Titre : Une famille ?

Disclaimer : Toujours pas à moi.

Voilà, le troisième de la semaine. J'espère qu'il vous plaira autant que les deux précédents. Merci Angel, Nanou, TotallyGSR, Sidle, MissSidle, maCAdam, de vos messages. Merci à celles (et ceux ?) qui me suivent.


Chap 21 : Réconciliation

Grissom n'a pas beaucoup dormit aujourd'hui. Il a repensé à sa conversation avec Jim.

Oui, Jim a raison. Je n'ai pas à en vouloir à Sara d'avoir couché avec cet autre homme. Ceci dit, je ne vais pas pouvoir tout de suite lui pardonner de m'avoir caché ma paternité. J'ai perdu beaucoup de temps avec mon fils. Et pour ça je lui en veux. Je n'aurais sans doute plus jamais l'occasion d'avoir d'autres enfants et j'ai raté tellement de choses que je ne pourrais jamais revivre.

Sans compter que construire une histoire avec Antoine risque d'être difficile. Va-t-il m'accepter ? Va-t-il comprendre notre séparation ? Je ne veux pas accabler Sara et lui faire porter la faute de cette séparation. Mais je ne veux pas non plus porter ce poids. Comme lui j'ai subit cette séparation.

Quoi qu'il en soit, je dois au moins faire la paix avec elle. Je veux connaître mon fils et avoir une place dans sa vie. Et ça commence ce soir par cette fête.

A 18h00 tapante il est devant chez Sara. Jim arrive juste après lui. Il l'attends afin qu'ils entrent ensemble.

Jim toque à la porte et tous deux attendent qu'on vienne leur ouvrir. C'est Sara qui les accueil.

Grissom : Elle est magnifique. Mes résolutions ne vont pas faire long feu face à cette femme. Ma Sara. Je ne vais pas pouvoir lui en vouloir longtemps. Mon esprit est en désaccord complet avec mon corps. J'ai la bouche sèche, mon cœur s'accélère, mes mains deviennent moites, alors que mon cerveau ne cesse de me ressasser ses cachotteries. Je dois faire taire mon cœur et mon corps. Je ne peux qu'écouter ma tête dans cette histoire. Ridicule. Il y a quatre ans, si tu avais écouté ton cœur tu serais resté dans cette chambre à San Francisco et tu n'en serais pas là. On serait ensemble, heureux tous les trois.

Sara : Son cœur manque un battement. Elle s'attendait à tout, mais sûrement pas à la présence de Grissom. Comment Jim a réussi à la convaincre ? Elle n'est pas sûre de vouloir savoir. Elle est contente de le voir, bien qu'une pointe de tristesse et de ressentiment s'invite dans son esprit. S'il est venu sous la contrainte il va être extrêmement désagréable. Et puis, elle ne veut pas qu'il agisse par obligation. S'il ne veut pas faire partie de leur vie, autant qu'il s'en éloigne définitivement.

- Entrez, on n'attendait plus que vous.

- Merci Sara. Répondent-ils à l'unisson.

- Merci à vous d'être venu. Griss, Antoine va être vraiment heureux que tu ais pu te libérer.

- Antoine, tu viens dire bonjour, c'est Jim et Grissom

Antoine arrive en courrant. Il saute dans les bras de Jim. Et l'embrasse sur la joue.

- Papy !

- Salut mon bonhomme. Ca va ?

Grissom tend les bras vers lui pour le serrer contre son torse…

- Bonjour Antoine.

…Mais Antoine refuse de quitter les bras de Jim.

- Salut Griss

Grissom : Griss ? Il m'a appelé Griss ? C'est la première fois qu'il m'appelle Griss. Il m'appelle toujours Gil. Et puis, il ne refuse jamais que je le prenne dans mes bras. C'est vers moi qu'il se précipite normalement. Et là, j'ai tout juste droit à un salut. Même pas un bisou.

Il n'a pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà les autres arrivent dans l'entrée pour les saluer. Toute l'équipe est là ainsi que la famille de Sara. Tout le monde s'embrasse joyeusement. Antoine passe de bras en bras. Il fait des bisous à tous, sauf à Grissom. Ce dernier est dépité. Antoine est fâché après lui.

La soirée ce passe bien. Sara a préparé un repas succulent comme à son habitude. Tout le monde passe une excellente soirée.

Tout le monde, sauf Grissom. Il n'a qu'une envie. Que ses amis partent pour qu'il puisse rester seul avec Sara et Antoine. S'expliquer avec eux. Prendre Antoine dans ses bras. L'embrasser. Lui raconter une histoire. Le coucher.

Les enfants sortent de table alors que les adultes continuent de discuter calmement de choses et d'autres.

Les enfants sont dans le jardin. Grissom ne peut s'empêcher de suivre Antoine des yeux.

Grissom : Pourquoi est il en colère après moi ? Est ce que Sara lui a parlé ? Lui a t'elle dit que je suis son père ? Ne veut-il pas de moi comme père ? Pourquoi me repousserait-il autrement ? Il s'entendait bien jusqu'à maintenant. Ou alors Sara était tellement en colère après moi qu'elle a déversé tout son ressentiment envers moi devant Antoine. Et celui–ci prend le parti de sa maman. Non, Sara ne dresserait pas son fils contre moi. Il la regarde à la dérober. Elle sourie. Mais Grisom n'est pas dupe. C'est un sourire d'apparat. Lui voit bien que c'est un sourire pour donner le change. Seules ses lèvres sont étirées. Ses yeux ne brillent pas. Elle semble si malheureuse. Et c'est de ma faute. Son regard se pose à nouveau sur Antoine. Lui aussi ne semble pas bien aujourd'hui. Il est moins rieur. Ses yeux ne reflètent pas toute sa malice, son sourire n'est qu'une ombre. Peut être que Sara lui a tout expliqué. Peut être qu'il est déçu que je sois son père. Peut être qu'il ne me veut pas comme père. Sûrement qu'il prendra le parti de sa mère si nous n'arrivons pas à nous entendre.

Antoine est un peu à l'écart. Les filles jouent à des jeux … de filles. Et il ne veut pas y prendre part. Il s'aventure à la découverte de ce monde mystérieux que représente le jardin. Il observe quelque chose au sol. Un insecte sûrement. Grissom voit là l'occasion de se réconcilier avec lui. Ou au moins de renouer le dialogue. Rien de telle qu'une discussion entre passionnés pour dissiper les hostilités. Antoine sera heureux d'apprendre et de connaître de nouvelles espèces. Il le laissera lui parler.

-Excusez moi.

Il se lève de table pour le rejoindre dans le jardin

Sara le regarde partir. Il a l'air si malheureux. Antoine ne lui a pas adressé la parole de toute la soirée. Il est en colère après Grissom. Elle ne sait pas pourquoi. Bien sûr, il l'a vu pleurer hier. Mais il ne peut pas savoir que c'est à cause de Grissom qu'elle était dans cet état. Peut être qu'inconsciemment elle a laissé voir son animosité envers lui et Antoine la soutient dans son combat. Il est tellement réceptif à se qui l'entoure qu'il a effectivement pu ressentir se fossé qui c'est creusé entre les deux adultes. Au fond d'elle, elle espère qu'ils vont se réconcilier. Le conflit qui l'oppose à Grissom n'a pas à interférer dans leurs relations. Ils méritent tous deux de connaître le bonheur de l'amour entre un père et un fils. Ils ont tant de choses à partager.

Grissom s'approche de lui, doucement pour ne pas le faire fuir. Après tout, depuis qu'il est arrivé il ne se laisse pas aborder. Il s'accroupi afin d'être à sa hauteur.

- Hé bonhomme, qu'est ce que tu as trouvé.

Antoine : Bon, je suis fâché après lui. Il a fait pleurer maman. Mais finalement il est quand même venu pour ma fête. Et puis, c'est le seul qui pourra répondre à mes questions. Tout ça, c'est de fausses excuses. Gil me manque. J'ai horreur d'être fâché contre lui. J'ai envi de lui prendre la main, et de parcourir tout le jardin avec lui pour découvrir tous les trésors qu'il recèle. J'ai envi que Gil me porte contre sur ses épaules pour partir à la chasse aux papillons. J'ai envi qu'il me fasse un câlin en me serrant contre son torse. J'ai envi de faire une bataille de chatouilles avec Gil et maman. A tous les deux on arrivera à battre maman. J'ai envi que Gil me raconte une histoire alors que je suis dans les bras de maman, avec Michka aussi bien sûr.

Une larme vient rouler sur sa joue.

Grissom s'empresse de l'essuyer de son pouce. Il tend les bras vers Antoine. Il veut le prendre dans ses bras mais ne veut pas le brusquer si jamais lui ne le souhaite pas.

Antoine se précipite dans la chaleur de l'étreinte de Gil et laisse ses larmes couler librement. Il ne veut plus être en colère après Gil.

La force de l'impact pousse Grissom à la renverse et il se retrouve à terre, sur les fesses. Il referme ses bras et serre Toinou contre lui. Il sent les larmes monter dans ses propres yeux. Antoine pose sa tête dans le creux de son épaule. Grissom en profite pour respirer pleinement l'odeur de ses cheveux. Ses deux mains caressant doucement son dos pour le réconforter.

Une fois calmer, Antoine rompt le silence sur un ton accusateur.

- Pourquoi tu n'es pas venu me voir avant ?

Grissom : qu'est ce que je peux lui dire ? Ta maman et moi on est fâché et j'avais peur de l'affronter. J'ai refusé de lui laisser une chance de s'expliquer. Que je suis un lâche alors je suis tombé dans la facilité en me réfugiant dans la seule chose que je maîtrise, mon travail.

- Je suis désolé mon Toinou. Je n'avais pas le temps.

- Ton travail est plus important que moi ?

Grissom a l'impression qu'on lui arrache le cœur. La vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants ? Oui. Depuis des années il laisse son travail passé devant toutes autres choses. Il en a perdu Sara. Cette fois il ne perdra pas son fils. Antoine est sa priorité. Il va tout faire pour le rendre heureux. Ca commence mal.

- Non. Jamais. Mon travail ne sera jamais plus important que toi. Mais je dois apprendre tu sais.

- Je suis content que tu sois venu aujourd'hui.

- Moi aussi je suis content d'être là.

- Je suis désolé

Grissom est désarçonné par cette petite phrase. Il se recule pour pouvoir le regarder dans les yeux.

- Désolé de quoi ?

- De t'avoir fait de la peine en t'évitant aujourd'hui

Un fin sourire se dessine sur les lèvres de Grissom. Son fils est tellement attentionné. Sara en a vraiment fait une personne formidable. Grissom resserre son étreinte il a besoin de sentir ce petit corps contre le sien. Sa chaleur, sa douceur, son odeur de bébé, si caractéristique.

- Tu n'as pas à être désolé mon Toinou. C'est de ma faute. J'aurais dû venir te voir. Qu'importe mon travail, ou les différents que j'ai avec ta maman. J'aurais dû venir.

- Tu m'aimes ?

Grissom : décidément, cet enfant a le don de me déstabiliser. Que puis je répondre à cette question ? Oui. Oui, il l'aime. Et ceci n'a rien à voir avec le fait que ce soit mon fils. Je l'ai tout de suite adopté. Dès leur première rencontre Antoine a pris une place dans son cœur.

- Moi je t'aime Gil

Grissom : Cet échange paraît surréaliste. Il laisse ses larmes couler. Il ne veut plus les retenir. Cet enfant est contagieux, tout semble si facile avec lui. Verbaliser ses sentiments, laisser ses émotions s'exprimer. C'est la première fois, qu'il entend cette phrase. Bien sûr, ses parents lui ont dit qu'ils l'aimaient, mais toujours par signes, jamais avec des mots. Et c'est surtout la première fois qu'il dit cette phrase.

- Oui mon ange. Oui, je t'aime

- Pourquoi tu pleures ?

- Parce que je suis heureux

- C'est quand on est triste qu'on pleure, pas quand on est heureux.

- Quand trop d'émotions arrivent en même temps on pleure. On peut pleurer de joie, de rire ou de tristesse. Moi je pleure de joie parce que tu es un merveilleux petit bonhomme et que je t'aime.

Antoine : Gil m'aime. Il pourra être mon papa. Moi je voudrais qu'il soit mon papa. Mais… Pour être mon papa, il faut aussi qu'il aime ma maman. Maman elle l'aime. Ca je le sais. Il n'aurait pas pu la rendre si malheureuse si elle ne l'aimait pas.

- Et maman ? Tu l'aimes ma maman ?

Grissom est à nouveau déstabilisé. Il ne peut pas répondre à cette question. Oui. Oui il l'aime. Il l'a toujours aimé et l'aimera toujours. Mais pour le moment cet amour n'ai pas possible. Il ne peut pas parler de ça avec Antoine.

Devant son silence Antoine enchaîne.

- Maman elle, elle t'aime.

Grissom : d'ou il tient ça ? Sara ne partagerait sûrement pas ses sentiments avec lui. Pas avec un enfant.

- Je suis sûr que vous êtes amoureux.

Grissom : cet enfant ne doit pas être le leur. Quelqu'un a dû faire un échange d'enfants à la maternité. Comment peut il être si sensible aux personnes qui l'entourent alors qu'eux sont si associables, si aveugles. Il a vraisemblablement raison. Sara et lui sont fait pour vivre ensemble. Mais les choses sont parfois compliquées.

- Je ne veux plus jamais que tu fasses pleurer maman

Grissom : Sara a pleurer ? A cause de moi ? Je ne peux pas te promettre une telle chose Toinou. Mais je vais tout faire pour arranger la situation.

- Tu sais mon ange, les histoires des grandes personnes sont parfois compliquées.

- Je ne veux plus jamais voir souffrir maman par ta faute

La menace dans la voix d'Antoine n'est pas déguisée et Grissom en a bien pris note. Antoine fera n'importe quoi pour protéger sa maman. Cet enfant est formidable. Personne dans sa vie d'adulte n'a jamais osé lui parler comme ça. En toute franchise. Sans cacher ses sentiments, en le repoussant dans ses retranchements pour connaître la vérité, pour l'obligé à exprimer ses sentiments. Et il na rien pu faire face à cette avalanche de questions et d'amour. Il s'est fait laminé. Il lui a dit qu'il l'aimait. Et le pire, c'est qu'il ne regrette strictement rien : pas un mot, pas une phrase, pas une émotion, pas une larme. Si les choses pouvaient être aussi simple avec Sara. Qu'ils laissent parler leur cœur tout les deux.

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Grissom a passé une partie de la soirée avec Antoine. Après cette petite explication ils sont partis explorer le jardin. Ils ont découverts plusieurs espèces d'araignées, diverses fourmis faisant d'incessants trajets entre la fourmilière et une source de nourriture (un vieux gâteau d'Antoine).

Les invités sont partis un à un. Voulant prendre un peu de temps avant le prochain service.

Grissom est encore là. Il a besoin de voir Sara. Seul à seul. Ne reste plus que lui, Sara et Antoine.

- Antoine, mon amour, tu vas mettre ton pyjama et brosser tes dents

- Mais maman, je joue avec Gil.

Antoine se retourne vers Gil. Les yeux suppliant, cherchant son soutient pour rester encore un peu et repousser l'heure du coucher.

- Maman a raison Toinou. Il est tant que tu ailles te coucher. Moi je vais aller ranger un peu pendant que tu te prépares avec maman.

Sara : maman. Il m'a appelé maman, comme si on vivait tous les trois ensemble. A quoi il joue. Il nous la fait petite famille parfaite. Et puis, de quoi je me mêle. Je n'ai pas besoin de son soutient. Ca fait plusieurs années que j'élève Antoine seul. Je n'ai pas besoin de lui pour envoyer mon fils se coucher.

La petite lueur de colère qui brille dans les yeux de Sara ne passe pas inaperçu.

Grissom : oula. Je vais me faire tout petit. Il me semble que j'ai outrepassé mes droits. J'ai presque failli oublier qu'on ne forme pas, pas encore, une famille.

Antoine : Waou… je vais vite dans ma chambre me préparer à aller au lit. J'ai pas intérêt de râler pour le brossage des dents.

Toinou et Gil s'échange discrètement un regard complice. Pas besoin de mots. Gil lui fait un clin d'œil et chacun part dans sa direction. Antoine file dans sa chambre tandis que Gil s'apprête à aller dans la cuisine pour faire la vaisselle.

Sara les regarde amusée. Elle ne se savait pas si autoritaire. Si seulement ça pouvait être toujours aussi facile. Réussir à faire marcher droit ces deux là par un simple regard. Elle est heureuse qu'ils aient retrouvé leur complicité. Elle les a aperçu dans les bras l'un de l'autre plus tôt dans la soirée. Elle jurerait les avoir vu pleurer. Tous les deux. La première fois qu'elle voit Grissom pleurer. Elle ne sait pas ce qu'ils se sont dits, mais ils sont à nouveau copains comme cochon. Rien ne pouvait lui faire plus plaisir. A bien y réfléchir si, qu'elle retrouve la complicité qu'elle partageait avec Grissom. Mais ça, c'est une autre histoire. En parlant de Grissom

Elle part le rejoindre dans la cuisine. Elle s'arrête sur le seuil de la porte, reposant son épaule contre le chambranle. Elle le regarde évoluer dans la cuisine. Sa cuisine. Il a l'air d'être chez lui. Elle s'habituerait facilement à sa présence dans ces murs. Mais ce n'est pas prêt d'arriver. Autant mettre rapidement un terme a cette comédie.

- Tu n'as pas à faire ça Grissom. Je le ferais tout à l'heure.

- Ca ne me dérange pas Sara.

Elle se rapproche de lui. Pose sa main sur son bras et l'oblige à lui faire face.

- Moi ça me dérange. On ne peut pas faire comme s'il ne s'était rien passé. On a encore des choses à régler.

- Je sais. On pourra en parler dès qu'Antoine sera couché.

- Oui

- Alors autant que je me rende utile en attendant.

Il n'attend pas sa réponse et retourne à sa tache, alors qu'Antoine se fait entendre.

- MAMAN, je suis prêt.

Sara se rend dans la chambre d'Antoine. Il a mit son pyjama et s'est pelotonné sous sa couette avec Michka.

- Tu t'es brossé les dents.

- Oui maman

Sara : trop polie la réponse, trop rapide aussi. Une visite dans la salle de bain s'impose.

Antoine voit sa mère partir dans la salle de bain. Cette fois elle ne verra pas que je me suis pas brossé les dents. J'ai pris mes précautions pour qu'elle y croie.

- Antoine, viens te brosser les dents.

Antoine : Perdu. Il est bon pour une réprimande. A contre cœur, il l'a rejoint. Pas la peine de mentir plus. Je sais pas comment elle fait, mais elle sait toujours quand je me suis pas brossé les dents.

Sara est très amusé par son air dépité. Faut dire qu'il a fait fort aujourd'hui. Il a pensé à passer sa brosse sous l'eau pour appuyer son mensonge. La dernière fois elle a eu le malheur de lui expliquer comment elle avait déjoué son mensonge ; et apparemment, il a retenu la leçon. Cette fois elle ne lui révèlera pas son secret. Il n'arrive jamais à reboucher le tube de dentifrice. Et la, le bouchon est parfaitement vissé. Il est trop attendrissant. Mais elle doit rester ferme. S'il ment déjà avec autant d'aplomb à son âge, l'adolescence risque d'être difficile.

- Antoine, je ne veux plus que tu me mentes.

Antoine baisse les yeux.

- Et puis brosses toi les dents en vitesse. Elle lui tend sa brosse pleine de dentifrice.

Après un brossage peu enthousiaste, sous le regard attentif de Sara, Antoine regagne son lit. Sara le suit. Elle est désespérée. Il n'est pas encore prêt à s'habiller tout seul malgré son entêtement à vouloir le faire. Il a mis son Tshirt à l'envers.

- Viens là mon amour.

Sara lui retire son haut, le retourne et lui remet.

- Voilà, comme ça t'es prêt à partir au pays des rêves.

- Maman, est ce que Gil peut me lire mon histoire ce soir ?

Le cœur de Sara se serre. Bien sûre, elle est ravie qu'ils aient retrouvé leur complicité. Mais delà à laisser Grissom lui raconter son histoire ce soir. Elle a l'impression de le perdre. C'est leur petit moment à eux. Elle n'a pas du tout envie que ce soit lui qui fasse le coucher. Mais elle ferait n'importe quoi pour son petit bonhomme. A contre cœur elle va chercher Grissom.

- Grissom, Antoine voudrait que tu lui lises une histoire

Grissom est aux anges. Cependant, quand il pose ses yeux sur Sara, il comprend que cette situation lui fait de la peine. C'est son rôle à elle de lui lire une histoire. Mais il ne peut pas laisser passer une telle occasion. Il est passé à coté de tant de moment avec son fils.

Il se rend rapidement dans la chambre et s'assoies sur le bord du lit.

- Qu'est ce que tu veux comme histoire

- Les aventures de Mimi la mygale

Grissom se lève pour prendre le livre et reviens vers Antoine. Cette fois il s'installe à coté de lui, le dos contre le mur. Mais Antoine reste distant. Un détail semble le chagriné. Pourtant tout est là. Il est confortablement allongé sous ses couvertures, Michka dans les bras.

- Où est maman ?

Grissom est déconcerté par sa question. Il a bien demandé à ce que je lui lise son histoire ?

- Elle est dans la cuisine. Tu voulais que je te lise une histoire ce soir ?

- Oui, je veux que ce soit toi qui lises, mais je veux que maman me fasse un câlin.

Grissom est soulagé. Ca doit pouvoir s'arranger

- Si on l'appelait

Antoine ne se fait pas prier

Antoine/Grissom : MAMAN

Sara : Elle sèche ses larmes en vitesse et les rejoint. A quoi ils jouent tous les deux ? C'est la deuxième fois que Griss l'appelle « maman » ce soir. Elle a toujours trouvé ça ridicule les couples qui se nomme « papa » et « maman ». Et en même temps elle fond en entendant ce mot dans la bouche de Grissom. Ce soir ils ressemblent presque à une famille.

- Qu'est ce que vous voulez ?

Antoine et Grissom échange un sourire et un regard complice avant de se retourner vers Sara.

- Que tu te joignes à nous.

Antoine accompagne les paroles de Gil en soulevant la couette pour inviter maman à les rejoindre.

Sara affiche son plus beau sourire et ne perd pas une seconde pour s'installer avec eux. Le lit d'Antoine est tout petit alors Sara prend son petit bonhomme sur elle. Il ne se fait pas prier. Il pose sa tête sur sa poitrine, le plus doux de tous les oreiller, un bras autour de son cou et son pouce dans sa bouche. Michka sous le bras évidement…

Grissom se serre contre Sara. Le lit n'est pas large. Et pour être bien sûr qu'aucun d'eux ne tombe du lit, il passe son bras autour de sa taille.

Maintenant que tout me monde est bien installé, il commence sa lecture. Antoine ne le quitte pas des yeux, buvant ses paroles. Sara se laisse bercer pas sa voix. Grissom pose discrètement son regard sur eux de temps en temps. Il fait remonter sa main le long du dos de Sara pour venir la placer sur son épaule avant d'emprisonner la main d'Antoine dans la sienne. Il caresse la main d'Antoine de son pouce, et sans y prêter attention, cette caresse déborde de la main pour se prolonger sur le cou de Sara.

Elle le laisse faire. La fatigue s'empare d'elle et elle pose sa tête sur l'épaule de Grissom.

Dans la chaleur de sa mère, la douceur de la voix de Gil, Antoine part rapidement dans les bras de morphée.

Sara et Grissom échange un regard plein d'amour avant de se décider à le laisser dormir.

Aucun des deux ne souhaite quitter la quiétude de ce lieu. Ils savent qu'à l'extérieur une explication les attend. Chacun d'eux s'attends au pire. Qu'adviendra t'il s'il n'arrive pas à trouver un terrain d'entende. Aucun d'eux ne veut envisager une telle situation. L'amour est présent entre eux trois. Ca ne fait aucun doute. Alors il suffit de mettre les choses à plat pour repartir sur de bonnes bases. Peut être pas en couple. Peut être pas en famille modèle. Mais au moins dans une bonne harmonie, chacun à sa place et sans heurts.