Salut tout le monde !

Vous l'attendiez … Le voilà ! Tout un chapitre consacré à Drago ! Rien que pour vous ^^

J'espère que vous aimerez parce que je suis particulièrement fière de ce chapitre ! On se retrouve en bas !

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Kill me if you dare,

Tues-moi si tu l'oses.

Hold my head up everywhere,

Je garde la tête haute n'importe où.

Keep myself right on this train,

Je reste droit sur cette file.

Underdog, Kasabian.

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Il y en a qui contestent,

Qui revendiquent et qui protestent,

Moi je ne fais qu'un seul geste,

Je retourne ma veste, je retourne ma veste.

Et toujours du bon côté.

L'opportuniste, Jacques Dutronc.

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Elle est mon Paradis.

Elle est mon Enfer.

Voilà ce qu'elle est.

Mais pour être honnête, elle m'empoisonne la vie sans même le savoir. Elle me détruit, me brise, recolle les morceaux et prend un malin plaisir à foutre un grand coup de pied dedans pour me réduire en miettes.

Elle est à moi. C'est viscéral, insidieux, malsain et terriblement bon.

Je ne peux pas lutter contre cette attirance, ce besoin que j'ai d'elle en permanence. C'est impossible. Mais je ne peux pas être avec elle. De multiples choses font qu'un « nous » est inenvisageable.

Et pourtant j'ai atteint le Paradis quand je l'ai faite mienne.

La quitter m'a plongé en Enfer.

Refermer cette salle de classe crasseuse, la laisser seule, entendre ses larmes, comprendre son dégout et sa honte d'avoir été à moi, a été d'entre toutes les choses que j'ai du faire dans ma vie, la plus dure.

Me jouer de Voldemort était une véritable partie de plaisir à côté de la douleur que m'a causé son rejet implacable.

Mais que pouvais-je faire ?

Nous étions au lendemain de la bataille, j'étais son pire ennemi, affublé d'une marque noire prouvant ma culpabilité aux yeux de tous.

J'ai fait ce que la raison me poussait à faire. Parce que si j'avais écouté mon cœur, je lui aurais dit la vérité. Sur elle, sur moi, sur nous.

Si j'avais écouté mon veela, je l'aurais attrapé, encerclé de mes bras et aurais transplané vers un ailleurs meilleur.

Mais je suis moi, Drago Malfoy.

Et un Malfoy assume toujours ses actes. Alors je l'ai laissé seule, j'ai fermé cette porte, l'ai verrouillée à double tour et j'ai jeté la clef.

Je me devais d'être pragmatique. Je la quittais pour mieux la retrouver … Plus tard. Une chose était sûre dorénavant. Elle m'appartenait, elle portait ma marque, mon essence. Je ne voulais qu'elle, malgré ce qu'elle était. Je me jurais que je l'aurais et j'avais déjà un plan en tête pour arriver à mes fins.

Je quittais le château en catimini, une désillusion sur moi pour que l'on ne me remarque pas et transplanais au Manoir sans un regard en arrière. J'avais très peu de temps avant que les Aurors ne débarquent, jusqu'à l'aube peut-être.

Mes parents étaient toujours a Poudlard et il ne faisait aucun doute qu'ils seraient bientôt arrêtés, je me devais sauver les meubles. Pour moi, dans un premier temps et pour ma mère.

D'abord, faire le tour des cachettes et autres pièces dissimulées de la bâtisse pour jeter des evanesco par dizaines afin de diminuer considérablement les charges qui seraient immanquablement retenues contre nous. Ainsi disparurent, livres, ingrédients pour potions interdit à la vente, amulettes, talismans et autres artefacts puant la magie noire à des kilomètres à la ronde.

Puis, faire le ménage.

Ordonner aux elfes de faire disparaître les traces du passage des Mangemorts chez nous pour que le domaine ne porte plus les stigmates d'avoir été le quartier général du Mal. Mettre toutes les chambres en ordre, changer les draps couverts des fluides suspects de nos locataires, aérer les salons portant encore l'odeur des cigares. Nettoyer la cave, faire disparaître les traces de sang, les chaînes et autres joyeux objets de tortures.

Pendant que les elfes jouaient aux fées du logis moi je m'occupais d'éliminer les documents compromettants avec des incendio . Les plans de batailles, les informations sur les membres de l'Ordre, les agents infiltrés au Ministère, les rôles et missions de tout un chacun … Tout ce qui tombait sous ma baguette devenait poussière en une seconde. Impossible de lancer un «reparo » sur des cendres. Toutes les informations archivées au Manoir disparurent à jamais.

Je me fichais, d'éliminer des informations capitales pour les futurs procès à charges contre les Mangemorts, mon objectif était de nous mettre à l'abri. Je m'offrais ainsi une chance de rédemption que je ne méritais pas. Quand bien même nous serions accusés par les autres, aucunes preuves matérielles ne viendraient corroborer leurs déclarations. Et dans le merveilleux pays qu'est l'Angleterre, on ne condamne pas les gens sans certitudes formelles.

Quand les trois quart du coffre-fort et du bureau qui servait de QG à feu mon Maître furent vides, mon instinct de survie me poussa à mettre des fonds à l'abri. Je vidais donc les caches d'or de la maison, réunissant plus de dix milles galions que je plaçais dans un coffre en bois. Je le scellais à l'aide de plusieurs sorts et transplanais plein nord.

Je me retrouvais sur une plaine battue par les vents, devant les ruines d'une cabane de bois incendiée un an et demie plus tôt par mes soins pour en faire sortir Karkaroff. Par mesure de sécurité, je n'utilisais pas la magie pour creuser la fosse qui l'abriterait, ainsi aucun moyen de repérer le coffre. Je le plaçais au fond de la cache et le recouvrais de terre. Pour faire bonne mesure et afin de marquer son emplacement je déposais une pierre plate dessus et rentrais chez moi.

Alors que j'apparaissais dans mon salon, les premières lueurs de l'aube éclairaient déjà le ciel. Un elfe s'avança à ma rencontre et m'informa que tout était en ordre. Je n'eu pas le temps de lui répondre, mes sens identifièrent immédiatement une dizaine de personnes se déplaçant dans le parc à pas feutrés. Des chuchotements indistincts m'apprirent qu'ils me voulaient vivant. D'un geste je congédiais la créature et me préparais pour la suite.

La porte d'entrée vola en éclats, projetant des débris de bois à travers tout le hall d'entrée. Des cris déchirèrent le silence, des pas résonnèrent sur le marbre et je fus cerné. On m'ordonna de mettre ma baguette au sol. Je m'exécutais, sans opposer la moindre résistance.

En une seconde des dizaines d' incarcerem me ligotèrent, je tombais au sol sous les rires gras et dévisageaient ces Aurors fiers d'avoir capturé le dernier Malfoy. Des mocassins marrons usés se plantèrent devant mes yeux, je voyais un bas de pantalon en velours vert bouteille maculé de boue mais impossible de relever suffisamment ma tête pour voir qui me faisait face.

L'inconnu s'accroupit devant moi, agrippa mes cheveux et tourna ma tête de côté. Je croisais des yeux bleus typiquement Weasleyien emplit de … déception ? Tristesse ?

-On va faire ça dans les règles pour éviter tout vice de procédure, annonça-t-il au groupe d'agents derrière moi qui me tenait toujours en joue.

Des grommellements résonnèrent mais il reprit :

-Êtes-vous Drago Lucius Abraxas Malfoy, fils de Lucius Abraxas Hypérion Malfoy et de Narcissa Drusella Elladora Black ?

-Oui.

-Je suis Arthur Weasley, membre de l'Ordre du Phoenix et j'agis en tant qu'envoyé du Ministère chargé de votre arrestation. Vous êtes soupçonné de collaboration active avec Tom Jedusor plus connu sous le nom de Lord Voldemort. Voici un mandat m'autorisant à perquisitionner les lieux. N'étant pas le propriétaire de cette demeure, vous n'êtes pas tenu de rester pour assister à la fouille. Vous allez être emmené par des Aurors, placé en garde à vue et soumis à un interrogatoire. Avez-vous compris ce que je viens de dire ?

-Oui.

-Emmenez-le.

Des mains me remirent sur pieds et me poussèrent vers la sortie. Mon regard embrassa une dernière fois, le parc rougeoyant dans la lueur de l'aurore avant qu'une poigne solide ne m'attrape l'épaule et me fasse transplaner.

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J'arrivais sur le parvis du Ministère de la Magie, on me poussa sans ménagement à l'intérieur du bâtiment quasiment vide, on enregistra mon identité, ma baguette me fut enlevée et on me tira dans des couloirs inconnus, jusqu'à une cellule située dans les tréfonds de la bâtisse.

J'ignore combien de temps j'ai passé dans cette pièce grise, sale et puant les excréments. Quand on finit par se souvenir de moi, on me plaça dans un bureau quelconque. Face à moi une table, deux chaises installées de chaque côté de celle-ci et bien sûr un Auror chevronné décidé à me faire parler.

S'en suivit des heures et des heures d'interrogatoires. Pieds et poings liés par des menottes magiques, je tâchais de rester digne, répondant avec plus ou moins de franchise aux questions que l'on me posait. L'Auror qui me faisait face était coriace, me répétait les mêmes questions en les formulant différemment attendant le moment où je craquerai, guettant le moindre signe de faiblesse.

Oui j'étais un Mangemort. Oui mon Père était un Mangemort. Oui on m'avait forcé à prendre la Marque. Non ma Mère ne savait rien et n'était pas impliquée. Oui elle était une victime collatérale. Non je n'avais commis aucun acte répréhensible aux yeux de la loi. Oui j'avais suivi ma scolarité à Poudlard pour ma Septième année. Non je n'avais participé à aucune mission au cours de cette année scolaire, même quand j'étais en vacances. Oui j'étais trop jeune et pas assez fiable pour qu'Il m'en confie une après la tentative de meurtre sur la personne d'Albus Dumbledore. Oui je plaidais coupable pour tentative d'homicide avec préméditation.

Non, je n'avais pas pu me résoudre à le tuer parce que non je n'adhérais pas aux principes des Sangs. Non je ne savais rien des projets de Voldemort concernant l'attaque de Poudlard. Oui je savais qu'Il logeait chez moi. Non je ne connaissais pas la raison de son installation. Oui je l'avais rencontré, plusieurs fois. Non, je ne lui avais jamais parlé personnellement…

Et ainsi de suite.

Des tas et des tas de questions, tout y passa … Tante Bella, Oncle Rabastan, l'implication de ma famille, mes supposés préjugés, mes relations amicales toutes mangemoresques, mes notes étrangement excellentes données par mon Parrain traître reconnu et meurtrier de Dumbledore, ma fuite après sa mort qui me rendait coupable …

D'après mes estimations je dû passer une dizaine d'heures dans cette salle lugubre, entrecoupé d'une pause de quelques minutes toutes les trois ou quatre heures pour aller faire mes besoins.

A l'issue de l'interrogatoire, l'Auror mit noir sur blanc tout ce que j'avais déclaré. Je signais ma déposition sans hésitation, jouant parfaitement mon rôle.

A savoir, celui d'un gamin de dix-sept ans complètement dépassé par les évènements et déstabilisé par le fait de se retrouver à deux doigts d'une éternité à Azkaban.

Je retrouvais ma cellule pour un temps indéterminé, arpentant de long en large la minuscule pièce qui m'étouffait. Puis un cliquetis de serrure m'appris que j'avais de la visite. Je fus largement surpris de voir, Weasley Père pénétrer dans mes quartiers et s'asseoir sur la couchette qui faisait office de lit. Il avait l'air fatigué, ses traits étaient tirés et il portait toujours les mêmes vêtements que lorsqu'il m'avait arrêté quelques jours plus tôt.

-Ton Père a été condamné, lâcha-t-il.

-Quand c'est tenu son procès ? Demandais-je.

-Hier. Il a pris quinze ans fermes. Avec une bonne conduite, il pourra demander un réexamen de son dossier d'ici une dizaine d'années.

-C'est mérité.

Weasley releva la tête, visiblement surpris par mes paroles.

-Qu'en est-il de ma Mère ?

-Assignée à résidence pour le moment. Elle ne porte pas la Marque des Ténèbres, donc son cas est beaucoup moins grave. Son procès doit avoir lieu dans quelques jours et Harry a prévu d'y témoigner. Selon lui, ta mère lui a sauvé la vie.

Je restais sonné par cette nouvelle, mais finalement je n'en étais pas spécialement surpris. Mère avait toujours senti le vent tourner avant tout le monde.

-Bien.

Un long silence s'installa entre nous. Weasley soupira à plusieurs reprises puis repris :

-Tu ne veux pas savoir ce qui t'attends ?

-Je pense qu'un séjour à Azkaban est tout indiqué, lui dis-je la voix tremblante de peur jouant ainsi parfaitement le rôle que je tenais.

Un sourire passa sur le visage de mon interlocuteur.

-Et bien … Je vais te décevoir Drago … Euh … Je peux t'appeler Drago n'est-ce pas ? Monsieur Malfoy … C'est étrange … Tu as le même âge que mon fils et …

Je lui fis un signe de la main pour lui signifier mon accord.

Si m'appeler par mon prénom l'arrangeait je n'y voyais aucun inconvénient. Au contraire, la pseudo-familiarité crée un lien, un semblant de relation. Je le savais pour avoir expérimenté les tortures menées par mes collègues. Faire preuve d'humanité et de compassion, pour les faire parler. Un truc vieux comme Hérode.

-Bien, comme je le disais, Azkaban ne sera pas ton foyer pour les prochaines années. Le Ministère a décidé que tous les mineurs, ayant eu de près où de loin des relations avec les Mangemorts bénéficieraient d'une amnistie. Tu vas passer devant le Magenmagot d'ici à quelques heures, les Sages t'expliqueront comment ça va se passer pour toi.

Il se leva, m'adressa un bref signe de tête et tourna les talons. Cependant avant de refermer la porte de ma cellule, il fit volte-face :

-Une dernière chose Drago. Juste entre toi et moi, comment as-tu fait pour que la perquisition de ton domicile fasse chou-blanc ?

Je pris un air contrit avant de répondre :

-Monsieur Weasley, juste entre vous et moi … J'ignore totalement de quoi vous parlez.

Le quinquagénaire eut un bref sourire.

-Je n'en attendais pas moins de toi. Je regrette juste la disparition de certaines preuves qui auraient pût envoyer de dangereux criminels derrière les barreaux pour le restant de leur vie.

Il referma la porte sur ces mots. Une fois seul, un rire incontrôlable, complètement fou et totalement déplacé m'étreignit. J'en pleurais de rire, tellement ça avait été facile.

Les gentils … à vouloir voir le bien en tout un chacun n'en devenaient que plus manipulable et prévisible. Ce Weasley était un abrutit.

C'est de famille … me souffla mon veela.

Pour une fois nous étions sur la même longueur d'ondes et nous nous esclaffèrent de concert.

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Mon audience au Magenmagot, fut tout aussi facile.

J'arborais un air apeuré et impressionné devant les juges. Exprimant des regrets, chargeant mon Père sans remords. De toute façon, sa peine ayant déjà été prononcée, il devait s'attendre à ce comportement et n'en attendait certainement pas moins de moi.

Ma fourberie était légendaire. Et Lucius le savait mieux que quiconque.

On m'expliqua comment se déroulerait mon année probatoire à Poudlard, la commission d'évaluation qui serait chargée de me suivre, le fait qu'un professeur référant ferait des rapports sur mon comportement etc etc.

Je me contentais d'hocher la tête, faisant preuve de reconnaissance factice vis-à-vis de leur bienveillance. Et juste avant que le maillet ne scelle mon sort j'abaissais ma dernière carte causant une surprise générale.

-Je sais que je ne suis pas en position de demander quoi que ce soit … commençais-je d'une voix tremblotante.

-Allez-y mon petit, m'encouragea une juge. Nous vous écoutons.

-J'aimerais, qu'Harry Potter soit mon tuteur.

Mes mots plombèrent littéralement l'ambiance. Des murmures stupéfaits s'élevèrent de toutes parts avant que le juge principal ne demande le calme.

-Monsieur Malfoy … Je ne comprends pas bien le but de cette démarche. Il me semble que vous et Monsieur Potter n'entretenait pas une relation cordiale.

-J'en suis conscient Monsieur le Juge. Mais je crois profondément qu'Harry Potter est le plus à même de juger si oui ou non je mérite une seconde chance.

-Vous vous exposeriez volontairement au risque que Monsieur Potter vous juge coupable et vous envoie à Azkaban.

-Oui.

Les juges échangèrent des regards. Et le maillet s'abattit sur le socle de bois.

-Justice a été rendue concernant le prévenu.

Libre ! Je me retrouvais libre.

Je quittais la salle d'audience, récupérais mes effets personnels, bijoux, lacets, montre, baguette et cape. Un Auror m'accompagna jusqu'à la sortie, marchant quelques pas derrière moi. Alors que la porte était en vue, sa voix basse et tremblante de colère s'éleva dans mon dos :

-Tu es aussi coupable que ton Père. Je sais que c'est toi qui as fait disparaître les preuves avant que l'on arrive. Je ne te lâcherai pas Malfoy. Ta place est à Azkaban et je ferais tout pour t'y envoyer.

Je fis volte-face, un large sourire sur les lèvres. Je le regardais, laissant mes yeux virer au jaunâtre sans chercher à les cacher. Je me délectais de le voir reculer d'un pas, la peur brillant au fond de ses prunelles.

-Mais faîtes ! Je suis curieux de voir ça… Cependant … méfiez-vous. On ne menace pas un Malfoy sans en payer le prix un jour où l'autre.

Je le plantais là et me retrouvais sur le parvis du bâtiment. Je savourais la chaleur du soleil se répandre dans mon corps, respirais avec bonheur les odeurs de la foule qui se pressait sur le Chemin de Traverse et transplanais chez moi.

J'étais plus libre que jamais. Une nouvelle vie s'offrait à moi, et je ne comptais pas laisser passer ma chance.

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Je retrouvais ma Mère au Manoir, morte d'inquiétude quant à mon sort. Mon arrestation ainsi que celle de mon Père avait fait la Une, elle savait donc où j'étais mais ignorais tout de ce qui c'était dit à l'audience qui avait eu lieu à huis clos. Dire qu'elle fut heureuse de me retrouver libre, malgré une assignation à résidence pour l'été, était un euphémisme.

Je découvris par le biais de la presse, la liste des blessés, le nom de ceux qui avaient réussir à fuir, les dates des enterrements, les procès qui s'étalaient partout, comme si la société faisait son grand ménage de Printemps après le rude hiver qu'elle venait de vivre.

Je ne fus pas autorisé à ma rendre à l'audience de ma Mère, mais elle me raconta comment, elle avait menti au Lord dans la Forêt Interdite, épargnant ainsi à Potter une mort certaine. C'était un truc de fou ! Ma mère était géniale ! Non seulement, elle se retrouvait protégée mais sans le savoir le héros national avait contracté une dette de vie vis-à-vis d'elle et la connaissant, ce genre d'atout lui serait utile.

Je pourrais dire si je voulais être vulgaire, qu'elle le tenait par les couilles. Ce genre de dette, n'était pas de celle, que je voudrais avoir.

Potter par le biais de ma Mère nous devait une faveur.

Comme prévu, il témoigna en sa faveur. Elle ressortie blanchie de la Guerre. Relaxe totale.

Le Magenmagot lui accorda même le droit de porter dignement en terre sa sœur. Malgré ce que Bellatrix était, ma Mère restait de son sang et elle défendait becs et ongles sa famille. Tante Bella, repose désormais dans le caveau des Black à côté de ses ancêtres.

Après la cérémonie où seuls ma Mère et moi assistèrent, elle me souffla en regardant le cercueil descendre dans la fosse :

-J'espère qu'ici elle trouvera la paix de l'esprit.

Je la serrais un peu plus fort dans mes bras en guise de réponse. Bellatrix était folle à lier, mais je comprenais la douleur de ma Mère. Moi aussi j'avais perdu un être cher, Severus était traîné dans la boue depuis la fin de la Guerre et me manquait horriblement.

Son corps avait été retrouvé dans la cabane hurlante, déchiqueté par les crocs acérés de Nagini. Sa mort avait été à l'image de sa vie, douloureuse.

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Je ne fus cependant pas surpris quand une missive venant du Ministère me convoqua pour la lecture de son testament. Ce qui m'étonna par contre, ce fut la présence des deux Gryffondors. J'essayais tant bien que mal de me concentrer sur les donations que la voix morne de mon parrain annonçait.

Je tiquais en apprenant qu'il laissait à Granger ses livres. C'était ce qu'il avait de plus cher au monde. Et je ne doutais pas qu'en bon Serpentard, il lui ait laissé dans les ouvrages, des pistes pour me démasquer ou au moins pour comprendre ce que j'étais.

Vilain Severus !

Mais ce qui manqua de me faire perdre le contrôle c'est quand elle déposa un baiser sur la joue du putain de Survivant. Je fusillais le connard des yeux, désirant l'écharper pour avoir bénéficié de ses faveurs qu'elle ne devrait accorder qu'à moi-même.

Nous quittâmes tous le bureau exigu et j'abordais les Lions dans le couloir, annonçant à Granger qu'elle pouvait récupérer ses livres quand bon lui semblait. En partant, j'appréciais de sentir son regard lourd de concupiscence s'attarder sur ma personne.

Ma marque faisait son œuvre, lui donnait envie de moi. Ce désir irait dorénavant crescendo, créerait un abyme de besoin qu'elle devra combler en venant à moi. C'était le seul et unique moyen de calmer le feu ardent qui allait la consumer.

Cependant découvrir quelques jours plus tard qu'elle avait calmé sa libido avec ce moins que rien de Weasley me fit péter un câble. La morsure que je lui infligeais était faite pour être douloureuse, elle était un parfait reflet de ma colère et de ma possessivité exacerbée.

L'humain en moi était fou de rage, j'aurais pu la tuer sans hésiter si mon veela en sentant mes crocs s'enfoncer profondément dans sa chair, n'était pas intervenu pour me calmer.

Une fois n'était pas coutume, c'était moi qui n'arrivait pas à me contrôler. Et la seule échappatoire que je pouvais m'offrir était une transformation dont je ne voulais pas qu'elle soit témoin. Je m'obligeais à quitter la pièce pour m'élancer dans le parc verdoyant du Manoir et ne lâchait totalement la bête qu'en sentant sa présence disparaître.

Le reste de l'été se passa plus ou moins normalement. Je laissais sortir mon loup autant que possible, ma Mère fit sa rencontre, apprécia la douceur de ma fourrure et ne se gêna pas pour me gratouiller derrière les oreilles.

Je reçus par courrier, ma liste de fourniture. Ma Mère se chargea de mes courses et il fut temps pour moi de rejoindre le quai 9 ¾. Mon plan pour la faire tomber dans mes filets était fin prêt et tout bonnement parfait. Cependant, je n'avais pas prévu qu'elle serait préfète-en-chef … Encore moins en collégialité avec Zabini.

Lui, allait avoir besoin d'être recadré et rapidement quand je le surprenais à laisser ses yeux traîner sur les fesses de ma compagne.

Une nouvelle année débutait et je comptais bien qu'elle finisse de la façon dont je l'avais décidé.

C'est-à-dire moi arborant à mon bras la très intelligente Hermione Granger.

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Voilà… J'espère vraiment que vous avez aimé parce que j'en ai ch*** pour l'écrire celui-là !

Rendez-vous lundi pour la suite … Toujours dans la tête de Drago on en apprendra un peu plus sur son plan pour faire tomber Hermione dans ses bras ^^ !

Merci à Aësalys qui assure la correction des chapitres et Merci à vous de me suivre dans cette aventure !

A lundi ! Bon week-end !

Place aux rar's :

Nico380 : Merci de ton message ! J'espère que tu aimeras autant la suite.

Darhma : Merci beaucoup. Je suis contente que tu aimes ! Contente de voir Drago de retour ?

Rosabella01 : Merci de ton message ! J'adore le perso d'Harry alors il est toujours gentil avec Hermione dans mes histoires ! J'espère que la suite te plaira !

Eagles : Aucune reviews ne sert à rien ! Même s'il n'y a que « J'adore » je suis contente ! J'espère que te retrouver dans la tête de Drago t'aura plu ! Je n'ai pas eu le troisième chapitre du crossover, est-ce normal ?

TBWCH : Ah … Lenny … Mon chouchou ^^ ! Totalement d'accord avec toi pour parquer la rouquine au Bois de Boulogne ! J'espère que ce chapitre t'a plu ! A lundi et merci !

Chupiiiiii : OMG où as-tu commandé cette merveille de t-shirt Serpentard ? Moi perso j'ai commandé un body Gryffy pour mon fils ^^ ! (J'ai 26 ans et j'assume totalement … Mon conjoint un peu moins ^^ ) J'espère que tu as aimé le retour de Drago ! A lundi !

Labelge : Oh … Qu'est-ce que j'aurais aimé donner une corde à Ron pour qu'il se pende mais il va rester encore un peu … Drago et Blaise amis ? Réponse bientôt. J'espère que ça t'a plu. A lundi !

Rubis et le Loup : Ron a une capacité émotionnelle digne d'une cuillère à café ( Dixit Hermione dans un tome original ) Donc effectivement Ron est un crétin fini. Je l'avais annoncé dès le départ, ici rien ne sera facile pour les persos … Pas de guimauve et beaucoup de manipulation ! J'espère que tu as aimé !

Lion : Merci à toi de prendre le temps de laisser un message. Je n'aime pas les Weasley donc c'est vrai qu'ils en prennent plein la figure avec moi ^^ ! J'espère que tu as aimé ce nouveau chapitre ! A bientôt.

Jenifael09 : Merciiiiiii de ton message. J'espère que tu aimeras la suite !

MortalFlower : Merci de ton message. J'espère que tu as aimé te retrouver dans la tête de Drago ! A bientôt.

Miss Gee : C'est un plaisir de te lire. Je vais finir par imprimer tes reviews et les encadrer ^^. Tu es une des rares à faire un commentaire constructif et je t'assure que c'est très appréciable pour moi en tant qu'auteur. Sans oublier les compliments qui mettent du baume au cœur plus que tout autre chose. J'adore Harry, il était évident pour moi qu'il serait un des piliers de cette histoire. Je suis contente que tu t'en sois rendue compte. Mais enfin Drago et Hermione préféts … Pfff je suis déçue que tu ai pensé que je ferais ça … lol. Je ne suis pas adepte de la facilité et Blaise est là pour mettre le bazar ^^ ! Je suis sadique j'assume ^^ ! J'espère que tu as autant aimé ce chapitre parce qu'il m'a donné du fil à retordre ! Merci beaucoup !

Elizabeth : Merci de ton message. J'espère que tu as aimé ce retour dans la tête de Drago !

Lisou : Ah le cas Zabini … Ben justement celui-là va mettre une pagaille monstre … ^^ Et en effet Drago risque de piquer une colère. Affaire à suivre … J'espère que tu as aimé ce chapitre. A bientôt !

Anas : Merci d'avoir pris le temps de laisser un message. J'espère que tu as aimé ce chapitre ! A bientôt !

Harry : Bien vu mon cher ^^ ! Harry peux toucher Hermione parce qu'aucun sentiment sexuel ne l'anime ^^ ! Tu es un des seuls à l'avoir remarqué … 100 points pour toi ! Rogue n'en a pas fini … Même depuis l'au-delà il va jouer un rôle dans le monde des vivants ^^. Je ne voulais pas jouer la facilité en mettant Hermione avec Drago … C'est du déjà vu alors il a fallut que j'innove en plaçant Blaise et je t'assure que ce dernier va mettre un joli bordel ^^ ! A bientôt et merci de tes messages ^^ !

Praxagora : Merci de ton message. J'espère que le retour dans la tête d'un serpy t'a plu ! A bientôt … Et ne t'inquiètes pas … Les Weasley j'en fais mon affaire ^^ !

HpDrago : Je suis étonnée du nombre de lecteurs qui ne peuvent pas voir en peinture Ginny … Ca me rassure de ne pas être la seule ^^ ! Alors contente du comment Drago s'en est sorti ? J'espère que ça t'a plu ! A bientôt !

Kalymerho : La question des livres de Severus sera résolue prochainement ^^ Maître Snape a plus d'un tour dans son sac ! Alors étonnée de voir qu'il ne s'agissait pas du veela de Drago qui pétait un plomb mais bien Drago humain lui-même ? Oui Harry aura sa petite romance en arrière plan ! Nott est un perso secondaire et il n'apparaît que très peu par la suite mais tu peux imaginer qu'un autre s'occupe de lui. En effet Zabini ne trempe pas dans les affaires de Voldemort mais j'ai décidé que ses parents oui d'où cette probation pour lui. En effet tous les noms des binôme sont des perso qui existent ( Source EHP) Merci d'avoir pris le temps de me laisser un message ! J'espère que tu as aimé ce chapitre ! A bientôt !

Vera Bennett : Bravo Sherlock ! Harry peux en effet toucher Hermione car il ne ressent aucune attirance sexuelle pour elle … Tu es une des seules a avoir soulevé cette question ! 100 points pour Vera ! Merci de ton message. J'espère que tu as aimé ce chapitre ! A bientôt !

Guest : Merci de ton message. J'espère que la suite te plaira autant !

Viviwi : Fidèle lectrice et bêta adorée … Merci de ton message ! J'espère que la suite te plaira autant !