Bonne Lecture, et ne désespérez pas trop ;)


Chapitre 20 : Tu dois l'aider !

Lucius n'en pouvait plus, cela faisait déjà deux heures qu'il regardait Voldemort torturer Severus sans rien pouvoir faire. Il voyait l'homme serrer les dents, alors que les endoloris pleuvait sur son corps déjà meurtri, faisant même apparaître des coupures par endroit. Il ne savait pas que des endoloris pouvait infliger des blessure à vif comme celle-ci, et il aurait préféré ne jamais l'apprendre. Il voyait l'homme lutter contre chaque Legilimens qui était lancé à son encontre, rendant les endoloris qui suivaient encore plus douloureux. Il avait fini par comprendre pourquoi il faisait ça. Il protégeait Godric Gryffondor, ce stupide fondateur qui n'était même pas foutu de venir le chercher !

Lucius se retenait de toutes ses forces pour ne pas s'interposer, malgré les hurlements qui échappaient à son ex amant. Il savait que s'il s'interposait ça ne causerait que des problèmes, il devait attendre. Dès que son maître le libérerait il irait voir le blond, il lui expliquerait la situation, le frapperait peut être même, mais surtout il lui expliquerait comment récupérer Severus. Après il prendrait sa place d'espion. Un autre hurlement le fit sursauter, alors que le mage noir enrageait.

« ASSEZ ! J'EN AI ASSEZ ! VAS-TU TE DECIDER A M'OBEIR ! »

Le professeur se redressa laborieusement, restant agenouillé devant le seigneur des ténèbres. Il répondit d'une voix qu'il voulait égale, mais ses cordes vocales ne le lui permettaient pas, aussi dérapa-t-elle vers là fin.

« Non, je ne peux pas. »

Voldemort attrapa son menton, le serrant rageusement et faisant grimacer le professeur, qui aurait presque cru qu'il allait briser sa mâchoire.

« Soit, alors je vais continuer. Autant qu'il faudra, jusqu'à ce que tu change d'avis. Mais j'en ai assez d'entendre tes cris et tes jérémiades. Silencio ! »

Severus perdit sa voix, il eu beau ouvrir la bouche plus aucun son n'en sortait. Peu importe, de toute façon au point où il en était il préférait encore être muet. De plus il avait vu Lucius dans un coin de la pièce, et il savait qu'être là devait être une torture pour lui aussi, même si ce n'était pas le même style de torture. Il était certain qu'elle était tout aussi douloureuse, et que ne plus entendre ses cris le soulagerait peut être. Mais ce n'était pas le cas, voir la bouche du professeur s'ouvrir sur un silence sans fin poignardait un peu plus douloureusement l'aristocrate.

Lorsque le professeur s'évanouit, retrouvant enfin la sécurité de l'inconscience, le mage noir s'adressa à Lucius :

« Ramasse ça et remet le dans sa cellule, nous recommenceront dès qu'il sera de nouveau conscient. »

Le blond s'inclina.

« Bien maître. »

Il attrapa le corps meurtri et le porta jusque dans la cellule qui lui était destiné, la mort dans l'âme. Il le déposa à même le sol, n'ayant pas d'autre option, et profita de leur solitude pour lui murmurer dans l'oreille, espérant qu'il l'entende.

« Je suis désolé, je vais te sortir de là, je te le promet. »

L'homme ne réagit pas, mais il était à demi conscient et comprit les paroles du blond. Il voulut lui interdire de faire quoi que ce soit, mais ses cordes vocales étaient toujours au abonnée absente. Il savait qu'il avait toujours sa baguette, mais il était dans l'incapacité totale de faire n'importe quel mouvement. Son corps entier hurlait de douleur, et le moindre mouvement, même celui de sa respiration, lui faisait mal. Il décida simplement d'oublier l'existence de sa baguette dans sa poche, et d'attendre que le seigneur des ténèbres en ait assez, ou que son propre corps décide de tout arrêter.

Après trois autres de ses séances de tortures, devant lesquelles il devait rester impassible, Lucius fit un détour par les toilettes après avoir déposé Severus dans sa cellule. Il ne pouvait plus se retenir, il vomit tout le contenu de son estomac, absolument dégoûté par ce qu'il devait subir et le fait qu'il ne puisse rien faire. Il devait encore tenir toute la nuit, après il pourrait agir, oui il pourrait enfin faire quelque chose. Il s'assit sur le sol froid des lieux et reprit peu à peu contenance, se relevant dès qu'il entendit des pas approcher.

Godric tournait en rond dans les appartements de Severus Il avait été voir Dumbledore le matin même.

« Laissez moi aller le chercher ! Ce n'est pas normal, j'ai un mauvais pressentiment. »

Pour la première fois le fondateur avait vu le directeur se défaire de son sourire et prendre un air des plus sérieux.

« Godric je vous l'interdis formellement. Severus est un espion, il est en mission pour l'ennemi, si tu y va tu risque de sérieusement compromettre sa position. »

« Vous préférez le retrouver mort ? »

« Voldemort ne le tuera pas, s'il est espion pour nous, officiellement il l'est aussi pour lui. Il est bien trop important pour qu'il le tue. Il reviendra, soyez patient. Cela fait à peine trois jours qu'il a disparu, ce n'est pas extraordinaire. »

« Dumbledore, je vous assure que... »

« La conversation s'arrête ici. Je suis attendu ailleurs, restez sage Godric et soyez patient. »

Et sur ces mots il l'avait purement et simplement mis à la porte de son bureau. Le fondateur enrageait, pourquoi donc ce stupide vieillard ne l'écoutait-il pas ? Il était installé dans le canapé, rongeant son frein contre le directeur, et comme Kaï avait fini par le convaincre d'attendre, et bien il attendait. Et quand la sonnette de la cheminée se fit entendre peu après midi, il bondit sur ses pieds et se retourna vivement, certains de tomber sur les pupilles obsidiennes de son amant.

Mais au lieu de ça il tomba sur des yeux gris, il avait face à lui un Lucius Malfoy ayant perdu toute sa superbe. Il semblait épuisé, vide. Il observa l'homme se diriger vers le bar et se servir un verre de whisky pur feu avant de le vider cul sec.

« Que faites-vous ici ? »

Son ton était toujours énervé par sa conversation avec le directeur, mais l'aristocrate n'y prêta aucune attention. Il avait passé la nuit à observer Severus se faire torturer, et il avait dû attendre encore quelques heures avant de venir voir le lion, pour être sûr qu'il l'écouterait jusqu'au bout et ferait comme convenu. Il planta ses yeux dans les siens, y mettant tout le sérieux du monde.

« Vous devez aider Severus. »

Godric écarquilla les yeux et se rapprocha rapidement de son interlocuteur.

« Que lui arrive-t-il ? Dumbledore dit qu'il est en mission pour Voldemort, mais mon instinct me dit le contraire. »

« Eh bien votre instinct à raison, il n'est pas en mission. En fait il a refusé sa mission, c'est pourquoi Voldemort le... torture depuis lundi soir. »

Le lion serra les poings et les dents, ils avait que quelque chose n'allait pas. Il allait le tuer, oui il allait tuer ce mage noir, ainsi il n'y aurait plus de guerre, et il aurait payé pour ce qu'il fait subir à son amant. Il demanda d'une voix emplie de rage.

« Où est-il ? »

Lucius observa un instant le lion, il voyait à se réaction maintenant pourquoi le professeur l'avait choisit. Cet homme, même s'il était seul, était prêt à aller affronter Voldemort et ses Mangemorts dans la seconde. Sans même réfléchir, il allait se jeter dans le gueule du loup. Alors que lui n'avait pas été capable d'agir, alors que lui était resté à regarder.

« Je vous le dirait quand vous m'aurez écouté. Vous jetez dans le nid à serpent sans réfléchir n'arrangera rien. »

Godric faillit sauter à la gorge de l'aristocrate, mais il se contrôla et retourna s'asseoir dans le canapé. L'aristocrate fit de même.

« Je vous écoute. »

« Bien. Il est retenu dans une cellule dans les sous sol du manoir, personne ne le surveille. Le seul risque réside dans les mouvements des habitants, ou des visiteurs. Vous ne devez pas être repéré, et en aucun cas lancer un combat. Si vous croisez quelqu'un stupefixez le immédiatement mais ne l'attaquez pas autrement. Et même si c'est moi, il faut que vous me stupefixez immédiatement sans hésitation, c'est compris ? »

« Pourquoi ? »

« Parce que je vais prendre la place de Severus, une fois que vous l'aurez récupéré il ne pourra plus être espion. »

« Très bien. Comment je suis censé trouver cette cellule ? »

« Vous allez arriver dans un grand couloir, aller sur votre droite, ensuite la première à gauche, de nouveau jusqu'au bout à droite, et il y a un escalier dissimulé derrière un tableau. Assurez-vous d'avoir le visage dissimulé, le mot de passe est Moïra, descendez jusqu'en bas avancez dans le couloir sur votre droite, et sa cellule est la cinquième à gauche. Les autres sont vides de ce côté là, mais celles de l'autre côté sont occupées, alors veillez à être silencieux. »

« Je vois que vous connaissez bien le chemin... »

« Vous avez réussit à le retenir ? »

Le regard sceptique de l'aristocrate poussa le fondateur à faire ses preuves.

« Droite, première à gauche, jusqu'au bout à droite, escalier dissimulé derrière un tableau, j'imagine le seul du couloir puisque vous ne m'avez pas dit ce qu'il représentait, le mot de passe est Moïra, je descend jusqu'en bas ensuite à droite et la cinquième cellule à gauche. »

« C'est ça, le tableau représente un cavalier sur un cheval noir. Vous devrez attendre 15h pour y aller, c'est à cette heure-ci qu'à lieu une réunion. Severus sera donc obligatoirement dans sa cellule, il ne l'exhibera pas pendant la réunion, il a déjà prit plusieurs témoins durant les séances de torture pour appuyer ses dires. Il va s'en servir comme exemple, pour que personne n'ose lui désobéir. »

Godric consulta l'heure, il devait attendre encore deux heure et demi, qui serait sans nul doute les plus longues de toute sa vie.

« Je ne peux pas y aller plus tôt ? Le temps que je vais attendre il s'en servira pour le torturer je me trompe ? »

« Non, il est sans doute en train de le faire actuellement, et de faire durer pour n'en finir que quelques minutes avant la réunion. D'où le fait que vous devez attendre 15h. Si vous y allez avant c'est perdu d'avance, tous les Mangemorts seront dans les couloirs, et vous n'aurez aucune chance. Qui plus est vous devrez affronter Voldemort, et ça c'est absolument impossible. »

« Je suis un fondateur, votre mage noir ne me fait pas peur. »

« Je sais, mais ce n'est pas à vous de le tuer, alors faites ce que je vous dit pour une fois. Je souffre autant que vous de savoir ce qu'il est en train de subir, peut être même plus puisque j'ai été témoins de ce qu'il subit, mais c'est la seule solution. »

Le fondateur regarda l'homme incrédule.

« Comment ça témoin ? »

Lucius déglutit, il n'avait pas envie d'en parler, mais maintenant il n'avait plus trop le choix, il en dirait juste le minimum.

« Voldemort connaît mon attachement pour Severus, il m'a obligé à observer ses séances de torture depuis hier midi, et je ne pouvais rien faire pour l'aider. Mais maintenant vous allez aller le chercher, vous le ramènerez ici et allez en prendre soin. Pendant que moi je reprendrait son rôle pour qu'il n'en subisse pas les conséquence, et je m'assurerais que Voldemort ne le retrouve jamais. Soyez au manoir Jedusor à 15h, pas avant. Je vous fais confiance. »

Sur ces mots il se leva et parti, laissant le lion tourner en rond pour les prochaines heures. Dumbledore lui avait formellement défendu d'aller chercher son amant, mais Dumbledore n'était pas là. Et de toute évidence Severus n'était pas du tout en mission comme il le pensait. Il fit un tour au manoir Prince, pour informer Kaï des récents événements.

« Je viens avec toi. »

« Kaï, tu ne peux pas... »

« Et pourquoi ça ? »

« Déjà parce que je ne suis moi même pas censé aller le chercher, et si je t'emmène avec moi il se chargera personnellement de me le faire regretter, je n'ai aucun doute la dessus. »

« Mais je ne peux pas rester là a attendre ! »

Le blond sentait que le jeune homme commençait à perdre le contrôle de lui même, pour preuve le léger tremblement qui agitait ses membres.

« Écoute, je sais ce que tu ressent, mais je ne peux pas t'emmener, qui plus est j'ai l'interdiction d'engager le moindre combat. Et ce sera déjà difficile pour moi, alors je n'imagine pas ce que ce serait pour toi. »

Le jeune loup se rendant soudain compte qu'il perdait le contrôle finit par admettre sa défaite, même si cela lui coûtait cher. Il ordonna au fondateur de partir, ce qu'il fit uniquement parce qu'il avait vu quelqu'un qui attendait dans l'ombre du couloir. Il ne savait pas qui c'était, mais il savait qu'il était là pour Kaï, et en ami. Il le laissa donc entre les mains de cet inconnu qui semblait être là au bon moment.

Et enfin le moment tant attendu arriva, il enfila sa cape, vérifia que la baguette que Dumbledore lui avait fourni était dans sa poche, il la prit d'ailleurs en main au cas où. Il entra dans l'âtre de la cheminée, et prononça les mots qui lui trottait dans la tête depuis plus d'une heure :

« Manoir Jedusor. »


Oui je sais c'est horrible gnagnagna, mais la vie n'est rose les amis ! XD Bon allez une petite reviews avant le prochain chapitre pour qu'il soit plus joyeux ? Siouuuuplaiiiiit