Rebelle
Simon vit que sa mère était en pleine discussion avec tante Mira et tante Lucy. Parfait, comme ça il pouvait s'éclipser de la guilde sans se faire remarquer. Sa privation de sortie s'était terminée hier, mais sa mère ne voulait quand même pas le quitter des yeux. Erza avait vraiment le chic d'être à la fois une terrible maman poule et d'être hyper sévère.
Le garçon de treize ans mit une main à son front pendant qu'il sortait doucement de cette guilde bruyante. Il aimait sa mère, mais parfois il avait l'impression qu'elle avait peur qu'il grandisse. Mais c'était normal, il avait déjà treize ans ! Simon savait que même sa mère ne pouvait rien y faire, même si elle était une mage de rang S, doublée d'être membre de Fairy Tail.
Mais même si Erza était une des meilleures mères du monde, c'était difficile pour elle de laisser son fils unique devenir un homme. Mais c'est ce que Simon était, un adolescent, il commençait à devenir un jeune homme et de plus, il avait besoin d'un peu plus d'espace ! Cela avait mené ces derniers temps à des disputes avec Erza er dernièrement à certaines privation de sortie. Quand Erza devenait trop maman poule à son gout, il sortait en secret de l'appartement et se promenait jusque tard dans la nuit, après le couvre-feu, dans les rues de Magnolia. Simon avait alors un incroyable sentiment de fierté, de puissance, de liberté.
Mais il ne commettait jamais de délit. Bon, quand il était en colère, il donnait des coups de pied dans des poubelles isolés ou bien il cassait des branches mortes toutes dures en petit morceaux. Il ne faisait rien de vraiment grave quand il marchait dans les rues,. Simon ne voulait risquer de finir comme son père l'avait été, même si Jellal n'était plus un mage noir.
Le jeune garçon soupira, secouant ses cheveux d'un bleu violet brillant qui lui tombèrent sur ses épaules. Il aurait aimé que son père soit ici. Simon pouvait plus ouvertement parler avec Jellal qu'avec Erza. Son père était plus doux et plus compréhensible quand le garçon se sentait mal dans sa peau. Simon avec encore toujours beaucoup de mal à croire que son père fut un jour un mage noir très dangereux. Il était trop gentil pour ça et avait trop d'honneur. Bon, son père avait été manipulé, mais cela semblait quand même incroyable pour le garçon.
En se baladant dans les rues de Magnolia, certaines personnes s'arrêtèrent et le montrait du doigt en disant à des gamins de cinq ou six ans : « Regarde, c'est le fils de Titania. »
Simon arriva finalement à la lisière de la forêt, un de ses endroits préféré, et se laissa glisser le long d'un tronc d'arbre. Le fils de Titania. Souvent, cela lui donnait l'envie de vomir. Pourtant il était fière de sa mère, une des mages les plus puissantes jusqu'à aujourd'hui. Mais lui, il était simplement le fils d'Erza Scarlett, de Titania, de la reine des fées ou de quels autres titres on lui donnait. Simon souhaitait vraiment qu'un jour, il ne serait plus dans l'ombre de sa mère et qu'on l'admirerait pour lui-même.
« Ohé, Simon ! »
Il connaissait cette voix joyeuse et pleine de vie. Le garçon de treize ans se retourna un peu et son cœur rata un battement en reconnaissant la fillette aux cheveux bordeaux qui courrait vers lui. Hebi semblait plus âgée que ses douze ans. Elle était aussi assez grande pour une fille, elle était presque aussi grande que lui et Simon était assez grand pour son âge.
Il aimait beaucoup Hebi. Il pouvait toujours faire pleines de choses avec elle et quand il avait des problèmes, il pouvait toujours se confier à elle. Leurs deux pères étaient aussi dans la même situation. Jellal et Cobra. Deux anciens criminels et maintenant membres de Crime Sorcière. Mais Simon devait s'avouer qu'il n'était pas seulement proche d'Hebi à cause de ça. Il l'appréciât plus que d'autres filles et se sentait bien heureux à ses cotés. À vrai dire, il l'aimait bien de la même façon que Jellal et Erza s'aimaient…
Simon secoua rapidement la tête. Il ne pouvait pas penser à sa meilleure amie de cette façon la. Sinon, il allait avoir des problèmes avec oncle Cobra. En plus, il était malgré tout encore trop jeune pour ce genre de choses, mieux ne fallait-il pas y penser.
« Tu ne t'est toujours pas rabiboché avec ta mère ? », demanda Hebi, curieuse. Simon hocha la tête. À d'autres personnes, il aurait dit non, par principe. Mais il ne pouvait pas le faire avec Hebi, elle était trop importante pour lui. Une nouvelle fois, il secoua légèrement la tête. Il était trop jeune pour ça, et puis peut-être que c'était aussi seulement les hormones.
« J'ai un peu l'impression qu'elle ne veut pas que je grandisse, que je ne reste pas son petit garçon. Bon, je suis toujours un enfant, mais je grandis », murmura Simon, pendant qu'Hebi s'assit à coté de lui. « Mais c'est difficile de parler de ça avec elle d'une manière tranquille, surtout quand papa n'est pas la. Tu sais très bien comment elle peut être. »
« Et comment, rien que les histoires de son équipe suffisent pour se faire un portrait. Par ailleurs, tu lui ressemble, à commencer à être aussi têtu qu'elle », ria Hebi de sa voix cristalline avant que son regard émeraude devin mystérieux. « Et comme tu semble avoir besoin de dire ce que tu as sur la conscience, j'ai une surprise pour toi. »
Simon la regarda avec surprise avant de découvrir derrière elle deux silhouettes portant une cape bleue roi. Une cape qu'il connaissait que trop bien.
« Papa ? », demanda-t-il doucement. Comme si c'était un signal, l'une des silhouette enleva la capuche de sa tête. À la seconde d'après, Simon sauta au cou de son père, peu lui importait s'il était trop vieux pour ça et si ça avait l'air ringard. Cela ne l'étonnait guère que sa meilleure amie soit déjà au courant de l'arrivée de Crime Sorcière. Oncle Cobra avait toujours cette habitude bizarre de revenir au milieu de la nuit auprès d'Hebi et de tante Kinana.
« On va vous laisser seuls », dit la fillette de douze ans avec un sourire satisfait, avant de retourner à la guilde avec l'autre personne, qui s'été révéler d'être Cobra.
Le chasseur de dragon se retourna pourtant encore vers les deux Fernandes et Simon aurait juré que Cobra lui avait sourit avec un clin d'œil complice. Il avait dut rêver.
Jellal et Simon s'assirent sous l'arbre. Un silence agréable s'installait entre eux. Simon aimait ces moments de paix avec son père, c'était comme un oasis de calme à coté du bruit infernale des bagarres de Fairy Tail. Bien sûr, il aimait Fairy Tail, ils étaient comme une grande famille, mais chaque famille avait besoin de temps en temps d'un peu de calme. À son gout, cela n'arrivait que très rarement à Fairy Tail, grâce à oncle Gray et oncle Natsu.
Finalement Jellal demanda doucement en lui caressant la tête : « Alors Simon ? Quels sont les problèmes entre toi et maman ? »
Simon le regarda longuement. Même si il pouvait plus facilement parler avec son père qu'avec sa mère, il hésitait quand même assez souvent avant de se jeter à l'eau. Jellal n'était pas toujours à la maison et le jeune garçon ne voulait pas lui gâcher son séjour avec des disputes entre Erza et lui. Mais Jellal le regarda avec une si grande tendresse et une tel confiance que Simon ne pouvait faire autrement que d'ouvrir son cœur au maitre de Crime Sorcière.
Quand le garçon de treize eu fini de raconter, il remarqua que sa tête était sur les genoux de Jellal et celui-ci lui caressa ses longs cheveux en disant : « Je vous comprends tous les deux. Toi et Erza. Tu n'es plus un petit enfant et tu deviens petit à petit un homme. Pas étonnait que tu commences à te rebeller un peu. Mais n'oubli pas que tu n'est pas encore un adulte, loin de la. Pour bien des choses tu as encore besoin de soutien. Ta mère exagère sûrement un peu, mais essaie de la comprendre. C'est dur pour elle de te laisser grandir, te laisser partir quand tu sera un homme. Erza est très, très forte, mais malgré tout elle as perdue dans sa vie beaucoup trop de personnes, un fond de cette peur restera à jamais. Elle ne l'a jamais vraiment montrée et à Fairy Tail elle a appris à vivre avec. Mais elle as peur de te perdre, comme elle m'a perdue durant des années ou comme elle perdue notre ami Simon, dont tu porte le nom, ou papy Rob… Parfois elle se laisse emporter par sa peur et par l'amour qu'elle nous porte. Mais tu peu me croire qu'elle sera très fière de toi, peu importe ce que tu réussira dans ta vie. »
Simon hocha la tête, pensif. Il n'avait jamais pensé à voir cette situation avec le point de vue de sa mère. En y réfléchissant, ils avaient tout les deux des choses à apprendre de l'autre. Il était heureux que son père les comprenne tous les deux.
Le père et le fils se levèrent, il était temps de parler avec Erza. Mais juste au moments où ils voulaient marcher vers la guilde, une voix claire et forte les interpella : « Ah, vous étiez la tous les deux. Mais de quels sujets d'hommes avait vous encore parlé ? »
Erza regarda ses deux hommes les bras croisés et l'air très sévère, mais une lueur amusée brillait dans ses yeux. Simon sauta au cou de sa mère, se pressa contre elle (Dieu merci, elle ne portait pas son armure) et souffla : « Je suis désolé de t'avoir mis en colère, maman. Ce n'était pas mon intention. Je te promet de d'écouter plus souvent maintenant. »
« Moi aussi, je suis vraiment désolée, mon petit rebelle », murmura tendrement Erza. « Je t'ai traitée comme un gamin de cinq ans, alors que tu en as déjà treize. Je te promet que je te donnerais un plus d'espace à l'avenir. Tu es assez grand pour ça. »
La mère et le fils se serrèrent encore un peu plus l'un contre l'autre. Jellal sourit avec soulagement. Ce n'était pas facile de jouer l'arbitre entre ces deux tête de mules, Simon était aussi fort qu'Erza en ce domaine. Il s'approcha de sa petite famille et la prit dans ses bras.
