Samedi 23 Décembre 1995
Le voyage en Poudlard Express se passa bien, j'avais surtout hâte de rentrer.
A la gare, Rémus, Molly, Fleur, Bill et les parents d'Hermione nous attendaient. Je fus heureuse de voir que mon tuteur était toujours en un seul morceau.
Molly me prit dans ses bras à me briser les côtes.
-Si tu savais, on s'est inquiétés pour toi, me dit Madame Weasley mon visage entre ses mains avant de passer à ses enfants et Harry.
-Ce n'était pas la peine vraiment, je m'en suis sortie.
-Oui on a vu cela, remarqua Rémus.
On remercia les Weasley et Fleur puis nous rentrâmes chez nous. J'étais contente de me débarrasser enfin de ma lourde valise.
Cependant une fois rentrés, Rémus ne semblait avoir abandonné l'idée de me faire un sermon.
Il s'assit à la table de la cuisine et je sortis deux bières au beurre, je lui en tendis une et je m'assis.
Je savais qu'il avait attendu depuis quatre mois pour me parler de mes crises de panique et de mes deux retenues.
-Alors ? demanda-t-il simplement.
-Je n'ai rien à dire moi. Mais toi ? Et ta mission, alors ? En fait je ne savais pas que Tonks devait surveiller Poudlard.
-Ne change pas de sujet s'il te plaît, Lynn !
Ses yeux avaient foncé lorsque j'avais abordé le sujet Tonks.
-A la limite, tes retenues je m'en fiche. Mais au lieu de répondre ironiquement à ma lettre, tu aurais dû me parler de tes crises d'angoisses et du fait que tu ne te sentais pas à l'aise à l'école ! Je savais que ce serait difficile pour toi, mais tu aurais dû m'en parler ! Je suis là pour ça !
-Je n'ai jamais dit que ça n'allait pas à Poudlard. C'était juste le début, tout le monde me regardait comme une bête curieuse. Je n'avais jamais pensé en arrivant dans le monde magique que mon nom ré-enclencherait mes crises, si tu veux savoir. Pendant des semaines et des semaines mes camarades m'ont regardé comme si j'arrivais de Saturne. Et en ce qui concerne mes retenues, il aurait peut-être fallu dire à ce fils de Mangemort qu'après tout, son aide n'était pas de refus et l'aider à martyriser les nés moldus, craquais-je.
Je retenais mes larmes. Ne jamais pleurer, ce serait admettre ta défaite ma vielle, me récitais-je, dans ma tête. Il était livide et c'était évident qu'il s'en voulait. Il ne dit rien, de toute façon il s'inquiétait juste pour moi. J'essayai de reprendre la conversation.
-Et toi, ta mission ? demandais-je calmée.
-Ça a été.
Il ne m'expliqua pas, ca avait dû être dur. J'allai me coucher, c'était bientôt Noël il ne fallait pas être trop durs entre nous. C'était à présent ma seule famille.
