Chapitre 21: Attaque frontale
Ou le début de la rébellion
Loin de détendre l'atmosphère, le rire de Severus et de Tonks avait déconcerté la plus part de leurs interlocuteurs et avait attisé la colère de Dumbledore. Même s'il n'était pas physiquement présent dans le salon, Dénal savait qu'il était le seul à avoir une vue d'ensemble de la situation ce qui lui conférait un avantage non négligeable. Son professeur avait dit que l'ambiance dans la salle ressemblait à un chaudron sur le point d'exploser. Et bien maintenant, avec la réaction disproportionnée de Severus et de l'Auror, le compte à rebours était enclenché et il ne restait plus beaucoup de marge de manœuvre pour limiter les dégâts.
« Severus! Votre réaction est plus que déplacée! » S'énervait le vieil homme en se levant de la chaise ou il se trouvait pour menacer de nouveau Severus de sa baguette. « Vous n'avez jamais appréciez Harry, cependant j'aurais imaginer que vous réaliseriez ce qu'être un Marcheur d'Ombre impliquait... Quand à vous, Miss Tonks, savez vous seulement de quoi il s'agit? »
Dénal malgré le réel énervement qui secouait le directeur pouvait percevoir que celui-ci continuait à faire marcher son esprit, comme si la réaction des deux jeunes sorciers n'avait pas anéantis son plan. Dumbledore cherchait une nouvelle approche qui convaincrait tout le monde de l'importance de récupérer Harry. Pourquoi?
Et en même temps Le directeur semblait satisfait, comme si le fait qu'il ait attiré leur attention sur la créature que pouvait être devenu Harry les avait détourné de quelque chose de plus important, mais quoi, allez savoir? Et cela intriguait grandement Harry qui flairait qu'il y avait quelque chose de louche derrière tout cela.
L'autre point qui intriguait Harry était ces fameux Marcheurs d'Ombre. Il avait tout juste commencer à étudier dans la pensine d' Augusta, n'avait pas pu accéder à l'ensemble des connaissances que supposait son rôle de chimère. Il n'avait donc pas la moindre idée de ce que pouvait être exactement un Marcheur d'Ombre. Avoir grandit au milieu de Moldus n'avait pas que des avantages, il lui manquait tout le folklore des contes et des légendes que racontaient les parents le soir avant que leurs enfants s'endorment. Cela aurait pu être un détail insignifiant, mais il avait le sentiment que beaucoup de ses contes s'appuyaient sur une part de la réalité que les sorciers avaient au mieux décidé d'oublier et au pire des cas complètement déformé pour que cela corrobore leur vision d'un monde magique idéal. Une erreur selon Dénal.
« Ce sont des créatures magique qui ressemble à des êtres humains. Peut être un peu plus pâle et de constitution plus frêle. On raconte que leur yeux ont une couleur singulière sans pour autant préciser laquelle.» Commença de lui expliquer Alyd d'un ton professorale, tout en essayant de se montrer concis et précis dans sa description ce qui lui donnait quelques difficultés pour concilier les deux. « Du moins en apparence car quand ils se trouvent dans une zone d'ombre, leur différentes capacités sont décuplées. Cela va de leur sens à leur force entre autre chose. Ils peuvent, selon la légende, se déplacer au travers des Ombres. Mais ce qui terrorise véritablement les sorciers à leur propos, c'est la manière dont ils se nourrissent de la magie de leurs victimes. D'après certains textes ancien, ils peuvent vider un sorcier de sa magie. »
« Comment font ils ? Ils extraient la magie comme les vampires prélèvent le sang de leur proie » voulu savoir Dénal avec curiosité.
« Si on veut, mais les Marcheurs d'Ombre ne mordent pas leur cible. Le simple fait de les toucher dans l'Ombre peut être dangereux pour un sorcier. Car c'est toujours dans l'Ombre que s'exprime leur pouvoir. »
« Pas vraiment pratique! Comment le directeur pensait pouvoir raisonnablement convaincre les membres de l'Ordre que je suis un Marcheur d'Ombre alors que je me promène depuis des années sans qu'aucun accident ne se soit produit? »
Dénal comprenait mieux la réaction de Severus et Tonks. Il était quasiment impossible qu'une telle créature ait pu se trouver à Poudlard sans qu'à un moment donner où à un autre, un accident ne se soit produit lié à la manière dont les Marcheurs exerçaient leur pouvoir!
«Évidemment il a été pris de cours pour trouver une créature magique qui soit lié aux chimères et qui inspire assez de crainte ... » Argumenta Alyd même s'il partageait l'opinion de son cadet sur le manque de crédibilité de cette explication, à moins bien entendu que l'objectif du directeur soit tout autre que celui qu'ils avaient envisagé jusqu' à présent! C'est à dire autre chose que de porter préjudice à Severus, cela ne pouvait pas être dans le seul but de convaincre les membres de l'Ordre qu'il fallait à tout prix surveiller Harry ? Dénal devait en avoir le cœur net.
« Il avait pourtant l'embarra du choix. Je crois qu'il est temps que j'entre en scène histoire de savoir jusqu'où il prévoit de nous pousser pour atteindre son but. » décida Dénal alors que la chimère dorée soupirait en lui faisant promettre de faire attention et de ne pas prendre plus de risque que nécessaire.
Tonks et Severus de leur côté, retrouvaient petit à petit assez de calme pour répondre et malheureusement pour le directeur et les autres personnes présentes, ils n'était apparemment pas décidé à faire d'excuses pour leur comportement, mais avait plutôt l'intention de s'affirmer dans leur opposition à la déclaration du directeur.
« Monsieur, avec tout le respect que je vous dois » Commença Tonks en fixant le vieux sorcier d'un regard froid et changeant. Comme si la couleur de ses yeux hésitait entre le vert jade et le noir charbon. Le ton de sa voix était aussi particulier. Bien que posée et calme, il donnait l'impression que ses mots de politesse ne reflétaient pas le fond de sa pensée. « Je sais pertinemment ce que sont les Marcheurs d' Ombre et je ne parle pas uniquement des soit disant faits qu'on leur accorde dans les contes pour enfant. Au cas où vous l'auriez oublié, Monsieur, je suis une Auror accomplie et au courant des créatures magique qui peuvent représenter une menace. »
Dénal trouvait que la jeune sorcière s'en sortait plutôt bien. Bien entendu, elle venait de définitivement saborder sa crédibilité auprès de ceux qui ne jurait que par Albus Dumbledore. Sirius semblait grandement impressionné par le courage de sa cousine, alors que d'autre membres de l'Ordre marmonnaient clairement leur désapprobation. Mais cela semblait être le cadet de ses soucies, elle avait même l'intention d'enfoncer le clou, mais Severus prit la parole à son tour.
« Quand à moi, monsieur le directeur, j'ai beau ne pas apprécier ,comme vous le dites si bien, Potter à sa juste valeur, mais je pense le connaître suffisamment pour considérer votre allégation comme fortement improbable. Mes connaissances concernant les races magiques peuvent certainement être remise en cause, mais pas celle du clan que je sert. »
Les membres de l'Ordre fixaient les deux troubles fêtes, se demandant si finalement ils avaient encore toute leur raison pour se moquer aussi ouvertement des propos du directeur, qui lui, semblait à deux doigts de l'apoplexie tellement il contenait difficilement sa colère.
Cependant Dénal pouvait sentir que Dumbledore continuait à faire marcher son esprit de déduction et d'analyse à plein régime. Il avait saisit une ouverture dans les propos du professeur de potion et allait s'engouffrer à l'intérieur afin de continuer à attaquer Severus et à orienter la conversation comme il le souhaitait. D'après la vu d'ensemble qu'il avait de la situation, Dénal était prêt à parier que le directeur pensait que seul le professeur était une menace dans le salon, et il avait de plus en plus l'envie de le détromper.
« Si vous en êtes si formel, Severus, je pense que c'est parce que vous savez à quelle race de créature magique appartient Harry? » Répliqua le directeur avec un rictus satisfait. « Dites nous de quoi il retourne selon vos maîtres du moment, qu'à notre tour, nous puissions rire... »
Dénal refusait de laisser s'enliser la conversation de nouveau. Ce n'est pas en discutant de son statut de créature magique qu'ils allaient arracher le secret que possédait Dumbledore à son sujet! De celà, la jeune chimère était sûre et certaine.
L'insulte à peine voilé dirigé contre le professeur lui donnait le prétexte pour intervenir ouvertement. Il ne pouvait laisser passer cet affront et comptait bien intervenir avec tout le panache et la mise en scène qu'il pourrait pour montrer à Dumbledore qu'il n'était plus le seul capable de manipuler l'esprit des gens pour leur faire entendre son point de vue!
« Que comptez-vous faire? » Le coupa dans son élan la voix sévère de Severus qui se mordait profondément la lèvres inférieur pour ne pas répondre au directeur et tomber dans le piège grossier qui lui avait tendu le vieil homme. Il savait aussi que son absence de réponse allait être juger avec méfiance. Déjà Sirius qui avait semblé hésitant sur le camp dans lequel se ranger, se tournait vers lui avec suspicion. « Ne prenez pas de risques inconsidérés! La situation n'est pas si périlleuse que celà »
Encore fallait-il que Severus accepte de le laisser agir en conséquence ! Sachant pertinemment que demander la permission ne lui ferait que perdre du temps et de l'énergie, il préféra se mettre en action pour désamorcer la situation.
De toute façon, Severus en tant que servant ne pouvait intervenir pour l'empêcher de faire ce qu'il avait planifier. Il y avait de forte chance pour qu'une fois de retour au manoir, Ialon lui fasse un sermon bien sentit sur les risques qu'il aurait pris, mais pour le moment, s'il voulait obtenir des réponses, il fallait qu'il vienne les chercher par lui même!
« Je compte faire ce qui doit être fait pour pousser le directeur dans ses derniers retranchements! » Répondit-il sans hésiter et sans se préoccuper des récriminations de son professeur. « Hors de question qu'Alyd et vous soyez les seuls à prendre des risques! Je ne suis pas un bibelot fragile! Je suis une chimère et j'ai mon rôle à jouer dans ce jugement! »
Dénal voulait faire comprendre à son aîné qu'il n'agissait pas uniquement sur un coup de tête et pour répondre à son impulsivité naturelle qui le poussait généralement dans des ennuis qui le dépassaient rapidement. Il voulait montrer à ses frères qu'il savait agir comme une chimère et qu'ils n'avaient pas à avoir peur pour lui et ni à le traiter comme un précieux enfant fragile qui avait encore du temps devant lui pour affronter les dangers de la vie. Alyd et Ialon lui avaient apporter le soutien et la force nécessaire pour qu'il puisse prendre position sur les événement qui avaient marqué sa vie. Il n'était plus le pion de personne et il comptait bien utiliser cette liberté pour changer le monde magique.
« Encore plus ici et maintenant, puisqu'il s'agit de ma vie, enfin de celle de moi en tant que Harry...Tonks ne peut pas vous apporter le soutien nécessaire pour appuyer votre position au sein de l'Ordre, vu qu'elle n'y exerce aucune autorité reconnue. Il faut leur créer un choc qui les ébranlera tous, envoyant valser toutes les certitudes que le directeur et le ministère ont pu leur imposer comme une normes! Je suis capable de le faire de part mon nom et mon pouvoir! »
Sa tirade sembla faire mouche car en dehors d'un soupir las, il n'obtient plus aucune objection de la part d'Awa. Considérant qu'il lui donnait ainsi son autorisation, Dénal, se moquant des protections et des soit disant règle de la magie, transplana au Square Grimmaurd dans un éclair de lumière qui aveugla l'ensemble du groupe.
« De part mon nom et mon pouvoir » avait dit Dénal. Les mots résonnaient et trouvaient un écho familier dans le cœur de chacune des chimères. Le nom et la signification de leur glyphe n'était pas seulement dû au hasard ou parce qu'il sonnait bien. Le sens de ce nom donnait une indication sur le rôle que tenait chacune des chimères dans le jugement et dans leur manière d'appréhender la magie. Dénal était celui qui était à la lumière. Celui qui brille et qui révèle la vérité. Celui qui met à jour les choses que tout être vivant préférerait voir garder dans l'obscurité. Cela ne voulait pas dire que la vérité était plus facile à gérer et à accepter, surtout quand elle vous touchait d'aussi prêt , mais il était déterminé, et les deux autres, malgré leurs inquiétudes, ne devaient pas refréner ce que la plus jeune des chimères considérait comme son devoir.
« Entendu petit frère, nous ferons selon ta volonté. » Lui assurèrent en chœur les deux autres chimères alors qu'il reprenait consistance dans le salon de son parrain.
Les membres de l'Ordre reculèrent tous d'un pas, portant leur bras devant leurs yeux pour se protéger de l'intensité de la lumière. Quand celle-ci disparut au bout de quelque seconde, il y avait au milieu du salon un chat étrange avec une queue de serpent et d'assez grosse taille qui les fixait avec un air condescendant.
Puis avant que l'un d'entre eux n'ait eu le temps de faire un geste, le félin changea de forme pour laisser la place à un garçon au long cheveux brun ou se mêlait quelques mèches argentées. Le gamin chétif et petit était nettement moins imposant que le félin mais l'aura de puissance qu'il dégageait les maintenait tous figé.
« Je pourrais vous dire que je suis désolé de débarquer ici sans y avoir été invité, mais ne supportant pas que l'on me mente et que l'on me cache des choses, je préfère rester franc et vous dire que vous m'exaspérez! » annonça Dénal sans préambule, ni se préoccuper des règles de politesse et de bienséance, ce qui offusqua la plupart des personnes présentes. « A croire que vous ne vous préoccupez pas réellement de la santé de Harry. Si le clan n'avait pas agit en conséquences, ces trois là pourront attester que le jeune sorcier serait mort à l'heure qu'il est, et nous voulons savoir pourquoi? »
« Mon garçon, Harry doit rester dans sa famille car ainsi il est protéger du Seigneur des Ténèbres par... » commença Albus d'un ton qui se voulait apaisant et paternaliste et qui eut pour résultat de lui attiré un regard sombre et méprisant de la part de la jeune chimère.
« Monsieur, vos manœuvres de manipulation sont déplorables, et les sorciers sont devenus bien faibles s'ils se laissent berner par de tels subterfuges! » Lança Dénal avec dédain, ce qui provoqua quelques gloussements indignés de la part des adultes. « J'ignore, tout comme mes frères, ce que vous attendez de l'enfant, mais si vous ne prenez pas la peine de nous rencontrer pour vous expliquer, nous sommes bien forcé de venir vous arracher la vérité! »
Visiblement les sorciers n'étaient pas ''faibles'' au point de se laisser insulter par un enfant inconnu, débarqué de nulle part et qui se comportait avec eux avec un sans gène sans borne.
« Maître, vous n'étiez pas obligé de venir en personne... » Intervint Severus en s'inclinant respectueusement devant la jeune chimère qui lui sourit narquoisement, histoire d'aider les sorciers les plus obtus à réaliser qu'ils ne se trouvaient pas devant un enfant comme les autres.
«Évidemment que si, Severus! Le garçon que nous avons récupéré est dans un état déplorable et peut être irréversible! Nous devons découvrir pourquoi! Il en va de notre fonction de juge! » s'exclama Dénal en baladant son regard sur chacun des sorciers, tout en continuant mentalement uniquement à l'intention de son professeur. « Désolé pour cette comédie et pour ce que je vais devoir dire ensuite, mais cela pourra nous permettre d'obtenir des réponses... »
« Déplorable et irréversible? » Marmonnèrent sur un ton choqué Sirius et Molly, tout en devenant blafard sous le regard inquisiteur que leur accorda la jeune chimère avant de se concentrer de nouveau sur le directeur.
« Ce n'est pas grave, Dénal. Maintenant que vous êtes là, j'espère bien que vous vous comporterez selon votre rang . Je regrette seulement que vous ayez dû le faire, mais je reconnais que nous n'avons pas le choix si nous voulons obtenir des réponses. La méthode douce n'ayant pas marché, je vous le laisse. Mais sachez que vous pouvez pas toujours compter sur moi... » Répondit Severus avec une onde d'émotion rassurante dirigé vers Dénal pour lui assurer son soutien.
« Merci Awa. » S'autorisa à répondre la jeune chimère avant qu'un léger rire ne le secoue. « Cela me démangeait grandement de pouvoir rabattre son caquet au directeur pour une fois et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin!La sentence que doit lui délivrer Tonks me convient mais je tenais à lui faire comprendre mon avis personnel sur la question. »
«Je comprends, mais faites attention tout de même. Le directeur cache encore bien son jeu.» Soupira Severus en levant les yeux au ciel.
Les sorciers venaient, après les paroles de Severus, de comprendre qu'ils avaient à faire à une chimère. La majorité d'entre eux fut assez surprise par son jeune âge. Sirius regardait le gamin avec une expression hésitante entre l'admiration et la crainte respectueuse. Mais l'expression de son visage reflétait aussi toujours l'inquiétude qu'il ressentait pour Harry. Les nouvelles qu'apportait la jeune chimère n'étaient pas vraiment encourageantes.
Il en allait de même pour les Weasley fixant alternativement le jeune garçon, Severus et le directeur ne sachant pas vraiment qui répondrait à leurs questions concernant Harry. Bill échangea un regard curieux avec Dénal avant de s'incliner légèrement devant la jeune chimère qui lui rendit son salut. Un bref contact avec la magie du jeune homme confirma à Dénal qu'il existait un lien privilégié entre Bill et Ialon.
Les trois Aurors quand à eux n'étaient pas si étonné. Ils avaient déjà rencontré une chimère, et même s'il était un peu plus jeune que le garçon qu'ils avaient croisé à Privet Drive, ils se ressemblaient assez physiquement de part certain traits de leur visage pour que le lien soit évident entre eux.
Seul Kingsley fronça les sourcils quand il croisa le regard vert du garçon. Impossible de s'y tromper, la jeune chimère et Harry ne faisait qu'un, et il le lui confirma par un discret clin d'œil qui fit sourire le grand Auror noir. Lui aussi inclina la tête, assurant son soutien à la jeune chimère.
« Pour ceux qui aurait le cerveau lent, je suis effectivement une chimère. » annonça-t-il avec fierté en allant près de Tonks qui lui souriait avec des étoiles dans les yeux.
Molly Weasley se leva précipitamment pour lui laisser sa place et il lui accorda un sourire charmeur qui fit rougir la femme qui porta ses mains à ses joues, visiblement conquise par le garçon.
« Merci madame » fit il avec reconnaissance car le voyage l'avait un peu épuisé, mais il savait qu'en se tenant près de la jeune sorcière il retrouvait ses forces plus vite.
Le lien de magie qu'avait crée le rituel d'Alyd entre l'Auror et lui était très puissant et il pouvait sentir la magie qui les unissait lui piquer la peau. Mais ce n'était pas l'unique raison. Tonks en acceptant le rituel était devenu un servant du clan et sa magie de part ses choix l'avait irrémédiablement lié à celle de l'une des chimères. Comme Drago, elle se retrouvait lié à Dénal. Contrairement à Bill qui avait une magie plus marque par l'ombre et le secret, ce qui correspondait mieux à Ialon.
Severus et les deux Aurors quittèrent alors leur position pour encadrer le canapé où se trouvait la chimère et leur collègue en dardant sur les autres des regards peu amène et pas vraiment engageant. Si l'attitude de Severus ne surpris personne, la prise de position des Aurors provoqua un léger brouhaha.
« Comme vous le savez, maintenant, le clan à récupérer Harry Potter et il est un de nos servants! Débattre de sa véritable nature ne changera rien à cette état de fait et ne vous le rendra pas! Par contre vous pouvez toujours nous expliquer pourquoi vous voulez qu'il revienne vers vous alors que vous n'avez jamais rien fait pour lui.»
Les dernières paroles de la chimère argenté avaient fait mouche. Tout du moins chez les Weasley et Sirius. Jamais rien fait pour Harry ? Aucun d'entre eux n'avait estimé en avoir fait assez pour l'adolescent. Aucun d'entre eux n'était complètement satisfait par les choix qu'on leur avait laissé vis à vis de Harry. Ils auraient peut-être pu, non dû, faire plus, mais rien n'avait laisser présager que la situation du jeune homme fut si dramatique que le laissait penser l'intervention des chimères.
« Harry n'est qu'un enfant qui n'a pas fini sa formation et ne maîtrise pas ses pouvoirs. » Commença Albus en tentant de contenir la colère qui montait en lui devant l'attitude hautaine et confiante de la chimère. « Je comprend que vous puissiez avoir une quelconque utilité de Severus, mais Harry ne connaît pas sa magie suffisamment pour... »
« Un conseil, monsieur le directeur. » Minauda Dénal en souriant avec sarcasme. Depuis qu'il avait rejoint le salon des black, sa légilimencie était plus facile à pratiquer sur tout les esprits présent et même celui bien protégé du directeur n'y échappait pas. « Arrêtez de vous enfoncer vous-même et trouver des arguments plus rationnel si vous voulez nous convaincre de notre hypothétique erreur. Nous lui apprendrons ce qu'il doit savoir. »
Cette soudaine poussée de puissance pour pénétrer les esprits l'étonnait mais vu les conditions il n'allait pas s'en plaindre et espérait plutôt pouvoir s'en servir pour arracher ses secrets au directeur.
« Sois prudent! » L'avertit Alyd tout aussi impressionnée par la facilité avec laquelle Dénal s'aventurait derrières les premières barrière mentale du directeur. « Ce n'est pas ton pouvoir qui à fait une monté de puissance. Je crois plutôt que c'est le sien qui devient instable et cela peu s'avérer dangereux tant qu'on en connaît pas l'origine. »
« Promis. » Lança Dénal pour le rassurer ainsi que Severus qui ne perdait pas une miette de leur échange et dont il pouvait sentir l'inquiétude dans leur lien.
« Nous avons toujours agit pour le mieux de l'enfant...Vous ignorez les sacrifices que les sorciers ici présent ont consentis à faire pour aider Harry » Insista cependant Dumbledore avant de s'arrêter et de porter ses mains devant sa gorge.
« Je vous ai demandé, pour votre propre sécurité d'arrêter vos excuses bidons et de me parler vrai. C'est mon dernier avertissement et sachez que je sais lorsque l'on me ment. » siffla avec colère Dénal alors que sa magie commençait à luire autour de lui et que Tonks posait une main apaisante sur son bras pour le retenir.
Ils échangèrent un regard. La couleur des iris de Tonks se teintant du même vert que celui de la chimère qui sembla retrouver une partie de sa maîtrise et soupira en souriant à la jeune femme.
« Lui apprendrez vous à se battre contre Vous-savez-qui? » Demanda Molly avec crainte. Elle voulait s'assurer que l'adolescent serait loin de tout danger.
« Et pourquoi devrait-on faire cela? » Questionna Dénal en arquant les sourcils. « N'est-ce pas vous qui venez de dire que le garçon ne maîtrisait pas ses pouvoirs. Tout du moins, pas suffisamment pour être utile? »
La réponse sembla plaire à la matriarche des Weasley car elle lui sourit tout en inclinant la tête et en se rapprochant avec son mari et son fils aîné du canapé ou se trouvait déjà le groupe qui encadrait la jeune chimère. Dumbledore trembla de rage et blêmit en voyant le groupe de contestataire gagner quelques membres de plus.
« Vous ne pouvez soustraire, Harry à son destin. » tenta Dumbledore en essayant de masquer son irritation.
« En tant que servant du clan, Harry n'aura pas à s'occuper des problèmes du monde sorcier. Notre rôle n'est pas de régler vos peccadilles de sorcier, mais de veiller à ce que le monde magique ne disparaisse pas à cause de vous. Les sorciers ont tendance à oublier qu'ils ne sont pas les maîtres du monde. »
Dumbledore se mordit la lèvres inférieure quand après cette tirade, Sirius rejoignit le groupe près du canapé. Le regard sombre que lui accorda le directeur n'eut aucun effet sur l'animagus qui eut même l'audace de sourire. Visiblement la petite voix qui hantait Sirius avait retrouvé toute sa verve sarcastique et avait convaincu qu'en temps que créature magique, le monde magique était plus important à préserver que le monde sorcier.
« Vous-savez-qui, une peccadille? Cet enfant ne connaît rien au danger qui menace notre monde... » S'éleva une voix rapidement suivit par d'autre parmi les membres de l'Ordre. Harry ne connaissait pas l'homme qui venait de parler. Il ne connaissait pas non plus ceux qui se rangeaient à son avis . Il fût cependant satisfait qu'aucune des personnes présentes qu'il connaissait ne partage cette opinion et que tous reste faire bloc autour de lui. « Il est bien trop jeune pour comprendre que Vous-savez-qui est dangereux! »
Harry les laissa s'agiter quelques secondes sous le regard satisfait de Dumbledore qui sembla retrouver des couleurs et regagner un peu de puissance sur ses boucliers. De là à penser qu'il y avait un lien de cause à effet, il ne fallait pas chercher bien loin. Il ne restait juste qu'a prouver cette théorie.
« Possible » admit Alyd. « Si tu pouvais diminuer le nombre de personne qui le soutienne dans la pièce cela suffirait peut être a te donner l'avantage suffisant pour percer ses défenses, mais cela reste dangereux... »
« Ne prenez pas de risques inconsidérés. » Insista Severus, mais il savait pertinemment qu'il devait tenter sa chance pour obtenir les informations que cachaient le directeur.
D'un ton désinvolte, Harry se tourna vers Severus en lui demandant d'un ton badin tout en lui envoyant une onde mentale rassurante pour lui assurer qu'il prendrait toute les précautions nécessaire avant de plonger dans l'esprit du vieux sorcier.
« Severus, y -a-t-il dans cette demeure un elfe de maison qui puisse nous débarrasser de ces gens qui ne comprenne rien à la situation? »
« Oui maître, il y a un elfe mais je doute qu'il puisse nous être utile. Il est un peu dérangé... »Tenta d'argumenter Severus plus pour la forme que par réelle objection.
« Qu'il vienne, nous verrons bien. Dans le pire des cas, j'envisagerais moi même de mettre à la porte les personnes que je juge inopportunes. » Répondit Harry en haussant les épaules.
« Tu as entendu, Black, appel ton elfe de maison et qu'il obéisse. » Marmonna doucement le maître de potion à l'oreille de Sirius.
« Heu... on devrait peut être sauter cette étape. » Proposa sur le même ton Sirius. « Tu connais Kreattur, il est plutôt caractériel, et même si il a fait des efforts pour s'améliorer depuis ce matin, je ne crois pas que le mettre en présence d'autant de membre de l'Ordre soit judicieux... »
« C'est justement pour en faire fuir quelques uns que le maître réclame sa présence alors dépêche toi » Ordonna plus sèchement Severus « A moins que tu ne préfères avoir la démonstration du pouvoir d'une chimère à bout de patience dans ton salon? »
« Ok ok » bougonna Sirius en regardant la jeune chimère qui lui sourit de toutes ses dents le faisant frissonner.
Il y avait quelque chose d' étrangement familier dans cette façon de sourire. Entre arrogance et amusement. Entre mépris et joie d'avoir joué une bonne blague. La différence entre les deux était si minime que Sirius ne savait choisir et pour la première fois depuis longtemps sa petite voix intérieur semblait bien incapable de trancher pour lui.
Il appela donc Kreattur qui pour la première fois depuis son évasion, ne se fit pas prier pour apparaître à son côté dans le salon. Le petit elfe dépenaillé poussa un gloussement de surprise et de colère en voyant qu'il était entouré de ceux qu'il considérait comme traître à leur sang.
Il s'apprêtait à montrer de façon fort peu civiliser son désaccord face à cette invasion quand une odeur et une puissante magie le firent se tourner vers le canapé où se trouvaient Dénal et Tonks, toujours encadré par Severus et le deux autres Aurors Il renifla l'air plusieurs fois en s'approchant d'eux et inclina finalement les oreilles vers l'arrière. Il baissa rapidement les yeux après avoir regarder attentivement les deux jeunes personnes qui occupaient le canapé.
Il avait déjà rencontré la sorcière et savait que la mère de la jeune femme avait à un moment de sa jeunesse appartenu à la famille Black avant d'être renié après avoir choisit contre l'avis des siens d'épouser un Moldu Kreattur perçu cependant que loin de posséder une magie affaiblis par ce mélange de sang, la jeune femme avait des capacités rares et qui aurait dû faire la fierté de sa famille. La puissance des black avaient décliner au fils des année mais un espoir nouveau enfla dans le cœur de la petite créature. Les héritiers étaient puissants et savait s'entourer. L'avenir de la maison des Black n'étaient peut être pas aussi sombre que sa vieille maîtresse l'avait imaginer.
Quand au jeune garçon, l'aura de pouvoir qui l'encerclait et pulsait autour de lui au même rythme que les battements réguliers et rapides de son cœur, ne pouvait vouloir dire qu'une seule chose et cela le terrifiait autant que cela le rendait nerveux. Il y avait une chimère dans le salon et pour l'honneur de la maison Black, il mettrait tout en œuvre pour lui être agréable. Il jeta un coup d'œil en biais à Sirius attendant les ordres du maître de maison. Abaissant encore davantage les oreilles, il se pencha en avant et osa s'adresser directement aux personnes qui représentait selon lui l'autorité, car Sirius ne parlait toujours pas pour lui donner ses ordres.
« Que peut faire Kreattur pour le bien être des maîtres ? » Questionna l'elfe en se tordant les mains à s'en faire craquer toutes les articulation plusieurs fois, créant un son cassant assez désagréable à l'oreille. Il ne quittait pas Dénal et la jeune Auror des yeux, se maudissant intérieurement pour son audace et son impolitesse pour s'adresser ainsi à un des maître du destin des créature magique.
«Débarrasse nous des personnes qui n'ont pas leur place parmi nous pour décider de l'avenir du jeune Potter » lui ordonna Dénal en lui accordant non seulement un sourire mais aussi une onde mentale rassurante pour mettre fin à la torture que s'infligeait Kreattur, sans remarquer les réactions offusquées et interloquées des sorciers qui ne comprenaient pas pourquoi l'elfe prenait ses ordres auprès de l'étrange enfant arrogant qui agissait comme s'il était le maître dans cette demeure.
Sirius aussi eut droit à son lot de regard agaçant qui semblait lui demander comment il pouvait tolérer qu'un garnement parle ainsi dans sa maison et passe outre son autorité. L'animagus se contenta de hausser les épaules en marmonnant que l'important était de découvrir ce qu'il était arrivé à Harry peu importait les moyens. Il se garda bien de préciser le fond de la pensée de sa petite voix qui marmonnait que leur pensée étriqué ne valait pas mieux que celle des Mangemorts Sirius fut surpris d'entendre glousser doucement le garçon derrière une de ses mains comme si il avait entendu sa conscience et que tous les deux partageait le même sens de l'humour.
« Kreattur veut bien obéir mais Kreattur ignore qui est la personne dont le maître parle. Kreattur ne connaît pas Harry Potter. Il ne l'a jamais vu. Kreattur ne peu donc suivre les ordres. » Répondit l'elfe en aplatissant davantage ses oreilles et en se tordant encore plus les mains et les doigts jusqu'à leur faire prendre une position anatomiquement incorrect même pour une elfe de maison.
« Kreattur, fais partir tout le monde sauf les Weasley, Dumbledore, Severus et Sirius. » Trancha Tonks avec un léger sourire alors que de nouveau un bruissement de voix se faisait entendre pour marquer l'opposition des sorciers qui n'avaient pas été invité à rester.
Tonks affichait un sourire amusé car elle avait faillit oublier de citer Sirius. Considérant qu'il était le maître de maison, elle n'avait pas pensé que Kreattur le mettrait dans le même sac que les autres membres de l'Ordre, mais d'une légère pression mentale, elle avait saisit la voix de la chimère qui lui avait assurer qu'avec un elfe de maison, il valait mieux prendre trop de précaution que pas assez. De plus si Sirius s'était retrouvé une fois de plus mis à l'écart de la vie de Harry, il leur en aurait certainement voulu pour une éternité, même si cela n'aurait été que le fruit d'une regrettable erreur d'interprétation de la part de l'elfe. La jeune sorcière avait dû admettre que son cousin n'aurait pas apprécié de se voir ainsi rejeté, et qu'elle aurait partagé sa colère, donc elle s'était empressé d'ajouter le nom de Sirius à la liste.
« Vous n'avez pas autorité pour décider dans cette maison, mon garçon et encore moins pour dire à des adultes ce qu'ils doivent faire... » Commença de s'opposer Dumbledore en haussant la voix.
« A ce que je sache, vous non plus, vieil homme! » Ironisa Dénal d'un ton sec. « Mais vous n'êtes pas le seul à vouloir vous imposer dans cette discussion, et dans l'immédiat, nous sommes ceux qui possédons les informations concernant Harry et donc nous possédons un moyen de pression, qu'avez vous à mettre dans la balance? Qu'êtes vous prêt à révéler pour que nous laissions votre cour vous assister? »
Dénal sentit dans les pensées du directeur qu'il venait de marquer un point décisif dans la suite de leur entretien. Dumbledore avait vraiment l'impression de s'être fait piéger. Il n'avait rien vu venir et s'était laisser berner par un gamin à peine mature!
Le vieux sorcier tentait de faire marcher son esprit de réflexion, mais trop en colère par les actions sans gêne de la chimère argenté, il était incapable de se maîtriser et ses boucliers devenaient de plus en plus perméable. Dénal remarqua que Kreattur n'avait pas perdu de temps et qu'il avait commencé à dispersé les personnes qui n'était pas inviter à poursuivre la conversation. Tout cela confirma qu'il existait un lien entre la puissance magique de Dumbledore et sa cour, comme l'avait qualifiée Harry dans sa proposition de marché au directeur.
Profitant de l'occasion, Dénal se laissa emporté par le flot de pensée provenant du directeur oubliant tout ce qui était autour de lui pour passer une à une les dernière protections du directeur sans que celui-ci ne puisse le repousser et même avoir conscience de son intrusion
« Voilà pourquoi il faut contrôler l'évolution du pouvoir de Harry. Voilà pourquoi nous devons veiller à ce que le garçon soit sous mon contrôle. Voilà pourquoi il ne peut pas subir davantage l'influence des chimères! Elles ne devaient pas donner à Harry le goût de la liberté et du libre arbitre parce que sinon je serais incapable de lui faire accepter son destin. »
Dénal s'engouffra davantage dans l'esprit du plus en plus confus du directeur, prenant la précaution de tendre une ligne mentale en direction de Ialon pour ne pas se perdre et pouvoir avoir un point d'appui pour remonter des méandres de la pensée de Dumbledore. Le fils brillait d'un éclat lumineux rouge et doré et semblait être plus solide que tous ceux qu'il avait pu touché sur sa toile de communication.
« Ce jeune garçon chimère est l'illustration du danger que représente une créature magique avec autant de pouvoir livrée à elle même ! Arrogance! Révolte! Colère! Heureusement, j'ai su éviter cela à Harry. Peu importe la race magique à laquelle appartient le jeune Potter, peu importe qu'il se plaigne des traitements que lui inflige sa famille, je sais que j'ai eu raison car il est un des élément qui assureront notre victoire contre Voldemort. »
Sachant qu'il tenait une piste sérieuse, Harry suivit ce lien de pensée pour en apprendre plus encore sur la manière dont Dumbledore pensait qu'il pouvait agir et être capable de lutter contre le mage noir. S'assurant que le lien le liant à Ialon et Alyd suivait toujours sa progression, il atteint un nouveau niveau où les pensées du directeur le stoppèrent par leur noirceur et l'étrange odeur de pourriture qui s'en dégageait. C'était la première fois que par son esprit, il retrouvait des sensations sensorielles, et cela ne lui indiquait rien de bon. Il avait l'impression qu'instinctivement tous ses sens c'étaient mis à la recherche d'un danger qui le menaçait. Il arrêta sa descente et s'arracha au fil doré et carmin avant de se concentrer sur le contenu des pensée qui occupaient ce niveau.
« Je savais que Voldemort n'était pas mort, quand son sort s'est retourné contre lui il y a quinze ans! Bien affaibli oui, mais pas anéanti. Ce que j'ignore encore, c'est si Voldemort sait qu'il a créé un nouvel Horcruxe ce soir là... Peu importe, tant que nous avons Harry, nous avons un moyen de retrouver les autres et de tous les éliminer, et ainsi en finir avec le Lord!»
Le choc de ce qu'il venait d'entendre propulsa Dénal à l'extérieur de l'esprit du directeur avec la force d'un boulet de canon. S'il avait réussi à entrer sans se faire remarquer, la sortie qu'il effectua de l'esprit de Dumbledore les fit se plier en deux de douleur. Grâce au lien qui unissait les trois chimère, il retrouva sans difficulté sa place au sein de son propre esprit, mais endolori et assommé par la douleur, il ne pu rien faire d'autre que se replier sur lui même pour résister. Serrant les dents pour ne pas hurler, Dénal se replia sur lui même portant ses genoux contre son torse, fermant les yeux pour mieux lutter contre la douleur qui lui vrillait le cerveau.
Assez rapidement comme un baume apaisant les esprits de Ialon et Alyd l'entourèrent et leurs voix mentales réconfortantes lui furent d'un grand réconfort. Dénal retrouva rapidement son calme et même si tout son corps tremblait de l'effort qu'il venait de faire, il savait qu'il était en meilleur état que le directeur. Il avait l'information qu'il était venu chercher. Ce n'était pas ce à quoi il s'était attendu. Ce n'était certainement pas ce qu'il avait espérer, mais c'était la vérité.
La seule et unique vérité qui selon Dumbledore justifiait le calvaire qu'il avait fait de sa vie.
Harry aurait pu avoir pitié du vieil homme qui tremblait devant lui, se balançant d'avant en arrière soutenu par des membres de l'Ordre. Il aurait pu compatir à la douleur qui devait lui marteler l'intérieur du crâne et lui tétaniser tous ses muscle jusqu'à paralyser ses articulations usées. Il aurait pu tendre une main et pardonner, cherchant une excuse dans les motivations du directeur qui justifierait son sacrifice, mais il ne fit rien. Pas un geste. Pour lui, finalement, ce que vivait Dumbledore n'était que le juste retours des choses.
Il aurait pu chercher dans l'esprit ravagé ce qu'était exactement un Horcruxe. Harry aurait très bien pu extirper sans difficultés tous les plus grand secret que conservait le vieil homme au fond de ses pensées, mais il n'en fit rien. Pas un geste, parce que selon lui, Dumbledore ne représentait plus rien. Plus une menace. Plus un allié. Rien!
Il ne se sentait pas trahis. On est trahis que par des gens que l'on apprécie.
Il n'éprouvait pas non plus de colère à son encontre. On est seulement furieux qu'avec des gens en qui on a confiance et avec qui on échange quelque chose, avec qui on envisageait de construire quelque chose. Il n'y avait rien de tout cela entre le directeur et lui. Pas de haine non plus, juste du mépris.
Ce fut la raison pour laquelle quand il reprit la parole sa voix sembla sans émotion quand il brisa le silence qui régnait depuis de longues minutes dans le salon, que personne n'osait rompre.
« Tonks, il est à toi. »
Sans demander plus d'explication la jeune sorcière se leva du canapé et s'approcha du vieil homme qui avait été assis sur un fauteuil plus confortable et a qui quelqu'un avait donné un cordiale. Personne ne chercha à arrêter la jeune femme quand elle s'approcha pour poser ses mains sur les tempes du directeur tout en prononçant une formule dans une langue ancienne.
Dumbledore essaya bien de dégager sa tête de l'emprise de la jeune femme, mais affaibli comme il l'était, il ne pu rien faire contre le sort qui semblait coller les mains de l'Auror à ses tempes.
Quand le vieux sorcier se mit à hurler de nouveau, des membres de l'Ordre tentèrent à leur tour de leur faire lâcher prise, mais rien ne fut efficace. Aucune force ne fut suffisante. Aucun coup ne fut suffisamment douloureux. Aucun sort ne fut assez puissant.
Kreattur qui, au premier hurlement quelques instants plutôt avait arrêté ses transfert , se mit à trembler de tout son corps devant la douleur qui se répandait dans la magie, regardant la jeune chimère en dansant d'un pied sur l'autre.
Dénal hocha la tête donnant implicitement l'ordre à l'elfe de poursuivre sa tache. Kreattur fit donc ce que l'on attendait de lui et envoya ailleurs toutes les personnes que lui avait indiqué la jeune Auror quelques instants plus tôt.
Privé de soutien Dumbledore hurla. Encore et encore pendant de longue minute dans un silence a peine troublé par les voix ordonnant à Tonks de rendre sa liberté au directeur. Mais petit à petit celles-ci disparaissaient ne laissant qu'un grand silence quand, a bout de fatigue et de résistance, le directeur fut incapable de crier.
Mais ce n'était pas encore la fin pour le directeur, la jeune femme était disposée à aller jusqu'au bout. Pour Harry.
A suivre...
