Salut ! Waouh, déjà l'avant dernier chapitre. Ça passe vite, hein ? Il ne restera plus qu'un petit épilogue. Je suis émue...

xshizuuka : Cute ? Je trouve ça morbide mais bon... chacun sa vision.

Bonne lecture !


Chapitre 20 : Seconde naissance

Akashi se réveilla avec un goût métallique dans la bouche et la gorge irritée. Il ne savait pas où il était, pourquoi le plafond était blanc, pourquoi son corps avait mal. Il paniqua sur son lit. C'était comme lors de sa capture, quand on lui avait volé un rein. Quelques secondes durant, Akashi se cru de nouveau là-bas et son souffle en fut coupé.

Une main chaude se posa sur lui.

-Akashi-kun ?

Une infirmière se pencha sur lui.

-Vous êtes à l'hôpital. On viens de vous opérer. Vous vous souvenez ?

Le garçon se détendit un peu et hocha la tête. Oui, il se souvenait... La greffe de rein et de poumon.

Il reposa sa tête contre l'oreiller du lit. Le cauchemar n'avait pas recommencé.

Il resta une petite demie-heure dans le service de réanimation avant qu'on ne l'emmène dans sa chambre individuelle, là où il s'était changé la veille pour se mettre en tenue d'hôpital. Sa grand-mère dormait sur une chaise.

Il faisait jour, il faisait beau, Akashi ne savait pas si l'opération avait réussit, mais en tout cas, il se sentait bien, nouveau.

Fatigué par l'opération, Akashi dormit plusieurs heures. À son second réveil, sa grand-mère discutait avec le chirurgien et un médecin. Ils avaient le visage grave.

-Qu'est-ce qui se passe ? Murmurât Akashi.

-Oh, Akashi-kun, vous êtes réveillé.

Leurs visages sérieux devinrent plus jovials. Ils surjouaient. Quelque chose clochait.

-L'opération s'est bien passée ?

-Oui, parfaitement même.

Alors pourquoi ces têtes ?

-J'ai un rein ?

-Oui.

-Et un poumon ?

-Aussi.

-Vous... vous ne m'avez rien prit sans mon autorisation ?

Il ne pouvait pas s'empêcher de poser cette question. Même s'il avait relativement confiance en ces deux médecins, tant qu'il n'aura pas fait une échographie ou un IRM pour vérifier que tout est bien à sa place, il ne sera pas complètement rassuré.

-Non, bien sûr que non, s'exclamèrent-ils.

Cette question semblait les avoir décontenancé. Mais ils avaient tous les deux conscience de qui était Akashi Seijuro et ce qu'il avait vécu durant son enlèvement.

-Je peux faire un examen pour vérifier ?

Les médecins sourirent.

-Si vous y tenez vraiment, on pourra le faire.

-J'y tiens.

Ils sourirent de nouveau. Puis, le médecin s'assit sur le bord du lit d'Akashi.

-Je suis désolé, Akashi-kun, mais nous avons une mauvaise nouvelle à t'apprendre.

Akashi se tendait. Il s'attendait au pire. Son père s'était-il évadé ? Sa mère aussi ? Le procès n'aura jamais lieu ? Qu'est-ce qui pouvais bien être arrivé de si horrible ?

Le médecin sortit ce qui semblait être une lettre de sa blouse blanche. Il y avait une trace de sang sur le papier blanc.

-Qu'est-ce que c'est ?

Akashi prit la lettre.

Son monde se bouleversa.

Une seconde fois.


La génération des miracles au grand complet lui rendit visite durant son séjour à l'hôpital. Le psychologue venait le voir tous les jours. Si l'état mental du garçon se s'arrangeait pas, il risquait de faire un rejet des organes. C'était des choses qui arrivaient. Les médecins auraient bien voulu garder cette lettre secrète, mais ce n'était pas possible. De toute façon, Akashi l'aurait apprit tôt ou tard et ses amis lui en aurait forcément parlé en venant le voir.

Akashi relisait la lettre, encore et encore. Il n'en revenait pas. Il n'avait rien vu, rien comprit, depuis le début. C'était si évident pourtant !

Midorima ne pouvait pas apaiser ses larmes et son esprit. Au contraire, sa présence semblait empirer les choses.

Akashi voulait être seul.

Au fond, pour qui, pourquoi, grâce à qui, vivait-il désormais ?


Akashi était sortit de l'hôpital. Il était sous étroite surveillance, une infirmière passait à la maison vérifier ses pansements et il devait prendre plusieurs médicaments par jours pour éviter un rejet.

Pendant sa convalescence, il reçu une lettre du tribunal, la date du procès était fixé.

Akashi avait longuement parlé avec son avocat. Il savait que faire face à son père allait être très difficile, que celui-ci allait chercher à le déstabiliser. Akashi était plus près que jamais à l'affronter. Il avait la mentalité d'un guerrier venue défaire l'ennemi et planter sa tête au bout d'une pique.

Il allait gagner cette guerre.

La génération des miracles témoigna. Les preuves contre Masaomi était accablante. Mais il se défendait très bien. Akashi en venait à douter. Et s'il n'écopait pas de la peine maximale ? Voire pire, et s'il n'allait pas du tout en prison ?

Notamment ce jour insoutenable où Masaomi, à la barre, déclara qu'il n'avait rien fait de mal.

-Pourtant, vous avez enlevé et séquestré votre fils.

-J'ai payé quatre hommes pour m'amener mon fils à Hokkaido. Je ne leur ais jamais demandé d'user de violence, ils devaient seulement faire monter Seijuro dans l'avion. Et ce n'était pas de la séquestration.

Akashi bondit de son siège. Son avocat l'attrapa par la manche et lui demanda de s'asseoir. De toute façon, un geste aussi brusque lui avait fait mal à sa cicatrice, il n'avait sûrement pas le refaire. Akashi se rassit avec une grimace de douleur.

-Pouvez-vous nous expliquer ? Seijuro Akashi a déclaré avoir été attaché au lit par des sangles.

-C'est faux. Il pouvait s'en aller quand il le souhaitait, il n'a pas été retenu de force. La porte était ouverte. Elle a toujours été ouverte.

Akashi sentit sa gorge se bloquer. Comment pouvait-il avoir le cran de dire ça ? Quel être infâme !

-Votre fils a déclaré s'être débattu et avoir manifesté à de nombreuses reprises son refus de coopérer.

-Je suis son père. C'est moi qui prend les décisions médicales le concernant. De plus, je n'étais pas au courant du refus de mon fils. Je n'avais en aucun cas demandé à ce qu'on lui fasse du mal ou qu'on le brusque.

Durant tout l'interrogatoire, Masaomi remit la faute sur les médecins. Notamment Hiroshi et l'homme à la mallette qui eurent droit à toute sortes d'accusations, mais une fois leur tour venu, il réfutèrent tout. Finalement, ce fût une guerre entre Masaomi et les médecins. Shiori assura qu'elle n'était au courant de rien. Elle disait avoir confiance en son mari quand il lui disait qu'il avait trouvé un donneur compatible. Elle ne pensait pas que c'était Seijuro le fameux donneur.

-Mais vous saviez, les autres années, que c'était de votre fils que provenait le sang et les lymphocytes ?

-Non, je ne savais pas.

Ils faisaient tous preuve de mauvaise fois, c'était écœurant. Akashi n'en pouvait plus de les entendre parler, de les entendre dire qu'ils ne savaient pas, d'entendre son père dire qu'il aurait pu s'en aller, qu'il n'avait pas été attaché, qu'aucune pression psychologique n'avait été exercé sur lui.

-D'après vous, en tant que père, quel bénéfice votre fils a-t-il tiré de tout ceci ?

-Il a sauvé sa mère, répondit l'adulte sur de lui.

-Vous avez conscience que pour lui, Shiori Akashi ne signifie rien ?

-Seijuro a toujours beaucoup aimé sa mère, même sans la connaître.

Akashi avait envie de vomir. Il posa une main sur le bandage de sa poitrine. Il devait se battre, il devait gagner ce procès. Pour lui. Sinon, ce qu'il a fait n'aura servit à rien.

Le procès dura plus de dix jours. Mais au final, Masaomi, Shiori et tous les médecins furent reconnus coupables.

Quand le juge frappa le bureau avec son marteau. Les larmes noyèrent les yeux d'Akashi. Il se sentait libéré, la pression sur ses épaules s'en allait. Il entendit un souffle à son oreille. C'était fini. Pour de bon. Tout ceci était derrière lui. Il allait pouvoir vivre. Vivre pleinement.

Il sentit la lettre dans sa poche et la serra dans sa main.

Je suis sauvé.


Bon, l'histoire pourrait d'arrêter là, mais je pense qu'il reste une question sans réponses, non ? D'où l'épilogue.

Ah, j'ai pas très envie que ça se termine tout ça ! J'ai beaucoup aimé partager cette histoire.

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