Disclaimer : les personnages sont à JKR
Avertissement : rating M
Chapitre 21. Harry.
Le lendemain Harry se réveilla le cœur battant. C'était un grand jour qui s'annonçait. Le jour où Gabriel devait être libéré. Le jour où il quitterait Drago. Il chassa cette dernière pensée de son esprit et se leva rapidement.
Après une toilette rapide il descendit rejoindre Madeleine qui tenait une lettre dans sa main et tremblait comme une feuille. Sans un mot elle la lui tendit :
- Ils disent qu'ils le libèreront à 10h ce matin, dans l'Eglise en face. Mon Dieu, j'ai tellement peur…
- C'est plutôt une bonne nouvelle…ne vous inquiétez pas.
- Comment ne pas s'inquiéter ? Je n'ai pas dormi de la nuit…ajouta-t-elle.
- Venez, on va déjeuner…
- Non, je n'ai pas faim. Je ne veux pas quitter cette chambre. Si jamais…
- Si jamais quoi ? Il n'arrivera rien. Vous avez une mine effroyable. Venez, il faut manger, dit-il en la prenant par le coude.
Elle le suivit de mauvaise grâce jusqu'au salon du petit déjeuner.
Comme la veille ils croisèrent Drago qui déjeunait seul, l'air morose. Harry tenta, en vain, de ne pas le regarder, mais son regard était irrésistiblement attiré par la silhouette blonde.
Il était terriblement inquiet pour Gabriel mais n'arrivait pas à s'empêcher de penser à Drago. Il sentit une morsure cruelle du côté du cœur quand il réalisa qu'il le voyait peut-être pour la dernière fois. Comment vivre sans son visage si doux, sa peau si tendre ? Comment se passerait-il de ses bras, de ses baisers ?
Il ferma les yeux douloureusement pour les empêcher de s'humidifier. C'était sa décision, et il devait s'y tenir. Il avait trop souffert de son indifférence, voire son mépris. Et s'entendre dire que Drago n'avait jamais plus été amoureux depuis Madeleine…c'était juste insupportable.
Ils déjeunèrent en silence puis remontèrent dans la chambre de Madeleine. Le temps passait avec une lenteur désespérante et elle restait muette, sur le lit, à fixer la montre. Harry, lui, faisait les cent pas dans la chambre, tournant inlassablement.
Quand enfin il fut 10 h elle se leva et s'apprêta à sortir, un peu tremblante.
- Je vous accompagne, décréta Harry
- Je veux bien, merci…
Ils sortirent et traversèrent la rue, presque surpris qu'il fasse beau et que le temps soit si doux.
Harry ouvrit avec angoisse le battant de la porte de l'Eglise et ils se retrouvèrent soudain dans la fraîcheur et l'obscurité. Ils se précipitèrent dans l'allée, cœur battant, et enfin aperçurent une tête blonde dans les premiers rangs, immobile. Madeleine se mit à courir, ses pas résonnant sur les dalles, et elle se glissa jusqu'à Gabriel qu'elle saisit vivement dans ses bras, en pleurant.
- Oh…mon ange, mon amour, mon amour…répétait-elle tandis que l'enfant s'accrochait désespérément à elle. Tu vas bien ?
Gabriel hocha la tête, submergé lui aussi par l'émotion, et Harry ne put s'empêcher de frissonner à ce spectacle.
Madeleine et Gabriel restèrent longtemps agrippés l'un à l'autre, à pleurer et murmurer. Harry se sentit gêné, et se décida à faire le tour de l'Eglise. Quand il vit les cierges allumés il eut la tentation d'en allumer un, en supplique muette, pour que Drago reste avec lui, mais il réalisa que c'était lui-même, Harry, qui avait menacé de rompre, et pas Drago.
Ils sortirent enfin à nouveau au soleil, un peu titubants, réalisant à peine que leur cauchemar était terminé. Gabriel s'accrochait fermement à la main de sa mère et Harry sourit en voyant cela. L'enfant paraissait en assez bonne forme, quoique apeuré. Ils se dirigèrent vers le nouveau parc de New York, Central Park, et s'assirent sur un banc.
Ils l'interrogèrent doucement, pour ne pas le brusquer. Apparemment il avait été assez bien traité, étant retenu dans une pièce sombre qui contenait un lit –Harry pensa qu'il s'agissait d'une cabine du bateau-, mais avait été nourri. Il n'avait pas été battu et son corps ne portait pas de trace de coups.
Harry était désolé de voir le petit visage habituellement si pétillant tellement pâle et inquiet, mais il se dit qu'il était jeune, et qu'il surmonterait cet épisode.
Ils firent le tour du parc, goûtant la caresse du soleil et le vent léger, évoquant l'avenir. Ils décidèrent de faire un pique nique improvisé dans le parc, sous l'œil réprobateur des passants, et Harry fut heureux de voir que Gabriel s'était remis à courir après les oiseaux, comme tout enfant de son âge.
- Finalement, quand j'y pense, je me dis que ma mère avait raison, soupira Madeleine.
- A quel sujet ?
- Elle a toujours pensé que ce collier me porterait malheur…en fait elle pensait que je n'aurais jamais dû fréquenter Drago, ni les Malfoy. Qu'il ne faut pas sortir de son milieu…
- C'est de la superstition, non ?
- Non…du réalisme, plutôt. L'amour est impossible entre des personnes qui viennent de milieux tellement différents, paraît-il. Pour moi ça s'est vérifié.
Cette réflexion renvoya Harry à ses doutes concernant Drago. Peut-être était-ce ça, la principale raison de leurs difficultés…
- Et vous, vous allez faire quoi, Harry, maintenant ?
- Et bien…je pense chercher du travail, ici, à New York. Je ne sais pas faire grand-chose mais j'apprends vite…
- Vous ne restez pas avec lui, finalement ?
- Non. Il a été trop loin. Si vous saviez ce qu'il m'a dit…en tout cas il m'a fait clairement savoir qu'il ne m'aimait pas, répondit Harry d'un ton amer.
- Vraiment ? et vous le croyez ?
- Il faut bien, non ? Je ne vais pas passer ma vie avec quelqu'un qui ne veut pas s'engager, même un minimum.
- Mais…je me mêle de ce qui ne me regarde pas mais…quand vous étiez ensemble, enfin je veux dire…dans l'intimité, comment ça se passait ?
- Bien…très bien, même. Pourquoi ?
- Peut-être qu'il vous aime et qu'il n'ose pas se déclarer.
- Peut être, oui. Mais ça ne suffit pas. Qu'il me traite alternativement comme son amant puis comme son valet, c'est insupportable, c'est tout.
- Je comprends…dommage.
Harry ne répondit pas, le cœur lourd. Il ne voulait surtout pas penser à Drago, pas remettre sa décision en jeu. Sinon le cercle vicieux du « je t'aime, moi non plus » ne s'arrêterait jamais.
- Et vous, vous restez à New York ?
- Oh oui…je vais écrire à Olivier, lui donner mon adresse en espérant qu'il prenne le prochain bateau. De toute façon j'irai attendre tous les bateaux qui viendront d'Angleterre.
- C'est bien…ne perdez pas espoir.
- Le plus important pour moi, aujourd'hui, c'est mon fils, dit-elle en souriant.
oooOOOOOoooooooOOOOOOOooooooooOOOOOO
En fin d'après midi ils repassèrent à l'hôtel pour prendre leurs affaires, et Harry prit une chambre dans l'hôtel de Madeleine.
Avant de rentrer dans sa chambre, elle lui dit :
- Vous lui avez dit au revoir, au moins ?
- Non, je n'en ai pas le courage…je lui ai dit que je partirais dès qu'on aurait retrouvé Gabriel.
- Mais il ne sait probablement pas que nous avons retrouvé Gabriel. Vous ne pouvez pas le quitter comme ça, quand même.
- Si, je le peux.
- Harry…
Il ferma les yeux et secoua la tête :
- Ca ne servira à rien…
- Bon…à plus tard, alors.
- Oui. A bientôt.
Harry entra dans sa chambre, et se laissa tomber sur le lit. Il était entièrement libre, maintenant. Libre de vivre et travailler dans un pays neuf, où toutes les possibilités étaient ouvertes, libre d'aimer et de refaire sa vie…mais il avait juste envie de dormir pour oublier sa peine.
Le lendemain il parcourut les rues animées, à la recherche d'un emploi. Visiblement les opportunités ne manquaient pas, mais il n'avait pas envie de s'engager dans n'importe quoi.
Il hésita longtemps, passant de boutique en boutique, mais rien ne l'attirait vraiment.
En fait, il n'arrêtait pas de penser à Drago, et chaque chevelure blonde croisée lui donnait un coup au cœur. Dans un bar il entendit qu'un convoi allait bientôt partir pour l'Ouest, travailler sur la construction de la ligne de chemin de fer. On cherchait des hommes forts et courageux. C'était peut-être ça qui lui fallait, finalement…l'aventure, le far west…Il réfléchit en buvant des bières et finit par s'inscrire sur la liste des candidats.
Il rencontra le contre-maître, qui lui brossa un tableau bien noir de l'expédition, sans doute pour juger sa motivation. Harry se dit qu'un travail épuisant serait le meilleur dérivatif à sa peine, et affirma qu'il était partant, quelles que soient les conditions.
Un rendez-vous fut fixé pour le lendemain, jour de départ de l'expédition.
Il rentra à l'hôtel et rumina longtemps ses idées noires, quand il entendit des coups frappés discrètement à la porte. Il ouvrit.
C'était Madeleine :
- Harry, excusez moi de vous déranger…vous allez penser que j'exagère, sans doute, mais…pourriez-vous surveiller Gabriel pendant une heure ou deux ? Il faut que je sorte et je ne veux pas le laisser seul…
- Bien sûr, répondit Harry, surpris. Tout de suite ?
- Oui…vous deviez sortir ?
- Oh non…pour aller où ?
- Bien…je vous accompagne dans ma chambre ?
- D'accord. Je vous suis.
Gabriel l'accueillit avec un sourire qui lui réchauffa le cœur, même si la ressemblance avec son demi-frère réveilla un peu sa peine.
- Gabriel, tu seras sage avec Harry ?
- Promis, maman. Tu reviens, dis ?
- Mais oui, mon chéri, promis…je n'en ai pas pour très longtemps.
Elle enfila ses gants, mit un chapeau et dit à Harry :
- N'hésitez pas à être ferme avec lui.
- Ne vous inquiétez pas. Ca se passera bien, hein, Gabriel ?
L'enfant hocha vigoureusement la tête et Madeleine déposa un baiser sur son front avant de partir :
- A tout de suite, mon ange.
oooooOOOOOOOoooooooOOOOOOOOoooooooo
Lorsqu'elle fut partie Harry s'interrogea soudain pour savoir où elle avait bien pu aller. A priori elle ne connaissait personne à New York…sauf Drago. Son cœur se serra : les anciens amoureux allaient-ils se retrouver ?
Il n'ignorait rien des sentiments de Drago à l'égard de Madeleine, à l'époque, et il se demanda si elle n'allait pas reprendre la place qu'elle avait toujours, peu ou prou, occupé dans son cœur. Etait-ce pour ça que Drago était resté tellement évasif, tout au long de leur relation ? Il repensa à tous leurs instants d'intimité et se sentit floué. Et dire qu'il l'avait aidée à retrouver son fils…
Il avait été bien naïf, une fois de plus…il en aurait pleuré. Heureusement qu'il partait le lendemain…
Gabriel lui réclama une histoire et il s'efforça de se concentrer pour en trouver une. Sa mère lui avait raconté des contes de Grimm, quand il était petit, mais c'était tellement loin…Il fit un formidable effort sur lui-même et commença :
- Il était une fois…
Gabriel mit son pouce dans sa bouche et l'écouta religieusement, fasciné.
ooooOOOOOOoooooooOOOOOOOoooooo
Sitôt sortie Madeleine prit le chemin de l'hôtel où elle avait séjourné deux jours, avec la ferme intention de parler à Drago. Elle tournait et retournait les phrases dans sa tête, sachant que ce qu'elle devait lui dire serait difficile à exposer.
Elle passa devant le concierge sans s'arrêter et monta directement dans la chambre de son premier amour.
Elle frappa. Pas de réponse. Elle insista. Elle entendit le bruit d'un verrou et Drago apparut dans l'entrebâillement, l'air peu amène :
- Qu'est ce que tu veux ? De l'argent ? Le collier ne t'a pas suffi ?
Elle ouvrit la bouche, abasourdie, puis répondit, en tournant les talons :
- Tu es toujours aussi abject, Drago…Je comprends mieux Harry, maintenant.
- Quoi ? Pourquoi tu parles d'Harry ? dit-il en la rattrapant par le bras.
- Parce qu'il m'a dit qu'il te quittait. Je comprends pourquoi…
- Tu es bien au courant, dis-moi…Il reste avec toi, j'imagine ?
Elle se retourna et retira la main de son bras, avec dégoût :
- Non…Mais tu ne le mérites pas, ça c'est certain.
- Et c'est pour m'apprendre cette merveilleuse nouvelle que tu es revenue ?
Elle le toisa et répondit :
- Non. Je voulais juste de prévenir qu'on avait retrouvé Gabriel. Mais ça n'a pas l'air de te soucier, puisque tu ne me poses même pas la question…
- Détrompe-toi, dit-il plus doucement. J'en suis heureux pour lui…et pour toi. C'est un gentil petit garçon…Attends, tu veux entrer ?
Surprise par ce brusque changement d'humeur, elle hésita et acquiesça. Elle entra dans la chambre et s'installa sur un fauteuil.
Drago lui demanda :
- Vous l'avez retrouvé où ?
- Dans l'Eglise en face.
- Il va bien ?
- Oui, il va bien, dit-elle en souriant. J'ai l'impression qu'il considère tout ça comme une aventure, maintenant. Heureusement…Comme s'il avait été enlevé par des pirates.
- Tant mieux… Tu leur as donné le collier ?
Elle hocha la tête affirmativement.
- Je n'avais pas le choix…
- Bien sûr. C'est la vie de ton fils…
Un silence plana entre eux.
- Tu sais…je n'étais pas amoureuse de lui, dit elle doucement.
Drago baissa la tête et fixa le tapis.
- Il me faisait du chantage…il menaçait de nous renvoyer, ma mère et moi, si je ne couchais pas avec lui.
- Mais pourquoi tu as accepté ? Tu aurais pu partir…
- Parce que je ne voulais pas te quitter. Tu étais tout pour moi.
- Tu as couché avec mon père pour rester avec moi ??
Elle acquiesça, l'air honteuse. Il paraissait abasourdi.
- Je n'arrive pas à le croire. Mais pourquoi tu ne m'en as pas parlé ? On se voyait tous les jours…
- Parce que tu m'aurais détestée…la preuve, tu me détestes maintenant.
- C'est une telle trahison, pour moi…Coucher avec mon père ! dit-il en secouant la tête.
- Je sais, Drago, je sais…excuse–moi.
- Et …il ne t'a pas fait de mal ?
- Non…pas trop. Tu sais, je pensais à toi quand j'étais avec lui, pour supporter ça.
- Arrête, c'est horrible…
- Je suis désolée, dit-elle en fondant en larmes.
Elle se leva et se dirigea vers la porte. Il la rattrapa :
- Attends…reste. J'aimerais savoir…pourquoi tu ne m'as pas dit que tu partais ?
- C'était trop dur. Ca m'aurait fait trop mal. Et comment t'expliquer que je partais parce que j'étais enceinte ?
- Quel salaud…j'en reviens pas, dit-il en serrant les poings. Et pourquoi il t'a donné ce collier ?
- En dédommagement, j'imagine. Je crois qu'il tenait un peu à moi…
- Et tous ses discours sur l'ignominie de sortir avec une domestique !! Quand je pense que je les ai gobés !! Si je l'avais en face de moi, je le tuerais…Tu te souviens des coups de ceinture ? J'en ai encore les marques, dit-il en tremblant de rage.
- Je sais…Mais c'est le passé, maintenant…il faut oublier…
- Oublier que j'ai perdu à cause de lui la seule personne qui m'ait jamais aimé, dans ce Manoir ?
- Drago…c'est le passé. Tu as Harry, maintenant.
Il secoua la tête :
- Non, Harry je l'ai perdu, comme toi…je ne suis pas digne d'être aimé, je pense, dit-il en cachant son visage entre ses mains.
Elle se leva et passa sa main dans ses cheveux :
- Mais si…tout le monde est digne d'être aimé. Mais tu ne sais vraiment pas t'y prendre…tu l'aimes et il t'aime. Qu'est ce que tu attends pour le lui dire ?
- Je ne sais pas…j'ai tellement peur de le perdre, lui aussi. Tellement peur de m'engager et qu'il parte, lui aussi…
- Il ne partira pas. Mais il faut que tu lui dises que tu l'aimes.
Il soupira :
- Je ne sais pas faire ça…
- Si tu ne fais rien, tu l'auras perdu. Et définitivement. Tu veux passer le reste de ta vie seul, à n'aimer personne ?
- Je serai tranquille, au moins. Je souffrirai moins.
Elle passa à nouveau sa main dans ses cheveux, en le regardant tendrement :
- Tu mérites d'être aimé, Drago… Il n'est pas trop tard…
- Mais toi…tu m'as aimé ? demanda-t-il d'une toute petite voix.
- Oh oui…Plus que tout. Pendant des années. Jusqu'à ce que je rencontre Olivier.
Ils se turent, se fixant longuement. Elle reprit :
- Ne laisse pas ton père avoir le dernier mot, dans cette histoire. Il était jaloux de toi, car tu étais tout ce qu'il n'était plus depuis longtemps. Ne deviens pas un homme amer, comme lui…
- Tu crois ?
- J'en suis sûre.
Il se tordit les mains, hésitant :
- Mais je ne sais même pas où est Harry, maintenant.
- Il est dans mon hôtel. Viens avec moi, parle-lui.
- Pourquoi tu fais ça, Madeleine ?
- Parce qu'il m'a toujours soutenu…Parce que je te dois bien ça…je t'ai brisé le cœur, je dois réparer mes erreurs.
Drago hocha la tête :
- Peut-être…il faut que je réfléchisse. C'est un peu précipité, tout ça…tu es à quel hôtel ?
- L'hôtel Nouvelle Angleterre, sur le port. Il est dans la chambre 14.
Elle sortit de la chambre, refermant doucement la porte derrière elle.
Elle rentra à l'hôtel, où Harry berçait Gabriel, endormi dans ses bras.
- Merci de l'avoir gardé, chuchota-t-elle en portant l'enfant endormi hors de la chambre.
- De rien…répondit Harry, méfiant.
Il n'osa pas lui demander où elle était allée, craignant de connaître la réponse. Il ne lui précisa pas non plus qu'il quitterait New York le lendemain. Après tout, Drago et elle s'en moquaient probablement.
oooooOOOOOOOOoooooooooOOOOOOOOoooooooooo
Drago passa une nuit agitée, le passé et le présent se mélangeant dans ses cauchemars. Il se leva, migraineux, et décida d'aller faire un tour pour s'aérer l'esprit.
Au fur et à mesure que ses pas le portaient vers le port, il sentait l'espoir renaître. Pourquoi ne pas tenter d'être heureux, malgré tout ? Il appréhendait l'entrevue, sachant qu'il avait été bien trop loin dans l'ignominie et la lâcheté, mais il ne doutait pas de l'amour d'Harry pour lui, et, même s'il répugnait encore à se l'avouer, il ne doutait plus de son amour pour Harry.
L'évocation de son regard tendre et de son sourire lui faisait chaud au cœur. Et quand il pensait à son corps…une vague de désir l'envahit d'un coup, le submergeant. Il avait eu plus de plaisir avec lui qu'il n'était possible d'imaginer, et il se demanda comment il avait pu rester si distant, pendant toutes ces semaines…
Il arriva devant l'hôtel et prit une grande inspiration.
Une fois à l'intérieur, il s'adressa au concierge patibulaire :
- La chambre d'Harry Potter, je vous prie ?
- Ah, mon bon Monsieur, vous n'avez pas de chance…il est parti ce matin.
- Parti pour où ?
- Aucune idée…, dit-il en crachant sa chique…Ah si ! Attendez…Je crois qu'il a parlé d'un chemin de fer…
- Un chemin de fer ??
Le découragement s'abattit d'un coup sur ses épaules, comme une chape de plomb.
A suivre…
Merci de votre lecture et de vos commentaires
