu…voilà…Aniel à insister…
-Oh…
Le jeune homme observa la peluche sous un nouveau jour, l'information faisant se doucement une place dans son esprit : sa mère, et ses amies, lui avait offert quelque chose, à lui. Il n'était pourtant qu'un Serpentard comme les autres…certes, il avait plusieurs fois parlé à la jeune femme aux cheveux de feu, mais rien d'autre…
-Je peux la reprendre si tu préfères. Proposa Lily en amorçant un geste vers l'objet, trouvant stupide d'avoir acheté cette horreur sous les conseils, souvent peu avisées, d'Aniel, mais le Serpentard en face d'elle retira sa main et mit la peluche hors de sa portée.
-Non, merci, c'est juste…je ne m'y attendais pas, merci. Harry bafouilla horriblement mais un sourire heureux flottait sur ses lèvres, la jeune femme en face de lui sourira à son tour, avant de remarquer les énormes cernes que le Serpentard. Son visage se fit plus sérieux, et plus inquiète aussi.
-Faudrait quand même que tu ailles voir Madame Pomfresh pour t'aider à dormir MacMillan, tu es crevé.
-Nan, c'est bon, je ne dors pas beaucoup, c'est tout…
Lily hocha la tête, pas convaincue tout en se disant que si MacMillan continuait de paraitre si exténué, elle irait en parler à l'infermière avec ou sans son accord. Dans le couloir, les deux jeunes gens croisèrent un groupe de Serdaigle assez âgé que la jeune femme salua, le groupe lui rendit son salue mais Harry pu entendre de nombreuses messes basses à leurs passages qui le mit mal à l'aise : s'il y avait bien une chose qu'il n'aimait pas, c'était qu'on parle dans son dos.
-Il ne faut pas leur en vouloir, ils n'ont pas l'habitude…
-L'habitude ? De quoi ?
- De voir un Gryffondor et un Serpentard discuter calmement, avec la rivalité entre nos deux maisons c'est devenu rare…
-Ah oui…c'est stupide, ce n'est pas parce que je suis à Serpentard que je ne peux pas être ami avec des gens de Gryffondor…Grogna Harry, fronçant les sourcils d'indignation. En face de lui, la jeune femme ne dit rien mais lui offrit un sourire resplendissant.
-C'est bien vrai.
Puis il y eu un silence pesant, lourd, durant lequel aucun propos ne fut échangé, quand soudain la jeune femme repris la parole, lui tendant la main, une lueur sur dans le regard mais le geste mal assuré :
-Enchantée Harry, je m'appelle Lily.
Harry fixa la main, se souvenant d'un Serpentard d'il y avait des années ce cela, un Serpentard à qui il avait tourné le dos, un Serpentard qui aurait pu être quelqu'un de totalement différent s'il avait accepté cette simple main tendue. Alors il la prit, il serra la main de la jeune femme dans la sienne. Dans sa poitrine, son cœur faisaient des bonds battait furieusement dans sa cage d'os, semblant vouloir s'en extraire et exploser.
-Enchanté Lily, je suis ravi de te connaitre.
Les deux mains se serrèrent et Harry sentit quelque chose de nouveau naitre en lui : il allait pouvoir connaitre sa mère, vraiment, pas en tant que femme, certes, mais au moins en temps d'ami. Mais plus tard, alors qu'il était seul dans sa chambre, le jeune homme se maudit d'avoir accepté cette fichue main tendue, se disant qu'il aurait dû refuser, une fois de plus.
Il ne savait pas dans quel danger il allait entrainer la jeune femme mais il savait que son amitié lui apporterait tout le soutient dont il manquait cruellement. Car au plus profond de lui, une lueur qu'il avait crue à jamais éteinte c'était doucement remise à bruler :
L'espoir.
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A que fini ce chapitre ^^, j'ai bien cru que je n'allais pas y arriver mais toute vos superbes Reviews m'ont aidée à passer le petit moment de déprime que j'ai traversée. Sinon, Joyeux anniversaire à notre Potty nationale qui fête, en ce 31 juillet 2014, ses 34 ans ^^ alors pour nous (me) faire plaisir, n'oubliez pas la p'tite Review : ce n'est pas obligatoire mais une petite phrase, une note ou même un smilles m'aide considérablement à rendre le fic meilleures. Je ne sais pas quand viendra la suite, peut-être pour fin aout parce que je suis bien motivée et parce que j'ai des idées )
En tout cas, bonne vacance à tous ^^
*Tu voulais des carottes bleus P'tite San, les voilà ^^, et avec des nouvelles de Messire Mumus 1er en primes !
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