Titre de la fiction : Double vie

Auteur : Azerty au rapport

Beta lectrice : Sermina

Genre : Yaoi - romance-humour-hors univers

Disclaimer : Les personnages du manga Naruto sont l'oeuvre de Masashi Kishimoto, l'univers et Annia sont de moi. Quand aux quatre folles, elles n'appartiennent qu'à elles même.

Réponse aux com :

Désolée Matssuo-Shiyu-Chan, l'adresse du cinéma est classée secret défense ! Pour une place pour ce film, il te faudra payer la modique somme de 4 000 euros ! XD

Merci pour ton com yaoi-no-ongaeshi ! On ne sait pas se qui se passe dans les toilettes du ciné, mais t'inquiètes pas, il y aura d'autres descriptions du genre ! :p

Je ne sais pas pourquoi tu ne te sens pas en état de m'encourager jiramo, en tout cas rien que de savoir que je suis une de tes trois fanficeuses préférées ça me met du bonne au cœur ! :)

Désolée Mee, mais double vie à été désactivée sur fanficfr, et il me faut relire chaque chapitre pour qu'il corresponde au forma de ce site là, alors je ne peux pas aller plus vite … merci de patienter ! :)

Merci de la haute opinion de ma fic que tu as MrsSimply ! Sincèrement, ça me fait très plaisir.

On en apprend beaucoup sur Sasuke dans les prochains chapitres Lily2507, patiente juste quelques jours ! ;)

Je veux bien te prévenir pour la suite sushie-chan mais … comment ? En tous cas, à partir de maintenant je reprends ma cadence 1 par jour.

Merci à vous tous pour vos coms ! Bonne lecture !

Chapitre 21 : travail.

19H13, rue quelconque :

C'est fou ce que le temps passe vite. Le long fleuve tranquille qui poussait les aiguilles de sa montre avait toujours coulé sous l'indifférence la plus total de Sasuke, sans qu'il n'ait jamais pensé « déjà ? » une seule fois. Parfois même, il avait eu l'impression que la course des jours s'était figée, que le temps n'existait plus, que tout tournait en boucle sans espoir d'y rien changer. C'était plus que de l'ennui : c'était de l'abandon.

Ce n'était pas aujourd'hui que ça avait changé. Enfin, pas aujourd'hui que ça avait commencé à changer. Le temps était sortit des glaces limpides de son indifférence quand une personne qui ne connaissait rien du mot « abandon » qui régissait sa vie à lui était entrée dans son champ de vision. Naruto …

Il l'avait tout de suite remarqué, le détestant d'abord parce qu'il lui semblait étrange, et que de sa simple joie de vivre idiote il faisait trembler les bases de sa royale et frigide perception de ce monde sans intérêt. C'est gênant quelqu'un de trop vivant, quand on se sent déjà mort !

On se construit un petit monde d'ombres, froid mais dangereusement rassurant, où on n'a aucun compte à rendre à personne, et on n'aime pas qu'un soleil trop lumineux remette tout en doute, nous rappelant que ça ne va pas, qu'on se voile juste la face.

Ses zones sombres, Sasuke les avaient toujours, dans un recoin glacial de lui-même. Mais il ne voulait plus s'y réfugier. Le seul endroit où il voulait être désormais, c'est dans les doux et sûrs bras de son amant.

Et c'est pour ces raisons là que lorsque le soleil commença à décliner, s'affaiblissant jusqu'à n'être plus qu'une pâle copie du visage rayonnant de Naruto, l'Uchiwa s'entendit murmurer, du bout des lèvres :

- Déjà ?

Intrigué, son petit ami jeta un coup d'œil à sa montre et s'affola.

- Oh pn de me je n'avais pas vu l'heure !

Puis, fouillant dans son sac et en sortit les horaires du métro et soupira :

- Ça va passer avec un peu de chance, si j'attrape la prochaine rame j'arriverais à temps à la pizzeria !

Puis, se tournant vers son corbeau, il l'embrassa furtivement et ajouta :

- On se voit ce soir hein ?

- Évidemment.

D'un geste sûr et calme, l'Uchiwa glissa une caressante main sur sa nuque, effleurant les mèches couleur blé. Il attira une nouvelle fois son amant à lui, mêlant leurs bouches avec une douce passion, comme pour un bilan de cette journée en amoureux : paisible.

Bon d'accord, pas paisible. Mais le mot qui pourrait définir mieux n'existe pas, alors contentez vous de ça, à mettre en relation avec le caractère turbulent que le bel Uzumaki démontrait dès le levé du soleil. C'est à tout cela que pensait Sasuke en regardant s'éloigner son ange, à grand renfort de sautillements.

C'est alors qu'il remarqua du quoi de l'œil quelque chose qui lui glaça le sang …

19H14, angle sombre d'une rue :

Quatre silhouettes vêtues de noir, fondue à la perfection dans l'ombre sale de l'impasse, ne laissaient paraître d'elles qu'une paire d'yeux brillants au dessus d'un filet de bave visqueux. Appareils numériques dernier cris à la main, elles suivaient un ange blond sans le moindre bruit, dangereux fantômes ne se révélant que par de subtiles flaches, à intervalles réguliers.

- Il est pas mal non plus Naru-chan hein ?

- Pas mal du tout même ! (sourire perverse)

- En même temps, on n'irait pas baver devant la scène du hot club toutes les nuits depuis des mois s'il était moche !

- Enfin bon : même si au début on ne savait pas que c'était lui …

- C'est fou : on l'avait dans trois de nos cours et on ne l'avait même pas reconnu avant que Sasu-teme s'intéresse à lui !

- Oui bon, ça va : on n'est pas sensé être des lumières non plus !

- Ça se saurait !

Soudain, une silhouette se figea.

- Quelque chose ne va pas Luna-hime ?

- Mon sang démoniaque et surtout mon super radar à problème du parfait kit de survie de la perverse de base m'avertit qu'un danger nous menace.

D'un seul mouvement, les quatre jeunes femmes prirent leur position de défense : Aplatie minutieusement sous les poubelles, les mains sur la tête en priant pour que la menace fantôme ne tape pas trop fort. Un léger murmure se fit entendre, faisaient vaciller une boîte de conserve devant le tas difforme :

- C'est quel genre de danger ?

- Apparemment : « être chéri surprotecteur, jaloux et possessif en approche ».

- Tiens, je me demande ce que ça veut dire …

20H31, Pizzeria :

- Une quatre fromage pour la douze !

- Et mon soda ?

- Attention, chaud devant !

- Quand est ce qu'on peut prendre commande ?

- Eh Naruto-kun ! Tu viens t'asseoir avec nous ?

- Peut être plus tard les gars ! Vous reprendrez bien quelque chose en attendant ?

De retour et en pleine forme constata le patron, un sourire approbateur aux lèvres. Il s'était fait du souci pour rien : son meilleur employé virevoltait entre les tables, armé de son plus beau sourire, vif et alerte comme jamais. Et la fréquentation du bar s'en ressentait : c'était plein à craquer.

Le jeune Uzumaki déposa une boisson à une table, une assiette à la suivante, tourna brusquement à droite pour déposer un menu dans les mains de nouveaux arrivants et continua dans sa lancée sans s'arrêter pour offrir à une jeune fille dingue de lui depuis déjà deux semaines un clin d'œil malicieux. Enfin, il parvint au fond de la salle et lança d'une voix enjouée à un client, caché derrière son menu, seul dans son coin :

- Puis je prendre votre commande ?

- Avec plaisir mon ange : je te voudrais toi, et dans les plus bref délais.

Stupéfait, Naruto dévisagea l'Uchiwa goguenard qui le dévorait d'un regard absolument pervers.

- Itachi !?

Non non, je blague ! (Retour en arrière)

… le dévorait d'un regard absolument pervers.

- Sasuke !? Mais qu'est ce que tu fais là ?

- C'est un lieu public non ? Et j'avais envie de te voir (pour m'assurer qu'il n'y avait pas d'autres dingues comme les quatre furies que je viens de déposer à la morgue qui courent après toi, mais ça je ne le dirais pas) (sermina : Ahhhhhh !! ON EST MORTE !!)

- C'est gentil mais c'est pas vraiment le moment là ! Tu comprends, si tu restes dans le coin, je vais pas arrêter de nous imaginer entrain de censurer et de !:ù, et en plein boulot c'est pas conseillé …

Pour le coup, le grand glaçon tombeur involontaire de ces dames lui-même était légèrement rougissant. Il faut dire que ce que j'ai pudiquement condensé en amas caché ou signes difformes étaient à l'origine des expressions très colorées illustrant à merveilles leurs ébats passionnés. Fort heureusement pour eux, la seule personne qui perçu ces paroles sous le brouhaha du petit restaurant était un vieillard sénile mal entendant qui pensa juste à une pizza au nom pour le moins exotique et oublia aussitôt le tout (merci Alzheimer).

- Euh … oui … bon, alors je me contenterais d'une royale, bafouilla Sasuke, choisissant un nom au hasard.

- Ok, je reviens tout de suite !

Mais dans la jolie tête blonde, ça cogitait pas mal :

« J'ai quand même envie de le censurer et de !:ù. Comment je fais ? Je ne peux quand même pas le violer devant tous les clients ! … si ? »

Et pendant que son bel ange pesait le pour et le contre des relations sexuelles en public, Sasuke lui fusillait du regard toute personne osant ne serait ce que penser à poser les yeux sur SON blond survolté. La soirée était loin d'être finie.

20H45, Toilette de la pizzeria :

Avec ce carrelage blanc sur murs blancs qu'ornaient des lavabos blancs, les seules choses qui différenciaient les W.C. du petit restaurant d'un hôpital étaient l'hygiène et l'odeur. C'est pour cela que Naruto tendit à son amour, d'un air désapprobateur, la serviette de papier que le brun avait laissé sur le coin de sa table. Un fin trait d'encre traçait, dans un coin : « rejoint moi ».

- Ce n'est pas un endroit indiqué pour un rendez-vous galant, tu ne crois pas ?

- Peut être mais ici au moins il n'y a pas une dizaine de personnes qui bavent sur tes chaussures à chaque fois que tu passes sous leur nez ! Tu choisis tes boulots exprès pour être regardé ou tu as déjà compris que les pancartes « bouffez moi tout cru, ouvert au pervers », ça marchait mieux ?

Le blond lui jeta un regard stupéfait, les épaules écroulées et l'air un peu perdu.

- Mais qu'est ce que tu as ? Tu me provoques par plaisir ou c'est juste ton associativité naturelle que tu n'as pas su retenir plus de quelques heures ?

Non, ce n'était pas son antipathie profonde pour tout être de ce monde et de tous les autres qui revenait en puissance, mais plutôt qu'il était comme l'avait deviné Luna : surprotecteur, jaloux et surtout possessif. Très possessif. Alors il ne répondit pas, se contentant de plaquer son amant sur le mur en susurrant :

- Il y a plus intéressant à faire que de distribuer des pizzas, tu ne crois pas ?

Et sans attendre de réponse, il commença à mordiller tout ce qui passait à sa portée.

- Sasuke … on est dans les chiottes.

- Et alors ? La petite douceur avant-hier, c'était dans des toilettes aussi.

- Oui mais de un : c'était un cas d'extrême urgence, de deux : on (enfin surtout toi) était bourré, de trois : y'avait de la musique de l'autre côté, on nous aurait pas entendu, et surtout de quatre : ça chlingue ici !

L'Uchiwa s'écarta un peu de sa proie, renifla puis fronça les narines.

- Oui, ce n'est pas faux.

Son amant se pencha un peu en avant, effleurant ses lèvres :

- Tu pourras te retenir un peu ?

- Mouai

- Sans tuer les autres clients ?

- …

- Sasuke !

- Oui oui, c'est bon, j'ai compris !

Rassuré, son ange lui fit le plus beau de ses sourires puis s'éclipsa, non sans avoir goûté à ses lèvres une dernière fois.

Au même instant, sur le plafond des toilettes :

- Et m, encore raté !

- C'était bien la peine de ressuscité si on ne peut même pas voir de lemon !

- En même temps on avait pas le choix : même en enfer ils ne voulaient pas de nous !

- Oui mais on a acheté ces ventouses hyper résistantes exprès pour l'occasion !

- Azerty, rembourse moi !!

- Dites, on peut pas redescendre ? J'ai le sang qui me monte à la tête, je crois que je vais tomber dans les pommes …

Finalement ce ne fut pas une si mauvaise soirée, passée entre des coups d'œil complices, des allusions soufflées en passant, des caresses furtives et surtout un regard ardent du brun, posé sur son amour qui se déhanchait légèrement, juste pour le plaisir de l'exister un peu plus. A un moment, Naruto s'était même installé à sa table comme il le faisait avec les autres clients, avec un petit ajout tout de même : il lui parlait tranquillement et innocemment alors que sous la table, son pied se frottant langoureusement à la jambe de son beau corbeau, remontant lentement vers un endroit très très sensible. Et lorsque le brun frissonnait, ils échangeaient un regard complice, un peu (beaucoup) pervers qui échappait à tous les autres. Ils s'amusaient en somme, prenant de plus en plus de risques, s'excitant à l'idée d'être démasqués.

Le travail toucha bientôt à sa fin, et ils se retrouvèrent à trois rues de là, hilare pour Naruto, un fin sourire aux lèvres pour Sasuke. Ils voyagèrent ensemble dans les rames désertées, l'ange blond assis à califourchon sur les genoux de son amant, l'embrassant sans la moindre gêne. Puis, arrivé à destination, ils se séparèrent, l'entrée des artistes et celle des clients se trouvant à l'opposé l'une de l'autre.

21H55, table du fon au hot club :

- Tu es en retard.

- Absolument pas, monsieur Orochimaru. Aucune heure n'a été convenue, en ce qui est de ma présence à vos côtés. Si j'arrivais à vos horaires personnels jusqu'ici, c'est que cela m'arrangeait. Mais une fois de plus : je tiendrais mon rôle, ne vous en inquiétez pas.

- Demain ?

- Demain, oui.

- Je sais que je dépasse les termes du contrat et que je n'ai pas à savoir mais il me faut des garantis, tu comprends n'est ce pas Sasuke-kun ? J'ai investi beaucoup d'argent dans cette affaire, et si tu te rates nous risquons tous deux beaucoup plus que de l'argent.

L'Uchiwa poussa un soupir d'exaspération, mais finalement, accéda à sa requête. Faisant mine de contempler la scène comme si de rien n'était, il expliqua d'un ton bas, ne bougeant presque pas les lèvres :

- Le serveur, aujourd'hui, est Benjamin. Il va partir du bar dans un intervalle de temps situé entre dix seconde et une minute. Il se dirigera vers la première table à droite, prendra la commande, remarquera que les clients suivants ont leurs verres pleins et passera sans s'arrêter. L'homme en costar bleu, sur le côté, est visiblement assez bourré pour s'adonner à son jeu favori : lui pincer les fesses. Connaissant Benjamin, il ne dira rien, sourira peut être et continuera sa route. A la table de droite, il prendra de nouveau des commandes. Sûrement une tequila pour cet homme, un wiski pour son voisin et une bière brune avec deux glaçons et une rondelle de citron pour le dernier. Ensuite, le serveur rentrera directement au bar. Il ne prend que deux commandes à la fois. Et c'est pour ça que je ne peux rien faire ce soir.

Stupéfié, Orochimaru ne l'écoutait plus qu'à moitié, fixant Benjamin qui s'était levé et s'avançait vers la première table à droite. Toute la suite se déroula comme prévu, à l'exception du clin d'œil qu'envoya le jeune homme au pervers qui s'était penché sur son postérieur. C'était … terrifiant ! Autant de précision était quelque chose d'inhumain prouvant un control sans faille sur tout leur environnement. Une langue incroyablement fine et longue passa sur les lèvres pâles du serpent. Il adorait ça !

- Demain, répéta-t-il d'un air rêveur.

- Oui, demain. Demain sur votre ordre, il sera mort.

Fin du chapitre 21 : Travail.

Sasuke : Je suis …

Azerty : Non non non ! Je n'ai encore rien dit !

Sasuke : En même temps tu viens de me faire avouer que j'allais butter un mec !

Azerty : Relie mieux : quelqu'un va mourir, mais je n'ai jamais dis que ça venait de toi !

Sasuke : …

Azerty : Tu ne dis plus rien ?

Sasuke : J'essais d'imaginer ce que tu as prévu et je dois bien avouer que je n'y arrive pas. Je ne dois pas être assez sadique pour ça.

Azerty : Ah mais j'ai pas dis non plus que tu avais tord …

PS : Oui, je sais, j'ai encore coupé en plein lemon ! Mais si je fessais pas ça on passerait des heures et deux heures rien que sur du cul ! C'est pas que ça me gêne mais bon …