NdA : Bonjour bonjour ! Tout d'abord, merde à tous ceux qui ont des examens à passer. J'ai eu les résultats de mon année de L2, que j'ai validé. Sinon, l'univers d'Harry Potter ne m'appartient toujours pas.
Brefouille, place à la lecture.
Le lendemain matin, alors que toute l'équipe de Gryffondor était en train de se changer en vue du match à venir, Bill, le grand frère de Charlie, passa auprès d'eux pour leur révéler que, exceptionnellement, même le directeur Dumbledore se trouvait dans le public pour voir le dernier match de l'année. Cette annonce surprit beaucoup l'ensemble de l'équipe, car il était rare que le directeur se déplace pour assister aux matchs de Quidditch, même s'il était connu pour être un grand fan de ce jeu. L'homme avait de nombreuses responsabilités, aussi bien pour l'école que dans le monde magique. Mais les sept joueurs étaient également impatients de montrer à tout Poudlard, et par la même occasion à cette légende vivante que représentait le professeur Dumbledore, ce que l'équipe de Gryffondor était capable de faire sans avoir les meilleurs balais au monde, avec leur seule volonté, et leurs nombreux entraînements.
Quelques minutes plus tard, alors qu'ils entraient dans le stade, tous vêtus de rouge et d'or, ils furent accueillis à la façon de rock stars, par les acclamations d'une grande partie du stade, et par les huées jalouses des Serpentard. Alors qu'ils se positionnaient en ligne, face à l'équipe de Serpentard, ils aperçurent effectivement le directeur, aux côtés des autres professeurs. Les Serpentard se tenaient droits, en face d'eux, avec une lueur de victoire anticipée dans le regard, tandis que les Gryffondor étaient plus décontractés et amicaux, quoique tout aussi assurés et déterminés à ne pas laisser la moindre chance à l'équipe adverse. Les joueurs avaient la chance que le jour soit ensoleillé, quoiqu'il y ait de fortes rafales de vent, et qu'on apercevait au loin d'épais nuages sombres, qui promettaient une nuit de longues averses.
Quand Madame Bibine lança le début du match, cependant, le reste de Poudlard se demandaient pourquoi Gryffondor semblait si assuré de la victoire, car ils ne voyaient aucune modification dans leur jeu... Mais cela s'expliquait, car l'équipe avait prévu de ne pas dévoiler leur surprise avant les premiers buts, le premier marqué par Gryffondor, le deuxième, puis le troisième, le quatrième et le cinquième par Serpentard. Après cette dernière balle marquée par l'équipe de vert et d'argent, les joueurs de Gryffondor échangèrent tous un regard, que le commentateur ne manqua pas de remarquer et de signaler au reste du public.
« Il semblerait que les Gryffondor aient prévu une petite surprise pour l'équipe de Serpentard, et qu'ils ont décidé qu'il était temps pour eux, après ce premier but marqué par Serpentard, de nous dévoiler ce... Mais que font-ils ?... Il semblerait que... Oui, c'est bien ça, les joueurs de Gryffondor se sont mis debout sur leurs balais ! Les Serpentard ont l'air surpris de cela, pendant que les trois poursuivants des lions s'approchent des buts adverses et... marquent, sans que les joueurs adverses aient eu la moindre chance ! 20 points pour Gryffondor contre 40 pour Serpentard ! »
Accompagnant les commentaires, une grande clameur s'était fait entendre des gradins au moment même où toute l'équipe s'était mise debout, puis une deuxième, quasiment aussitôt, quand Stubby marqua. Ce que l'équipe n'avait pas pensé, c'était bien au phénomène grandissant d'admiration et d'exaltation du public pour eux il était en effet rare qu'une équipe toute entière parvienne à se tenir debout durant un match, et encore plus rare de conserver un niveau plus qu'élevé, surtout lorsqu'il ne s'agit que d'une équipe d'amateurs.
Néanmoins, le match durait depuis plus de deux longues heures sans qu'aucun des deux attrapeurs parvienne à repérer, ou même apercevoir le Vif d'Or, et tous les joueurs commençaient à fatiguer. L'équipe de Serpentard, après avoir encaissé plusieurs but, changèrent de tactique, et devinrent beaucoup plus défensifs qu'attaquants, ce qui fit que l'équipe de Gryffondor eut plus de difficultés pour marquer, mais y parvint tout de même régulièrement. Quant à Félicia et Sean, ils servaient la plupart du temps à ouvrir un passage pour leurs coéquipiers poursuiveurs, mais également à veiller sur Charlie, qui était trop occupé à chercher le Vif pour se méfier des cognards. Ils finirent d'ailleurs par laisser l'un d'entre eux constamment auprès de Charlie, car les Batteurs de Serpentard semblaient avoir décidé de le prendre pour cible.
Plus le match durait, plus la foule se déchaînait, et plus l'équipe de Serpentard hurlait à son Attrapeur de se « magner le c*l », d'une façon de plus en plus charmante, et ce d'autant plus que le ciel au-dessus du stade commençait à se couvrir dangereusement, et le vent à se refroidir. Dumbledore, quant à lui, et tout comme le reste du public, semblait apprécier le spectacle virevoltant qui s'offrait à ses yeux, car, en dépit de ce que l'on pourrait penser, la nouveauté de cette situation redoublait la passion des spectateurs et la colère des Serpentard, qui parlaient de tricherie, ce que dénia Madame Bibine, qui faisait office d'arbitre. Seul Peter, isolé devant ses buts, semblait trouver le match long, bien qu'il continuât à suivre ce qu'il se passait attentivement.
Tout d'un coup, il sembla que la température avait baissé d'une dizaine de degré, le brouillard tomba soudainement et le ciel fut si noir qu'on y voyait difficilement à deux mètres. Même Dumbledore sembla surpris, et même légèrement inquiet, par ce brusque changement de météo. Les joueurs, quant à eux, avaient commencé à descendre, sachant qu'ils ne pourraient absolument pas continuer dans de telles conditions. Puis le stade se remplit de cris stridents, et les baguettes allumées montraient un coin du ciel... Félicia tourna la tête, et ce qu'elle vit l'horrifia.
De sombres silhouettes, qui semblaient ne pas avoir de formes distinctes, volaient, et s'approchaient rapidement, beaucoup trop rapidement, vers deux des joueurs... Des joueurs de Gryffondor ! Vers Sean et Charlie ! En remarquant les lumières des baguettes, les deux jeunes avaient remarqué ce qui se tenait derrière eux, et ils essayaient de fuir, tant bien que mal, mais ils savaient, ils sentaient que leurs efforts ne menaient à rien, que ces choses se rapprochaient toujours d'eux. Le froid s'emparaient d'eux, et ils... Le désespoir prenait place dans leurs cœurs... Leurs souvenirs de joie disparaissaient... Serait-ce la mort, venue prématurément à eux ?
Froid...
Si froid.
Si sombre.
Et si noir.
Jusqu'à ce que...
Lumière qui chasse les ténèbres.
Vie qui chasse la mort.
Joie qui chasse la tristesse.
Charlie et Sean sentent la chaleur revenir dans leurs membres, dans leurs cœurs, en même temps que la vie, tandis que les détraqueurs fuient devant cette source d'espoir vive, devant cet oiseau aussi brillant qu'un soleil.
Les ténèbres disparaissent enfin, et laissent réapparaître le soleil, quoique flou, derrière de légers nuages. Ils se tournent, cherchant la source de cet oiseau de lumière, comme l'ensemble du stade, incluant Dumbledore et les autres professeurs, baguette à la main, et tous leurs regards convergent sur Félicia.
La jeune fille de deuxième année, toujours sur son balai, venait en effet d'invoquer son Patronus, un sort non enseigné avant la cinquième année, et que peu, même à ce niveau d'étude, parvenaient à réaliser. Mais sa baguette n'avait pas supporté ce sort sous de telles contraintes, et elle n'avait dans la main plus que les restes d'une baguette brisée, de laquelle s'échappait des volutes de fumée...
Et le silence régnait.
Tous étaient trop choqués.
Les uns par la catastrophe qui avait failli survenir, les autres par la réaction de Félicia.
Nul ne savait comment réagir, jusqu'à ce que Charlie et Sean s'approchent de la jeune fille, dans l'intention évidente de la serrer dans leurs bras. Avant qu'un cognard particulièrement violent frappe la jeune fille, qui ne s'y attendait pas, dans le dos, et la fasse chuter, et ce si rapidement que personne n'eut le temps de s'en rendre compte avant qu'elle soit déjà au sol, inconsciente.
Quand l'adolescente rouvrit les yeux, elle se trouvait une fois de plus dans un des lits de lin blanc de l'infirmerie. Elle essaya de se lever, mais une douleur aiguë dans le dos, entre les omoplates, l'en empêcha au dernier moment, et elle retomba dans le lit. Félicia ne se rappelait que très vaguement ce qu'il s'était passé... Les détraqueurs, le patronus, Sean et Charlie qui volaient vers elle... Et plus rien.
« Ah, vous êtes réveillée, Mademoiselle Noctua, dit alors Madame Pomfresh en entrant dans la salle.
- Qu'est ce qu'il s'est passé ?
- Vous vous êtes pris un cognard, dans le dos et vous avez chuté. Vous avez d'ailleurs eu beaucoup de chance d'être tombée dans une flaque de boue, sinon je ne sais pas si vous seriez encore parmi nous... J'ai rarement vu une chute aussi violente, et pourtant j'en ai vu des blessures et des chutes impressionnantes, croyez-moi. J'ai toujours dit qu'on devrait prendre plus de précaution, avec ce jeu... Mais trêve de bavardage, le directeur va être ravi de savoir que vous vous êtes réveillée, j'ai cru comprendre qu'il avait quelques questions pour vous... Mais en attendant qu'il arrive je crois que vous avez de la visite. »
Avant que Félicia ait eu le temps de demander une précision à l'infirmière, toute son équipe de Quidditch entra dans la salle en courant. En arrivant vers son lit, Charlie lui fit ce câlin qu'il avait l'intention de faire avant sa chute, puis les six Gryffondor se mirent à parler tous en même temps, de sorte que Félicia ne parvenait pas à comprendre un seul mot. Mais ils s'en rendirent rapidement compte, et quelques secondes plus tard ils étaient tous silencieux.
« Qu'est ce qu'il s'est passé, du coup, pour le match ?
- On a perdu, leur attrapeur a saisi le Vif juste après ta chute... Mais c'est pas grave.
- Personne ne faisait attention à eux, de toutes façons.
- Mais ils ont gagné la Coupe, alors !
- Ouais, mais je te dis, personne ne leur a accordé un regard, en fait. Et avec tous les points qu'on avait marqué, ils ont gagné de justesse, à peine dix points de plus que nous. »
Peter se mit alors à raconter ce qu'il s'était passé. Après sa chute, tous les professeurs, et le reste de l'équipe de Gryffondor, avaient accourus vers la jeune fille, craignant le pire. Madame Pomfresh avait rassuré tout le monde, et c'est à peu près à ce moment que le match a prit fin. Dumbledore était dans une telle colère, après l'arrivée des Détraqueurs, que même McGonagall a eu l'air surprise. Il paraîtrait que le directeur avait envoyé une beuglante au Ministre de la Magie lui-même. Aucun professeur n'avait commenté publiquement le fait que Félicia soit parvenue à réaliser ce sort, mais le frère de Charlie, Bill, avait surpris une conversation entre Flitwick et McGonagall, et tous deux semblaient impressionnés par sa réalisation, et se demandaient comment la jeune fille avait bien pu parvenir à un tel niveau sans qu'ils s'en aperçoivent. Quand à l'arrivée soudaine du cognard, il semblerait que ce soit le sort lancé dessus pour qu'il revienne automatiquement sur le terrain quand il s'éloigne de trop qui en soit la cause...
Mais, au bout de quelques minutes d'une discussion joyeuse et animée, Madame Pomfresh finit par demander aux jeunes de sortir, arguant que Félicia devait se reposer. Cependant, la jeune fille ne put se reposer, comme l'infirmière le désirait, car elle reçut une autre visite quelques minutes plus tard, en la personne du professeur Dumbledore, dont les yeux bleus brillaient de curiosité.
« Mademoiselle Noctua ! Vous vous sentez mieux ?
- Oui, merci, monsieur le Directeur.
- J'imagine que Madame Pomfresh vous a avertie de ma visite.
- Oui, en effet.
- C'était un magnifique patronus que vous avez réalisé, enchaîna aussitôt Dumbledore. Dommage que votre baguette n'ait pas supporté le sort...
- Elle est réparable ?
- J'en doute fortement... Je connais mal ce domaine, mais il me semble qu'elle n'aurait pas tardé à vous abandonner, même sans ce patronus. D'ailleurs, tous mes collègues et moi-même sommes curieux de savoir comment vous avez appris ce sort... Peut-être pourriez vous nous éclairer ?
- Je... Je l'ai trouvé dans un livre, après que les Détraqueurs soient arrivés, et je me suis entraînée...
- Évidemment... C'est ce que mes collègues et moi-même pensions. Mais ce n'est pas pour cela que je voulais vous voir. Mademoiselle Noctua, avez-vous pensé à un endroit où aller aux prochaines vacances ?
- Les prochaines... Non monsieur.
- Je m'en doutais. Poudlard ne pourra malheureusement pas vous accueillir pendant les grandes vacances. Vous pourriez aller dans un hôtel de sorcier, ou dans d'autres établissements magiques, mais votre sécurité ne serait pas assurée. Néanmoins, le Ministère de la Magie vous propose une solution alternative.
- Laquelle ?
- Vous habiteriez avec un Auror chargé de votre protection, dans un endroit connu de lui seul... Vous avez une semaine pour y penser, donc prenez le temps d'y réfléchir.
- Merci, monsieur. »
Dumbledore laissa la jeune fille peu de temps après.. Félicia ne savait pas trop comment réagir à tout ce qu'elle avait appris dans la journée, et plus précisément dans l'heure qui venait d'arriver... Ce qui l'avait le plus marqué était qu'elle n'avait plus de baguette magique... Comment était-elle censée continuer ses études sans avoir cet élément indispensable ?
Quant aux vacances qui arrivaient... Aller avec un inconnu, ou aller dans un hôtel ? Les deux propositions se valaient. Risquer la vie d'innocents ou aller dans un seul endroit, que peu de gens connaissent, et dans les deux cas, vivre en ayant peur de voir entrer Joshua à chaque instant... ? Que faire ?
