Bonjour,

Première chose, un petit aparté. Ça ne me gêne pas qu'on me pique une idée, et qu'on l'écrive à sa manière. Mais la moindre des choses c'est 1. de demander (j'aurais accepté avec joie et curiosité) et 2. de l'indiquer au début de son histoire.

Ensuite, j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira, on reprends où on s'était arrêté au diner, mais pas que.

Bloupbloup : C'est tout à fait vraiment. Malheureusement, ça existe.

Angelyoru : T'as pas fini de t'énerver avec cette fic XD ! (cf : voir plus bas) Mais bon, si tu rigoles aussi, ça va, ça équilibre.

barjy02 : Oui, il ressemble àTrump, sauf que Henriksen sait lire... J'adore aussi les Obama, ils sont "la classe" incarnée. Je vais en distiller de temps en temps dans cette fic, mais pas trop, parce que j'aime pas non plus trop écrire sur des personnages réelles.

tinetinetina : Bobby n'est pas présent car il est sénateur, et c'est un diner réservé au gouverneur. Mais ne t'inquiète pas pour lui...

Kathexia-Castiel156 : J'ai mis une bonne couche sur Henriksen, j'ai voulu en faire l'opposé de Dean. Je m'en sors pas mal au vu de vos réactions sur lui.

Courtney Ackles : Luc va être brillant. Mais on verra plus tard. Lisa, c'est parce qu'il me fallait une femme que je pouvais pas supporter.

sarahkristall : Tu me diras si elle est amusante, je l'espère. Je m'y suis pas, trop attardé non plus, juste de quoi donner le ton.


_ Mesdames et Messieurs, annonça un héraut, le Président des États-Unis.

Tous les invités se levèrent, comme l'exigent les convenances, et applaudirent pour saluer le dirigeant du monde libre. Celui-ci aida sa femme à s'installer à leur table, avant de se positionner derrière un pupitre en forme d'aigle doré, à deux pas de sa table.

Castiel était impressionné. Il dînait à la maison blanche, avec son compagnon officiel, à la table d'honneur et juste à côté de lui Michelle Obama regardait son mari débuter son discours. Il se tourna légèrement pour regarder son hôte, et tâcha de se concentrer sur ce qu'il entendait.

Le Président salua le travail des gouverneurs, l'un des travail les plus importants dans le pays. Il parla de la nécessité de se consacrer à son État de tout son être, d'innover tout en restant pragmatique. Bref, rien d'extraordinaire. Mais envelopper les propos, avec juste ce qu'il fallait de flatteries, d'humour, de patriotisme nécessitait un réel talent. Le discours en devenait vivant, et touchait le cœur des personnes présentes, même s'il s'agissait de politiques cyniques et pas vraiment sensibles à ce genre de chose. Une œuvre d'art. Évidemment le charisme d'Obama y était pour beaucoup bien sûr.

Castiel laissa filer un léger soupir, ils allaient devoir s'améliorer. Dès qu'ils rentreraient, il en parlerait à Caïn. Ensemble, il devrait apprendre à faire au moins aussi bien, sinon, il devrait embaucher quelqu'un pour le faire… On pourrait même débaucher dans l'équipe de la maison blanche après tout… Il jeta un rapide regard à Dean qui buvait les paroles du Président. Il l'avait bien caché, mais il semblait qu'il était "fan". Castiel sourit, il était sûr du pouvoir se servir de cette nouvelle information à bon escient. Il n'était vraiment pas évident de le taquiner, il était imperméable à la majorité des critiques. Atout formidable pour un candidat à la présidentiel, d'un ennui mortel chez son petit ami.

Pour ce qui est de la personnalité, il faisait jeu égal avec Obama, Henriksen paraissait presque comme disparaître au second plan, à côté de lui. Il sentit une nouvelle angoisse au creux de son estomac. Dean avait tout ce qu'il fallait pour réussir, s'il échouait ce serait uniquement sa faute, car il n'aurait pas été à la c'était hors de question, pensa-t-il en serrant le poing.

Il se réveilla de ses pensées, en entendant le monde applaudir autour de lui. Il se joint rapidement à eux, et se leva à nouveau, lorsque le Président rejoignit leur table.

_ Discours remarquable, Monsieur le Président, si je puis me permettre, sourit Henriksen.

_ Merci, répondit-il. Le dîner va bientôt être servie, j'espère qu'il sera à votre convenance.

_ Non, claqua Dean fort et clair, ça m'étonnerait. Pardon, mais j'ai jeté un coup d'œil au menu, et franchement la cuisine haut de gamme, c'est pas mon truc.

Castiel sentit son sang se geler dans ses veines. Comment pouvait-il dire ça ? Il n'avait quand même pas osé ? Il était victime d'hallucination auditive, ou alors, c'était encore un des cauchemar qu'il avait depuis qu'il se savait invité à la maison blanche, il allait bientôt se réveiller. Il entendit le rire du Président, suivit des autres un peu gêné d'Henriksen et de sa femme. Malheureusement, il ne le ramena pas dans son lit pour autant.

Victor jubilait. Il était certain désormais que ce type ne tiendrait pas la route. C'était un rustre qui ne connaissait rien à la façon de se comporter en société. Il se débarrassera facilement de lui, une fois Singer éjecté du plateau.

_ Je vais vous décevoir dans ce cas, Monsieur Winchester, l'informa le Président.

_ Dean, je vous en prie.

_ Mais vous avez choisi, la mauvaise carrière, Dean. En tant que Président, vous ne mangerez plus que ça…

_ Personne ne m'a averti, dit-il en jetant un regard noir à Castiel. J'aurais su, j'y aurai réfléchi à deux fois…

_ Dean, souffla Castiel, tu ne vas quand même pas te plaindre, parce que tu manges de la nourriture haut de gamme.

_ Bien sûr que si. Désolé, mais je préfère les plats plus simples. Sans compter que je trouve ça un peu dommage de payer autant un repas, alors que tant de gens ne peuvent pas se payer à manger.

_ Malheureusement, les convenances nous y oblige. Même si dans le fond, je suis tout à fait d'accord avec vous, Dean, dit Michelle. Je peux vous appeler Dean, aussi ?

_ Bien sûr, avec plaisir, sourit-il.

_ Il est vrai que vous êtes sensible, à ce sujet, s'empressa d'ajouter Henriksen. Vous faites beaucoup pour l'obésité infantile. On en attendait pas moins d'une grande première dame, dit-il en prenant la main de son épouse, n'est-ce pas Castiel ?

_ Hum ? C'est tout à fait vrai, sourit celui-ci. Personnellement, j'ai un peu trop de… euh... punch pour être ainsi qualifier...

Castiel laissa passer le petit de rire de convenance, avant de poursuivre.

_ Votre action Madame, est bien sûr un grand pas en la matière. Je regrette seulement qu'il n'y ait pas la même chose pour lutter contre l'anorexie. A l'heure où, dans les médias, on montre en majorité des femmes en sous poids, il est important d'expliquer aux jeunes filles que c'est dangereux pour la santé, et que les images dans les magasines sont tellement modifiées, que si vous rencontriez le mannequin dans la rue, vous ne la reconnaîtriez même pas…

Dean sourit, il avait eu un peu peur quand Henriksen l'avait attaqué, mais Castiel se débrouillait comme un chef. Après tout, ce n'était pas un total ignorant en politique. Il n'avait juste jamais tenu la première place, il préférait être en retrait. Mais il s'était fait les dents sur plus fort que lui. Peut-être faudrait-il enfoncer un peu le clou…

_ Vous devez le savoir Mme Henriksen, dit-il. Vous avez été mannequin, non ?

Elle eu un regard paniqué envers son mari, et Dean eut un instant de pitié, mais après tout, ce n'est pas lui qui avait attaqué le premier. Et s'il voulait faire entrer son compagnon dans la danse, il était normal que son épouse y prenne parti aussi.

_ C'est vrai, dit-elle hésitante. Par exemple, lors d'une séance photo, on a même pas besoin de se raser les jambes ou les aisselles. De toute façon, ça sera supprimé après…

Dean haussa les sourcils de surprise, et sourit devant l'air gêné de Henriksen. L'arrivé du premier plat, l'empêcha de lancer une remarque à son épouse, sembla-t-il. Le reste du repas se déroula ainsi, entre discussion, pique dissimulée, et un peu de pommade. Ce qui l'amusa beaucoup. Il avait eu peur de s'ennuyer, en fait, il trouvait très drôle de regarder Castiel répondre point par point à Henriksen. Lui se contentait de prendre tout le monde à contre pieds, d'être toujours là où on ne l'attendait pas. Il adorait les Obama, mais c'était pas une raison pour leur dire qu'ils étaient formidable toutes les deux minutes, non ? Bon sang, comment ce type pouvait encore avoir de la salive pour parler, avec toute la lèche qu'il faisait ?

SSSSSSSSSSSSSS

_ Cette soirée, s'est plutôt révélée amusante, chérie.

_ Tu t'es amusé comme un petit fou, avoue.

_ C'est vrai. Je m'attendais pas à cela. Dean était vraiment…

_ Rafraîchissant ?

_ Exactement.

_ Je suis d'accord, Barack. Et ils faisaient vraiment un beau couple, très amoureux. C'était touchant.

_ Je vais suivre de prêt cette élection, Michelle, elle va vraiment être intéressante.

_ Moi aussi. J'espère juste éviter d'avoir affaire encore au Crapaud.

_ Ce n'est pas très gentil de l'appeler ainsi, et on ne doit pas avoir de préférence parmi les candidats, tu le sais bien.

_ Je n'y peux rien si Henriksen m'insupporte !

SSSSSSSSSSSSSS

_ Je t'amène du boulot, dit Rufus en déposant plusieurs dossiers reliés sur le bureau du sénateur Singer. T'as les approfondissements que tu m'as demandé sur la loi H.R. 5891, le Michelle Obama Nutritional Act. Elle devrait être mis au vote en février. Ensuite, tu as une petite biographie sur les personnes avec qui tu as rendez-vous cette semaine. Et enfin, les notes, les courriers et les textes législatifs que tu m'as demandé, version corrigée et commentée, bien sûr.

_ Mmmpf.

_ Qu'est-ce qui t'arrive encore, Vieil Ours ?

_ Hemf.

_ C'est Henriksen, hein ?

_ Ce petit merdeux se croit meilleur que tout le monde ! hurla Bobby en tapant des mains sur le bureau. Je vais lui mettre sa tête dans son cul, il comprendra qu'il pète pas plus haut que le reste des pauvres gens qui ont l'honneur de respirer le même air que lui !

_ Qu'est-ce qu'il a encore fait ? demanda Rufus en s'asseyant en face de son ami.

_ Ce petit crétin a insinué sur internet que si je n'étais pas invité à la maison blanche, hier soir, c'est que je n'étais pas important.

_ QUOI ?! Mais… c'est un dîner de gouverneur et t'es sénateur.

_ Je le sais. Il espère seulement qu'une partie de la population ne fera pas le lien…

_ C'est ridicule, les gens ne sont pas bêtes à ce point… Bon d'accord, ils le sont, se rectifia-t-il lui même sous le regard de son ami.

_ Et je peux pas faire de démenti. Ce serait lui donner trop d'importance, et de la publicité par dessus le marché… Je vais pas me rabaisser à lui répondre !

_ Tu vas faire quoi alors ? Me fait pas croire que tu vas laisser passer ça, je te connais. Tu vas avoir un ulcère tant que tu lui auras pas fait manger ses dents. Enfin, façon de parler bien sûr, que ça aille pas te donner des idées !

Bobby allait répondre lorsque son téléphone vibra. Rufus vit son ami, le regarder et un sourire apparaître furtivement sur son visage. Il risqua un rapide coup d'œil sur l'appareil avant que son ami ne le pose.

_ C'était quoi ? demanda-t-il innocemment

_ Rien. Je vais aller voir Gabriel, dit-il en se levant, il est excellent pour ces choses là, et il faut bien qu'il justifie le salaire mirobolant que je lui verse.

_ Il raconte quoi le petit Winchester ?

_ De quoi tu parles ?

_ Il vient de tweeter, non ? demanda Rufus

_ Mmm, rien d'important. Il reprenait le tweet d'Henriksen qui s'étonnait de mon absence, en disant que lui aussi regrettait mon absence, ça lui aurait fait, au moins une personne avec qui il aurait pris plaisir à discuter, en plus du couple présidentiel...

_ Oh… Il aime pas beaucoup Henriksen, non plus.

_ N'importe qui, qui passe plus de deux minutes avec lui, est forcé de ne pas l'aimer ce petit connard.

_ Contrairement à Winchester, hein. Tu l'apprécies ce gosse…

_ Mais qu'est-ce que tu vas encore inventer comme connerie !

_ Ben, déjà t'as une alerte à ses tweets, et ils sont pas nombreux à avoir cet honneur, et en plus, il te fait rire…

_ D'accord, je reconnais qu'il a une paire de couille à défaut d'avoir une cervelle, mais c'est pas une raison. Maintenant, lève tes fesses flasques de ce fauteuil, on a du boulot !

_ Quoi ?! répondit Rufus. Tu deviens aveugle, Vieil Ours. J'ai le cul d'un jeune de vingt ans, musclé et rebondi.

_ Dans tes rêves, oui !

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Robert Singer µBobbySinger : 19 décembre

Merci à µPOTUS pour son invitation à la maison blanche pour un entretien privé en fin de semaine.

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_ Prends ça Henriksen ! dit Bobby, en envoyant son message. Ah, tu peux pas te vanter de ça, hein ! Je suis sûr qu'il va enrager un moment…

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Robert Singer µBobbySinger : 19 décembre

µgovWinchester, venez donc manger à la maison la prochaine fois que vous êtes dans le Vermont, je vous ferais découvrir les spécialités locales, avec plaisir.

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_ Monsieur, demanda Gabriel, le dernier tweet...

_ QUOI ?! Je peux quand même inviter qui je veux à manger non ?

_ Bien sûr, répondit le jeune homme, seulement si vous me l'aviez dit, nous aurions pu formuler ça autrement…

_ Comment ça ?

_ Eh bien… Je serais ravi de vous avoir à ma table à la prochaine réunion du parti démocrate, si vous acceptez d'y assister cette fois...

_ Vous êtes vraiment un petit vicieux, mais ce petit n'a pas mérité ça.

_ Monsieur, à l'heure actuelle, on ne peut plus se permettre de négliger Winchester, il prend trop d'importance.

_ Je sais, et je lui réglerai son compte. Mais je l'affronterai de façon loyal, je compte pas m'abaisser au niveau d'Henriksen.

_ Ouais, et si ça t'arrive, intervint Rufus, je te fous un coup de pied pour te faire remonter en vitesse !

SSSSSSSSSSSSSS

_ C'est quoi ce délire ?! cria Henriksen. Le vieillard est invité par Obama ?

_ Évidemment Monsieur, soupira Raphaël, en se retenant de lever les yeux aux ciel. Il fallait que le Président remette les scores à égalité, surtout après votre… remarque.

_ Putain ! Il faut que j'ai la même chose. Tu te démerdes, mais je veux un entretien avec lui.

_ Bien sûr Monsieur, répondit-il d'une voix uni et monocorde. Je suis certain que le Président des États-Unis n'a rien de plus important à faire et sera ravi d'accéder à votre demande.

_ Raphaël, je crois vous avoir déjà prévenu. Que vous ai-je dit à propos de vos sarcasmes ?

_ Hum, dit-il en prenant quelques secondes pour réfléchir. De ne pas en faire, Monsieur.

_ Bien, je regretterais de devoir sévir…

_ Moi aussi, Monsieur.

Henriksen serra les dents, et décida de laisser passer.

_ Monsieur, poursuivit le communiquant, vous avez rendez-vous avec Monsieur Goyal, du lobby des industries minières, dans quelques minutes.

_ Ah oui, dit-il en souriant, il veut me donner un joli chèque pour ma campagne, d'après ce qu'il a laissé entendre.

_ En échange d'une modification des lois environnementales…

_ Cela ne devrait pas être très difficile pour le futur Président des États-Unis, n'est-ce pas ?

_ J'imagine que non, Monsieur… A moins qu'il n'ait de l'éthique, évidemment.

_ Heureusement, ce n'est pas le cas, sourit Henriksen.

Il était de nouveau de bonne humeur à l'idée de ce financement venu rapidement et de lui-même. Il n'avait pas eu besoin d'aller le chercher. Ça voulait dire que les gens, les gens importants, savaient qu'il avait toutes les chances de gagner.