Merci pour vos reviews Je vois que vous avez bien compris mon côté sadique et je suis heureuse qu'il vous plaise lol.
Castle restant Castle et Beckett fidèle à elle-même, je me demande comment ça va finir tout ça?
Des idées?
Bonne lecture.
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"Castle! Enfin! Comment ça c'est passé? Tu as les résultats?" lui demanda-t-elle avant même de le laisser s'exprimer.
"Beckett! Je… J'ai… Ils ont fini de noter, les résultats viennent d'être afficher." Balbutia-t-il. "Le taux de réussite est très bas."
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La tension à son comble, Kate Beckett serra les dents loin d'avoir envie de jouer. "Richard Castle, je t'en prie arrête ton cinéma!" grogna Kate prête à exploser.
"Kate, je sais que tu attendais beaucoup de moi. Moi-même j'espérais énormément de cette journée." commença-t-il à lui expliquer.
"Oh Rick, je suis désolée, mon chéri." s'attendrit immédiatement la détective, prenant conscience qu'il s'agissait là de la fin de la vie telle qu'il l'a connaissaient. Castle ne viendrait plus lui apporter son café tous les matins, il ne la suivrait plus sur les scènes de crimes, ne mettrait plus ses mains dans les dossiers, ne viendrait plus jamais se tenir droit comme un I devant le tableau blanc en émettant toutes sortes de théories plus improbables les unes que les autres, n'occuperait plus sa chaise à côté du bureau de sa muse en la fixant amoureusement et n'apporterait plus cette légèreté aux membres du personnel qui le côtoyaient chaque jour. Qu'allait-elle devenir sans son ombre? Bien sûr qu'il serait toujours là, à l'attendre au loft, remonté comme une pile électrique, à la taquiner, à la faire rire durant des heures, mais il ne serait plus là, avec elle en permanence. Sans l'écrivain au commissariat, les journées promettaient d'être bien moroses et Kate le regrettait amèrement mais elle se devait d'être forte et de prendre sur elle pour le soutenir dans cette épreuve. Si égoïstement, elle ne pensait qu'à son absence, pour lui, ce serait encore pire, elle imaginait déjà le lion devenant fou dans sa cage, faisant les cents pas pour oublier qu'il était devenu persona non grata auprès de ses amis. "Je suis réellement désolée! Comment est-ce que ça a pu se produire? Tu avais si bien révisé!"
"Et bien justement ma puce, j'ai bien révisé. J'ai trop révisé au point de te laisser tomber pendant des jours!" l'informa Rick "Et maintenant, toi et moi on va en payer le prix fort!"
"Pardon?" Beckett ne comprenait pas ce qu'il disait, ratant même le petit nom dont il l'affublait et qu'elle n'appréciait que modérément. Il devait divaguer.
"Oui, on va devoir se battre tous les jours face à Gates qui ne va certainement pas supporter que l''on soit…. enfin que je sois dans son commissariat chaque jour que Dieu fait."
"Tu veux dire que…" s'exclama-t-elle, un sourire jusqu'au oreilles, n'osant pas terminé sa phrase de peur d'avoir mal compris l'annonce de son compagnon. "Castle?".
"J'ai réussi, Kate haut la main! Je n'aurais pas pu rêver mieux ma puce, on ne se quittera plus jamais et Gates va adorer me détester tout au long de sa carrière." Il ne pouvait plus retenir sa joie plus longtemps. Il aurait voulu la taquiner, lui faire croire jusqu'au bout qu'il n'avait pas atteint son objectif mais son engouement avait prit le dessus. "J'ai réussi!" murmura-t-il encore tout retourné à l'idée d'être enfin un consultant reconnu de la police de New-York. "J'ai enfin fait quelque chose de bon Kate!" sa voix reflétait le torrent d'émotions qui l'assaillait depuis l'annonce officielle des résultats.
"Félicitations!" s'exclama la jeune femme prise par l'émotion. "Je… Où es-tu?"
"Je suis en chemin pour le commissariat. On va fêter ça ce soir avec les gars, ce sera la plus grosse fête que New-York n'aura jamais connue!" prévint-il la voix emplie d'une joie qu'il voulait partager avec le monde. "Et toi tu …. enfin, tu seras la femme la plus heureuse de la Terre!"
"Castle?"
"Oui?"
"Arrête tes bêtises et dépêches-toi à arriver ici!"
"Bien Madame!".
En raccrochant, le cœur de Kate battait à la chamade. Malgré le fait qu'elle ait toujours cru en son homme, pendant un court instant Beckett avait craint qu'il n'y parvienne pas, qu'il se voit recalé et avoir à le gérer dans une telle épreuve aurait été affreux. Cet idiot de Castle lui avait fait une peur bleue mais ce n'était rien comparé à la joie qui l'envahit en ce moment. Elle dû se mordre la lèvre inférieure pour ne pas exploser au milieu de ses collègues.
"Des nouvelles Boss?" s'enquit Espo.
"Oui, il a reçu les résultats."
"Et?" insista Ryan.
"Et je le cite : "'Gates va adorer le détester'."
"Yess!"
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Richard Castle, Maître du Macabre et consultant pour la police de New-York. Deux cordes à son arc. Deux titres pour lesquels il s'était battu bec et ongles. Deux de ses plus grandes victoires professionnelles. Depuis son adolescence, il travaillait dur pour acquérir un niveau d'écriture acceptable pour les maisons d'édition et ensuite pour donner à son lectorat, avide d'intrigues rondement menées, le plaisir qu'il s'attendait à retirer à la lecture de leur auteur préféré. Se voir accepter son premier manuscrit par Black Pawn fut pour lui une victoire personnelle. Il n'était plus le petit Richard Rodgers, l'adolescent boutonneux, raillé par tous ses camarades de classe, bon à rien à l'école et délaissé par une mère tête en l'air, il se créait un nom et les ventes de son écrit dépassèrent toutes ses espérances et celles de Paula, fidèles depuis ses débuts. Pour son second ouvrage, il avait tout mis en œuvre pour se surpasser et s'attirer une certaine sorte d'affection dont il avait toujours manqué. Bien entendu que Martha l'aimait malgré qu'elle l'avait envoyé en pension et elle avait su lui montrer au fil des années, mais l'amour d'une mère n'était pas suffisant pour un jeune homme qui avait passé sa vie à se sentir abandonné, inutile et incompétent. Son aventure avec la CIA fut productive pour la série des Derrick Storm mais son imagination débordante déplaisait fortement aux agents qui l'entouraient et la froideur qui y régnait l'envoya à nouveau dans ses retranchements, le décidant à mettre un terme aux aventures de l'espion avant de retomber dans ses travers dépressifs. C'est alors que le destin le plaça sur la route du détective Katherine Beckett, pleine de vitalité, de compassion, d'entêtement et, ce qui ne gâchait rien, d'une beauté renversante. A nouveau, il dû se battre pour que Nikki Hard rende justice à sa muse et pour gagner le cœur de celle qui, par sa simple présence, le fit chavirer. Encore une fois, à force de persévérance, il atteignit son objectif sur les deux tableaux. Nikki Hard lui apportait un succès non démenti jusqu'à ce jour et Kate Beckett le soutenait, peu importe l'obstacle qui se dressait face à eux. Son regard se porta alors sur l'objet de son affection qui avait pris place à ses côtés, sur une banquette du Old Haunt où il avait convié ses amis pour arroser sa victoire.
Kate rigolait en regardant Esposito danser une sorte de lambada désarticulée avec une Lanie un peu atteinte par les effluves des quelques verres de bière qu'elle venait d'engloutir.
"Eh Castle! Bien joué mon gars!" l'interpella l'irlandais qui, depuis le bar, le salua avec son verre. L'écrivain leva sa chope et lui fit un signe de tête en remerciement et reporta son attention sur sa muse qui, sentant des yeux posés sur elle, lui fit face, le regard pétillant et amoureux.
"Tu fixes Castle!" feignit-elle vainement son agacement. Il ne répondit pas. "Kate à la lune! Rick! Tout va bien?" s'enquit l'objet de ses pensées le voyant à des années lumières de leur position.
"Je n'ai jamais été mieux!" sourit-il à sa muse. "C'est l'un des plus beaux jours de ma… de ma carrière! Et pouvoir t'accompagner tous les jours que Dieu fait est pour moi un cadeau magnifique." continua-t-il en passant son bras autour de la taille de Beckett et l'attirant à lui.
"Comme si cela allait changer quelque chose!" Elle taquinait régulièrement son écrivain et elle devait reconnaître que si Gates l'avait éjecté leur petites joutes verbales lui auraient horriblement manquées. Le savoir enfin admis dans la police, ou du moins se rapprocher de cette grande famille, était un soulagement. "Avec ou sans cette confirmation, tu n'aurais jamais su rester loin de moi… et je ne veux pas que ça change." lui annonça-t-elle sans détourner son regard vert des yeux de son ami et joignant leur deux fronts. "Il faut que je te dise quelque chose Castle."
Le regard de l'écrivain s'assombrit sous le poids de l'inquiétude mais il garda le silence.
"Rick, je n'ai pas pour habitude d'ouvrir mon cœur ou mon âme à qui que ce soit mais toi, tu as réussi a démolir les murs que j'avais pris des années à construire et…" elle déglutit difficilement, effrayée à l'idée d'avouer ses sentiments les plus profonds. "Je t'aime Rick!" lui dit-elle.
Bien sûr que Kate l'aime. Bien sûr qu'elle le lui avait dit de plusieurs manières différentes. Elle le lui avait même dit sous le coup de l'émotion lorsqu'il l'avait laissée au commissariat après cette abrupte demande en mariage qui fut sa plus grosse erreur depuis leur rencontre, ou en tout les cas une des plus grosses erreurs. Le sourire qui barra son visage, les larmes qui montèrent à ses yeux, Castle ne put se retenir et l'embrassa, d'un chaste baiser emplit de tendresse et de passion.
"Je t'aime. Et quitte à passer pour un impossible romantique cliché, tu es mon âme sœur."
"Cliché de fait." railla-t-elle "J'ai… Je… " balbutia-t-elle. "C'est oui Rick!"
"Pardon? Oui quoi?" s'enquit-il. Il s'éloigna d'elle et analysa son visage et soudain, le train le frappa de plein fouet. "C'est oui? Vraiment? Tu …. Je ne veux pas te presser." Il sautillait sur son siège prêt à lui faire l'amour là, sur le banc, devant toute l'assemblée. Il avait envie de lui faire sentir toute la palette de sentiments qu'il éprouvait à son égard, de la prendre dans ses bras, de fusionner avec elle.
"Tu ne me presses pas Rick. Je suis prête."
"Kate." son prénom sortit dans un murmure de respect, d'amour et d'étonnement. "J'ai envie de le crier au monde entier."
Elle lui rendit son sourire, héla le serveur, et commanda une bouteille du meilleur champagne disponible dans les caves. Lorsqu'il revint avec la bouteille, elle interpella Ryan, Esposito, Jenny et Lanie qui s'approchèrent rapidement, riant et trébuchant en direction du couple.
"Les amis, Kate et moi avons une nouvelle importante a vous annoncer." annonça l'écrivain à ses amis en leur servant à chacun une flûte de champagne bien frais. "Après des années d'hésitation, la détective Beckett ici présente a enfin ouvert les yeux! Aie" s'écria-t-il sentant le coude de sa muse dans ses côtes. "Nous allons nous marier!" dit-il fièrement.
Lanie se mit à hurler et sauta dans les bras de sa meilleure amie pendant que Ryan, Esposito et Jenny félicitèrent l'heureux promis.
"Oh ma chérie c'est énorme! Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis?"
Kate grimaça en haussant les épaules. "Je l'aime, il m'aime, on est bien ensemble et… ma peur était irrationnelle." se justifiait la détective lorsque son téléphone se mis à sonner, tout comme celui de ses comparses. "Beckett!... Bien, on arrive. Malheureusement on devra attendre un peu pour les réjouissances. On a un meurtre à élucider." Elle se tourna vers son fiancé, un peu triste de ne pouvoir profiter de son nouveau statut de future épouse. "Je suis désolée!"
"Pas autant que moi!" dit-il "Ils ne m'ont pas appelé!" justifia-t-il alors que la sonnerie de son portable retentit également. "Castle!...Ok. Merci!" répondit-il avec un sourire jusqu'au oreilles. "Mon premier appel." s'enorgueillit-il.
Ryan embrassa Jenny, et suivit Esposito, Lanie, Beckett et le tout nouveau consultant sur la route pour sa première mission.
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THE END
La fin est un peu courte, je le reconnais.
J'espère ne pas vous avoir déçus mais je pense qu'il était temps de mettre un terme à cette aventure avant de tourner en rond.
Mais je vous promets, Castle et Beckett seront bientôt de retour pour de nouvelles aventures.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont suivies, toutes celles qui ont laissé des reviews qui m'ont motivées à continuer et à approfondir cette histoire.
A très bientôt pour de nouvelles aventures ;-)
