Hé ! Voilà le nouveau chapitre comme promis ! J'ai cru que je n'arriverai jamais à l'écrire, alors que pour les OS sur demande il n'y a eu aucun problème. En fait je viens juste de le faire, d'où le fait qu'il soit si court. Toute la semaine j'ai bloqué dessus, horrible ! Il faut dire aussi que vous m'avez mis la pression avec vos reviews ! Je dois d'ailleurs vous en remercier, alors merci à tous !

J'ai constaté que vous aimiez tous Lily. Bon ça ne me surprend pas vraiment en vérité. Elle reviendra, mais pas tout de suite.

Alice : Ne t'inquiète pas de ton retard, moi ça m'arrive assez souvent ! … Abva : En fait ce n'est pas si difficile à écrire. Les mots me viennent tous seuls, c'est toujours comme ça quand j'écris et avec celle là encore plus que pour les autres. En fait soit j'écris, sois je sèche (foutu syndrome de la page blanche !), je ne crois pas avoir de juste milieu. … Ayallaa : C'est quoi ce film ? … Washington-Jones : Je suis sûr que tu n'es pas la seule ! … Et pour tous : Bonne lecture !


Chapitre 21 - La spirale infernale

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La nuit est passée.

À présent il est avec eux.

Il a demandé au doc de les appeler.

Il veut tous les voir.

Il veut suivre les conseils de Lily.

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Ils sont tous arrivés.

Ils sont rentrés en même temps dans sa chambre.

Ils attendent qu'il parle, en silence.

C'est ce qu'il a souhaité.

Le médecin leur a fait passer le message.

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Il fixe le ciel au dehors.

C'est étonnant la faculté que ça a de l'apaiser.

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Il est serein.

Il l'est depuis son réveil.

Il a les idées claires.

Il est détendu.

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- Une personne m'a dit que ça ne servait à rien d'être en colère contre quelqu'un, commence-t-il.

Il fait une pause en se tournant vers eux.

- Elle a raison. Ça nous fait seulement plus de mal. À croire qu'on aime se complaire dans la douleur.

Il a un sourire triste puis reporte son attention à l'extérieur. Il n'arrive pas à poser son regard ailleurs. Il reprend.

- Je n'arrive pas à me souvenir de la dernière fois où j'ai senti qu'on tenait à moi, qu'on s'inquiétait pour moi. À force de recevoir des reproches, du dédain, on finit par en prendre l'habitude. On oublie que les gens peuvent se faire du souci pour nous. Alors on ne réagit pas, on encaisse. Les gens continuent sur leur lancée. Ils ne nous donnent pas autre chose puisqu'on accepte la situation. C'est une spirale vicieuse. Elle fait du mal à ceux qui subissent et quand chacun s'en rend compte, pour eux la douleur change et augmente, pour les autres elle apparaît.

Il soupire.

- Je fais partie de la première catégorie, vous de la seconde. Je suis tellement coincé dans cette spirale et depuis si longtemps, que je ne me suis pas rendu compte que je vous y entraînais. Au contraire, j'attendais que ça arrive parce que c'était inconcevable pour moi que ça se passe autrement. J'aurais dû m'en rendre compte, seulement ce n'était pas possible, pas dans mon état d'esprit. Quant à vous, vous auriez dû résister, vous n'auriez pas dû entrer là-dedans. Je ne vous blâme pas. J'ai mon caractère. On ne peut pas dire que se soit facile de savoir comment réagir avec moi, comment réagir correctement.

Il marque un temps.

- Aucun de nous n'a agi comme il faut. Nous avons tous été dans l'extrême plusieurs fois. Nous avons tous eu conscience de nos actes au moins une fois.

Il les observe de nouveau.

- Dans ces moments là, nous nous sommes trouvés des excuses, plus ou moins crédibles. Pourtant, au fond, nous savions que nous n'aurions pas du agir ou réagir de cette manière.

Il a un haussement d'épaule.

- Nous avons tous commis des erreurs.

Il ramène ses jambes contre lui et pose ses bras sur ses genoux, laissant ses mains pendre dans le vide.

- Je ne suis plus en colère. Je vous en veux toujours, autant qu'à moi-même, autant que vous vous en voulez je suppose. J'ai déjà eu droit à vos excuses, je ne veux plus les entendre. Je me souviens de tout ce que vous avez dit pendant que j'étais dans le coma, pas la peine de vous répéter. Est-ce-que je vous pardonne ? Sincèrement, je n'en sais rien. Je n'ai pas encore assez fait le point pour ça. Et il faut d'abord que l'on discute. Plus exactement, lorsque j'aurais fini de parler, ce sera à vous de le faire chacun votre tour. Je verrai ensuite quoi faire.

Ses doigts se croisent et se décroisent.

- Avant que vous ne me le demandiez, la réponse est oui. Oui, il y a des moments où vous avez agi de la pire des façons qui soit, où chacun d'entre vous a été le pire des salauds, et je pèse mes mots. Ce sont des moments différents pour chacun de vous, à une exception près. Il y a une fois, chaque année, où vous faîtes tous la même chose. Il y a un jour où je me sens plus mal que toutes les autres fois réunies. Ce jour là, je ne vais pas vous dire lequel c'est. Vous allez sortir d'ici et vous allez y réfléchir chacun de votre côté. Je ne veux pas que vous en parliez entre vous ou que vous fassiez de recherches. Vous devez simplement trouver avec votre tête. Vous pourrez revenir seulement lorsque vous aurez trouvé. Si vous n'en êtes pas capables, ce n'est même pas la peine de tenter de me revoir. Je vous dis adieu tout de suite.

Sa voix est toujours aussi calme alors qu'il prononce ses mots. Elle est détachée et sans animosité aucune. Ils en sont surpris, inquiets aussi.

- Je n'ai rien d'autre à ajouter. Vous pouvez partir.

Ils ne tentent pas de répondre. Ils partent, passant le seuil un à un. Tim est le dernier. Il pose une main sur la poignée et ferme la porte.

Il est resté dans la chambre. Tony lui jette un regard surpris et interrogatif.

- Je t'ai dit qu'il fallait qu'on parle, annonce-t-il. Tu m'as fait comprendre que tu n'étais pas prêt. Maintenant c'est le cas.

Il s'avance vers le lit.

- Et je sais de quel jour il s'agit, termine-t-il.


Pour la suite, ben… quand je l'ai écrite ! Demain si je suis super inspirée, la semaine prochaine dans l'autre cas. Et non, je ne suis pas sadique de couper là, quelle idée ! D'ailleurs vous en avez sur ce fameux jour ?