Edward mit sa veste puis prit les clés de la voiture.
- Bella ?
- J'arrive, cria-t-elle.
- Je te parle pas des bouchons qu'on va avoir, on va être en retard chez ton frère.
- J'arrive.
Elle arriva en courant de la chambre et mit ses chaussures puis chercha partout sa veste. Edward lui passa et elle lui sourit.
- Je suis comment ?
- Parfaite.
- Tu n'as même pas regardé.
Il se tourna et souleva sa jupe, elle avait mit son petit ensemble bleu nuit.
- Parfaite.
- Je te parlais de ma robe.
- Oh très jolie.
Elle leva les yeux au ciel puis mit sa veste et ils sortirent de l'appartement. Comme Edward l'avait dit, ils arrivèrent 20 minutes en retard.
- Tu as pris le cadeau ? demanda Edward.
- Oui.
Bella frappa à la porte et Edward posa sa main sur ses fesses.
- Tu es magnifique ce soir, dit-il doucement à l'oreille de Bella.
- Merci. Tu es très beau toi aussi.
Il l'embrassa et au même moment, Rosalie ouvrit la porte.
- Ah enfin !
- Désolée, c'est vraiment la merde sur les routes, dit Bella.
- Jacob et Paul sont déjà là, eux.
- Ils vivent à cinq minutes d'ici, eux.
Bella embrassa son frère et le serra dans ses bras avant de dire bonjour à Jacob puis à Paul.
- J'adore tes chaussures, dit Jacob.
- Merci, ne dis pas le prix à Edward, il va me tuer.
- D'accord.
Jacob serra la main d'Edward et le regarda de haut en bas.
- Est-ce qu'il connait le prix de ses chaussures ? demanda Jacob à Bella doucement.
- Non.
- Hum … elles coûtent plus cher que les tiennes.
- Il en n'avait plus.
- C'est ça.
Alice et Jasper arrivèrent cinq minutes plus tard. Alice, comme à son habitude, abhorrait une magnifique robe avec des chaussures hors de prix, qu'elle ne dit pas à Edward.
Ils prirent l'apéritif ensemble puis parlèrent de leurs vies et de leurs projets pour le Nouvel An … puis ils mangèrent l'entrée et entre deux, Rosalie ouvrit le cadeau de Bella, elle la remercia et Emmett également … Alice avait acheté un magnifique sac de la dernière collection Louis Vuitton et Bella vit le regard d'Edward changer.
Il n'aimait pas dépenser l'argent pour quelque chose d'aussi … inutile disait-il. Bella lui prit la main et l'embrassa avant d'aider Rosalie pour mettre la table, afin de manger le repas principal … puis le dessert arriva. Emmett et Alice mettaient l'ambiance et Edward parlait un peu avec Rosalie pendant que Jasper essayait de calmer sa petite amie.
- Heu … nous avons une nouvelle à vous annoncer, dit Emmett.
Tout le monde se tut et Rosalie sourit à Emmett.
- On va se marier dans deux mois, ça vous le savez mais … je suis enceinte.
Le silence. Emmett embrassa sa future femme puis Alice et Bella eurent un cri de joie, qui fit rire Jasper et Edward.
- Oh mon dieu, félicitations, dit Bella.
- Merci.
- Depuis combien de temps ?
- Ça fait 10 semaines, j'ai eu les résultats il y a deux jours, mais … on voulait attendre Noël pour vous l'annoncer.
- On pensait le faire pendant la lune de miel, dit Emmett.
- C'est toujours quand on n'y croit plus trop que ça vient, dit Rosalie.
Bella serra très fort son frère puis Rosalie et tout le monde félicita les futurs parents. Après toutes ces années, ils pourront, eux aussi, être heureux avec un petit bébé.
- Pour la robe, il faudra la réajuster, dit Rosalie.
- Tu seras parfaite, dit Emmett en touchant le ventre de Rosalie.
Edward eut la sensation bizarre que lui aussi, peut-être plus tard, il pourrait toucher le ventre de Bella comme ça.
- Il faut que j'attende les trois mois pour être sûre dit Rosalie.
- Oui, mais tout ira bien, dit Jasper.
- J'espère. Ça fait tellement longtemps qu'on attend ça.
Emmett regardait Rosalie avec des grands yeux, il était fier d'elle et ça se voyait. Edward regarda Bella, elle semblait si heureuse pour son frère.
- Un mini Swan.
- Et ouais … je vais vous faire plein de minis Swan.
- On va commencer avec un Emmett, dit Rosalie.
- Je veux plein de bébés avec toi …
Elle rigola et rougit en touchant son ventre. C'était surement ça « aller de l'avant ». Construire peu à peu un foyer, une famille … aimer la femme qui se trouve à vos côtés pour le restant de vos jours et tout faire pour que votre couple reste uni.
Ils étaient trop jeunes et Edward n'était pas prêt à avoir un enfant mais peu à peu, il se vit de plus en plus papa … peut-être même mari … et dans plusieurs années, peut-être grand-père.
- Nous allons y aller, dit Bella vers 2 heures du matin.
- Oui, nous aussi.
Ils avaient tous aidés Rosalie à nettoyer la table et après avoir dit au revoir, Edward et Bella partirent chez eux. Bella enleva ses chaussures et son manteau et il en fit de même. Ils mirent leurs pyjamas et allèrent dans leur lit.
- J'ai passé une bonne soirée, dit Bella.
- Moi aussi.
Edward ouvrit le tiroir de la table de chevet et lui tendit le petit cadeau qu'il avait acheté et il fut surpris de voir qu'elle lui tendit un cadeau également.
- Je sais qu'on avait dit pas de cadeau mais …
- Merci, dit-elle.
- De rien. J'espère que tu aimeras.
- Et ça c'est pour toi.
Elle l'ouvrit en premier et sourit lorsqu'elle vit le bracelet. Elle avait un collier qui lui venait de sa mère et qu'elle ne quittait jamais, il ne voulait pas en acheter un aussi.
- Il est magnifique, Edward.
- Je suis content qu'il te plaise.
Or blanc, deux petits bracelets très fins qui s'entrecroisaient.
- Tu me le mets ?
- Oui.
Il embrassa son poignet une fois mit et elle lui sourit puis il l'embrassa, il avait dû économiser longtemps, environ 6 mois pour ça mais ça valait le coup. Il payait une partie du loyer, une partie des factures et après ça, il n'avait plus beaucoup mais il y était arrivé.
Il ouvrit le sien et sourit en voyant ce que c'était.
- J'ai pensé que … ce serait le meilleur moyen pour parler …
Un journal intime, couverture en cuir avec un stylo qui valait sûrement une fortune mais il adorait. Enfin quelque chose à lui, pour s'exprimer, pour écrire, pour mettre sur papier tout ce qu'il n'osait pas lui dire, tout ce qu'il ne pouvait pas lui dire.
- C'est parfait Bella.
- Je t'aime Edward et je ferais tout pour que tu ailles mieux.
- Je n'ai jamais eu de journal intime.
- Et bien maintenant, tu en as un … et quand celui-ci sera plein, on en achètera un autre et un autre … il parait que c'est libérateur.
Il posa le journal sur la table de chevet et s'allongea avec elle, il remonta un peu le t-shirt avec lequel elle dormait et lui caressa tendrement les cuisses puis le ventre.
- Joyeux Noël ma Bella.
- Joyeux Noël.
- Je veux passer tous mes Noëls avec toi, dit-il.
Elle lui caressa amoureusement le visage puis glissa sa main dans ses cheveux avant de passer une de ses jambes entre les siennes.
- Je ne vois pas ce qui nous empêcherait de le faire, dit-elle.
Lentement, il se retrouva sur elle et ils firent l'amour, tendrement et amoureusement.
Nouvel An était déjà là, seulement une semaine plus tard et Edward angoissait un peu, il ne voulait pas y aller mais Bella lui avait faire promettre d'y aller avec elle.
- Allons-y, dit-elle.
Ils prirent la voiture et une fois là-bas, il y avait déjà plein de monde. Il faisait très froid et il avait neigé toute la semaine. Les températures atteignirent les – 6° et tous les sans-abris courraient pour avoir un lit pour la nuit.
- Oh bonsoir Bella.
- Bonsoir. Camilla, je te présente Edward.
- Enchantée, j'ai entendu parler de vous.
Edward fit un regard sérieux à Bella et prit la main que Camilla lui tendit.
- Enchanté, dit-il.
- Venez avec moi.
Bella et Edward se mirent directement au boulot, Bella s'occupait de la soupe et Edward dressa les dernières assiettes de crudités.
- Je suis déjà venu manger ici, dit-il à Bella.
- Et bien maintenant, c'est toi qui fais à manger pour eux.
- Oui.
Il sourit et mit un peu de salade dans une assiette. Vers 19h00, les assiettes furent lancées et tout le monde mangea. Bella parla avec une femme et rigola avec le petit garçon en face d'elle pendant qu'Edward la regardait.
- C'est votre femme ?
Il tourna la tête et vit un homme d'une quarantaine d'années en face de lui avec une petite fille dans les bras.
- Non, c'est … ma petite amie.
- Je ne l'ai jamais vu ici et vous non plus.
- Je ne ressemblais pas à ça, dit-il en montrant son visage, la dernière fois que je suis venu.
- Je vois. Moi je viens tous les ans avec ma femme.
Camilla apporta deux verres pour Edward et l'homme à ses cotés puis repartit.
- Ancien SDF ? dit l'homme.
- Oui, dit Edward difficilement.
- Moi aussi. Dix ans et toi ?
- Trois et demi.
- Hum …
Après un silence pesant, l'homme fit pour partir mais Edward entama une nouvelle conversation, l'homme se rasseyait.
- Comment vous avez fait pour … ne plus être à la rue ?
- Ma femme.
Edward hocha la tête.
- Heu … elle était coiffeuse … enfin, elle l'est toujours … je passais toujours devant et … c'était la plus belle femme que je n'avais jamais vu, dit-il.
Il la montra du doigt et Edward sourit. En effet, elle était jolie. Il regarda Bella et sourit à nouveau, mais pas autant que sa Bella.
- J'avais épargné pendant … trois mois au moins et j'ai été me faire couper les cheveux … on a discuté et … après être resté six mois devant son magasin, elle m'a fait entrer et … on a discuté … encore.
- Juste comme ça ?
- Oui, je ne pouvais pas l'inviter au restaurant et elle le savait mais je pouvais être là pour discuter et … peu à peu, elle m'a invité à manger chez elle et … dormir sur son canapé … c'était l'hiver, je n'allais pas dire non et en plus, c'était la première femme qui me faisait un tel effet. J'ai attendu très longtemps pour qu'elle me remarque et j'ai attendu très longtemps pour qu'elle se laisse charmer.
- Mais tu n'avais rien, dit Edward.
- Non, j'avais 6$ et … non c'est tout ce que j'avais, dit-il en rigolant.
Edward ne voyait pas ce qu'il y avait de drôle à galérer comme ça durant dix ans puis galérer encore pour parler avec une femme mais bon, il l'écouta encore.
- Deux ans, il nous a fallu deux ans pour qu'on s'embrasse et puis dix mois, pour voir notre petite Lilou naitre.
- Quoi ?
- Oui … Elisabeth est tombée enceinte le premier mois qu'on a fait l'amour. Manque de bol, j'étais toujours officiellement SDF.
- Et comment vous avez fait ?
- Et bien, je me suis mis avec elle et … avec le peur au ventre, j'ai attendu que ma princesse arrive, dit-il en embrassa le haut du crâne de sa fille.
Edward n'arriverait pas à le croire. Un mois après, seulement.
- Je n'avais que 25 ans.
- Elle a quelle âge ? dit Edward en montrant sa fille.
- Six ans.
Alors il n'avait que 31 ans, Edward voyait en face de lui, un homme d'au moins 40 ans. Il se rendit compte que la rue change les gens. Est-ce qu'il avait changé autant que ça aussi lui ? L'homme regarda Edward et demanda à sa fille d'aller jouer avec son frère.
- Ça fait combien de temps, que tu n'es plus à la rue ?
- Un an.
- Grace à cette femme ?
- Oui.
- La fierté en prend un coup, hein ?
- On a plus de fierté quand on vous dépouille de tout ce que vous avez, dit Edward sèchement.
- Ouais … des cauchemars ? dit l'homme.
Edward mit un temps à répondre puis il regarda Bella, elle regardait aussi et lui sourit. Il lui rendit son sourire et ce dit qu'il était venu pour ça, pour se confier et voir comment les autres avaient fait avant lui.
- Oui. Toutes les nuits.
L'homme baissa la tête.
- Ils ne partiront pas.
- Très encourageant.
- Je veux dire … ça diminuera mais … j'en fais encore, disons une ou deux fois par an mais j'en fais encore. C'est ancré en nous ça.
- C'est toutes les nuits.
- C'est parce que tu n'acceptes pas le fait que c'est derrière toi.
- On ne peut jamais dire que c'est derrière nous. Ça peut toujours nous arriver un jour encore, dit Edward.
L'homme regarda sa femme et ses deux enfants et le ventre rond de son épouse.
- C'est ma famille. Je n'aurais jamais pensé … jamais qu'un jour, une femme pourrait m'aimer. J'ai été à la rue à 15 ans et … quand Lilou est venue au monde. Nom de dieu, je suis parti, je suis parti deux mois, loin d'Elisabeth … puis je suis revenu, je ne pouvais pas vivre sans elle et je voulais être là pour ma fille … mais bordel, j'avais une peur bleue. Je sortais à peine de la rue et me voilà, avec une femme et un enfant dans les bras !
Edward le regarda et ce dit que sa vie n'était pas si … terrible. Bella n'était pas enceinte et il avait passé beaucoup moins de temps dans les rues.
- J'entends encore son petit cœur battre, continua l'homme.
- Je ne pourrais pas avoir d'enfant.
- Oh si vous en aurez et … toute cette merdre, toute cette colère, cette tristesse, se transformera en amour. Vous allez tellement vouloir que vos gosses ne subissent pas ça que vous allez être … un vrai papa poule. Quand vous tenez votre enfant dans vos bras …
L'homme regarda Edward et posa sa main sur son épaule.
- C'est magique. Vous allez vouloir lui donner tout ce que vous, vous n'avez pas eu. Et un jour, vous allez regarder votre famille, jouer dans le parc ou dans le jardin et … ça va passer, vous allez accepter pour de bon que le passé, restera le passé.
Edward commença à pleurer et l'homme frotta son dos. Edward n'avait que 22 ans et l'homme se dit qu'il avait encore toute la vie devant lui … pourtant, il avait déjà vécu toute une vie bien avant.
- Vous allez voir que ce petit bout de femme qui dort avec vous chaque nuit fait des merveilles. On ne penserait pas mais … c'est elle qui vous fera sortir de ça, en vous donnant un foyer, une famille, de l'amour, de la tendresse … la mienne m'a donné son cœur, son âme et son corps … j'en ai fais de même et je me sens beaucoup mieux. J'ai mis du temps et vous en mettrez aussi mais … ça ira. Laissez-vous guider … si elle est venue avec vous, c'est qu'elle vous aime bien plus que vous pouvez le penser.
Ils restèrent deux heures à parler … deux longues et en même très courtes heures puis Edward lui demanda son nom.
- Je n'ai même pas demandé, je suis désolé.
- Matthieu.
- Merci. Merci beaucoup.
- Faites-lui confiance, dit-il en se levant et en désignant Bella des yeux.
- Oui.
- Bonne soirée et bonne année.
- A vous aussi.
- Oh elle sera bonne.
Bella s'approcha d'Edward et s'assied sur ses genoux et l'embrassa.
- Bonne année mon amour.
« Mon amour ». Il sourit et l'embrassa tendrement.
- Bonne année.
- Tout va bien ? dit-elle en caressant ses joues.
- Oui.
Elle vit ses yeux rouges, preuve, qu'il avait pleuré mais ne dit rien.
- On va manger la glace, dit-elle.
- Il fait froid pour de la glace.
- Il y a du café et pour demain matin, il y aura du chocolat chaud et des croissants pour tout le monde.
- C'est bien, ils le méritent.
Bella ne dit pas que c'était grâce à son argent, peu importait. Elle posa son visage dans le cou d'Edward et celui-ci souriait à Matthieu en voyant que sa femme faisait la même chose. Matthieu caressa le ventre de son épouse et elle lui sourit.
Une fois qu'ils sortirent, Edward inspira longuement et l'air frais s'engouffra dans ses poumons. Il ferma les yeux puis souffla tout l'air contenu.
- On y va ? dit Bella.
- Oui. Rentrons.
Ce soir là, il laissa la colère, la tristesse, quelques unes de ses angoisses et surtout, la peur derrière lui. Il confit son cœur, son âme et une fois entré, son corps à Bella et s'endormit … pour la première fois depuis un long moment, sereinement.
coucou voilà un nouveau chapitre, j'espère que vous avez aimé: )
je vous invite à aller lire et peut être si vous voulez, voter pour mon Os sur le forum ( site sur mon profil) ... merci bcp ... c'est de lou228
les votes sont ouverts
a bientot et merci encore de votre fidélité.
