Bonsoir!
Pline m'a dit "la présentation de TB, PBG!". Vi, ok, la présentation. Mais "Non". Pourquoi "Non"? Parce que je suis encore toute bouleversée. Pourquoi je suis bouleversée? Parce que je viens de lire ce chapitre. Vi.
Vous me comprendrez dans quelques minutes.
Mais pour l'instant, je ne peux pas faire de présentation digne de ce nom. Je suis choquée. Charmée. Admirative. Chamboulée. Fascinée. Et plus encore.
D'ailleurs, je pense que je vais rendre mon badge du TBC à Pline, et puis lui donner ma collec' de doudous Tibbs, et puis aller me la couler douce au Mexique. Comprenez-moi... J'ai honte de mon TBC, après CA!
ARG. Je vais aller mourir dans un coin devant une aussi belle écriture, ce chapitre est vraiment parfait. Vive le TBC, vive Pline. Et amen à ma nouvelle déesse du TBC.
Bonne lecture !

.

Hey !

Ne vous étonnez pas si je reste rouge à vie après une telle présentation !

*rougit encore un peu*

Bref, ne l'écoutez pas, PBG exagère souvent. D'ailleurs, elle restera toujours une des déesses du TBC, je ne suis qu'une simple mortelle qui tente de trouver la vérité divine.

Hum.

Sinon, dernier chapitre de l'année ! J'espère que vous aller aimer et à l'année prochaine !

Passez de bonnes fêtes de fin d'année !

Je vous aime !


Éloge de la douleur

« Vous savez, mon frère a beaucoup souffert à cause de vous. Vous ne l'avez pas vu mais il en a gardé des cicatrices. Les flammes l'ont marqué. »

Tony, Hannah et Fred avaient été séparés. Ils étaient dans les sous-sols de Tulipe Blanche, chacun dans une pièce différente.

Tony s'était débattu. On l'avait à moitié assommé.

Hannah, blanche comme la mort, avait suivi ses futurs tortionnaires docilement.

Fred, déjà blessé au visage et visiblement sonné, s'était laissé traîner.

« Je vais vous laisser des cicatrices. Je vous que vous souffriez comme Richard a souffert. Mais ne vous inquiétez pas : la douleur est un bien, elle vous fait vous sentir vivant, loin de l'apathie et de la mollesse de la non-vie. Ce sont les lâches qui ne vivent pas, qui se cachent derrières des règles stupides. Vous devez vous inventer, vous créer. Et c'est dans la douleur. Lors que vous souffrez, vous savez que vous êtes encore vivant, que vous vous battez, que vous résistez. C'est lorsque que vous ne sentez plus rien qu'il faut vous inquiéter. »

Dan Heaven lui adressa un sourire sadique, empreint de rage, de rancune. Tony était responsable de la mort de son seul parent, son unique frère et il devait payer. Il ne connaîtrait pas la mort rapidement mais il la souhaiterait, il prierait pour qu'elle arrive et l'amène mais lui l'en empêcherait.

« Vous êtes malade.

- Je me porte très bien. Vous êtes en mauvaise posture. Vous n'auriez jamais dû vous en prendre à notre organisation...

- Votre secte oui ! coupa Tony.

- Appelez ça comme vous voulez, ça n'a pas d'importance. Ce ne sont que des mots. Ça ne veut rien dire. Je suis plus important que les mots.

- Et les chevilles, ça va ?

- Fermez-la ! »

Coup de poing.

Douleur.

« J'ai pu manipuler des foules ! Et qu'importe les mots que j'emploie, j'ai toujours une emprise sur mes Fleurs ! Tulipe Blanche a des filiales partout dans le monde ! Dans toutes les sphères ! Vous ne savez pas qui est en mon pouvoir ! Des hommes politiques, des riches, des religieux même ! Nous sommes une infinité ! Vous avez peut-être tué mon frère mais vous n'avez pas tué Tulipe Blanche ! Nous en sommes ressortis plus forts, plus soudés ! »

Heaven, même en colère, restait fascinant, il attirait le regard. Tony ne pensa même pas à lui rétorquer quelque chose. Il était comme envoûte, hypnotisé par sa verve, son charisme.

« Maintenant, vous allez souffrir. Vous allez vivre. Et peut-être que je vous tuerai. »

Avant que l'Italien n'ait pu reprendre ses esprits, le chef de Tulipe Blanche lui envoya un coup de crosse sur la tête, là où Tony s'était déjà blessé.

Douleur.


Hamilton marchait d'un pas assuré dans les couloirs de New Time City. Son visage avait perdu toute sa timidité, toute sa gaucherie. Il avait le visage dur et décidé, ses yeux n'étaient plus que deux fentes noirs.

Gibbs marchait à sa suite, tout aussi décidé bien que les agents en soient habitués.

McGee attrapa le bras de Ziva pour la retenir.

« Tu ne trouves pas Hamilton bizarre ? chuchota la geek.

- Si. Il a peut-être juste décidé de s'affirmer.

- D'un coup ?

- Je n'en sais rien, Tim.

- C'est ici. »

L'intervention de l'objet de leur petite discussion leur fit lever la tête. Ils se trouvaient dans le cœur du bâtiment. Le bureau de Heaven était immense. L'impressionnante baie vitrée donnait sur un jardin ordonnée et simple avec quelques banc à l'ombre de saules pleureurs.

Tout indiquait la puissance et l'opulence. Le bureau de bois sombre était magnifique, imposant. Pourtant, malgré la somptuosité des lieux, quelque chose de dérangeant se dégageait, de malsain.

« Je crois que la sécurité arrive. »

Et le garde n'avait pas l'air content.


Il avait mal. Il n'était plus que douleur. Ses oreilles sifflaient. Des points noirs dansaient devant ses yeux. Son bras le tiraillait. La peau de son visage était craquelée.

Douleur.

« Alors, êtes-vous vivant, DiNozzo ?

- Plus que vous ne le serez jamais.

-Je souffre déjà dans mon cœur et dans mon âme parce que vous m'avez enlevé ma seule famille. Vous allez payer pour ça.

-Je m'en fiche. Vous pouvez bien me torturer, je reste toujours plus vivant que votre frère. Il a hurlé vous savez ? Pendant que les flammes rongeaient sa peau, il hurlait. Il avait mal, vraiment mal, mais il était en train de mourir. »

Dan Heaven lui envoya un puissant coup dans le ventre, pour le faire taire. Cependant Tony n'avait pas fini.

« Le souffle de l'explosion ne l'a pas tué sur le coup comme il a dû le penser, souffla difficilement l'ancien agent. Il a gémi. Il pleurait. Il vous appelait. Il a appelé votre mère. C'était pathétique.

- Salaud ! Je vous interdis de parler de mon frère comme ça !

- Et quand il est mort, les flammes ont léché son cadavre, reprit Tony, animé du rage glaciale. L'odeur était insupportable et j'entendais le bruit que faisait sa chair en se consumant. Il a eu mal ! Mais il est mort ! Vous pouvez peut-être manipuler des foules mais vous n'avez pas su empêcher la mort de votre frère ! Vous êtes aussi pathétique que lui !

- Je vous ai dit de la fermer ! »

Et il s'acharna sur lui, le rouant de coups, aveuglé par la haine, consumé par la rancune. Il voulait faire mal.

Et Tony avait mal.

Douleur.


« Qu'est-ce que vous faîtes là ?

- NCIS.

- Connais pas. »

Ce n'était pas la meilleure réplique à dire à un Gibbs très énervé. Celui-ci toisa l'homme de toute sa hauteur.

« Agents fédéraux, dit Gibbs, acide.

- Vous avez un mandat ? »

Le chef d'équipe se retint de frapper la face carrée de l'homme. Ce dernier était grand, tout en muscle et pas une seule lueur d'intelligence dans le regard. Le genre de personne qui réfléchissait d'abord avec ses poings avant de réfléchir avec sa tête. S'il le faisait.

« Non.

- Alors partez, vous n'avez rien à faire ici.

- Non. »

Discrètement, McGee et Ziva posèrent une main sur leur arme.

« Partez.

- J'ai dit non.

- Vous n'avez aucun droit ici. Je vais vous foutre dehors !

- Essayez seulement. »


Douleur.

Douleur.

« Vous n'êtes rien ! Rien ! Je suis à la tête d'une des organisations les plus puissantes au monde ! Je suis un des hommes les plus puissants du monde et vous avez cru pouvoir me faire tomber ? Seul ?

-Je reste toujours plus puissant que vous, cracha Tony. Moi, au moins, j'ai connu l'amour, l'amitié, la famille. Vous n'avez plus rien sinon un empire de zombis accro à des fleurs ! »

Coup.

Douleur.

Couteau.

Hurlement.

Douleur.

Douleur.


Hannah était seule dans une pièce sombre et sordide. Elle avait peur pour elle et Tony et même cet étrange jeune homme souriant qui l'accompagnait.

Elle fermait les yeux et s'imaginait dans les bras de son fiancé sur une plage au loin.

Loin de Washington.

Loin de Tulipe Blanche.

Loin de tout.

Elle y arrivait ! Elle y était et elle était bien. Elle sentait la chaleur sur son visage pâle, l'eau salée sur ses jambes et le sable doré contre sa peau. Elle était loin.

Hurlement.

Hannah ouvrit brusquement les yeux, l'onirisme se brisait. Elle était de retour dans les sous-sols froids et humides de Tulipe Blanche et Tony hurlait à la mort.

Elle pleura.


Fred ne bougeait pas. Il regardait fixement l'obscurité droit devant lui.

Il ne voulait pas penser. Il ne voulait pas réfléchir.

Il voulait seulement oublier. S'oublier.

Alors il regardait fixement le vide en espérant être aspiré par celui-ci.

Il n'avait pas d'autre choix de toute façon.

Hurlement.

Fred ne cilla pas.


« Ne bougez plus, CSI.

- NCIS, abruti ! »

Le coup de crosse partit, Ziva s'effondra au sol avant qu'ils ne puissent réagir. Gibbs serra les poings, il ne pouvait pas agir. Ils étaient sous la contrainte de dix personnes. Ils leur étaient tombés dessus sans prévenir.

Foutu instinct qui ne l'avait pas prévenu ! Foutu orgueil qui l'avait poussé à continuer sans mandat ! Foutu DiNozzo qui le mettait dans cette situation !

« Et maintenant vous allez nous suivre. Docilement. »


Douleur.

« Comment allez-vous ?

- J'irai mieux si je ne voyais plus votre sale sourire éclatant ! Vous avez déjà pensé à faire de la pub pour du dentifrice ? C'est pour coller avec l'idée de Tulipe Blanche la totale blancheur ?"

Pourquoi devait-il toujours rétorquer ? Surenchérir ? Provoquer ?

Douleur.

Pour vivre. Pour avoir la supériorité.

« Vous êtes un dur-à-cuir, DiNozzo.

- Merci.

- Comprenez-vous l'intérêt de la douleur ?

- Je ne suis pas sûr, je pense que j'aurais besoin de l'essayer sur vous. »

Heaven approcha un couteau de son cou. Tony ne bougea pas d'un pouce.

« J'en ai fini avec vous pour aujourd'hui. Le pire arrive.

- Oh vraiment ? Pourtant je pensais qu'on avait atteint un bon niveau ensemble. »

Le chef de Tulipe Blanche eut un sourire mystérieux et mauvais.


Ils y étaient. Tulipe Blanche. Le lieu à l'origine de toutes leurs souffrances, en apparence si calme et si paisible.

« Avancez. »

Un des hommes de main enfonça le canon de son arme dans le dos de Gibbs et le força à marcher.

Il était si énervé qu'il ne fit pas attention à la décoration d'un blanc éblouissant. Il était totalement concentré sur un moyen de s'enfuir. Ils s'étaient fait prendre comme des débutants...

« Par là. »

On leur indiqua un immense couloir où ils croisèrent une jeune femme anormalement maigre dont les yeux flamboyèrent de rage en les voyant. Trop préoccupés par leur sort, aucun ne fit attention à elle.

Ruby Archeckt vérifia que le poignard qui ne la quittait jamais se trouvait bien dans sa poche et elle suivit discrètement le groupe.

Pour une fois dans sa vie, elle dérogerait aux règles de Tulipe Blanche mais c'était pour une bonne raison.

« Qu'est-ce que vous allez faire ? demanda Tony, inquiet.

- Le pire pour vous. Je vais torturer ceux que vous aimez. À commencer par cette petite brunette ma foi fort adorable. Et puis cette scientifique a des comptes à régler avec moi. On ne quitte pas mon organisation impunément.

- Je vous interdis de faire ça ! »

Il tentait de se défaire de ses liens mais ils étaient trop serrés. Néanmoins, malgré la douleur et la grande quantité de sang qui lui manquait, il continuait à vouloir se lever et frapper le visage particulièrement satisfait de Heaven.

« Vous ne m'interdirez rien du tout et tandis que j'abîmerai la peau douce de cette si belle Hannah, j'enverrai des hommes torturer votre jeune ami Fred ! Le pauvre, il est si jeune pour être défiguré...

- Non ! Revenez ! Torturez-moi mais laissez-les tranquille ! »

Dan Heaven qui avait commençait à quitter la petite pièce se retourna et lui lança un regard haineux.

« Non. »

Et il éteignit la lumière.

Les minutes s'égrenèrent dans un silence insupportable où il n'entendait que son propre souffle erratique.

Puis...

Hurlement.

Hurlement.

La douleur n'était pas la même pour Tony. Elle était intérieure. Elle était pire.

Douleur.


Bon, il est temps que je file au Mexique. Je reviendrais peut-être pour le 2 janvier. Adios, bonne année, et si je vois Gibbs, je lui fais un bonjour de votre part à tous, OK?

.

Bon, vous voyez qu'il n'y avait pas tant de TBC que ça ! Si ?

Bonnes fêtes !

Et PBG reste ici !