Pour mes fidèles qui continuent cette fic voici la suite ^^ !


Chapitre 21 : Brusque séparation.

Aussitôt elle disparut et réapparut dans une petite ruelle pour déjà éliminer le premier problème la raison de son absence ce matin dans son lit et l'absence évident de mot.

Elle prit le chemin pour aller sur le Moby Dick en soupirant, elle passa rapidement dans sa chambre pour ranger son pyjama contenu dans le petit sac, avant d'aller au réfectoire pour manger un morceau.

Elle y trouva son père qui la regarda bizarrement, elle se regarda et ne trouva rien d'anormal :

- Tu n'as rien, rassura son père.

- Ah !

- C'est juste que Vista et Thatch te regardent et complotent quelque chose, expliqua Barbe Blanche avec un petit sourire.

- Hein ?

Amandine se retourna et les vit en train de lui sourire, un sourire qui semblait en dire long, elle les regarda suspicieusement avant de s'assoir près de son père :

- Oh et sinon bonjour, rétorqua t'elle tout d'un coup.

- Bonjour à toi ma fille, pas trop mal dormit.

- Ça a été, dit-elle d'un ton neutre.

Elle voyait ses deux hommes rirent, elle n'aimait pas du tout, mais alors pas tout ce rire.

La jeune femme les voyait bien en train d'établir un plan « diabolique » pour sûrement la coiffer.

C'est pas qu'elle n'aimait pas, elle adorait même, mais... mais, en fait, rien du tout :

« Franchement des fois je me comprends pas, songea Amandine, peut-être que... c'est lié à ce souvenir... Quand j'y repense j'étais à la suite d'un rêve heureux, malheureuse, ça doit être ça, arrête d'y penser ».

Amandine mangea mais eut soudain comme un tic, elle n'arrêtait pas d'entortiller une mèche de ses cheveux.

Ensuite elle les replaçait derrière l'oreille, un autre moment elle tenait une mèche et la relâcha.

Ce n'est que quand elle remarqua que tout le monde la regardait de biais qu'elle se stoppa :

- Hé... hé..., ria t'elle gênée avant de s'enfuir.

- Père on doit traduire ça comment ? Demanda Marco.

- Je ne sais pas vraiment, Thatch, Vista venez ici, avez-vous une explication étant donné que vous complotiez en n'arrêtant pas de la regarder, interrogea Barbe Blanche.

- Sur ce coup là nous en savons autant que vous, c'est à dire rien, répliqua Thatch.

Il était malheureusement sincère, et puis eux aussi s'étaient posés des questions, car l'attitude d'Amandine ne cherchait pas à attirer les regards et à séduire, c'était différent.

La jeune femme devenait de plus en plus nerveuse, avoir repensé à ce souvenir, qui la rendait malade, elle essaya de le chasser, mais rien à faire.

Alors elle prit au plus vite ses affaires de peinture et pour créer des bijoux afin de voir Alicia et de penser à autre chose.

- Amandine, s'exclama la petite fille toute contente.

- Coucou, j'ai amené mon matériel pour dessiner et quelques dessins, on s'assoit et je te les montre d'accord.

- Voui, s'exclama l'enfant.

Alicia la tira vers leur saule pleureur et elles s'installèrent, Amandine lui montra quelques dessins :

- Whoua tu dessines vachement bien, fit Alicia des étoiles dans les yeux.

- Merci, tu veux que je te dessine quelque chose ?

- Tu peux me dessiner sous l'arbre ?

- Bien sur, tu veux que je me dessine aussi ?

- Tu peux te dessiner ? Demanda Alicia admirative.

- Oui, sourit Amandine, alors installes-toi et ne bouge pas d'accord.

- D'accord.

Alicia se cala contre l'arbre pendant qu'Amandine la dessinait, elle n'oublia aucun détail, c'était fulgurant la précision qu'elle avait :

- Voila je t'ai terminé, viens à côté de moi je vais t'expliquer comment on dessine.

- T'es trop forte !

- Merci.

Amandine se lança dans une longue discussion où elle expliquait pourquoi elle faisait ceci et cela, Alicia était passionnée.

Puis vient la couleur, Alicia dévorée des yeux cette belle image qui prenait vie un peu plus à chaque fois qu'Amandine ajoutait une couleur, une nuance.

Quand Amandine acheva son œuvre elle le signa et écrivit un mot pour Alicia :

- Voila pour toi, dit Amandine en lui tendant le dessin.

- Pour ma petite Alicia, signé Amandine Newgate... T'es la fille de Barbe Blanche, s'exclama Alicia.

- J'ai hésité à mettre mon nom, je ne voulais pas t'effrayer, je sais que beaucoup n'aime pas mon père, c'est peut-être un pirate, mais je ne porte pas son emblème, je suis juste sa fille, mais pas une pirate. Ce que je veux que tu comprennes c'est que tu ne dois pas me juger sur mon nom, ce ne serait pas juste, car sans connaitre mon identité tu m'as trouvé gentille et moi aussi et cela même si tu m'avais dis être la fille de mon pire ennemi, dit-elle d'une voix calme et douce.

- C'est vrai que tu es gentille, avoua la petite Alicia, le dit pas à mes parents, mais j'aime trop Barbe Blanche, parce que tu vois il protège les gentilles personnes plus faibles. Et tu vois il traite bien ses hommes, quand j'ai vue Barbe Blanche sauver Ace et toi j'ai adoré, car il aime son équipage, ses fils comme il dit, il protège ses enfants.

- Tu sais beaucoup de choses dit-moi.

- Parce que je veux être comme lui plus tard, je veux aider les autres, et tu sais il a eu raison de te sauver car tu es trop gentille, je ne comprends pas pourquoi la Marine voulait te tuer, t'es pas méchante.

- Tu apprendras en grandissant que les hommes sont loin d'être justes, certains le sont, mais beaucoup te jugeront à cause de ton sang, ton nom et ton statut. Or je pense qu'il faut juger la personne pour ce qu'elle est, ainsi que ses actes, ça serait beaucoup plus juste. Tu vois on voulait m'exécuter parce que je porte le nom de mon père, seulement pour ça alors, que je n'avais fait de mal à personne, on m'en a, à vrai dire plutôt fait.

Alicia lui fit un câlin :

- Pour moi t'es mon amie, même si t'es plus grande que moi, je t'aime bien. Dis-moi Amandine, tu penses que je pourrais rencontrer ton père ? J'ai toujours voulu le rencontrer et qu'il me raconte ses aventures.

- Pourquoi pas, après tout j'ai pas prit la robe et les accessoires que je dois rendre au gérant du restaurant. Donc va pour un détour, par contre je te préviens, il fait plus de 6 mètres tu vas te sentir petite, déjà que moi c'est pas terrible alors toi imagine.

- Whouaaaaa c'est un géant ton papa, s'exclama Alicia. S'te plait je veux le voir.

Elle tourna autour d'Amandine :

- Oui, aides-moi à tout ranger pour qu'on parte plus vite, ria Amandine.

Il n'en fallut pas plus pour qu'Alicia s'active en 4ème vitesse :

- Tu es pressée de le rencontrer dit donc, remarqua la jeune femme.

La jeune femme transporta tout le matériel et se dirigea vers le Moby Dick :

- Il est trop grand, s'exclama Alicia en regardant le bateau.

- Faut bien, parait qu'il y a plus de 1600 hommes, répliqua Amandine, allez viens près de moi.

Alicia s'approcha de son amie et préféra car tous les regards étaient braqués sur elle, elle se cacha derrière Amandine qui fit un petit détour dans sa chambre pour se décharger :

- Ils font peur, murmura Alicia à Amandine.

Cette dernière ria à cette remarque :

- Faut bien sinon, comment il ferait pour dissuader les méchants ? Demanda la jeune femme.

Elle prit par la main Alicia qui faisait bien attention de se camoufler derrière son amie, qui elle se dirigeait devant l'immense trône du roi des mers :

- Je te présente Alicia papa, j'ai appris à l'instant qu'elle était une de tes fervente admiratrice, annonça sa fille.

- Vraiment ? Demanda Barbe Blanche amusé de voir la petite fille se cacher.

- Mais c'est une montagne, murmura Alicia.

Tout le monde ria :

- Bah quoi, il est super grand, se défendit Alicia.

- Il y a des personnes encore plus grande que mon père tu sais, fit Amandine.

- Ah bon ?! S'exclama Alicia effrayée.

- Bon arrête de te cacher, je croyais que tu voulais en plus de le voir, lui demander qu'il te fasse les récits de ses quêtes, plaisanta Amandine.

- Mais il trop intimidant, fit Alicia en serrant les jambes de la jeune femme et en gloussant malgré tout, elle jouait les timides.

Barbe Blanche ria, il trouvait la petite Alicia adorable, il adorait les enfants, comment ne pas craquer devant les remarques encore innocentes d'une voix d'enfant ?

Il attrapa par le dos les vêtements d'Alicia qui poussa un petit cri aiguë en se sentant soulever.

Ensuite elle se sentit posée et quand elle regarda, elle était sur la jambe du pirate :

- Vous êtes trop grand, fit Alicia avec une moue adorable.

- Non, c'est toi qui es trop petite, rétorqua Barbe Blanche.

- Mais non j'ai que 7 ans, j'ai pas terminée de grandir, je mange ma soupe tous les jours pour grandir, même si c'est pas bon, dit-elle en grimaçant.

Il eut un nouveau rire, Alicia était attendrissante avec ses petites remarques :

- Je te comprends Alicia, moi j'ai toujours eu les soupes en horreur, lança Amandine.

- T'as vue c'est pas bon ! Renchérit l'enfant.

- C'est donc pour ça que tu es si minuscule ma fille ! Fit Barbe Blanche faussement fâché.

- Je suis pas minuscule, je suis petite ! 1 mètre 60 c'est une taille tout à fait respectable pour une femme, tout le monde sait que les hommes grandissent plus longtemps que les femmes, se plaignit Amandine.

- Monsieur dites vous voulez bien me raconter une histoire, un jour je veux être comme vous à défendre les gentilles personnes, s'exclama Alicia.

- Alors tu y arriveras, s'exclama Barbe Blanche, j'adore les enfants. C'est avec plaisir que je te raconte une histoire.

- Youpi ! Gigota Alicia toute heureuse, je sais pourquoi vous êtes grands, c'est parce que vous avez un grand cœur gros comme ça.

Barbe Blanche sourit à la petite fille et commença le récit sous l'œil attendrit de tout le bateau, Alicia quant à elle buvait chacune des paroles de l'Empereur des mers.

- Je vais rassurer ta maman, prévint Amandine au bout d'un moment coupant le récit de son père, je n'ai pas envie qu'elle s'inquiète.

- Ne lui dis pas où je suis, elle n'aime pas les pirates, ça lui fait peur.

- Je lui dirais que tu es avec moi, t'inquiète.

Amandine prit la robe qu'elle portait la veille avec les accessoires et prit un peu d'argent pour manger dehors, une fois parée elle partit déjà en direction de la maison d'Alicia :

- Bonjour madame, salua la jeune femme.

- Bonjour, où est Alicia ? Demanda la mère inquiète.

- Ne vous en faites pas elle est avec mon père, il lui raconte une histoire, je suis venue pour vous dire qu'elle risquait de revenir plus tard, elle est complètement suspendue aux lèvres de mon père, l'histoire semble la passionné.

- Ça ne m'étonne pas, elle adore lire, dites-moi je ne suis pas tout à fait certaine de moi, mais... est-ce que vous ne seriez pas la fille de ce Barbe Blanche ? Vous ressemblez beaucoup à ces avis de recherche, plus ça va plus, j'ai l'impression que vous êtes sa fille.

- Et vous madame quelle réponse voudriez-vous entendre ? Parce que i possibilités soit je vous dis la vérité, soit je vous dis ce que vous voulez entendre. Avant de vous répondre sachez que j'estime qu'on ne doit pas juger les personnes pour leurs noms, leurs sangs ou statuts. Si je vous dis que oui je suis bien la fille de Barbe Blanche est-ce que vous continuerez à accepter que je vois votre fille qui est adorable et que j'aime beaucoup et sachez que s'est réciproque ?

La femme ne répondit pas :

- Très bien, souffla Amandine, je vais vous la ramener si ça peut vous rassurer, mais très franchement personne ne lui veut du mal et encore moins mon père. Il aime les enfants de la même façon que vous vous aimer votre fille, il est incapable de lui faire du mal.

- Je ne veux rien savoir,rendez-moi ma fille, ordonna sèchement la mère d'Alicia.

Amandine courut vers le Moby Dick et revint les lèvres pincées :

- Je suis désolée Alicia, ta mère m'a reconnu et elle a vite compris que j'étais la fille de Barbe Blanche, elle n'est pas tranquille et elle veut que tu rentres.

- Oh non ! C'est pas juste.

Amandine alla dans sa chambre et revint tout aussi rapidement auprès de l'enfant et s'agenouilla devant elle :

- Alicia, il est possible que tes parents refusent que l'on se revoie, alors, je voulais te donner ceci, expliqua Amandine en lui offrant la broche.

- C'est pour moi ?

- Oui, caches la, tes parents pourraient te la prendre et la jeter, ça serait dommage.

- Merci.

Alicia lui fit un câlin, Amandine prit le dessin qu'elle lui avait dédicacé :

- Bon bah alors en revoir monsieur, s'exclama Alicia en allant faire un bisou sur la joue de l'Empereur.

La jeune femme souleva l'enfant et partit pour retrouver la mère, qui l'attendait de pied ferme avec son mari :

- Qu'aviez-vous en tête hein ? Demanda le père, vous vouliez la convertir à vos idées de la piraterie, vous êtes une belle manipulatrice.

- Je pourrais me taire, mais ça suffit, quand j'étais avec Alicia nous parlions que de perles, alors certes je vis avec mon père mais sachez une chose, je ne suis pas une pirate. Et notez bien que je désapprouve les actes barbares de la piraterie, je suis désolée Alicia de tout ce qui vient d'arriver. Sachez que je me suis liée d'amitié avec votre fille, je ne lui veux aucun mal, ni à vous, ni à personne, j'ignore comment vous convaincre. Mais je vous en pris ne la punissez pas, je vous pris de me pardonner d'avoir rencontré votre fille. Toutefois garder bien ça en tête, je n'ai menti à personne je n'ai manipulais personne. Le fait de ne pas avoir dit quel était mon nom ne constitue pas un mensonge ! Si vous le voyez comme ça et bien c'est fort dommage, au revoir, madame, monsieur, Alicia...

Amandine tourna les talons en direction du restaurant si les parents d'Alicia avait mal réagit, elle se doutait que le gérant et les clients aussi.

Qu'elle ne fut sa surprise quand elle apprit que le gérant n'avait rien contre elle :

- C'est gentil de m'avoir tout ramené, vous êtes une fille honnête ça se voit, vous êtes droite, c'est aussi pour ça que je n'ai pas hésité à vous prendre.

- Vous êtes gentil, mais vos clients ? A cause de ça vous allez sûrement en perdre et cela à cause de moi. Mais ce qui me fait le plus mal dans tout ça, c'est le regard dur des autres.

- Je vous comprends et malheureusement oui, je vous aime bien, mais les affaires doivent aussi tourner, vous me comprenez, peu de monde veulent encore vous voir. Enfin, tenez quand même, parce que vous avez fait une prestation magnifique hier soir.

Il lui donna une enveloppe assez lourde et un cadeau, Amandine ouvrit l'enveloppe et vit des billets de Berrys :

- Mais...

- Ce n'est pas grand chose, je vous conjure d'accepter.

- Mais pourquoi ? Demanda Amandine.

- Parce que je vous apprécie, allez ouvrez-moi mon présent que je sache si vous aimer.

Amandine déchira le papier cadeau et ouvrit la boite qui révéla un magnifique collier avec des roses, la jeune femme toucha du bout du doigt les fleurs et remercia le gérant :

- Je vous en pris, si un jour vous repassez sur l'île je vous accueillerais avec joie, d'ici là ça se sera tassé.

- Encore merci, murmura la jeune femme avant de partir.

Cette dernière décida de passer voir le marchant de perles :

- Bonjour, dit-elle.

- Ah bonjour, répliqua le commerçant.

- C'est ça que veut Alicia ? Demanda Amandine.

- Oui c'est une très belle pièce, je n'en ai que deux, elle veut le parme.

- C'est un énorme sertis est-ce qu'elle vous à dit ce qu'elle voulait en faire ? Demanda la jeune femme.

- Oui, un collier qu'elle m'avait dessiné, attendez, ah le voila.

Amandine prit la feuille et vit ce que voulait faire Alicia :

- Ambitieuse, murmura-t-elle avec un fin sourire.

Amandine prit le sertis parme en forme de cœur et le deuxième qui était lui turquoise, elle prit ensuite d'autres petites choses qui étaient bien hors de prix pour une petite fille comme Alicia, mais pas pour Amandine.

- Voila je vous achète tout cela, mais attention, tout ceci n'est pas que pour moi, une partie est pour Alicia, je vous dirais quoi, pour l'instant je règle mes achats, combien je vous dois ?

- 435 Berrys, répondit le commerçant.

Amandine sortit de l'enveloppe plusieurs billets et régla le tout :

- Je voudrais que vous donniez à Alicia la prochaine fois qu'elle viendra tout ceci, en plus de cet argent, je pense que vous êtes honnête. Mais j'ai des pouvoirs et une capacité à demander ce que je veux pour que ce soit exaucé, donc je vérifierais que tout soit transmit si ce n'est pas le cas, vous aurez affaire à moi.

- Pas de soucis mademoiselle, j'ai eu ouï de ce qui s'est passé hier soir, le gérant est un de mes amis, vous n'avez pas à vous en faire, je transmettrais tout ça à la petite.

Il lui fit un clin d'œil complice, Amandine sentait qu'elle pouvait lui faire confiance, heureusement qu'elle tombait aussi sur des gens bien.

C'est donc quand même attristé qu'elle rentra sur le Moby Dick en soupirant :

- Ça ne va pas ? Demanda Ace en la voyant revenir.

- Les parents d'Alicia m'en veulent et presque toute la population à peur de la Terrible et sanguinaire Amandine Newgate, dit-elle, pff c'est complètement idiot de juger les personnes sur leurs noms. C'est juste la stupidité des gens qui m'agace.

Amandine entra dans sa chambre, et posa l'enveloppe et son collier, lorsqu'elle eut une idée, quand elle ressortit du pont elle s'installa sur la proue et visa la flûte traversière avant de jouer un morceau.

Alicia habitait près du port et la jeune femme lui avait dit qu'elle jouait de la flûte traversière, elle espérait qu'elle l'entende.

Ce fut le cas, elle ouvrit la porte de sa chambre qui accédait à un balcon et elle regarda le Moby Dick et vit Amandine qui se leva.

Amandine comme Alicia pleurait en silence, cette triste séparation, la jeune femme s'arrêta et se tourna :

- Azur vient ici.

Elle le réceptionna et elle prit une feuille et de l'encre qu'elle avait prit en plus de son instrument :

Une surprise t'attend, chez notre ami le vendeur de perle.

Amandine.

Azur se vit ficeler le petit message à sa petite patte gauche :

- Tu veux bien transmettre à Alicia ce mot ? Demanda-t-elle à l'oiseau.

Azur s'envola, pendant qu'Amandine attendait bras croisés sur la proue, elle vit Alicia sortir de chez elle, la jeune femme voulait quand même voir comment réagirait Alicia.

Donc elle descendit du navire et attendit derrière la porte du commerçant écoutant aux portes :

- Amandine m'a demandé de te confier ça, c'est son cadeau, déclara le commerçant.

Alicia s'exclama de joie et de tristesse, Amandine décida d'entrer :

- J'espère que ça te fais plaisir, s'exclama t'elle.

- Oui, répondit la petite les larmes aux yeux en se précipitant vers les bras de la jeune femme.

- Écoute-moi Alicia, beaucoup ne m'apprécient pas à cause de mon nom, donc ces mots m'arrachent le cœur, mais il faudrait qu'on évite de se voir, expliqua Amandine.

- Non je ne veux pas, s'écria Alicia, tu es ma première et meilleure amie, je ne veux pas.

- Je n'ai pas dis qu'on ne pouvait rien faire.

- Comment ça ? Demanda l'enfant avec une lueur d'espoir.

- Escargophone, fut le seul mot que prononça Amandine.

Alicia suivit la jeune femme et achetèrent 2 escargophones et échangèrent leurs numéros :

- Voila, on pourra se parler, mais il faudra que tu fasses attention d'accord Alicia ?

- Oui, Amandine, murmura Alicia qui était un peu mieux.

- Alicia j'ai des pouvoirs qui font que je peux être dans un coma qui dure plus ou moins longtemps, mais sache que je te répondrais d'accord. Allez rentre chez toi.

C'est donc avec moins de peine sur le cœur et sans larmes qu'elles se séparèrent :

- Merci Azur, chuchota Amandine en réceptionnant sur son épaule le petit oiseau.

- Amandine, appela son père.

- Oui ?

- J'ai discuté avec mes fils, sais-tu où tu veux aider ? Demanda Barbe Blanche.

- Tu leurs à vraiment dit que je m'ennuyais ferme et qu'il fallait arrêter de me prendre pour une pauvre petite chose fragile capable de se briser ? C'est pas faux dans un sens, mais je veux en être certaine, parce que moi personnellement il y a des jours je me demande finalement ce que je fais là...

- Père nous a tout dis, expliqua Marco, faudra pas venir râler si t'en a marre des tâches.

- Je sais, mais je suis désespérément ennuyée ici, au point de vouloir faire les tâches ingrates, personnellement si c'est possible, j'aimerais, comme la première fois j'ai beaucoup aimé, faire...

- La cuisine, la cuisine, répéta Thatch en croisant les doigts.

- Mais arrêtes de la vouloir rien que pour toi, s'exclamèrent les autres commandants.

Amandine éclata de rire :

- Pauvre Thatch, mais malheureusement je vais lui donner raison, papa je veux cuisiner, j'ai bien aimé avec Thatch et comme j'ai soif d'apprendre je me dis que c'est un bon domaine.

- Yes, s'exclama Thatch tout content.

- Mais comme ça ne me prendra pas toute la journée, poursuivit Amandine, j'ai eu l'idée de...

- Non tu restes avec moi, s'exclama Thatch en la tirant vers les cuisines.

Thatch prit la jeune femme sur son épaule pendant qu'elle gesticulait pour qu'il la repose :

- Reposes-moi tout de suite, THATCH !

- Non t'es toute légère, ricana Thatch.

- Si tu ne me reposes pas immédiatement, c'est des coups que tu vas recevoir, menaça Amandine.

Il emporta avec lui la jeune femme à travers le navire :

- On lui vient en aide ? Demanda Ace.

- Vaut mieux, ricana Marco, il est capable de la mettre au parfum.

- Franchement elle aurait pu se douter qu'il n'allait pas être indifférent, marmonna Vista en se massant les paupières.

- Oui, mais Amandine est encore un peu naïve et elle est loin de connaitre Thatch et ses habitudes, répliqua Barbe Blanche amusé, allons lui porter secours.

Thatch posa quant à lui enfin la demoiselle sur une chaise :

- Tu peux m'expliquer pourquoi tu me fais tout un cirque ? S'exclama Amandine.

Il ne lui répondit pas, il tira sur son foulard et s'approcha de la jeune femme qui recula, ce qui fit pencher la chaise en arrière qui ne fut que maintenue par Thatch :

- Ne t'en fais pas, murmura t'il en lui bandant les yeux, c'est juste un test.

- Hein ?

Amandine n'eut le temps de lui poser plus de question qu'elle devint aveugle et sentit quelque chose en bouche :

- Maintenant je veux que tu me dises ce que tu discernes ! Expliqua Thatch.

La jeune femme ne comprenait pas vraiment le jeu de son amant :

- Thatch, répliqua Vista dans l'embrasure de la porte, tu devrais lui expliquer un peu mieux que ça, on connait tous ton niveau d'exigence, on sait ce qui arrive à chaque fois qu'un nouveau intègre les cuisines...

- C'est quoi cette histoire ? Demanda Amandine en avalant ce qu'elle avait en bouche.

- Thatch est un cuisinier hors pair et met à rude épreuve qui veut intégrer sa cuisine et tu vas vivre un vrai calvaire durant ce qu'il appelle « test », expliqua Vista.

- J'estime que c'est mon rôle, tu veux manger de l'immangeable ? Demanda Thatch en évoquant le jour de l'anniversaire d'Amandine.

- Framboise, chocolat, cannelle et amande, répliqua Amandine en croisant les bras montrant qu'elle était prête.

Elle ne vit pas le sourire du cuisinier, mais le devina :

- Ça c'était facile, lança Thatch.

- Thatch, ne nous dis pas que tu vas oser..., marmonna Vista.

- On verra si elle me convainc avant ! Répliqua le 4ème commandant.

- Je te préviens Amandine, il va être sans pitié, que tu sois l'amour de sa vie ou pas, avertit Vista.

- Et bien j'attends Thatch de pied ferme, je vais lui montrer de quel bois je me chauffe, sourit la jeune femme.

- Bon maintenant partez ou taisez-vous, elle doit se concentrer, coupa le cuisinier.

Amandine entendit des bruits de chaise, elle en déduisit que Vista et ceux qui l'accompagnaient, restaient :

- Ouvres la bouche, murmura Thatch.

Elle obéit et eux quelque chose de brûlant en bouche et de très épicé :

- Je veux le nom des 5 épices.

- Mais c'est immonde, fit Amandine en grimaçant.

- C'est un test, alors.

- Paprika, piment, gingembre, safran et...

Elle n'avait su discerner le 5ème, elle réfléchit :

- Tu veux regoûter ? Demanda Thatch.

- Oui, répondit Amandine.

Elle discerna les 4 épices qu'elle avait cités et se concentra :

- Origan et muscade, il n'y en a pas 5 mais 6, rétorqua la jeune femme.

Le 4ème commandant sourit, c'était une question piège :

- Je te donne un verre d'eau, précisa Thatch.

- Je préfère un verre de lait, avec tout le respect que je te dois, pour calmer une gorge enflammé par autant d'épice c'est du lait qu'il faut employer, pas de l'eau, corrigea Amandine.

Il s'arrêta et esquissa un sourire visible de tous sauf de la demoiselle :

- Alors tiens, mademoiselle, fit le commandant en lui tendant un verre attendant qu'elle le prenne.

- Merci.

Elle but une gorgé et grimaça :

- Ça ne va pas ? Demanda Thatch inquiet.

- Rien j'aime pas le lait nature, ça m'écœure, à ton avis pourquoi je me mets du chocolat de bon matin, dit-elle en esquissant un sourire.

- Puisqu'on parle chocolat, dit-il en se plaçant derrière Amandine, je veux que tu me donnes le nom de tous les aphrodisiaques que tu connais.

- Très bien, il y a le très célèbre chocolat, la muscade, la coriandre, la cardamome, la vanille, le gingembre, les clous de girofle, l'anis, la moutarde, la truffe, le café, le céleri, la verveine, le jaune d'œuf, la menthe, le réglisse, la sarriette, l'ail, l'asperge, le fenouil, les huîtres, le ginseng, les amandes, le champagne, les cuisses de grenouille, l'avocat...

Thatch était effaré, elle venait de lui en citer 25 en excluant le chocolat :

« Elle m'a mangé un bouquin ou quoi ? Pensa Thatch ».

- As-tu encore une autre question ?

- Qu'est-ce que l'Actinidia deliciosa ? Demanda le commandant.

- Heu..., fit Amandine qui n'en savait strictement rien.

- Essayons encore qu'est-ce que le Rubus idaeus ?

- Ça c'est la framboise, s'exclama Amandine se souvenant de sa mère elle qui lui avait tant appris.

- Dis-moi entre la tomate, la courgette, l'aubergine, la courge, l'avocat quel est leur point commun ?

- Le point commun de ces 5 produits est que ce sont tous des fruits et non des légumes, mais par convention on les considère comme des légumes. D'ailleurs on dit fruits et légumes juste pour distinguer le goût sucré, du goût salé.

Bon là Thatch était sur le cul, enfin presque il se tenait fermement à la chaise de la jeune femme, là elle l'épatait :

« Pas étonnant, si elle a fait la cuisine à ce misérable de Sengoku, elle a eu le temps d'en apprendre..., pensa Thatch ».

Le commandant posa fermement ses mains sur les frêles épaules de la jeune femme qui sursauta :

- Dernière question, dit-il en se penchant vers son visage, quel est mon aliment préféré ?

Amandine ouvrit la bouche, elle n'en savait strictement rien, elle se creusa la tête et retira son foulard des yeux, avant de lever la tête, vers ceux de Thatch.

La jeune femme se leva et contourna la chaise et murmura quelque chose à l'oreille du commandant qui rougit, il s'attendait à tout sauf à la réponse qu'elle lui avait donnée.

Autant dire qu'elle l'avait définitivement déstabilisé :

- Alors j'ai réussi ce test ? Demanda Amandine.

- Toutes tes réponses sont justes, si on exclut la dernière question, pour ce qui concerne l'Actinidia deliciosa, il s'agissait du kiwi.

- Un nom si long pour un si petit fruit ? S'exclama la jeune femme.

- Hein, hein, ensuite dire que mon aliment préféré c'est tes lèvres... fallait oser.

Là c'est à Barbe Blanche et aux autres commandants d'êtres sciés de l'audace de la jeune femme :

- Quoi ? C'est une réponse comme une autre, se justifia Amandine en se pinçant les lèvres prête à rire devant l'air de ses frères et de son père.

- Je dois admettre que depuis que tu me l'as dit, ce n'est pas faux, tu m'embrasses ? Fit Thatch.

- Faut voir, charria Amandine, j'ai réussi ce test ou pas ?

- Oui, alors tu m'embrasses maintenant ? Demanda-t-il pour jouer.

- Non, répliqua t'elle, c'est pour te punir de m'avoir soulevé comme tu l'as fait !

- Grrrr, dit-il avant de la saisir.

Il l'attira à lui et la pencha, cette dernière cria de peur et se cramponna à lui pendant qu'il l'embrassait comme jamais devant tout le monde.

Amandine vira au rouge durant leur échange, Vista du intervenir ce qui ne plus pas à certains :

- Ah Vista fait disparaitre tes maudits pétales ! On ne voit rien !

- Non, Thatch arrêtes tout le monde te regarde, s'exclama Vista.

- Hum hum, dit-il en se détachant de la jeune femme.

Il se passa la langue sur ses lèvres et déclara ouvertement :

- Tu as bien raison tes lèvres sont ce que je préfère, dit-il avec un sourire au coin.

Il allait l'embrasser de nouveau, mais cette fois Amandine posa sa main droite contre la bouche du commandant :

- Mais arrêtes, s'écria la jeune femme.

Thatch la maintient bien contre lui pour libérer une de ses mains pour tenir le poignet de la jeune femme contre sa bouche afin d'embrasser le creux de cette main.

Amandine vit rouge quand elle sentit Thatch embrasser sa main, elle tenta de la lui reprendre, mais ce fut peine perdue.

- Arrêtes ! Hurla-t-elle.

Thatch s'arrêta et libéra la jeune femme de son emprise qui recula, ça se lisait dans son regard que malheureusement elle n'avait pas aimé cet échange.

Aussi elle partit en courant, Vista la vit partir, mais ne la retient pas, il jeta un regard assez méchant au 4ème commandant, avant de sortir et d'aller retrouver sa dulcinée.

Il la trouva en haut du mat, il entreprit donc de la rejoindre et de lui parler :

- Thatch est quelqu'un de très joueur, commença Vista en s'installant près d'elle, je pense très sincèrement que tu ne cherchais pas ce qui s'est passé. Je dirais que tu cherchais à le taquiner un peu, mais je crains que Thatch ne l'ai pas interprété comme ça. En tout cas, je dois t'avouer une chose tu es de loin celle, qui de mémoire, à le mieux réussit son test, d'une certaine façon tu l'as remis en place, surtout à sa dernière question... Très osé la réponse, mais... je dois t'avouer que c'était encore pour toi la meilleure réponse à lui fournir. Parce que pour dire vrai, il change constamment de réponse, tu lui as donné une réponse auquel il ne s'attendait pas, je ne sais pas si tu l'as vu virer au rouge, mais c'était payant. En fait tu as un caractère bien trempé, je l'avais déjà remarqué, mais tu es tellement timide qu'on ne voit pas ton côté indomptable, c'est quand tu es venu à Marineford pour nous sauver que ça se voyait. C'est ce qui nous a en plus, tous déstabilisés... Donc je ne dis pas de ne pas en vouloir à Thatch, il n'aurait pas du faire ce qu'il a fait et encore moins devant tout le monde, toutefois je veux que tu tiennes juste en compte qu'il est très joueur, mais pas méchant. Si tu lui tends la perche, il va la saisir, hélas même si tu n'as pas conscience des conséquences que ça peu amener...

- Tu crois qu'il va m'en vouloir ? Demanda doucement Amandine au bout d'un moment.

- Je pense surtout que c'est lui qui va s'en mordre les doigts, il n'en rate pas une tu sais, même s'il est un peu moins tout feu tout flamme, depuis qu'il est revenu dans le monde des vivants Thatch reste Thatch. Mais tu sais il t'aime vraiment beaucoup, jamais il te fera du mal, du moins pas volontairement.

- Est-ce... que c'est une bonne idée que je fasse la cuisine à ses côtés ? J'ai un doute maintenant, dit-elle.

- Crois-moi, il va se calmer maintenant, sans compter que même s'il est mon « supérieur » hiérarchique sur le navire, j'ai mon mot à dire, on forme un couple à 3. Alors je vais une fois qu'on se séparera, lui parler franchement, et lui dire ce que je t'ai dis, je ne veux pas que tu te sentes mal. Tu peux travailler avec lui il n'y a pas de problème, s'il se tient à carreau. Au pire tu m'appelles et j'accours pour sauver ma demoiselle en détresse, après tout je suis ton garde du corps, plaisanta t'il.

- Oui c'est vrai, murmura Amandine en souriant timidement.

- Puis-je vous prendre dans mes bras pour descendre du haut de ce mat ? Demanda Vista en s'inclinant devant elle.

- D'accord, dit-elle.

Il la souleva avant de sauter, Amandine se cacha les yeux en se sentant tomber, puis comme rien n'arriva, elle écarta ses doigts pour voir qu'ils avaient atterrit souplement sur le pont.

Vista sourit devant l'air apeuré de la jeune demoiselle qui savait pourtant à quoi s'attendre, quoiqu'il eu un doute l'espace d'un instant...

- Je veux bien recommencer, fit Amandine avec un grand sourire.

- Une autre fois princesse, là je vais parler à Thatch, murmura t'il en la reposant avant de s'éloigner.


XD Thatch ! Tu n'en loupes pas une toi alors !

Une tite review ça fait toujours plaisir =3 allez c'est noël !