L'aube d'une nouvelle ère

Résumé : Recueil d'OS. Mystogan est couronné roi. Mais il a encore un long chemin à faire. Heureusement, Erza Knightwalker est là. Mystwalker.

Crédit : Fairy Tail est un manga rédigé par Hiro Mashima, je n'ai aucun droit dessus. Je me contente d'utiliser les personnages et le contexte dans le simple but de divertir. Je ne reçois aucune rémunération pour cela.

N/A. Bonjours. D'abord, excusez-moi pour le retard. Mais j'ai une très bonne raison à cela ! Je n'écris plus qu'avec une main et un doigt… Ma main droite étant pour le moment inutilisable suite à un petit accident (j'ai passé ma main dans une trancheuse… beurk). Ce n'est pas une raison pour bâcler ce chapitre que j'affectionne tant. Il est d'ailleurs plus long que les autres (pour votre (dé)plaisir).

Concernant les publications, temps que ma main ne sera pas de nouveau opérationnelle, je crains que le rythme de publication soit un peu plus incertain. Je ferai de mon mieux pour que vous ne remarquiez rien. Merci à vous tous pour vos commentaires, votre soutien. Je ne peux pas exprimer à quel point je vous aime. Alors, quitte à ne pas être assez expressive, je suis répétitive : merci !

Pour ce chapitre, plus que d'habitude, je vous demande un peu de pitié. J'ai eu du mal à l'écrire avec ma petite main et chaque détail compte. Il y aura surement des erreurs, et je m'en excuse par avance.


OS 21. Jellal

Le feu crépitait.

Erza se pencha un peu plus vers les flammes, essayant de se réchauffer. La nuit était froide. Sec, mais froide. Pas une nuit qu'aurait choisie une personne saine d'esprit pour faire du camping. Mais Erza n'avait rien choisi du tout. Elle allait se battre, c'était tout.

Assis à côté d'elle, Hughes semblait lui aussi gelé malgré la couverture qu'il avait enroulé autour de lui. Le froid n'épargnait personne. Pas même ses soldats qui dormaient à même le sol, recroquevillés afin de conserver le plus possible de chaleur.

Hughes et elle étaient les deux les seuls à être réveillés. Non pas qu'ils en avaient envie. Mais il fallait bien que quelqu'un veille à la sécurité du camp. Et surtout de s'assurer de la sécurité de l'homme qui dormait dans la tente derrière eux : le Roi d'Edolas.

«Le Roi Xeres aurait quand même été mieux avisé de déclarer la guerre un mois d'été, dit Hughes tout en frissonnant.

Erza ne répondit pas à la tentative d'humour avortée du commandant. Au lieu de cela, elle leva les yeux au ciel. Elle ne trouvait vraiment pas le sarcasme de bon goût. La situation était trop préoccupante pour en rire. Hughes sembla d'ailleurs s'en rendre compte car il lui demanda :

-Ne me dis pas que tu es inquiète, Erza.

Elle renifla. Evidement que non, elle ne doutait pas de la victoire d'Edolas. Le pays était fort. L'armée était puissante et moderne. Et ils étaient entrainés. Andorre n'avait pas plié face à Xeres. Alors même qu'ils n'avaient pas de soutien militaire. La situation devait être facilement maitrisée. C'est pourquoi elle répondit :

-Non. Nous allons les écraser comme des misérables.

Erza plongea son regard dans les flammes en face d'elle. Oui, statistiquement Edolas n'avait rien à craindre de l'attaque de Xeres. Pourtant, elle n'arrivait pas à supprimer ce mauvais pressentiment qui la rongeait depuis quelques heures. Pourquoi ce Roi avait-il décidé d'attaquer s'il n'avait presque aucune chance de gagner ? Ce n'était pas normal.

Erza se mordit la lèvre inférieure tout en essayant de trouver une logique à cette action. Elle avait déjà relevé ses suspicions lors du conseil mais ces idiots semblaient simplement penser que le Roi était stupide. C'étaient eux qui étaient abrutis par leurs orgueils.

Non, il y avait anguille sous roche. Mais elle ne savait pas où. La seule chose dont elle était certaine, c'est que le Roi d'Edolas était en danger. Erza ne le quitterai pas d'une semelle.

-Et tu pourras retourner à tes amourettes, continua Hughes sans s'intéresser à ses inquiétudes.

Erza le foudroya aussitôt du regard.

-N'essaie pas de tester ma patience Hughes. Je ne suis pas d'humeur.

Il était bien trop intéressé par sa vie amoureuse ces derniers temps. Tout le monde était trop intéressé. C'était la faute du Roi, bien évidemment. Mais elle n'arrivait pas à se défaire de l'idée que c'était Hughes qui avait tout manigancé. Après tout, c'était lui qui avait tendu la perche au Roi pour qu'il annonce à tous son désir de la courtiser. Elle le soupçonnait d'avoir tout prémédité.

-Tu vas devoir t'y habituer. Tes affaires de cœur sont affaires d'Etat, maintenant.

Erza rougit et jeta un regard vers la tente du souverain, trahissant sa parfaite compréhension de la situation. Le Roi et elle n'avaient pas reparlés de la semaine passée et de leur baiser. Erza l'avait fui comme la peste pour ne le revoir qu'au conseil de guerre. Cela ne l'empêchait pas d'y avoir repensé et pire : d'en avoir rêvé.

Peut-être que si Jellal n'avait pas été le Roi…

Elle refusait de s'aventurer sur ce terrain-là.

-N'importe quoi ! Ma vie amoureuse ne concerne que moi !

-C'est faux. Et tu le sais. Elle concerne au moins deux autres personnes.

Le regard d'Erza passa de la tente du souverain à un homme couché non loin de là. Simon. Elle n'avait pas encore pleinement réalisé qu'il était là. Il y a quelques années, alors qu'ils venaient tous les deux de rentrer dans l'armée, elle l'avait aimé. Ils avaient faits des projets. Mais le Roi Fraust l'avait forcé à partir au Sud, au moment même où elle avait été promue commandant. Elle avait voulu le suivre. Il avait refusé. Il lui avait promis de revenir. Elle avait promis de l'attendre. Ils s'étaient oubliés.

-Le passé est le passé, expliqua-t-elle en détournant le regard.

Aussi beau le passé soit-il, elle avait un avenir aujourd'hui. Un avenir qui n'incluait pas Simon. Peut-être qu'il y a quelques mois, elle aurait été capable de partir dans le sud avec lui. Mais aujourd'hui non. Aujourd'hui plus que jamais, elle se sentait à sa place dans le palais royal, malgré les commérages. Aujourd'hui plus que jamais, elle était accepté par la population. Aujourd'hui plus que jamais, Edolas avait une chance de devenir encore meilleur : le Roi. Et son rôle a elle été de s'assurer que cette bénédiction reste en vie et sur le droit chemin.

-Est-ce que tu aimes encore Simon ? demanda Hughes.

-Non. Je… je l'aime comme un frère. Pas autrement.

Elle le pensait vraiment. Evidemment, elle n'avait pas oublié Simon et tous leurs bons moments. Elle se souvenait qu'il l'avait défié à ses treize ans, déclarant qu'il voulait se battre contre le meilleur combattant. Elle se souvenait avoir accepté son défi et l'avoir gagné haut la main. Et il lui avait dit que c'était normal, qu'il avait été trop ébloui par ses magnifiques cheveux. Elle l'avait frappé. Il lui avait demandé s'il pouvait être son ami. Elle avait accepté. Ils avaient été inséparables, presque plus qu'avec Hughes et Sugar-Boy.

-Et le Roi ? Questionna le commandant.

Erza cligna des yeux, hébétée. Prise dans ses souvenirs, elle en avait oublié la réalité.

-Quoi le Roi ? répliqua-t-elle.

-Où en est votre relation ? Tu l'aimes, non ?

Elle eut soudain chaud en se rappelant derechef leur baiser brulant et ses réactions ardentes. Avait-elle une relation avec le Roi ? Certainement. Mais éprouvait-elle quelque chose pour lui ? Elle aimait le voir sourire, le considérait comme un homme juste et bon, elle avait confiance en lui et le respectait. Mais l'aimait-elle ? Si elle était capable de donner sa vie pour la sienne, c'était pour Edolas, n'est-ce-pas ?

-Je ne…

Une branche craqua derrière elle. Aussi rapide qu'un éclair, les deux commandants se relevèrent. Il y avait une ombre, qui se dessinait entre les arbres. D'un coup de tête et de la main, Erza indiqua ses intentions à Hughes qui approuva.

Telles des ombres, ils se glissèrent vers la source du bruit. Que Hughes maitrisa rapidement. Erza sortit son épée et le pointa droit sur le cœur du petit homme qui venait d'être appréhendé. Il ne devait pas faire plus d'un mètre soixante-dix. Il avait les cheveux noirs, il était mince et avait de petits yeux bleus. Il n'avait certainement pas la carrure d'un soldat.

-Qui êtes-vous ? demanda la jeune femme en plissant les yeux.

-S'il vous plait ! Je ne suis que le messager du Roi Xeres ! J'ai une lettre à transmettre au Roi d'Edolas. Ne me tuez pas, je vous en prie, les supplia-t-ils.

Une lettre du Roi Xeres ? Tient donc…

-Très bien. Mais si jamais tu fais le moindre geste suspect, je te tranche la gorge et je te regarderai mourir à petit feu ! répondit-elle en baissant son arme alors qu'Hughes positionnait une lame sous le coup du messager.

Rapidement, ils entrèrent dans la tente du souverain qui –a la surprise d'Erza- ne dormais pas. Penché sur ses papiers, il leur adressa un regard étonné en les voyants rentrer.

-Mon seigneur, excusez-nous de vous déranger, mais un messager de Xeres a une missive pour vous, déclara Hughes.

-Très bien. Donnez-la-moi. Intima le jeune Roi.

Inquiète, Erza le détailla. Depuis combien de temps n'avait-il pas dormis ?

Le Roi ouvrit la lettre et fonça les sourcils. Curieuse, la jeune femme le détailla avec insistance.

-Je vois, finit-il par dire. Dîtes à votre Roi que j'accepte sa proposition. Commandant, assurez-vous qu'il quitte le camp sans problème. Nous ne tuons pas de simples fonctionnaires !

-Comme vous le désirerez, Majesté. Répondit Hughes en attrapant le messager et en le faisant sortir docilement de la tente.

Erza ne bougea pas. Chose que remarqua immanquablement le Roi car il lui demanda, après s'être assis à son bureau de fortune :

-Erza ?

Elle prit la chaise juste en face de lui.

-Quelle proposition ? l'interrogea-t-elle, consciente malgré tout qu'elle n'avait aucun pouvoir pour l'obliger à parler. Mais elle n'eut pas à le faire car il répondit.

-Le Roi Xeres semble craindre de nous affronter directement. Il a donc proposé un duel à mort entre deux champions. Celui qui gagne pourra annexer l'autre pays.

Erza se leva aussitôt de la chaise où elle venait de s'assoir, faisant sursauter le Roi qui fit de même.

-C'est un piège ! C'est évident !

Elle ne reviendrait pas sur cette idée. Elle le sentait jusqu'au fond de ses entrailles. Quelque chose n'allait pas.

-Peut-être pas. Xeres ne devait pas s'attendre à ce que notre armée locale résiste si bien. Il n'a pas conquis la moindre ville. Il devait imaginer que l'effet de surprise lui donnerait un avantage. Il nous a sous-estimés. Ce duel pourrait rééquilibrer ses chances qu'il sait faibles. Néanmoins, il n'est pas inenvisageable qu'il prépare un mauvais coup.

Erza hocha la tête, satisfaite que le Roi n'écarte pas d'un geste la possibilité que le Roi Xeres ne fût pas aussi noble que lui.

-Je me porte volontaire comme champion ! déclara-t-elle en le regardant droit dans les yeux. Il sembla défaillir à cette proposition car il lui répondit d'une voix forte qu'il n'utilisait normalement jamais avec elle :

-Certainement pas !

Erza lui lança un regard indigné ! Elle était la plus qualifiée pour cette tâche. Elle était même toute désignée. Comme il ne cessait de le lui dire, c'était elle la personne la plus importante dans le royaume après lui et les conseillers. Or, les conseillers n'iraient certainement pas se battre. Heureusement, sinon ils auraient perdus d'avance. Elle croisa les bras autour de sa poitrine, prenant son air le plus menaçant, et s'écria :

-Pourquoi ?! Je suis la meilleure épéiste du royaume, et commandant de la deuxième division de votre armée ! Je suis toute désignée !

-Tu sembles oublier que c'est à moi de choisir qui sera le champion ! Et aussi qu'il existe une personne supérieure à toi dans l'armée : le commandant de la première division !

Horrifiée, elle sentit son cœur rater un battement. Le commandant de la première division ? C'était lui ! Et c'était de sa faute à elle. C'était elle qui avait convaincu les conseillers de le nommer à ce poste. Pour le rapprocher de ses hommes. Mais pas pour se faire tuer.

La mine grave, elle se hissa sur la pointe des pieds et se pencha vers lui.

-Quoi ?! Vous n'y pensez pas ! Si vous arrive quoi que ce soit, Edolas est perdu ! Vous n'avez ni fils, ni frère ! Personne pour reprendre le trône !

Il était fou ! Elle allait lui faire retrouver la raison ! se promit-elle.

-Si c'est ce qui t'inquiètes, si je meurs, Xeres deviendra le Roi légitime d'Edolas.

Mais elle n'en avait rien à faire à cet instant précis de la royauté ! Son esprit ne retenait qu'une chose : le Roi comptait aller se battre dans un duel à mort alors que très probablement, ce dernier serait truqué. Dangereux. Mortel ! C'était hors de question !

-Vous n'avez pas le droit de faire ça ! insista-t-elle tout en se penchant encore plus vers lui, à un tel point qu'elle pouvait sentir son souffle.

-Non seulement j'en ai le droit, mais j'en ai le devoir. J'ai accepté de devenir le Roi de ce pays ! De protéger chacun de ses habitants ! C'est ce que je vais faire ! Avec ma vie.

Il semblait décidé. Et malgré son statut, elle ne pouvait pas aller contre les décisions du Roi. Il fallait qu'il change d'avis, peu importe comment.

-Mais je m'en fiche d'Edolas ! Je… Je… bégaya-t-elle.

Ce fut à cet instant précis qu'Erza Knightwalker compris véritablement qu'elle avait perdu son défi contre le Roi. Que désormais, ce n'était plus l'homme au sang bleu qu'elle voyait, mais juste un homme. Un homme pour qui elle donnerait sa vie. Un homme…

-Je ne veux pas que tu meurs…

Un homme qu'elle avait finis par aimer. Hughes avait raison depuis le début. Elle l'aimait. Pas pour sa couronne, pas pour sa richesse. Simplement car c'était lui. Car il aimait son peuple, car il restait humble, car il n'avait pas peur d'elle, car il était bon. Car il devait être le meilleur homme qu'elle n'ait jamais rencontré.

-Tu m'as tutoyé… constata-t-il.

Elle rougit et baissa les yeux.

-Excusez-moi, Majesté! Je n'ai pas remarqué.

Mais il la saisit par le poignet et l'attira vers lui, tout sourire. Son front se posa contre le sien alors que ses yeux si étranges se perdaient dans les siens.

-Non, non ! A partir d'aujourd'hui, je t'interdis de me vouvoyer. Appel moi Jellal. Juste Jellal.

Elle ferma les yeux, stupéfaite, son esprit rejouant leur baiser à l'aube d'une nouvelle ère. Doucement, presque hésitante, elle murmura.

-Juste Jellal…

Son prénom roula sur sa langue presque avec réticence. Elle ne put cependant qu'admirer à quel point il était beau.

Il prit son visage entre ses mains et l'embrassa.

Ce n'était pas le même baiser que le dernier. Il était doux, comme celui que partageaient deux amants avant de se quitter définitivement. Erza sentit son corps de raidir puis, reconnaissant la douce aura du roi, elle se détendit. Jellal avait chaud, protégé du froid par la tente, et Erza était gelée. Elle se pencha davantage vers lui au point qu'elle ne discernait plus les limites de son corps et du sien.

Elle huma son parfum avec délice alors qu'il glissait une main dans ses cheveux, retirant au passage la pince qui les tenaient attachés. En cet instant, elle avait oublié la guerre qui s'annonçait, il n'y avait plus qu'eux. Elle savait qu'elle n'avait pas le droit, c'était le Roi et elle venait d'une famille certes bourgeoise, mais non noble. Pourtant, elle n'en avait rien à faire.

Doucement, elle posa une de ses mains sur la joue de Jellal. Elle ne comptait pas rester inactive, ce n'était pas dans sa nature. Il ne sembla pas désapprouver son audace et intensifia le baiser, intimant à ses lèvres de le laisser découvrir sa bouche. Elle accepta aussitôt.

Le bras du Roi de posa soudain sur sa taille, la faisant se redresser encore plus. Elle gémit de bonheur alors qu'une seule chose comptait désormais : l'homme contre elle.

Sa bulle de plaisir disparue soudainement quand Jellal s'écarta d'elle et qu'elle sentie le froid de l'extérieur contre son dos. Elle se tourna vers l'entrée de la tente pour découvrir le visage rougissant de Hughes qui semblait à la fois gêné et amusé. Erza l'aurait tué de ses propres mains si elles n'étaient pas tremblantes pour le moment.

-Oh… Pardon, dit-il.

Erza lui lança un regard assassin et il se précipita dehors, surement apeuré. Le charmé était rompu. Replaçant d'un geste ses cheveux derrière son oreille –une habitude qu'elle savait avoir depuis des années- et n'osa pas regarder le Roi et déclara, les yeux fixés sur le sol :

-Hum… Et bien, je vais retourner surveiller le camp.

Elle commença à partir mais il l'arrêta.

-Erza, attends. Je veux que tu prennes ceci !

Elle se retourna vers lui et fut stupéfaite de le voir tirer une chaine autour de son coup. Elle ne l'avait jamais remarqué. Il lui attrapa la main et lui donna la chaine. Une chaine en or. Où se trouvait une bague. Une bague qui a elle seule devait couter plus que tout ce qu'elle avait. Serties de pierres précieuses.

-Mais… Je ne peux pas ! s'exclama-t-elle en la fixant.

-Cette bague appartenait à ma mère. Je la garde avec moi depuis des années. J'avais toujours pensé que je ne la donnerai à celle qui deviendrait un jour ma femme. Si je meurs demain, je veux mourir en sachant qu'elle est avec toi.

Doucement, il retira la bague de la chaine et la glissa à son annulaire droit. Malgré elle, Erza sourit. Ce n'était pas l'annulaire gauche, ce n'était pas une demande en mariage. Mais il y avait tout une symbolique derrière. Et leur cœur de la jeune femme aux cheveux rouges se mit à battre follement.

-C'est… cliché non ? demanda-t-elle.

A son tour, il lui sourit. De ce sourire qui la faisait chavirer.

-Oui, sans l'ombre d'un doute »

Il l'embrassa derechef. Rapidement, les choses s'accélérèrent et prirent une tournure imprévue. Erza ferma les yeux en se sentant tomber sur le lit de camp. Ce n'était certainement pas une chambre royale, ce n'était pas du luxe, et ce n'était surement pas l'atmosphère la plus romantique. C'était une tente froide à l'aube d'une bataille.

Mais pour elle ce soir, la tente deviendrait princière et chaude, réchauffée par leurs deux corps enlacés.