Bonsoir tout le monde ! Premièrement je suis extrêmement désolée pour cette longue attente ! Je vous upload le chapitre 21, en esperant me faire pardonner (quoi que peut être pas vu le chapitre :p). Je suis actuellement en pleine période d'examens de fin d'année, et beaucoup prise, je n'ai plus une minute de temps libre quasiment. Donc l'écriture est passé au plan secondaire, malheureusement. Je voudrais juste vous remercier pour vos reviews et pour tous les gens qui continuent à suivre cette histoire. Je vous remercie tous globalement, encore désolée de ne pas vous répondre au cas par cas, ça me fait super plaisir d'avoir des retours positifs sur cette histoire. J'espère que la suite vous plaira et que la fin ne vous décevra pas. Bonne lecture ~~
Chapitre 21 : Un réveil difficile
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle fut instinctivement prise de panique. Ce n'était pas normal. Que s'était-il passé ? Elle ne connaissait pas ce plafond, elle ne connaissait pas ces draps. Elle mit un moment à remettre les pièces en place, cherchant dans sa mémoire un événement lointain. La dernière chose dont elle se souvenait... Le manoir, un poignard, Snape... Snape ! Elle voulut se redresser mais grimaça en sentant ses muscles protester et refuser de lui obéir. Elle avait l'impression d'avoir une chape de plomb sur le corps, ses articulations étaient endolories et ses muscles crispés. Depuis quand était-elle là ? Elle avisa sa baguette, posée sur une petite table près de son lit. Son premier réflexe fut de s'en saisir. Ce simple contact la rassura un peu.
- Il y a quelqu'un ? Articula-t-elle. S'il vous plait ?
Elle attendit un moment sans réponse, puis elle distingua enfin des bruit de pas dans ce qui semblait être un escalier. La jeune femme regarda comme absente la porte de la chambre où elle se trouvait s'ouvrir et elle faillit s'étrangler de surprise en découvrant ce qui était manifestement son hôte. Cela faisait des années qu'elle ne l'avait pas revue, mais elle n'avait presque pas changé, excepté les rides supplémentaires aux coins de ses yeux et son air beaucoup plus humain.
- Mademoiselle ? Vous vous sentez bien ? Demanda-t-elle doucement.
- Je... Heu, oui, il me semble.
- Je suis la mère de Draco.
- Je sais, répondit-elle machinalement avant de se rendre compte de son erreur.
Elle vit Narcissa froncer les sourcils avant de s'adoucir à nouveau.
- Nous nous sommes déjà rencontrées ?
- Non, mais vous vous ressemblez beaucoup, mentit-elle.
Ce qui n'était pas inexact, à bien y réfléchir.
- Est-ce qu'il est ici ? Hasarda-t-elle.
- Il n'est pas là pour le moment. Vous voulez que je vous aide à vous lever ?
- S'il-vous-plait...
Elle subit plus qu'elle ne vit les heures suivantes, encore embrumée et mal à l'aise par la situation. La mère de Draco se montra aussi aimable qu'elle pouvait l'être et Hermione lui en fut reconnaissante. Elle l'aida à se diriger jusqu'à une salle-de-bain et lui prêta des vêtements propres. La jeune femme avait du mal à se rappeler que personne ne connaissait sa véritable identité. Elle fut tentée plusieurs fois de leur dévoiler, mais quelque chose l'arrêta. Elle pensait que peut être son identité pourrait les mettre en danger. Et au fond d'elle même, elle avait un peu peur de la réaction de personne comme les Malfoy s'ils apprenaient qu'ils hébergeaient miss-je-sais-tout. Peut être que les gens avaient changé, mais à quel point ?
Elle prit le temps de se sécher les cheveux en sortant de la douche avant de passer les robes noires qu'on lui avait donné. Ses muscles s'étaient détendus, mais elle avait toujours l'impression de ne pas avoir marché depuis un long moment. Elle avait des tonnes de questions et une angoisse grandissante la taraudait. Mais elle aurait préféré parler directement à Draco pour avoir les détails...
Elle prit encore quelques instants pour se sentir prête et descendit lentement les escaliers vers le rez-de-chaussé. Lorsqu'elle arriva en bas, elle distingua des voix qui discutaient calmement. Elle se dirigea vers elles et entra dans un vaste salon. Narcissa se tenait là, et elle était en pleine conversation avec son fils qui était visiblement rentré. Lorsqu'il la vit, il s'approcha d'elle. Il avait l'air... différent.
- Tout va bien ? Demanda-t-il seulement.
- Que s'était-il passé ? Enchaina-t-elle sans attendre.
- Vous ne voulez pas vous asseoir ? Proposa sa mère.
- Depuis quand suis-je là ? Reprit Hermione en l'ignorant.
- Tu devrais t'asseoir, ordonna Draco sans grande délicatesse.
Devant son ton sans appel, elle finit par coopérer, encore plus inquiète. Elle le suivit du regard tandis qu'il s'installait en face d'elle sur un fauteuil. Elle vit du coin de l'œil que Narcissa quittait la pièce et refermait la double porte du salon pour les laisser seuls. Elle reporta son attention sur le jeune homme qui cherchait visiblement par où commencer. Elle décida de poser toutes les questions qui lui venaient pour lui faciliter la tâche.
- Depuis quand ? La dernière chose dont je me souvienne c'est d'être dans un laboratoire en train de me vider de mon sang, dit-elle en posant une main sur son ventre.
- Presque quatre mois.
- Quatre ? S'étrangla-t-elle en se levant d'un bond. Mais ça veut dire...
- S'il-te-plait.
Elle se força à se rasseoir, se tordant nerveusement les mains. Comment était-ce possible ? Elle avait passé tout ce temps dans le coma ? Pendant ces mois, il était probable que des montagnes de choses se soient produites... Elle ne pouvait penser à autre chose qu'à lui à cet instant.
- Tu as été blessée, gravement, il a fallut te plonger dans un coma magique pour permettre à ton corps de se remettre.
- Comment... Comment avons-nous atterri ici ?
- Une évasion fort peu discrète si je puis me permettre. Je crains que ta couverture ne soit totalement foutue. Pour ma défense, je n'avais pas prévu de faire les choses comme ça, mais j'ai été un peu bousculé dans mes plans.
- Severus ? Demanda-t-elle lentement.
- Il est toujours là bas.
Elle se passa une main sur le visage. C'était une catastrophe. Désormais, elle serait dans l'incapacité de retourner là bas et de continuer à s'assurer qu'il était toujours en vie. Combien de temps lui restait-il avant de finir cette potion ? Dans combien de temps le tueraient-ils ? Elle lui en voulait plus que tout. La situation semblait désespérée. Que pouvait-elle faire ? Est-ce qu'elle pouvait encre trouver des gens susceptibles de l'aider ? Draco était tout en haut de sa liste, et elle présumait malheureusement qu'il en serait le seul occupant. De plus, sa fausse identité ne l'aiderait guère à convaincre l'Ordre d'agir. Quand elle repensait à la dernière confrontation qu'elle avait eu avec eux...
- Quelle est la situation ? Reprit-elle en se forçant à un semblant de logique.
- Aucune nouvelle concrète ne filtre désormais. J'étais le dernier informateur. Nous n'avons aucun moyen de savoir ce qu'ils préparent derrière leur muraille. L'Ordre est sur le point d'organiser une attaque, confia-t-il. Nous ne sommes plus en mesure d'attendre encore longtemps.
- Non, c'est une très mauvaise idée.
- Je sais.
- Tu étais là-bas, tu as bien vu. S'ils tentent quelque chose, ils se feront tous tuer.
- Je sais.
- Alors, quoi ?
- Alors, c'est la seule chose que nous pouvons faire.
- Non ! Il faut... Il faut continuer ce que nous faisions là-bas ! Il faut lui donner encore un peu de temps. Pour avoir une chance, il faut frapper fort et haut.
- Nous n'avons plus aucune certitude que Snape soit encore en vie...
La phrase tomba comme un couperet. Elle ne put s'empêcher de frémir. Il ne pouvait pas être mort, s'était hors de question. Elle se releva à nouveau, incapable de rester immobile et entreprit de faire les cents pas dans la pièce. Elle avait beau réfléchir comme jamais, elle ne trouvait aucune solution miracle. Le désespoir était en train de poindre.
- Les membres de l'Ordre ne sont pas du tout convaincus par cette histoire de potion. Il y a beaucoup d'inconnues, il faut l'admettre. De plus, comment savoir s'il n'est pas déjà mort ?
- Non ! Protesta-t-elle. J'ai confiance en lui.
- Je voulais le sauver autant que toi. Mais je refuse de me voiler la face.
- Il faut que je parle à Harry.
- Je ne pense pas que Saint Potter se déplace pour tes beaux yeux, sans t'offenser. Tu n'est pas vraiment considérée comme une alliée de premier choix. Et j'aimerais assez savoir d'où tu sors, soit dit en passant. Il y a beaucoup de blanc que j'aimerais combler.
- Je ne suis pas certaine que se soit une brillante idée...
- Je peux le reformuler moins poliment, menaça-t-il.
Tout sauveur qu'il ait été, il n'en demeurait pas moins un Malfoy, un ancien Mangemorts et un homme capable de beaucoup de choses. Elle savait que désormais elle ne couperait plus à la situation. Cela ne risquait plus de la mettre en danger puisqu'elle était déjà passée en tête de liste des gens à abattre. Mais lui avouer la vérité ? Est-ce vraiment une bonne idée ? Elle ne pouvait prévoir sa réaction.
- J'écoute.
- J'ai besoin d'une certitude.
- Laquelle ?
- Ce que je vais te dire, restera entre toi et moi, exclusivement.
- Très bien, tu as ma parole.
Elle hésita encore un instant et se retourna vers lui avec un regard résigné.
- Tu te souviens du soir où tu as été sauver Granger ? Après ça, elle est retournée chercher Snape, ils se sont rendus chez elle et il l'a ensorcelée pour dissimuler sa véritable identité. Son plan était de se faire prendre par les Mangemorts intentionnellement pour pouvoir préparer la potion qu'Alric recherchait frénétiquement et s'en servir pour le supprimer subtilement. Sauf qu'il avait oublié de m'expliquer ses intentions et que je me suis interposée. Ensuite, je me suis retrouvée au milieu de ce merdier et il ne me restait pas beaucoup d'autres solutions que celles de me faire passer pour une alliée, comme toi.
Le blond resta un moment sans parler, assimilant ce qu'il venait d'entendre. La jeune femme pouvait clairement voir qu'il était en proie à une grande agitation. Elle se sentait au moins un peu soulagée d'avoir révélé à quelqu'un la vérité. C'était peut être très imprudent, et irresponsable, mais elle n'aurait jamais pu continuer à faire semblant plus longtemps.
- Très bien, reprit Malfoy d'une voix cassante. Donc, pendant tout ce temps j'espère que tu t'aie bien amusée, Granger ?
- Pardon ? Sursauta-t-elle.
- C'était amusant de te payer ma tête ?
- Ce n'est pas ce que j'ai fais ! Draco !
- Je me suis mis en danger pour toi ! Et tu m'as jamais dis la vérité !
- Je n'étais pas certaine que tu sois vraiment de mon côté. En plus, ça n'aurait fait que compliquer la situation !
- Vraiment ? Susurra-t-il. Pendant tout ce temps, Severus c'est plié en quatre pour toi ?
- Je vais faire comme si je n'avais pas remarqué ton mépris évidement, siffla-t-elle. Je pensais que tu avais changé depuis le temps, mais si ma présence te révulse à ce point, elle ne te retiendra pas longtemps, ne t'en fait pas.
- Et pour aller où ? Ricanna-t-il.
La jeune femme allait répondre avec hargne, mais des coups frappés à la porte sans grande réserve l'interrompirent. Draco et elle tournèrent le regard pour voir entrer trois personnes, visiblement pressées. Hermione eut du mal à s'empêcher de tressaillir en reconnaissant parmi eux la même femme qu'elle avait vu il y avait des mois, membre de l'Ordre, et véhiculant un fort peu aimable souvenir dans l'esprit de la jeune femme. Elle se rappelait avec précision la manière dont elle s'était dressée contre Snape.
- Mr. Malfoy, salua-t-elle. Votre présence est requise, vos deux présences.
Hermione sentit très vite qu'elle n'était pas plus estimée ici qu'ailleurs. Mais elle commençait à en avoir l'habitude. Qu'il lui semblait lointain le temps où elle se battait au côté de ses plus fidèles amis. Et pour être franche, elle commençait à ne plus rien en avoir à faire. Tout ça ne l'intéressait pas, tout ce qu'elle voulait s'était revoir Snape et s'assurer qu'il allait bien. Le sortir de là une fois pour toute. Et elle ne renoncerait pas avant d'avoir réussi.
- Pourquoi vous être déplacés ? Il suffisait de nous prévenir.
- L'Ordre a demandé une escorte.
- Que diable s'est-il encore passé ?
- Nous n'avons pas beaucoup de temps, dépêchons-nous. Potter vous attends, on vous expliquera tout sur place.
Avant qu'elle n'ait vraiment le temps de comprendre, elle se retrouva à transplaner en compagnie de sa charmante escorte. Elle aurait bien arraché elle même les yeux bleus aciers de Malfoy puisque celui-ci s'obstinait à croire qu'elle s'était joué de lui, mais elle n'en aurait pas l'occasion. Et quand bien même, il fallait admettre qu'elle le comprenait, un peu. Tout ceci ne devait pas être facile à imaginer pour lui, savoir que d'un seul coup la personne que vous avez cru avoir en face de vous n'est pas celle-là même, ça devait être extrêmement perturbant comme situation.
Ils arrivèrent devant une maison isolée, au milieu d'un immense jardin. La nuit était sur le point de tomber et une petite brume flottait dans l'air. Pas très avenant comme ambiance. La jeune femme se contenta de resserrer les pans de la cape noire que Narcissa lui avait prêté autours d'elle, et ne perdit pas de vue l'endroit où se tenait sa baguette. La petite délégation remonta un sentier en gravier dans un silence de mort. La jeune femme put distinguer de la lumière à l'intérieure de la demeure à mesure qu'ils approchaient. Ils gravirent rapidement quelques marches en pierres et dépassèrent le perron pour entrer par les portes qui s'ouvrirent devant eux. Aussitôt à l'intérieur, une vive chaleur l'agressa, témoin d'une agitation particulière. Elle entendait un tumulte de voix, discutant vivement et ils se rapprochèrent de la scène en question.
Pendant une fraction de secondes, le silence se fut, saluant leur arrivée dans une ambiance tendue.
Puis elle distingua une silhouette familière qui fendit la foule vers eux. Elle aurait presque laissé éclater son soulagement si elle ne s'était pas rappelé que Harry ne pouvait pas la reconnaître.
- Malfoy.
- Potter.
Ils n'étaient pas encore devenus les meilleurs amis du monde, mais ils étaient capables de se saluer et de travailler ensemble pour un but commun. C'était déjà un énorme pas en avant, non ? La jeune femme fit le tour de la salle du regard, constatant la présence de nombreuses personnes qu'elles connaissaient.
- Pourquoi avoir envoyé Laurence nous chercher si rapidement ? Demanda le blond.
- Nous avons finalement eut de nouvelles informations, nous pensons agir ce soir.
- Ce soir ? Répéta Draco avec scepticisme. Écoute Potter, tu sais ce que je pense de ton plan foireux, et précipiter les choses ne fera qu'aggraver la situation.
- Non, au contraire. Apparemment, un nombre important de Mangemorts sera absent cette nuit. C'est l'occasion ou jamais ?
- Oh, vraiment ? Et vous vous êtes demandés où est-ce qu'ils allaient tous ? Railla-t-il.
- Monsieur Malfoy, intervint soudain McGonagall de sa voix posée, nous ne sommes pas dans une bonne situation, bientôt il ne restera plus personne pour protéger les sorciers de notre pays. C'est peut être une mission suicide, mais c'est certainement la dernière que pourra mener l'Ordre.
La déclaration eut pour effet de lancer un silence de plomb quelques secondes. Hermione sentait poindre le découragement. Mais Draco et elle voyaient aussi clairement l'un que l'autre que tout ça ne servirait à rien sinon à se faire tuer.
- Et puis-je savoir d'où vous tenez ces informations ? Demanda le jeune homme.
- Un Mangemort a été intercepté il y a peu, nous lui avons administré du Véritaserum, il ne peut pas s'agir d'une fausse information, expliqua un jeune homme inconnu. Ils ont prévu de mener une opération radicale aujourd'hui pour prendre le contrôle du Ministère. Nous avons déjà fait évacuer les lieux.
- Non, impossible, intervint soudain Hermione.
Toute l'attention se reporta sur elle. Elle chercha du regard Harry, comme pour le convaincre de sa bonne foi. Il était peut être borné et irresponsable, mais si elle lui mettait les faits sous le nez il n'enverrait pas des gens se faire tuer sans raison.
- Alric se moque totalement du Ministère. Il ne perdrait pas son temps avec ça !
- Une potion ne saurait mentir, miss.
- Alors c'est un stratagème monté par Alric pour vous duper ! Il a envoyé un de ses pions dans vos griffes avec de fausses informations.
- Vous êtes la femme dont Malfoy a parlé ? Demanda alors Harry sur la défensive.
- Certainement, dit-elle en jetant un regard à son complice. Je sais que vous n'avez pas de raison de me croire, mais je vous demande de me faire confiance. La situation ne se réglera pas de la sorte. J'étais là bas, j'ai vu l'étendue de leur force. Il ne faut pas les combattre de front, tant que leur chef est debout c'est du suicide, cet homme est extrêmement dangereux.
- Nous n'avons plus le choix !
- Si, au contraire ! Attendez encore un peu, nous sommes sur le point de le piéger à son propre jeu.
- Nous ?
Elle hésita. Elle venait de s'engager sur une pente bien houleuse.
- Snape est retenu prisonnier là bas. Il faut seulement...
- Prisonnier ? Coupa l'élu. Vous vous moquez de moi ? Ce traite ! Il a disparu pour rejoindre les rangs de ces bâtards. Et si nous le trouvons, il n'aura aucune forme de procès, croyez-moi.
- Imbécile ! S'énerva-t-elle. Vous n'avez absolument aucune idée de la vérité ! Il fait ce qui doit être fait, parce que personne ici ne daigne lever le petit doigt pour agir intelligemment !
- La vérité ? La vérité je vais vous la dire. La dernière fois que j'ai vu cet homme, il nous a jeté un sort avant de s'enfuir avec ma meilleure amie. Trois jours plus tard, il est retourné dans l'autre camp, et Hermione Granger n'a jamais été retrouvée. Vous faut-il d'autres preuves évidentes ?
- Je crois vraiment que tu devrais l'écouter, Potter, intervint Draco.
- Vu ta partialité dans l'histoire, je ne suis pas certain que tu sois de bons conseils.
- Il est évident que toi, tu est tout à fait impartial, railla-t-il.
L'argument fit mouche. Hermione vit qu'il prenait le temps de la réflexion. Peu importe ses états d'âme, il entendrait ce qu'elle avait dire avant de prendre une décision. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il regrettait souvent d'agir sous le coup de ses impulsions.
- Très bien. De quoi s'agit-il ?
La jeune femme fit un bref et rapide résumé de toute la situation tandis que son auditoire l'écoutait patiemment, murmurant parfois entre eux. Elle sentit qu'un regain d'espoir les envahissait. Elle vit que Harry prêtait beaucoup d'attention à ses propos. Il était en train de peser les options, échangeant de temps à autre des remarques avec des membres de l'ordre. Lorsqu'elle eut fini son exposé, elle coula un regard à Draco. Esperait-il la même chose qu'elle ?
- Mais nous n'avons aucune certitude qu'il soit en vie, n'est-ce pas ?
- C'est exacte, confirma le jeune homme blond.
- Que se passera-t-il dans ce cas-là ?
- Il ne nous restera plus qu'à prier, je suppose, ironisa la directrice de Poudlard.
- Techniquement parlant, cette potion pourrait être en voie d'achèvement très bientôt. Six mois peuvent être suffisants à une personne expérimentée comme Snape, commenta Hermione.
- Il faut s'en assurer. Il faut trouver un moyen de le contacter, de communiquer avec lui pour synchroniser notre frape, exposa la dénommée Laurence.
- Si l'on parvient à s'approcher assez près sans se faire repérer, je pourrais le contacter.
Même Draco lança un regard dubitatif à la jeune femme.
- Admettons que ce soit le cas, bien que j'en doute, repris McGonagall. Comment voulez-vous vous approcher sans être repérée ? Ils doivent être très vigilent depuis que Draco a déserté.
- Avec un nombre très restreint de personnes, c'est faisable, dit Harry en sortant de ses réflexions.
Il se tourna vers Hermione, son regard toujours rivé sur une parfaite inconnu pour lui, et pesa bien ses mots avant de parler.
- J'espère que vous êtes sûre de vous.
- Je le suis.
