Et voilà enfin la suite attendu par mes lecteurs dans je remercie les commentaires qui me font toujours plaisir à lire. Aussi pour me faire pardonner, ce chapitre sera plus long que les précédents.

Chapitre 20

Quelque habitant du royaume des cieux de Célésias, avaient depuis un certain temps remarquer à l'écart de la ville, une petite île ou pousser une grande variété de plante luxuriante. A l'origine ce n'était rien d'autre que de simple pierres flottantes dans la surface sec et aride, n'était pas suffisante pour intéresser qui que ce soit, jugé trop petit pour bâtir une maison voir trop éloigner du palais et n'offrant aucune protection si ce n'est devenir une cible parfaite pour une attaque ennemi. Pourtant, quelqu'un avait pris le temps de s'attarder sur ces terres délaissé dans personne n'en voulait, puisque le monde en était parsemer un peu partout de ce genre de pierre, peu utile pour les gens.

Celle-ci les avait minutieusement rassemblées ensemble pour former plusieurs blocs et placer de façon à former un escalier ou au sommet, s'écouler une source d'eau au débit régulier qui les arroser. C'était grâce à un subtile sort que les arbres ainsi que divers plantes, avait pu pousser sans aucune difficulté, offrant à qui le souhaiter un refuge tranquille, loin de la ville. L'auteur d'un tel miracle était assis sur une pointe de terre au sommet de l'île non loin de la source d'eau, agitant tranquillement ses pieds dans le vide. Aux courbes féminines et à la longue chevelure châtain qui était soulevé par le souffle discret d'une brise, cela ne fut pas difficile de reconnaître Yumémi.

Celle-ci avait le regard vague et mélancolique, observant la mer de nuage qui s'étendait à l'infini devant ses yeux. Ses émotions semblaient se répercuter sur le jardin, qui se para des couleurs de l'automne, perdant en instant le vert profond de la vie au profit de l'ocre et du brun de la nostalgie. Ce qui était compréhensible en sachant combien la jeune femme était désorientée et triste. Bien qu'un groupe d'animaux avaient élus domicile sur l'île, ils ne vinrent pas tenir compagnie à la jeune femme qui était leur amie, respectant son besoin de solitude. Toutefois, l'un d'entre eux ignora son désir d'être seule pour se tenir percher sur son épaule et se lover affectueusement au creux de son épaule. C'était un oiseau blanc avec des touches dorées parsemé dans son plumage, dans les incessants roucoulements ainsi que de légères caresses, tenté de réconforter la jeune femme qui rester insensible à ses intentions, figer quel était dans un profond mutisme.

« La tristesse semblait drapée sur elle, comme une compagne de toujours»

Fut la première chose que pensa Munto lorsqu'il se posa à quelque mètre derrière elle.

La voir si solitaire et triste en ces lieux, le bouleverser beaucoup en sachant qu'il était la cause de ses souffrances, qui telle des flèches, n'avait de cesse de blesser son propre cœur qui les ressentait intensément. Bien que des années les aient séparés, la connexion entre leurs deux cœurs existait certes mais aujourd'hui, elle semblait ne marcher que dans un seul sens. Munto avait voulu lui transmettre son réconfort à travers ce lien, lui apporter son soutien pour la soulager de sa peine. Mais sachant qu'il était la cause de ses tourments, pour se protéger, Yumémi lui refuser l'accès à son cœur.

Si au tout début, il avait été en colère contre elle pour avoir osé lui mentir. Son ressentiment envers Yumémi, diminua au fil des heures, lorsque ce dernier s'était rendu compte de l'échec qu'il menait à la retrouver. Cela lui fait prendre conscience d'une chose, que la jeune femme de son passé ou sous les trait de Mine, lui était parfaitement étranger. C'était risible de sa part de ne pas la connaître alors qu'autrefois, leur nombreux rendez-vous avez renforcé leur liens. Pourtant malgré ses souvenirs retrouver, Munto avait comme l'impression de n'avoir fait qu'un rêve parmi tant d'autre, pour finir pas disparaître comme le serait un mirage lorsqu'en s'en approcher de trop près. Il ne savait plus où il en était dans ses sentiments et surtout dans son cœur blessé par le geste de la jeune femme.

Pourtant, le jeune roi percevait au fond de lui, une lumière d'espoir qui clamait haut et fort que tout n'était pas perdu. C'était après tout bien normal qu'un couple traverser des hauts et des bas. Il suffit simplement d'y faire face ensemble pour résoudre les problèmes et c'était à lui de faire le premier pas. Car c'était de sa faute si Yumémi l'avait fui, n'ayant pas pu contenir son ressentiment. A lui donc de réparer les dégâts et de mettre de son côté son fichu orgueil, pour se donner une chance de repartir sur de nouvelle bases. Car au final, peu importer le nombreux de fois où elle le trahirait, le jeune homme ne parviendrait jamais à la haïr car il lui resterait à jamais fidèle, pour le meilleur et pour le pire. Parce que lui et Yumémi, c'était écrit dans le destin que leur lien entrelacer ne pourraient jamais se casser car ils étaient tous deux des âmes sœurs. Et ce fut pour cette raison, que suivant le conseil de Suzume, il s'était laissé guider par son cœur qui le mena vers cette île de verdure.

Pour avoir mainte fois parcouru son royaume, c'était bien la première fois qu'il s'approcha de cette terre ou les plantes avaient proliférer, étant apparu soudainement un beau jour. Cela aurait pu relever de l'impossible car la terre à l'origine, n'était que des morceaux de pierre ou aucune vie n'était possible. Pourtant une personne avait réalisé ce miracle et avait donné de son temps pour permettre à la flore d'y prendre racine. Il fallait posséder un très grand pouvoir magique pour y parvenir. Etrangement, la végétation s'était parée de pourpre et d'or, s'accordant à l'atmosphère ambiante quelque peu mélancolique. Toujours guider par son cœur et curieux de découvrir un nouvel environnement, ses pas le mena au sommet de l'île où il découvrit Yumémi.

Un bon moment s'était écoulé depuis qu'il était là, l'observant en silence, ne sachant trop comment l'aborder sans l'effaroucher. Munto avait peur de heurter à nouveau ses sentiments comme il avait fait ce matin. De plus il allait devoir agir finement avec comme problème en plus, la présence de l'oiseau. En pourrait le voir comme un oiseau comme les autres mais pas lorsque qu'il dégageait une puissante aura qui le désigner comme étant un Griffon. Il ne fallait pas se fier à son apparence innocente et fragile car elle était trompeuse. C'était des animaux dangereux et dont il était préférable de ne jamais approcher car il pouvait rapidement devenir votre pire cauchemar. C'était quelque peu étrange de voir un vrai par rapport à ce qu'il avait pu voir dans un livre. Mais il était impossible de se tromper sur lui car Munto sentait depuis son arrivé des ondes meurtrières venant de lui, l'envelopper au point, que sans sa puissance actuel, il aurait fui les lieux. Le griffon était décidément un adversaire à prendre au sérieux, d'autant plus qu'il avait une telle maîtrise de ses pouvoirs, que son aura n'affecter en rien Yumémi. Mais à le voir roucouler de manière si ridicule contre elle, difficile de le croire si dangereux.

S'il ne se trompait pas aussi, la prudence était aussi de mise car un griffon n'avait pas pour habitude d'être un solitaire et donc son groupe n'était sans doute pas loin. Ce qui expliquer la sensation diffuse de danger qu'il ressentait de la forêt ou les animaux étaient sans doute tapi et l'observer avec attention. Un seul faux pas et ils risquaient de l'attaquer.

- Que me veux-tu Munto ? demanda soudainement la jeune femme à Munto qui avait sursauté au son de sa voix.

- Je voudrais te parler Yumémi ! se lança t il en parlant normalement ne sachant pas quel comportement avoir avec elle tant elle se montrer distante avec lui

- J'avais dit à Sora que je voudrais rester seule et cela vaut aussi pour toi Munto ! Aussi je te prie de partir d'ici.

Il aurait dû se plier à son exigence et s'en aller car il voyait bien à ses épaules crispées, que la jeune femme n'était pas d'humeur à le voir. Mais le jeune roi savait tout au fond de lui, que c'était maintenant ou jamais qu'il devait lui parler car sinon, le gouffre qui les séparer maintenant sera à l'avenir, impossible à franchir. Surtout pour lui et cela il ne le désirait pas.

- Non, je ne partirais pas tant que je ne t'aurais pas parlé ! Quitte à camper ici pour que tu daignes le faire !

C'était tout lui de hurler de la sorte. Songea la jeune femme avec un léger sourire au coin. Munto n'avait jamais pu se contenir et encore moins garder son calme surtout en sachant toute la tension qui émaner de lui. Ses espoirs s'étaient rapidement envolés en pensant qu'il aurait eu le temps de se calmer mais ce n'était pas le cas apparemment. Malgré leur longue séparation, il était toujours resté le même qu'autrefois et l'avoir côtoyé ces derniers temps n'avait fait que confirmer ses impressions. Son éclat avait comme même eu le mérite de la sortir de sa mélancolie au point qu'elle prit conscience de l'agitation de son compagnon à plume sur son épaule. Celui-ci avait les plumes hérisser, ayant visiblement prit le ton du jeune roi comme une provocation à son égard. Ses congénères qui étaient tapies dans la forêt étaient eu aussi tendus, quelque peu sur leur garde certes mais semblaient attendre la suite des évènements. En fait, ils allaient rester de simple spectateur, laissant apparemment le soin à son compagnon à plume d'agir en leur nom.

Munto avait rapidement comprit la situation en voyant que le petit griffon hérisser, dégager une aura dangereuse autour de lui. A l'éclat de pouvoir qui luisait à présent dans ses yeux, qui avaient pris la teinte de l'or en fusion, il n'avait visiblement pas apprécié qu'il ait pu hurler sur eux et l'animal l'avait pris comme une attaque personnelle contre lui.

Le petit griffon, quitta d'un bond l'épaule de la jeune femme tout en opérant rapidement une transformation. En l'espace de quelque seconde, son corps pris des proportions immense au point que l'oiseau laissa place à un animal plus imposant de deux mètres lorsqu'il posa un pied à terre. C'était une bête des plus magnifiques, alliant la puissance de son corps de lion de bronze et la beauté blanche de l'oiseau dans les ailes immaculées donner cette impression de voir un de ces êtres sacrées tirés d'anciennes légendes. Ses plumes sur son corps, avait laissé place pour la plupart à des écailles de bronze à l'aspect tranchant qui donner l'impression qu'il portait une armure presque intégrale, protégeant les endroits vulnérable comme le ventre et la tête. Cela aurait sans doute plu à Rui car il était fasciné par tous ce qui sortait de l'ordinaire et plus particulière par les espèces animales existants dans leur monde. Un passe-temps que peu de personne lui connaissait car le jeune homme affichait toujours un sérieux irréprochable. L'observer simplement l'aurait comblé mais sans se sentir en position de faiblesse face à un griffon en colère, dans les attentions n'étaient clairement pas en sa faveur.

La queue s'agitant nerveusement autour de lui, le griffon qui était pourtant en position d'attaque, semblait attendre des ordres qui ne semblaient pas venir. Ce qui l'agaça grandement au point qu'il tourna sa tête en direction de la jeune femme, qu'il interpella à de nombreuse reprise à travers des caquètements qui ressemblait parfois à des grognements rauques.

Yumemi se doutait bien que Sharyan à plume était d'humeur bagarreuse mais si elle restait silencieuse, c'était avant tout pour ne pas prendre son parti. De plus son souhait n'était pas d'inciter les autres à intervenir car cela pourrait se révélé très dangereux pour Munto qui ne pourrait pas survivre à une attaque d'un groupe entier de griffon. Il leur fallait un simple signe de sa part pour s'exécuter mais elle n'avait aucune intention de leur faire prendre part au moindre combat. Ces animaux épris de liberté étaient certes de nature violente mais n'aspirer qu'à vivre en paix. Leurs ancêtres avaient assez souffert dans le passé, en étant autrefois des montures de guerres. C'était les récits que l'alpha Merios du groupe des griffons lui avait raconté à travers les histoires de son peuple qui s'était transmis d'alpha à alpha. Il était bien le seul de son groupe à communiquer avec la jeune femme grâce à ses dons de télépathie et ce privilège, il lui avait accordé depuis le jour elle avait sauvé au mépris de sa vie, celui de Sharyan. Epris de reconnaissance envers la jeune femme, celui-ci tenait à lui servir de garde du corps comme c'était le cas à présent même si en réalité, c'était un griffon au sang chaud qui aimer beaucoup la bagarre.

Ce simple acte de sa part, lui avait fait acquérir sans qu'elle la veuille, la reconnaissance de tout le groupe de Merios qui à présent assurer sa protection ainsi qu'à toute personne qui lui était proche. Celle-ci avait beau tenté de les convaincre de renoncer à vouloir les protéger mais elle s'était vite rendu compte, que les griffons n'étaient pas du genre à revenir sur leur promesse. Le seul compromis qu'elle était parvenu à obtenir d'eux, pour éviter qu'elle ne la suive constamment, fut de créer cette île qui devint rapidement un sanctuaire protéger par leur soin, ou elle et ses compagnons pouvaient y retrouver sécurité et tranquillité.

Si pour certain griffon, cela leur suffisaient amplement et bien qu'ils ne le montraient pas ouvertement, en agacer plus d'un à rester passif car ce n'était pas dans leur nature à rester tranquille, alors qu'un de leur alliés était en difficulté. Merios et son clan avaient bien failli intervenir lors des récentes attaques d'Automne mais la jeune femme avait refusé leur aide.

- Pourquoi avoir rejeter notre demande de te soutenir dans ton combat contre ton ennemi ? lui avait-il demandé tout à l'heure Merios quelque peu remonter après elle.

Même si à ce moment-là, elle n'aspirait qu'à être tranquille après ce qui s'était passé ce matin dans le jardin royal. Yumémi prit sur elle pour lui répondre car il n'aurait jamais cesser de le harceler sur ce sujet.

- Tu m'as raconté que tes ancêtres en souffert des chaînes que leur en imposer le peuple du ciel, pour devenir des montures de guerres. Des conflits que ce même peuple en était parfois la cause et qui les poussa à se battre jusqu'à la mort même contre leur propre semblable.

- Nous sommes fière de nos origines ce qui fait de nous, des animaux parfaitement apte à combattre les ennemis.

- Certes mais cette guerre qui se profile à l'horizon ne vous concerne aucunement et vous vivez depuis si longtemps en paix, que je crains que les combats futurs ne décime un grande partie de votre groupe. Et cela je ne pourrais l'accepter.

- Nous nous ne sommes pas ramolli au point de nous transformer en simple victimes sur les champs de batailles.

- Plus que quiconque, je sais de quoi vous êtes capable. Mais au nom de vos ancêtres qui ont versé de leur sang pour vous assurer un avenir de liberté, je ne veux pas vous entrainer dans cette nouvelle guerre dans je suis la principale cause. Non, je ne veux pas avoir votre mort sur ma conscience.

Yumémi n'aurait pas supporté que d'autre être vivant puisse être entrainé dans sillage car elle déjà un bien lourd fardeau à porter sur ses épaules avec Munto ainsi que ses compagnons. Elle pourrait en supporter d'avantage et accepter l'aide des griffons mais leur mort pourrait lourdement peser sur sa conscience. Car le futur qui leur faisait face était incertaine et ne donner aucune garantie que toute les vies soient épargner.

- Nous te remercions de te soucier de notre bien-être mais nous avions déjà pris la décision de te protéger, toi et tes amis. Depuis le jour, ou bravant notre rage et notre colère, tu t'es imposé à nous pour soigner l'un des notre. Jusqu'à notre mort, moi et mon peuple sera là pour veiller sur toi et tes proches.

- (soupir) Je suppose qu'il me sera difficile de vous faire renoncer à cette folie de me suivre.

- Oui.

Buté et fidèle en amitié. Voilà les traits qui vous caractérisent.

Si Merios avait un visage humain, il aurait sans doute arboré un sourire au coin, heureux que j'accepte enfin son aide. De toute façon, elle n'aurait pas pu repousser d'avantage son offre, au risque d'offenser l'alpha des griffons ainsi que les autres.

- Toutefois, se reprit-elle rapidement. Vous n'agirez que si la situation devient critique pour nous. Et surtout, je n'accepterais pas le moindre jeune parmi les combattants.

- C'est d'accord, nous acceptons tes conditions. Parce que tu tiens à nous et surtout à nos jeunes en ne les impliquant pas dans cette guerre. Tu ne nous fais jamais regretter de t'avoir accueilli toi et tes compagnons dans notre groupe.

Voilà pourquoi elle se retrouvait à la tête d'une petite armée de griffon prêt à se battre pour elle mais qui pour l'instant, rester en retrait pour laisser le champ libre à leur petit jeune de se défouler un peu.

Munto pour sa part n'avait pas mis longtemps à comprendre que l'intervention d'un seul griffon pour défendre Yumémi, impliqué que lui et son groupe, avaient pris sous leur protection la jeune femme. Car ces animaux qui avaient été autrefois des destriers de guerres, à une époque où il n'avait pas encore acquis la compétence de voler dans les airs. Etait des êtres fidèles et férocement protecteurs envers ceux qu'ils acceptaient comme leur maître dans l'ancien temps mais aujourd'hui comme l'un des leurs. La jeune femme avait dû vraiment impressionner les griffons pour la prendre sous leur aile car ils n'étaient pas du genre à tolérer la présence d'êtres humains à leurs côtés. Ces animaux s'étaient certes assagi avec le temps bien que redevenu sauvage, mais n'en garder pas moins des talents de combats qui les rendait difficile à battre surtout qu'il était capable d'utiliser des sorts magique. Magie que personne ne connaissait car ces animaux n'étaient pas du genre à étaler leur savoir, rendu trop méfiant depuis que leur propre ancêtre avait été trahi par leur maître qui les avaient presque décimé en les menant vers la mort, dans des guerres stériles dans ils étaient les principal auteurs.

Yumémi était parvenue là où personne n'avait réussi sinon à récolter des blessures graves car les griffons ne tuaient pas les gens. Cela était d'autant mieux car sinon, ils se seraient déjà jeté sur lui à l'instant même où il avait mis le pied sur l'île qui était leur territoire. La jeune femme devait avoir une grande importance à leurs yeux pour ne pas intervenir et rester cacher dans la forêt. Mais il fallait être complètement stupide pour se croire en sécurité avec eux dans les parages. Les griffons le toléraient certes en restant tranquille mais si jamais il le considérait comme une véritable menace contre la jeune femme, alors ce sera la fin pour lui. Mais si les autres rester calme, cela n'allait pas de même avec celui qui lui faisait face. A vu d'œil et même s'il ne connaissait que vaguement l'espèce, l'animal voulait donner l'illusion d'être un adulte fort et puissant mais…ce n'était pas le cas.

Quelque seconde ainsi que son grand sens d'observation, lui avait permis de comprendre que le griffon qui le défié effrontément, était encore jeune. Bien que sa forme se voulait impressionnante, il n'en restait pas moins que maintenir cette état lui était quelque peu difficile, à en juger par son souffle irrégulier et les spasmes parfaitement visibles qui rétracter à des intervalles régulier les plumes de bronze sur son corps. Mais par fierté dû à sa race, le jeune griffon resta à le fixer tout en restant sur ses positions. Heureusement que ce n'était pas un adulte qui aurait sans doute était imposant et surtout plus dangereux que lui.

Patience ! s'encouragea-t-il en silence. Yumémi va bien un jour l'autre lui parler. Quitte comme il l'avait clamé tout à l'heure, le faire jusqu'au bout de la nuit s'il le fallait.

C'était donc un jeu d'endurance qui s'annoncer mais dans les règles ne tardèrent pas à changer fort heureusement au bout de dix minutes.

- Toujours aussi tête de mule à ce que je vois ! soupira soudain Yumémi en brisant le silence.

Bien qu'elle lui tourne toujours le dos, Munto devina l'ombre d'un sourire dans sa voix. Cela lui faisait espérer que la jeune femme daigne enfin lui parler face à face et ce qu'elle fit apparemment. Son souhait avait certes était exaucé mais cela n'était pas gagner pour autant. D'autant plus que le griffon n'était pas prêt à s'écarter pour laisser sa place à la jeune femme.

« Fais ça un pas et je t'arrache ton bras ! » semblait dire ses yeux

Le jeune roi aurait sans doute pris au sérieux sa menace, s'il ne s'était pas comporter comme un chat en quête de caresse, en se frottant à la jeune femme qui avait décidé de se lever et se tenait à présent à ses côtés. Pour ne pas la blesser, le griffon avait fait disparaître son armure de bronze pour qu'elle puisse passer sa main dans son plumage. Quêtant d'avantage ses caresses, l'animal se défit entièrement de son armure et passa sa tête sous celle de la jeune femme.

- Craaaa !

- Oui je sais que tu veux t'amuser mais à présent il faut que tu nous laisse seuls tous les deux, Sharyan. Murmura la jeune femme à son intention

Il ne fut pas difficile à Munto de deviner que cette idée ne plaisait pas du tout au jeune griffon qui les plumes iriser de toute part, tenta par ses petits couinement, de la convaincre de ne pas lui demander une telle chose. Face à son refus, il s'agita de plus belle, grattant nerveusement le sol tout en battant ses ailes. Son agacement était tel, que celui prit un bon moment à la jeune femme pour le calmer. De là où il était, Munto n'entendait pas ce qu'elle disait mais apparemment ses arguments eurent raison de l'entêtement de l'animal, qui ayant laissé ses ailes toucher le sol, afficha un air résigné lui faisant perdre toute envie de se battre.

- Je sais que cela est dur pour toi de comprendre mais ce que je t'ai dit est la stricte vérité.

- …

- A présent que tu as compris, laisse-nous seuls et rejoins Sora. Fais en sorte qu'il se tienne tranquille au moins jusqu'à demain. Peux-tu faire cela pour moi ?

- Craaaa !

- Tu n'as pas à t'inquiéter, dit-elle en le voyant encore hésité à partir, les autres seront là pour veiller sur moi.

Satisfait de cette réponse, le griffon lui donna un léger coup de tête puis reprenant sa forme d'oiseau, prit son envol pour prendre la direction de la ville.

Son départ eu pour effet de dissiper la tension présente dans la forêt. De manière tacite, les autres griffons lui accorder le droit de parler en privée avec la jeune femme. Toutefois, Munto avait l'intime conviction qu'ils resteraient non loin d'eux pour garder un œil sur lui par précaution.

- Je ne m'attendais pas à ce que ce jeune griffon accepte si facilement sachant qu'il était déterminé à me faire la peau. Dit Munto en s'approchant de la jeune femme pour se tenir à ses côtés qui continuer à observer Sharyan jusqu'à n'être qu'un point dans le paysage.

- Oh ! Il l'aurait sans doute fait mais…s'il y a bien une chose que leur race respecte, c'est bien la notion du cœur et de l'âme unie.

- Hein ?! Je n'ai pas saisie ce que cela signifie.

- Ce n'est pas grave Munto…nous avons mieux à faire que nous attarder sur ce que j'ai pu dire à Sharyan. Répondit-elle en se mettant en marche

Yumémi était vraiment forte dans l'art d'esquiver ses questions, mais pour cette fois ci, Munto accepter de ne pas revenir là-dessus car il y avait une autre plus importante à ses yeux.

- Es ce que tu vas enfin me raconter ton histoire Yumémi. De ce que tu as fait ces sept dernières années ?

- Tu n'as jamais été du genre à renoncer, n'es ce pas Munto ?

- Oui

- (soupir) Très bien, je vais tout te raconté car si je ne le faisais pas, ne n'auras de cesse de me harceler sur ce sujet. Suis moi !

Docilement, Munto se mit à suivre Yumémi qui n'alla pas très loin, prenant un escalier créé à même la pierre brut, qui les mena un étage plus bas dans une pièce ou des plantes avaient formé un petit cocon douillet en forme de sphère ou il était possible de s'y reposer. Cela ressemblait à s'y m'éprendre à celui qui se trouver dans le jardin royal mais l'aménagement y était différent. Un large tapis de couleur pourpre et jaune tapisser le sol, ou de nombreux grand coussin crème y avait été placé pour que les gens s'y détente. Mais ce n'était pas là que Yumémi s'y installa, optant pour un fauteuil confortable ou elle s'y assise tandis qu'il fit de même dans celui qui lui faisait face, avec pour toute seule séparation, une table basse ou d'étrange objet étaient y été placer. Intriguer, il avança par curiosité vers celui qui posséder un bec recourber d'où s'échapper un mince filet de fumée.

- C'est chaud ! s'exclama-t-il de surprise en retirant vivement sa main à peine eu-t-il toucher l'objet. Mais qu'es ce que c'est que ce truc ?!

- Une théière Munto ! Tu en avais déjà vu auparavant mais apparemment tu n'as pas encore recouvrais tout tes souvenirs.

- Maintenant que j'ai entendu son nom, je rappelle que j'ai eu la même réaction, la première fois que j'en ai vue. C'était lorsque tu m'as invités dans ta maison même si la forme n'était pas identique.

- Oui mais sauf que tu oublies que ta curiosité ta pousser à prendre la théière des deux mains et qu'au final tu as littéralement renversé une grande parti sur toi, sans le faire exprès.

- Arh ! Cela fait vraiment mal et toi qui tentait maladroitement d'essuyer et que sans le faire exprès, tes mains se poser sur…

Munto n'alla pas plus loin sur ce souvenir car cela n'aurait fait que rendre plus rouge Yumémi qui se rappelait parfaitement de moment. Il fallait dire que ce n'était pas quelque chose qu'une jeune femme innocente se devait faire, même si cela n'était pas fait exprès. Imaginer que ses mains puissent se poser sur la partie la plus intime de son être et qui pour augmenter d'avantage leur gêne, son entre jambe avait gonflé comme cherchant à sortir de son pantalon. Un comble pour un roi qui avait une parfaite maîtrise de son corps, qui l'avait tellement rendu honteux. Qu'il avait prétexté un rendez-vous oublié pour rapidement quitter la jeune femme.

- (tousse) Qui a bien pu laisser tout ça. Demanda-t-il en désignant d'un geste de la main, ce qui s'avéra être un service à thé ainsi qu'une assiette de sandwich.

- C'est Suzume qui a préparé tout cela à mon attention, pour que je pense à m'alimenter.

- Tu es bien sûre de toi, pour affirmer une telle chose. Cela aurait pu être Sora ou Hiyo.

- Non. Chacun de mes proches possèdent leur propre signature magique et le sort sur la théière est celle de Suzume. Regarde !

D'un geste de la main suivit par un murmure indistinct, des fils verts se détachèrent de la théière, ondulant doucement avant de s'évaporer dans l'air comme de la vapeur d'eau.

- Chacun d'entre nous possède leur propre couleur, celui de Suzume est vert, Sora est bleu, Ichiko est orange et Kazuya est d'un bleu glacé

- Même si je ne suis pas encore bien familiariser avec les noms, je vois plus au moins qui et qui.

Yumémi lui adressa un sourire chaleureux à Munto avant de se servir d'une tasse, qu'elle prit soin de savourer tout comme le silence tranquille qui les enveloppa.

- Tout commença par un rêve. Commença Yumémi en reposant sa tasse, entamant ainsi le début de son histoire. Un rêve qui s'était avérer un véritable cauchemar pour moi comme si je l'avais vécu et de cela découla par la suite ma rencontre avec Sora.

- Es ce après notre dernière rendez-vous que tu as fait un tel cauchemar ?

- Oui et cela te concerner plus précisément. Bien que je ne possède pas les dons de voyances de Ryulely, j'ai compris bien plus tard que c'était l'écho d'une autre vie.

- Je ne comprends pas ? Que veux-tu dire par « l'écho d'une autre vie » ?

- Que ce cauchemar était un futur possible ou toi …tu mourrais.

Munto fut choqué par cette révélation si vrai, qu'il était impossible pour lui de le nier en voyant combien cela avait rendu pâle Yumémi, dans les réminiscences de ce moment parvenait encore à la bouleverser. Dicter par son besoin de la toucher et de la réconforter, il quitta son siège pour se rapprocher d'elle. Il s'agenouilla pour ne pas la brusquer et lui prit doucement ses mains dans les siennes.

- Je peux attendre si cela t'es pénible d'en parler.

- Merci te montrer si prévenant avec moi Munto mais il faut que cela sorte une bonne fois pour toute. Sinon je me montrerais lâche avec toi et je ne veux plus rien te cacher. Tu as droit à la vérité après avoir attendu tout ce temps.

- Qu'il en soit ainsi mais je voudrais que tu prennes ton temps.

- Merci.

La jeune femme ne put s'empêcher de poser sa main sur la joue de Munto, qui ne l'évita pas mais chercha d'avantage son contact, déposant en douceur ses lèvres dans sa paume. Un baiser qui exprimer en silence ses excuses et qui toucha grandement Yumémi car cela signifier qu'il donnait une chance à leur relation. Aussi pour lui montrer toute la confiance, elle fit usage d'un sort qui les propulsa dans un monde entièrement blanc ou l'espace y était infini. Quelque peu perturbé par les lieux, Munto s'était rapidement relever et s'était mis en garde, pensant à une attaque de leur ennemi.

- Tout va bien Munto, dit d'une voix douce Yumémi qui s'était levé et avait posé sa main sur son bras. Nous sommes en ce moment dans ma tête pour que tu puisses voir mon cauchemar. Puisque les mots me sont difficiles à traduire l'horreur de la scène, j'ai opté pour cette solution qui est à mes yeux la meilleure des idées.

- Le sort des souvenirs ! Tu as fait usage du sort des souvenirs ! s'exclama Munto en trouvant d'instinct le nom de la magie utilisé.

Munto le connaissait pour l'avoir lu dans le livre des sorts interdit, qui se trouvait dans sa bibliothèque. C'était une magie issue d'un art disparu, qui fut autrefois utilisé pour interroger les gens. Le lanceur du sort pouvait s'introduire dans la tête de la personne ciblée, qui dès lors ne pouvait plus mentir, cela tant qu'lui en poser la bonne question. Il allait même dans le sens inverse, lorsque l'utilisateur l'appliquer sur lui-même faisant dès lors entrer les autre dans sa tête, pour leur transmettre de manière concret des informations visuels. Mais dans ce cas-ci il n'était pas sujet au besoin de répondre aux questions, gardant ainsi son libre arbitre. Malgré tous les avantages qu'il pouvait apporter, le sort avait été rapidement considérer comme dangereux au point de n'être plus transmis de manière oral ou par écrit. Et pour cause, un abus de ce sort avait pour conséquence de détruire lentement le cerveau de l'utilisateur jusqu'à ce que celui-ci ne devienne qu'une simple coquille sans âme.

Ce fut pour cette raison, qu'il agrippa vivement par les épaules la jeune femme.

- Il faut tout de suite que tu arrêtes ce sort Yumémi ! ordonna sèchement le roi à la jeune, inquiet des répercutions que pourrait avoir sur sa personne

Yumémi écarquilla les yeux de surprise mais s'adoucit en voyant l'inquiétude qui se lisait sur son visage et en se rappelant de ses précédents mots.

- Tu n'as pas d'inquiétude à avoir Munto, ce sort n'est pas « le sort des souvenirs » mais un autre qui lui ressemble certes mais sans toutefois posséder ses effets néfastes. Celui que j'ai utilisé s'appelle « le sortilège des songes ».

- Et ?!

- Il permet à son utilisateur d'avoir accès aux rêves les plus importants qui ont pu le marquer et conjuguer à un sort d'accompagnement, cela nous a permis à tous deux de nous rendre dans ma tête sans aucun problème.

- …

- Si cela peu te rassurer, alors que nous dormons, en peu dire que nous partageons un seul et même rêve.

- Qui a pu t'apprendre à combiner deux sorts en même temps ? Je sais que c'est quelque chose de faisable mais assez difficile à réaliser.

- Disant que j'ai quelque prédisposition à parvenir à réalisation de combinaison et puis…j'ai eu un merveilleux professeur.

Munto entendit beaucoup de tendresse dans sa voix et le poussa à interroger d'avantage Yumémi pour connaître son identité.

- Je suppose que c'est de Sora que tu parles.

- (rire) Non. Il était encore à l'époque encore trop jeune pour enseigner comme il le fait aujourd'hui. Mais c'est Magnus qui s'est chargé de m'entrainer en même temps que lui. Dire qu'il voulait m'apportait le sourire en pensant que cela me ferait plaisir, en m'apprenant ce sort, alors qu'au final je l'utilise pour visualiser mon cauchemar.

- Qui es ce Magnus ?!

Voilà à nouveau que la jalousie pointer son nez, démontrant ainsi qu'il était assez possessif surtout avec Yumémi. Celle-ci ne prit pas ombrage de sa question et lui répondit avec toute simplicité.

- C'est le garde du corps de Sora. Tu ne l'as pas encore rencontré pour l'instant pour la simple bonne raison, qu'il est parti espionner Automne. Mais cela fait plusieurs mois que nous n'avons plus de nouvelles de lui et cela m'inquiète.

- Cela ne répond toujours pas entièrement à ma question… Qui es ce Yumémi ?

- Et bien c'est un ami et aussi…un homme marié. Répondit elle exaspérer par la jalousie évidente du jeune roi. Alors pour que cela te rentre une bonne fois pour toute dans ta tête, sache que je te serais toujours fidèle jusqu'à ce que la mort nous sépare.

- Si c'est le cas, alors je te demanderais de plus jamais quitter cet anneau. ( dit-il avec sérieux en sortant de sa poche sa bague ) Car tout comme toi je te fais la même promesse. Je te serais à jamais fidèle et te poursuivrai si à nouveau tu t'enfuis loin de moi.

Sur ces mots solennels, Munto lui enfila l'anneau à son annulaire et y déposa un baiser dessus pour sceller leur promesse. Il n'y avait que lui pour toujours agir de manière franche et direct avec elle mais c'était ainsi que Yumémi l'aimait. Leur amour était toujours présent malgré les sept ans qui les avaient séparé mais ils allaient tout deux devoir travailler leur relation qui avait été mis à mal par ses mensonges qui avait quelque peu terni leur lien. Mais Munto avait accordé à leur couple une nouvelle chance et Yumémi compter bien ne pas la détruire. Ce sera bien évidement pour plus tard la grande discussion sur ce sujet car ils se devaient de voir une scène qui l'avait beaucoup marqué, la poussant à agir aux yeux de Munto de manière égoïste. Aussi la jeune femme entama la lourde tâche de montrer à Munto son rêve.

Elle fermant ses yeux et après avoir pris de nombreuses respiration, se concentra intensément pour se fixer sur son cauchemar. Le monde tout autour d'eux se teinta d'un noir profond, puis une explosion de rouge et d'orange se produisit tandis que des formes d'ombre qui s'avéra être des maisons s'éleva.

- Au début de mon rêve et je m'étais retrouver dans cette ville en proie aux flammes. Entama Yumémi en racontant son cauchemar

Une version de la jeune femme se matérialisa devant leur yeux, l'air hagard et surtout terrifié.

- J'avais peur car des gens étaient morts sans que je puisse y faire quoi que ce soit. (des corps, simple ombre dans la scène firent leur apparition un peu partout autour d'eux) J'aurais pu m'attarder et chercher d'éventuels survivants mais j'étais presser de te retrouver, car un sentiment d'urgence et d'inquiétude me pousser à le faire. Mais apparemment, j'arrivais trop tard pour toi.

La scène se changea à nouveau pour laisser à une grande place vide ou Munto se vit à terre. Ses blessures devaient être très graves pour que se forme rapidement une mare de sang autour du corps.

- Qui m'as fait ça ? demanda avec fureur le jeune roi à Yumémi dans le visage était devenu livide.

Bien qu'ayant les yeux fermés, la jeune femme voyait parfaitement la scène puisque c'était elle qui l'avait matérialisé. Comme à chaque fois, cela lui faisait mal d'y assisté et cela n'avait en rien atténuer la douleur lancinante à son cœur, malgré la présence du vrai Munto à ses côtés. Au lieu de lui répondre, elle se contenta de reprendre son récit.

- Te voir mort non loin de moi, (son double était apparu de nulle part les traits figé dans un cri silencieux) me causa un tel choc que ma première réaction fut de te rejoindre. Car j'avais ce besoin vital de te toucher, te savoir encore en vie pour pouvoir te venir en aide mais cette chose m'en empêcha.

Munto vit sortir de nulle part une ombre de grande taille qui d'une main ferme, agrippa le bras du double de Yumémi. Celle-ci releva sa tête vers le haut pour voir qui était la personne qui l'empêcher d'agir. Ce qu'elle vit la figea de terreur tandis son geôlier arborer un sourire cruelle.

- A présent tu m'appartiens, fille de la destinée. Entendit Munto de l'inconnu dans la voix aussi glaciale et mort, lui donnèrent des frissons dans son corps.

Mais plus que sa voix qui le rendait mal à l'aise, c'était cette aura qui déborder d'une noirceur sans nom ou toute forme de vices semblaient s'y être rassembler. Un mal à un état si pur, que le simple fait de le toucher pouvait vous maudire à jamais. Une chose à laquelle le double de Yumémi prit conscience d'instinct en débattant en vain de l'étreinte de son kidnappeur qui l'entraîna avec lui sans aucune difficulté.

- Munto ! Munto, je t'en supplie sauve moi ! appela d'une voix désespérer le double de Yumémi qui tendait sa main vers le double de Munto qui resta immobile sur le sol.

- Il ne pourra jamais te sauvé car il est mort ! ricana d'un air sinistre son geôlier

Sur cette vérité qui lui fut difficile à entendre, le double de la jeune femme hurla d'un profond désespoir sans nom tandis que les ténèbres de son ravisseur se referma autour d'elle jusqu'à ce qu'elle disparaisse entièrement.

Munto savait que tout ceci n'était qu'une illusion mais son corps et son cœur n'avait pu rester insensible face à la détresse du double de Yumémi. Il s'était donc ruer vers elle, tendant sa main pour prendre la sienne pour la sauver. Mais le résultat ne se fit pas attendre, puisque sa main traversa l'image et son élan le fit tomber à quatre pattes par terre. Malgré qu'il sache que tout ceci était faux, Munto ne put s'empêcher de donner des coups de poings dans le sol, pour décharger toute la colère qui l'avait envahi.

- Munto. L'interpella doucement la vrai Yumémi en s'approchant de lui

- Je sais parfaitement que tout était faux, dit-il d'une voix haché en essayant de retrouver son souffle tout en se remettant sur ses pieds, ...mais cela m'a été difficile de rester insensible à cet appel à l'aide…surtout lorsque cela venait de toi !

- Si tu ne veux pas que ce futur possible devienne réel, il va falloir devenir plus fort car ce sera à toi de faire face à cet ennemi.

Munto fronça quelque peu les sourcils en entendant ses mots qu'il se les répéta dans sa tête, jusqu'à qu'il parvienne à leur donner un autre sens et qui ne lui plaisait nullement. En somme, Yumémi lui avait déclaré de but en blanc qu'elle ne prendrait pas part au combat face à leur ennemi. Il la savait forte et aurait parfaitement compris qu'elle rallierait ses forces avec les siennes, leur permettant ainsi de mettre facilement un terme à la menace. Pourtant, quelque chose l'empêcher de le faire.

- De quoi as-tu peur ? demanda-t-il simplement en concluant que c'était la seule chose qui pouvait expliquer son désir de rester en retrait

La jeune femme sursauta de surprise face à sa question et par réaction, le monde autour d'eux bascula dans le noir. Le jeune roi eu la sensation désagréable de chuter dans un vide sans fin et perdit rapidement connaissance.

Yumémi se sentait quelque peu coupable, en regardant Munto, toujours endormi sur ses genoux. En temps normale, lorsqu'elle levait le sortilège, cela n'entrainer pas une perte de connaissance et les ramener en douceur toujours conscient dans leur corps. Mais ce n'était pas le cas puisque cela avait en quelque sorte sonné Munto au point que cela lui prendrait sans doute un peu de temps pour revenir à lui. Mais en y réfléchissant, c'était à cause de lui avec sa question « de quoi as-tu peur » qui l'avait tellement surprise sur le coup, que sans le vouloir, elle avait brisé le sort de le sortilège des songes. Il avait deviné sans difficulté, grâce sans doute à leur lien, le problème qui la miner intérieurement au point qu'elle avait toujours eue l'impression d'être constamment retenu dans des chaines, qui l'empêcher d'agir librement. Pour preuve, le précédent combat n'avait fait que confirmer ce point et sans l'intervention inopinée de Sora, sans doute serait-elle à l'heure actuelle aux mains d'Automne.

Ayant sentie que son Munto revenait à lui, Yumémi ne put s'empêcher de glisser sa main dans ses cheveux pour les lui caresser. C'était si rare pour elle d'agir ainsi avec lui, n'ayant pas un seul moment avec les entrainements et autres activité qui leur prenait leur temps. Apparemment son petit roi apprécier son geste au point de baisser ses défenses à un telle point que son corps s'était ramolli sur ses genoux. Yumémi aurait aimé prolonger ces instants mais c'était aussi le meilleur moment pour elle de lui révéler son dernier secret qui provoquera un terrible choc à Munto.

- En me demandant pourquoi j'avais peur. Tu as su voir tout au fond de moi, la vérité qui je t'ai longtemps tu. Commença t elle à dire d'une voix grave tout en continuant à caresser ses cheveux

- …

- Non, ne dis rien et écoute. (en posant sa main sur sa joue, en le sentant s'agiter) Si j'ai si peur de cette bataille qui s'annonce violente, ce n'est pas par peur de subir la douleur, cela je peux encore le surmonter. Mais un seul combat contre Automne à suffit à me rendre faible face à lui.

- Pourquoi ?

- Parce que peu importe mon désir en sachant qu'il est le mal incarné. Je ne peux pas tuer quelqu'un qui est toi.

Cette vérité quoi que lâcher à contre cœur, laissa quelque Munto dans le flou. Il ne comprenait pas bien le sens des derniers mots « quelqu'un qui est toi ». Que devait-il comprendre, qu'Automne se prenait pour lui et donc déstabiliser Yumémi ? Non, même s'il pouvait être un sosie, cela n'aurait pas affecté à ce point la jeune femme.

- Je sais que tu as du mal à le comprendre mais Automne…est une version de toi, venant d'un autre monde.

A suivre…