Bonsoir à tous, c'est encore moi. Avec le chapitre 21 de La Démone, le Papillon et le chieur. Bon cessons de parler, je vais directement passer à la réponse aux reviews (ou plutôt "la"...)

Agrond : En effet, même si ce préfère largement les Chevaliers d'Or au Bronzes... Question de charisme. Tu as bien décrit la situation, surtout qu'elle n'a pas grossi... Et ils ont même pas couché ensemble ! *indignée*

Bonne lecture.


Chapitre 21

Buter les pestes roses

- JE VAIS LA BUTER !

La porte claque, faisant sursauter mes frères d'armes au passage et manquant d'exploser en mille morceaux sous la puissance du coup.

- Qu'est-ce qu'y se passe encore ? soupir Yumi-chan en me regardant presque de travers.

- Il se passe que cette sale peste de Yachiru a raconté au vieux que Papillon et moi allions nous marier !

Je fulmine, hors de moi. Je ne sais pas ce qui m'énerve le plus, qu'elle est racontée des sottises ou bien que des gens aient osés la croire.

Je n'ai même pas embrassé Papillon !

- Anko ?

Tiens quand on parle du loup !

« Et bien on en voit la queue… Quoique… »

Je sens le rouge me monter aux joues en comprenant le sous-entendu. Mais c'est plus par fureur que par gêne.

Papillon ne le vois pas comme ça.

- Tu m'as manqué, il susurre en me serrant dans ses bras.

- Tu plaisantes j'espère ? On s'est vu il y a, à peine une heure.

J'ignore pourquoi à cet instant précis Yumichika a poussé un soupir à s'en fendre l'âme tout en prenant son visage entre ses mains.

J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?

« Débutante… »

- Tu changeras jamais, toi n'est-ce pas ?

- Je ne vois pas pourquoi tu dis ça, je grogne entre mes dents.

- Alors t'as choisi une date pour le mariage ?

J'écarquille les yeux et m'écarte brusquement de lui.

- Répète pour voir.

- Anko, je plaisantais, arrête de faire cette tête.

- J'espère pour toi que c'était de l'humour ! je m'énerve.

- Tu es en colère ? s'étonne le Chauve.

- Non bien sûr que non. Tu vois bien que je ramasse des fleurs avec des Bisounours. BIEN SUR QUE JE SUIS EN COLERE, IMBECILE !

Les personnes présentes dans la pièce prennent la sage décision de reculer d'au moins deux pas, histoire d'éviter de ce prendre une droite dans la figure.

Sauf Papillon.

- Tu veux qu'on aille quelque part ?

- Pourquoi ? On est bien ici, non ?

Silence. Plus personne ne parle. On peut même entendre les mouches voler autour de nous.

Même Yamaneko n'a plus rien à dire, et ceci tient littéralement du miracle.

- Euh Anko… prend alors la parole Yumi-chan. Je crois que Hisagi veut que vous alliez quelque part en tête à tête.

Ah… Mais pourquoi ne l'a-t-il pas dit plus clairement ? C'est vrai quoi, il sait bien que ce genre de sous-entendu je ne les comprends pas si on ne m'explique pas.

Il m'a pris pour Einstein ou ça se passe comment ?

Je lui attrape le poignet et l'emmène de force un peu plus loin. D'ailleurs je peux clairement entendre la voix d'Ikkaku déclarant à son meilleur ami :

- On pari combien qu'ils vont coucher ensemble ?

La réponse de Yumi-chan ne vient jamais pour la simple et bonne raison que le Chauve vient de se prendre une sandale dans la figure.

Le prochain qui dit que je vise mal, je lui fous une droite, c'est clair ?

« Comme du cristal. »

Bien. Maintenant occupons-nous du cas de mon « petit ami ».

Je le plaque contre un mur, un peu trop violemment d'ailleurs. Mais je ne m'excuse pas et plante mon regard dans le sien.

Le calme avant la tempête.

- Que l'on soit bien d'accord, je ne me marierai jamais.

Je le lâche et recule d'un pas sans le lâcher une seule seconde du regard. Il frotte son cou douloureux mais ne fait aucun commentaire désobligeant.

- Akuma est le seul nom que je n'ai jamais porté. Celui qu'on m'a donné le jour de ma naissance, celui que ma mère ne m'a jamais donné. Tu comprends ?

Il ouvre la bouche mais je pause un doigt sur ses lèvres.

- Ta gueule. Quand la femme parle, tu l'écoutes.

Je prends une grande respiration et continue dans ma lancée :

- Je ne crois pas au mariage. Quand on aime quelqu'un on ne devrait pas passé devant l'autel. Tu as le droit de penser que je suis égoïste mais il y a bien une chose où tu n'as pas la permission de douter. Je t'aime Shuuhei Hisagi.

Papillon sourit et penche son visage vers le mien.

- Je peux t'embrasser ? souffle-t-il, presque sensuellement.

Je lui ricane à la figure et rétorque :

- Chéri, une règle : on ne demande pas à une fille si on peut l'embrasser, on le fait. Bon dans le risque de…

… Se prendre une baffe après. Mais c'est trop tard, il a déjà posé ses lèvres sur les miennes. Je n'aime pas qu'on me prenne par surprise. Surtout quand il s'agit de mon « premier » véritable baisé avec mon petit ami officiel.

Oh putain mais c'est qu'il embrasse bien le Papillon !

Et si j'en juge par le cri de joie de Yamaneko, ce n'est pas trop tôt.

Le baiser semble durer une éternité, sauf que nous avons besoin de respirer comme tous humains normaux. Enfin presque normaux… Et quand il se stoppe enfin, nous échangeons un sourire.

Bien sûr, ce fut avant que je ne lui balance mon poing dans la figure.

- Mais… Mais pourquoi ? bredouille Papillon.

- Règle numéro deux avec moi, ne jamais me faire taire en m'embrassant si tu ne veux pas que je foute une droite.

« Pour le coup je crois qu'il a compris. »

« Je déteste quand cela devient trop guimauve. »

« Je sais. C'est pour ça que je suis incapable d'être doux. »

« Tu plaisantes ? Tu es un chat. »

« Je ne parlais pas dans ce sens-là… »

J'hausse les épaules et reporte mon attention sur le brun couché sur le sol.

- C'est moi ou tu saignes ?

- Bien sûr que je saigne, tu m'as cassé le nez, idiote !

Ah mince. Boulette.

- Désolée.

Et je le suis, sincèrement. Je vais peut-être éviter d'abîmer mon petit ami dès le premier jour. Mais alors que je l'attrape par le bras pour l'aider à se relever, j'aperçois à quelques mètres de nous un éclair rose disparaître derrière un mur.

- YACHIRU ! je beugle après un certain temps de réaction.

- Hey !

- Désolée Papillon mais faut que j'aille buter ma chère petite sœur adorée.

D'ailleurs celle-ci vient de se tourner vers moi et en me voyant courir à une vitesse folle vers elle, choisit la meilleure option qui ne lui soit jamais venue à l'esprit.

Elle prend la fuite.

- Reviens ici espèce de sale peste ! je rugis, en sortant Yamaneko de son fourreau.

« Je refuse de tuer un enfant ! »

« Tu n'as pas vraiment le choix. »

Cette fois-ci, je ne le laisse pas répliquer et articule avec soin :

- Feule Yamaneko :

Voilà. C'est nettement plus pratique pour courir vu que je n'ai pas besoin de les tenir, au contraire de mon Bankai. De toute façon, il est beaucoup trop lourd, cela me ralentirais et puis la sale teigne serait capable de se glisser entre les griffes. Je continue de courir, si bien que je ne sens presque plus le sol sous mes pieds, ce qui n'empêche guère de laisser des traces après mon passage.

- Akuma ? hallucine Tristou en me voyant passé comme une flèche devant lui, faisant voler sa chevelure. Mais que…

- Pas le temps de t'expliquer ! je réplique en continuant mon jogging matinal.

C'est qu'elle court vite la gamine tout de même. Mais je l'aurais, oui je l'aurais. Même s'il faut m'amputer les jambes après. J'aurais ma vengeance, qu'elle soit chaude ou froide.

Même si je préfère la première option.

Merde j'ai perdu la môme ! Pire, je me retrouve en tête à tête avec mon Capitaine.

Et crotte.

- Dégage de la Kenpachi, tu me gênes !

Il sourit, sadiquement, comme à son habitude, tout en commençant lentement à dégainer son Zanpakuto.

- Cela te dit un petit combat ? Rien que toi et moi ? me propose-t-il.

- Euh… Laisse-moi réfléchir… Non.

J'aurais peut-être dû être plus clair, sinon il n'aurait pas pris la tête de m'attaquer. Ouf que j'ai de bons réflexes sinon je me serais fait tuée sur le champ.

- Non mais ça ne va pas la tête ! je beugle en levant les bras pour me protéger.

- Montre-moi ton Bankai ! m'ordonne-t-il, existé.

Il croit quoi, que je peux le sortir comme ça ?

« Mais tu le peux. »

« … Ça ne m'aide pas vraiment ce que tu me dis là mon cher Yamaneko. »

« Niark, niark, niark. »

Tiens, cela faisait longtemps que je ne l'avais pas entendu, son rire.

- Anko, bats-toi !

- Mais puis-ce que je te dis que je n'en ai pas envie ! je m'obstine.

Et puis merde, autant utilisé les grands moyens…

- AU VIOL !

Mon cri retentit dans toute la Soul Society et cela fait mouche. Kenpachi se tétanise en voyant des Shinigamis débarquer un peu partout, dans un brouhaha monstrueux. J'en profite pour filer. Discrètement.

Enfin, façon de parler.

- A moi la liberté ! Banzai !

Je détale aussitôt dans la direction où est partie la sale peste rose. Mais cette fois-ci, j'ai encore plus de raison de courir vite, étant poursuivie par un Kenpachi fou furieux et assoiffé de sang.

Et merde.

Je viens juste d'avouer mes sentiments à cet imbécile de Papillon que je me fais déjà attaquer. Franchement plus chanceuse de moi tu meurs !

« La chance c'est comme le coxis, je l'ai toujours dans l'cul… »

« Quelle vulgarité… »

« Je t'emmerdes. »

« Rappelles moi, tu es bien une femme, non parce que des fois j'ai des doutes… »

« Je répète : je t'emmerdes. Et bien profond. »

« C'est bien ce que je disais… »

Pas le temps de répliquer quoi que ce soit. Trop occupé à poursuivre la chose rose qui ne cesse de raconter des bobards sur moi. Je hais les gosses, c'est décidé je n'en aurais jamais. Parole d'Akuma. Et tant pis pour Papillon, il n'avait pas qu'à tomber amoureux de moi.

« S'il te quitte, je pourrais devenir ton sex-toy ? »

« … Sans commentaire. »

« Niark, niark, niark. Je prends ça pour un oui. »

J'aimerais tellement retourner à mon ancienne vie. Même si je n'avais aucuns amis, à l'époque. Et surtout pas de chats pervers !

« Je ne me sens absolument pas visé… »

« … »

Oh bon sang, pitié, achevez-moi !

- An-chan !

Une boule – non pas rose – mais brune me fonce littéralement dessus, m'obligeant à annuler mon Shikai.

- Non mais ça ne va pas de me sauter dessus comme ça Aika ? je m'énerve en massant mes fe…

« Pardon tu disais ? »

« … Oublies. Maintenant. »

Quel pervers.

- Comment oses-tu ? me gronde-t-elle en me pointant du doigt.

- Ce n'est pas moi ! je proteste.

- Ce n'est pas toi quoi ? elle me questionne en fronçant les sourcils.

- Je n'en sais rien mais ce n'est pas moi quand même.

Elle pousse un long soupir tout en se pinçant l'arête du nez. Pourtant avec le temps, elle devrait avoir l'habitude.

- Je te parle de ton mariage, elle finit par avouer entre deux soupirs.

- … Mon mariage ?

- Oui, ton mariage. C'est le vice-capitaine Yachiru qui m'a…

Je me relève, la faisant renverser au passage (en même temps elle était installée sur mes genoux), menaçante.

- Mais que…

Elle se stoppe en voyant mon aura des plus noires et mon regard de pur psychopathe. Elle déglutit.

- Euh… Anko t'es sûre que ça va ? elle s'inquiète.

- Aika chérie d'amour, est-ce que tu m'aimeras toujours même si je commets le plus ignoble des meurtres ?

- Oui, enfin je pense. Tu comptes tuer qui au juste ?

Mon sourire s'accentue davantage mais alors que je m'apprêtais à repartir à la chasse, une pression spirituelle m'écrase violemment au sol. Ah merde… Je l'avais oublié celui-là.

- Je t'ai enfin trouvé, ce n'est pas très bien de me faire courir partout comme ça Anko. Tu sais parfaitement que je n'aime pas courir après des lâches. Le fait que… Anko ?

- …

- …

- …

« … Tu fais quoi au juste ? »

« Bah la morte, ça se voit pas ? »

« Tu sais que tu n'aies pas obligé de tirer la langue ? »

Ah… En effet. Je… Aïe !

« … Quoi encore ? »

« Me suis mordu la langue. »

« … Oh bon sang. »

Bah quoi ?


Voilà, je sais que la fin est un peu décevante, loin de mon style habituel mais bon... Et désolé pour le coup de poing mais je déteste les choses trop niaises, et puis ça ne collerait pas au personnage d'Anko. Voilà. N'oubliez pas de donner votre avis.

Salut ! *disparaît de nouveau*