Roi des Neiges

Arc des Alliés

Chapitre 21 : L'Auror déchue

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Mary Lou Barebone continuait son délire sur les sorciers. Si seulement elle savait que le seul but de la majorité des sorciers était de vivre en paix…non, en fait ça n'avait pas vraiment d'importance. Elle faisait partie de ces intégristes religieux pour laquelle une seule vérité comptait, la leur.

A ce moment-là, la il aperçut Croyance qui passait dans la foule et distribuait des prospectus. Il se recula pour éviter d'être vu. Ce n'était pas vraiment le moment. Du coin de l'œil, il vit que la sorcière au hot dog faisait de même. Est-ce qu'elle le connaissait ?

Erik l'observa à nouveau. Outre le fait qu'elle avait de la moutarde sur la lèvre, quelque chose d'autre l'interpelait. Il y avait chez elle quelque chose de…familier. Enfin, pas vraiment de familier. C'était juste qu'il avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part mais impossible de se rappeler où.

A ce moment-là, ses sens encore en alerte ressentirent quelque chose. Ce n'était pas quelque chose d'humain mais ce n'était pas non plus la créature qu'il avait suivit. C'était quelque chose de plus…subtil et discret mais pourtant de parfaitement présent. Il fouilla la foule du regard puis ses yeux remontèrent jusqu'à la banque. Il y avait un clochard assis contre l'un des piliers. Son chapeau était à côté de lui et Erik pouvait voir qu'il contenait quelques pièces argentés. A ce moment-là, le chapeau se mit à bouger et fut comme tiré derrière le pilier.

La chose la remonta jusqu'en heu de l'escalier et Erik ou l'avoir correctement. Ça ressemblait à une espèce de taupe bedonnante avec un long museau. Le jeune homme la vit prendre les pièces dans le chapeau et les fourrer dans une poche dissimulée dans le pelage de son ventre. C'était un niffleur.

Erik baissa les yeux pour regarder à nouveau Newt. Lui aussi regardait le niffleur et il avait l'air assez paniqué. Erik soupira. Oui, la créature devait être à lui…ou avec lui. Il était probable qu'elle se trouvait jusque-là dans sa valise qui semblait lourdement enchanté.

Mais il n'eut pas le temps de se pencher plus en détail là-dessus car déjà Newt partait à la poursuite de l'animal. Erik savait qu'il n'avait pas d'autre choix que de le suivre s'il voulait rester avec lui. Il monta les marches de la banque quatre à quatre et stoppa avant même d'entrer. Newt était en train de regarder tout autour de lui dans l'entrée de la banque et Erik ne savait pas s'il voulait se révéler à lui tout de suite.

Sentant quelqu'un derrière lui, il se retourna et faillit heurter la sorcière au hot dog.

« Excusez-moi » dit-elle.

Puis elle se pencha pour mieux regarder dans la direction de…Newt. Celui-ci s'était assis sur une banquette pour éviter de se faire remarquer. Il était juste à côté de l'homme qui l'avait bousculé précédemment. Il était nerveux et frottait les jambes de son pantalon, sans doute pour essuyer la moiteur de ses mains.

« Bonjour » dit-il à Newt d'une voix un peu faible. « Vous venez pour quoi ? »

« La même chose que vous » dit précipitamment Newt quand il remarqua qu'on lui parlait.

Ça ne l'empêchait pas de regarder frénétiquement autour de lui pour voir où se trouvait son niffleur. Pendant ce temps, la femme le regardait lui et Erik les regardait tout les deux. Le sentiment de familiarité avec la femme s'était renforcé mais il arrivait toujours pas à se sœur d'où il l'avait vu. Pourtant il était certain qu'il se traiterait d'idiot quand il se rappellerait.

« Vous voulez un crédit pour ouvrir une boulangerie ? » demanda le voisin de Newt, perplexe.

« Oui » répondit celui-ci.

Il n'avait sans doute pas comprit la question puisqu'il cherchait toujours son niffleur des yeux.

« Ben ça alors… » souffla l'homme.

A ce moment-là, Newt aperçu enfin l'animal et Erik avec lui. Son voisin se pencha pour lui souhaiter bonne chance mais il s'excusa et se leva précipitamment pour se diriger vers la petite bête. En faisant bien attention rester hors de vue à la fois de la sorcière, qui l'avait prit en chasse, et de Newt, Erik suivit le magizoologiste.

Aucun d'eux n'avait remarqué que Newt avait laissé un petit quelque chose derrière lui, un œuf gris que l'homme sa banquette ramassa. Il allait appeler Newt pour lui dire qu'il avait oublié quelque chose mais à ce moment-là, une voix de femme retentit tout près de lui.

« M. Kowalski ? va vous recevoir » dit-elle.

L'homme, Kowalski, la regarda puis regarda l'œuf et finit par le mettre dans sa poche avatar de se diriger d'un pas peu assuré vers le bureau d'où sortait la femme.

Pendant ce temps, Newt suivait toujours l'animal. Les niffleurs raffolaient de ce qui était brillant peu importe sa valeur. Le problème c'était que dans une banque, il y avait beaucoup de choses de valeurs. Boucles de souliers, attaches de valises, pièces…les niffleurs étaient volontiers voleur et extrêmement destructeur quand il s'agissait de sa passion. La poche sur le devant de leur corps était aussi magique que leur nez qui leur permettait de dénicher des trésors et elle leur permettait de stocker n'importe quoi sans qu'elle grossisse ou s'alourdisse.

Le problème c'était que la créature demeurait assez discrète, plus que Newt en tout cas qui attirait déjà des œillades suspectes de la part de certains clients comme employés. Mais heureusement, Erik se tenait prêt à intervenir. Si jamais quelqu'un s'intéressait de trop prêt à l'homme, il utiliserait la magie pour détourner son attention. Le problème c'était que la femme était aussi toute proche et que le jeune homme ne savait rien de ses intentions. Il ne savait même pas qui elle était.

Il y eut alors un aboiement. Erik tourna la tête et vit un carlin renifler sous un meuble. Son collier était décoré d'un rubis. Cela avait dû attirer le niffleur. Newt se précipita mais le petit animal avait déjà décampé. Malheureusement, cette fois il s'était réfugié dans des parties normalement interdites au public, celle où il y avait les coffres pleins d'or, d'argent et de bijoux, bref, le paradis des voleurs.

De son côté, Kowalski sortait du bureau de M. Pingley. Ça ne s'était pas très bien passé. Son projet n'avait pas vraiment emballé le banquier. Il avait pourtant apporté des échantillons de ce qu'il voulait vendre, des recettes familiales, mais ça n'avait pas suffit au banquier qui voulait des garanties. Hors il en avait aucune, il était ouvrier dans une usine de boîtes de conserves, le premier emploi qu'il avait trouvé en rentrant de France. Ça faisait huit ans que la guerre était finis mais il n'avait été démobilisé que deux ans auparavant, son unité ayant fait partie de celle qui étaient restés pour maintenir la paix dans l'Europe d'après guerre. Mais ce genre de garanties ne suffisait pas à un banquier.

Il sentit alors quelque chose s'agiter sans sa poche. Il baissa les yeux et vit que c'était l'œuf. Il allait éclore. Il le prit dans sa main et c'est alors qu'il vit Ext près des caisses et le reconnut.

« Monsieur l'anglais ! » lui cria-t-il alors. « Je crois que votre œuf va éclore. »

Newt le regarda puis regarda dans la direction des portes de l'ascenseur qui se fermait sur le niffleur. Il ne pouvait pas courir deux lièvres en même temps. Il sortit donc sa baguette et lança un accio sur le non sorcier. Heureusement, les seuls témoins furent Erik et la femme, tout cela parce que le jeune sorcier avait lancé un sort pour détourner l'attention de tout le monde. C'était assez facile, ils étaient dans un coin assez peu fréquenté.

Kowalski glissa sur le sol et atterrit dans les bras de Newt qui transplana aussitôt. Heureusement, Erik, présentant ce que voulais faire le magizoologiste, s'était précipité sur lui et l'avait empoigné au moment où il disparaissait. C'était une action assez dangereuse. Erik ne savait pas si Newt avait suffisamment de pouvoirs pour transporter trois personnes et même s'il l'avait, rien ne disait qu'il en avait mobilisé suffisamment pour qu'Erik sans sorte sans dommage. Mais celui-ci réussit à ajouter du pouvoir au sort de Newt et s'en sortit sans se faire désartibuler.

Les trois hommes réapparurent immédiatement au milieu d'un escalier de service. Ni Kowalski ni Newt ne remarquèrent le nouveau venu, le premier totalement choqué par ce qui venait de se passer et le second totalement focalisé sur l'œuf dont la coquille commençait à se fendre. Un petit bec apparut, suivit d'un couinement. La créature était serpentiforme mais avait des plumes.

Newt descendit les escaliers avec son précieux chargement alors que Kowalski regardait autour de lui. Il jeta un coup d'œil par la grille de l'escalier. De là, il pouvait voir la banque. Malheureusement, on pouvait le voir aussi et justement arrivait et regardait dans sa direction. Il se dépêcha de se baisser pour ne pas être vu puis s'assit pour essayer de faire le point.

« Alors, j'étais là et….j'étais là… »

Il n'arrivait pas à continuer son raisonnement. Ce qu'il venait de vivre était trop improbable. De son côté, Erik avait suivi Newt qui avait posé sa valise au sol pour l'ouvrir et y déposer la chose sortie de l'œuf.

« C'est un ocamy, n'est-ce pas ? » demanda-t-il.

« À quoi le voyez-vous ? » demanda Newt sans lever les yeux.

« La coquille faite d'argent pur » répondit Erik en montrant celle que le magizoologiste avait abandonné à côté.

« Vous êtes bien renseigné » dut l'autre homme en même temps qu'il essayait de caler la ménagerie que semblait contenir sa valise.

« J'ai lu votre livre »

« Ça m'étonnerait » dit alors Newt en se relevant. « Je ne l'ai pas encore publié. »

Erik se maudit. Le livre était sortit en 1927 soit un an après. Il devait vraiment faire attention.

A ce moment-là, Kowalski approcha des deux sorciers, toujours un peu hagard. Ses yeux étaient fixés sur la veste de Newt où un botruc était accroché. Ça ressemblait tout à fait à une branche verte sauf que ça bougeait.

« Maintenant, si vous voulez m'excuser, je dois trouver… »

« Votre niffleur ? » demanda Erik.

Il n'attendit pas que Newt réponde et chercha mentalement la créature. Il aurait dû faire à bien avant.

« Il est là » dit-il en pointant une direction derrière lui.

En effet le petit animal s'y trouvait mais il était déjà en train de filer…en se faufilant dans le coffre fort principal. Manifestement, les niffleurs avaient aussi la capacité à pouvoir passer par n'importe quel interstices fusse-t-il aussi petit qu'un atome pu deux.

« Alohomora » dit alors Newt en braquant sa baguette sur la porte blindée.

« Je ne suis pas sûr que ce sois… » commença Erik.

Mais c'était trop tard, les multiples rouages de la porte tournait tout seul.

« Alors comme ça vous voulez voler l'argent » dit une voix dans leur dos.

Les trois hommes se retournèrent et virent un homme engoncé dans un costume strict à rayure avec un cou inexistant et un faciès de vieux hibou constipé. Kowalski reconnu aussitôt . L'homme les regarda d'un air furibond et avant que quiconque n'ai pu agir, il appuya sur un bouton qui déclencha l'alarme. Erik voulut réagir mais Newt l'avait déjà pétrifié et l'homme tomba en arrière.

« Ça non plus ce n'était pas vraiment une bonne idée » soupira le jeune homme alors que la porte blindée du coffre s'ouvrait.

Mais cela n'émeut pas le moins du monde le magizoologiste qui se contenta de rentrer dans le coffre. Erik lui emboîta le pas sous les yeux de Kowalski qui était encore plus perdu qu'avant. Le niffleur quand à lui était bien là et tentait d'enfoncer un lingot d'or dans sa poche ventrale.

« Sérieusement ? » soupira Newt avant d'attraper l'animal.

Il l'empoigna par les pattes de derrière et le secoua pour faire tomber son trésor sur le sol. Erik soupira. Donc ce serait à la banque de rendre les objets volés. Il était probable que leur réputation en prendrait un coup et qu'ils finiraient par faire faillite et tous ses employés se retrouveront au chômage. Si près de la crise économique de 29, ce n'était pas vraiment une bonne chose pour eux. Tout ça à cause d'un petit animal magique que son propriétaire n'a pas bien surveillé. Finalement, Mary Mou Barebone avait raison, les sorciers étaient dangereux mais ce n'était pas à cause de leur malice mais de leur imprudence.

Des bruits de pas se firent alors entendre et Erik vit des gardes arriver. Kowalski leva les mains en leur criant de ne pas tirer mais Newt de précipita vers lui, récupéra sa valise laissée sur le seuil de la chaleur forte puis prit l'autre homme dans ses bras pour transplaner sous les yeux ébahis des hommes. Erk, lui, ne perdit pas de temps. Il effaçable rapidement les dernières secondes de la mémoire des hommes en face de lui puis les endormis. Il leva le maléfice sur le banquier et lui fit subir le même traitement avant de suivre la trace magique laissée par Newt en transplanant.

Il réapparut dans une ruelle à côté de la banque alors que Newt tentait de s'excuser après de l'homme qu'il avait presque enlevé. Le niffleur avait disparu, il avait dû réintégrer à valise.

« C'était quoi ça ? » demanda Kowalski alors que Newt s'approchait de lui en posant sa valise au sol, près de celle de l'homme.

« Vous n'avez pas besoin de savoir » dit le sorcier. « Malheureusement vous en avez beaucoup trop vu. »

Il le tira légèrement, referma sa veste et lui frotta les épaves pour le rendre présentable.

« Si vous voulez bien rester où vous êtes, ça sera fini dans un instant. »

« Oui, bien sûr » répondit Kowalski.

Son ton ironique avertit Erik qu'il allait tenter quelque chose. Au moment où Newt allait fouiller sa poche pour prendre sa baguette, l'autre homme se baissa pour prendre sa valise.

« Attention ! » lui cria Erik.

Il se précipita vers Newt mais Kowalski saisit la poignée de son bagage et le balança pour frapper les deux sorciers avant de s'enfuir. Erik fut tenté de le suivre mais il préférait rester avec Newt. Oui mais si c'était à cause de lui que le Secret risquait d'être révélé, il devait le suivre pour…pour il ne savait pas quoi. De toute façon, la sorcière au hot-dog prit la décision pour lui en lui battant le chemin et en venant dans leur direction.

Newt se cacha quelques instants pour reprendre son souffle puis essaya de passer à côté d'elle sans qu'elle ne se doute de rien.

« Inutile » lui dit Erik. « Elle est des notre. »

« Quoi ? »

Mais déjà la femme les avait saisis et transplanés dans un petit renfoncement près de poubelles.

« Qui êtes vous ? » demanda-t-elle paniqué.

« Je… » commença Newt.

« Qui êtes-vous ? » demanda à nouveau la femme sur un ton plus péremptoire.

« Newt Scamander… » finit par répondre celui-ci.

Puis la femme tourna son attention vers Erik.

« Evans » dit-il. « Erik Evans. Vous savez que vous avez de la moutarde… »

« Qu'est-ce que c'était que ce truc ? » demanda alors la femme sans se préoccuper plus du plus jeune.

« C'était juste mon niffleur… » Répondit Newt.

« Nom d'une licorne, pourquoi avez-vous laissé sortir cette chose ? » demanda alors la femme d'une voix désespérée.

« Ce n'était pas volontaire, il est incorrigible » répondit Newt. « Des que quelque chose brille… »

« Donc ce n'était pas volontaire ? »

« Non. »

« Vous ne pouviez pas choisir pire moment pour laisser échapper cette créature » gémit la femme. « C'est déjà la pagaille dans toute la ville ! »

« À cause de la chose qui détruit des maisons ? » demanda Erik.

La femme se tourna alors vers lui.

« Qu'est-ce que vous savez à propos de cette chose ? » demanda-t-elle. « Oh et puis zut, je vous embarque tout les deux. »

Elle sortit un badge de sa poche et le montra aux deux hommes. Donc cette femme était Auror. Il ou lire son nom. Propentina Goldstein. Le prénom le fit tiquer. Est-ce que ce serait… Erik faillit se frapper. Bien sûr que c'était elle. Propentina Goldstein était Tina Scamander, la future épouse de Newt. Leur relation commençait à se mal…

« Vous vous êtes bien occupé du non-maj ? » demanda alors Tina.

« Le quoi ? »

« Elle parle du non sorcier » dit Erik.

« Chez nous on dit moldus. »

« On s'en fiche ! » s'exclama la jeune Auror. « Vous lui avez bien effacé la mémoire ? »

« Moi je me suis occupé des gardiens et du banquier à l'intérieur » dit précipitamment Erik.

« Et le non-maj avec la valise ! »

« Et bien… » commença Newt.

Mais ni lui ni Erik ne répondirent. Ce dernier était d'ailleurs gêné de s'être fait avoir. Tina, elle soupira.

« C'est une infraction 3A » dit-elle. « Je vous embarque. Tout les deux. »

Et avant que les deux hommes n'aient pu protestés, elle les avait transplanés.

0o0o0

Quand ils étaient partis au départ, ils ne s'attendaient pas du tout à se retrouver au Japon et surtout pas dans la vieille demeure ancestrale d'un ancien clan de shamans.

Le clan Asakura était très anciens, probablement le plus ancien clan du Japon à encore exister à ce jours et aussi celui dont l'histoire était la moins sombre. Enfin officiellement. Mille ans auparavant, leur fondateur, Asakura Hao avait disparu dans d'étranges circonstances et des rumeurs avaient circulés disant que sa propre famille l'avait fait disparaître.

Toujours est-il qu'à la suite de cela, le Clan avait connu un millénaire de prospérité. Cependant avec l'avènement de l'époque moderne, de moins en moins de gens croyaient aux esprits et aux pouvoirs des Shaman si bien que le Clan avait fini par sombrer dans l'oubli. Mais c'était en fait le cas de beaucoup d'autres Clans ou groupes à travers le monde. Les Asakura avaient cependant réussis à résister puisqu'il y avait à peine cinquante ans, le large domaine qui s'étendait sur plusieurs hectares près de la ville d'Izumo accueillait des dizaines d'élèves. A ce jour pourtant, le domaine était pratiquement vide et la famille Asakura elle-même en était réduite à trois membres : le Chef de Clan, son épouse et leur petit fils et héritier.

Les Jumeaux et Théo étaient donc assis en seiza dans la salle de réception du clan. C'était une large salle au plancher poli avec des tentures aux murs représentant le symbole du Clan, un arbre stylisé avec cinq losanges en étoiles pour les branches et un triangle pour le tronc.

Les trois anglais étaient assez mal à l'aise. Ils n'avaient as l'habitude de s'assirent comme cela, à genoux, les fesses posés sur leurs talons. La position était assez inconfortable et ils avaient mal aux chevilles malgré le coussin sur lequel ils étaient. Ils sentaient leur sang avoir du mal à circuler dans leur jambe et ils espéraient que leur magie serait suffisante pour les empêcher qu'elles soient engourdies.

Cependant ce n'était pas la seule chose qui les mettait mal à l'aise. En effet, ils étaient plus impressionnés par les deux vieillards qui se tenaient devant eux dans la même position mais sur une petite estrade recouverte d'un tapis. Aucun des deux était très grand mais leur présence était suffisamment impressionnante pour que même Fred et Georges restent tranquilles ce qui était tout de même un exploit.

Asakura Yohmei, le Chef du Clan Asakura, était un veil homme avec une calvitie prononcée mais avec une chevelure touffue couleur paille à l'arrière et sur les côtés de son crâne. Il avait un regard perçant et un long et busqué qui le faisait ressembler à un rapace. Il fumait une pipe à long manche japonaise tout en dardant ses invités du regard.

A côté de lui était sa femme, Asakura Kino, une femme à l'air sévère avec des cheveux argentés coiffés en chignon serré à l'exception de deux mèches qui encadrait son visage. A ses lunettes pires on pouvait voir qu'elle était aveugle. Pourtant c'était elle la raison de la venue des sorciers anglais pratiquement à l'opposé de leur destination d'origine.

Au départ, ils étaient bien arrivés au village caché dans la Mesa Verde grâce à un portail. La destination Leur avait été transmise par Erik puisqu'ils n'y étaient jamais allés et qu'ils n'avaient aucun lien avec l'endroit.

Le village était aussi vide que le leur avait décrit Erik à l'exception d'une seule personne. Malheureusement cette personne n'était pas celle qu'ils étaient venus voir. Au lieu de trouver la vieille Jimena, ils étaient tombés sur Rebeca, sa petite fille. Bien entendu, Les Jumeaux avaient été ravis de revoir la jeune Shaman puisqu'ils avaient tout de même passés plusieurs mois ensemble à Poudlard mais ils ne pouvaient pas s'empêcher de se sentir déçu.

Selon Rebeca, sa grand-mère était partie à un rassemblement des anciens et des guerriers Paches dans leur berceau ancestral, un village encore plus caché que les autres et qui n'était accessible aux Shaman que tous les cinq cent ans.

Comme elle semblait ne pas vouloir développer sur ce sujet, ni les Jumeaux ni Théo ne cherchèrent à en savoir plus. Enfin c'était plutôt Théo qui avait empêché ses amants Jumeaux de tenter de percer les secrets des Shaman. Toujours était-il que Jimena avait appelé sa petite fille pour que celle-ci prenne sa place à la tête du village le temps qu'elle revienne. Cela faisait déjà deux mois.

Les sorciers anglais avaient bien demandé s'il était possible de la contacter dans ce village mais nul ne pouvait y faire parvenir des messages ni même y aller si on y avait été une fois. Rebeca n'était certainement pas une ancienne et encore moins une guerrière, elle n'avait donc jamais été amenée là-bas. Elle ne savait même pas où il se trouvait. La plupart des Shamans qui y allaient quand le village était ouvert devaient le trouver par les propres moyens, cela faisait partie des épreuves.

A nouveau la jeune fille ne semblait pas vouloir en dire plus.

Toujours était-il que le village était à présent fermé et ne pouvait plus être trouvé. Cependant il s'était ouvert très récemment ce qui fait que de nombreux shamans savaient maintenant où il se trouvait et pouvaient faire le voyage. Le seul problème s'était qu'il serait difficile de les persuader d'y emmener des non-shamans sans une bonne raison.

Théo et les Jumeaux avaient donc parlé de la raison pour laquelle ils cherchaient des alliés à la jeune fille. Bien sûr, elle était déjà au courent et pour Voldemort et ses Mangemorts mais personne n'était rentré dans les détails avec elle. En apprenant que Voldemort, avec son pouvoir, menaçait le principe de Vie lui-même, elle comprit immédiatement à quel point la situation était préoccupante. Trouver le village devenait vraiment une nécessité puisque les Paches avaient la possibilité de convoquer un maximum de shamans afin de leur parler de la situation.

« C'est pour parler de ça qu'ils se sont rassemblés » avait dit Rebecca.

« Vous voulez dire que vous étiez déjà au courent ? » avait demandé Théo.

« Nous, Shaman, sommes liés à la Mort. La Mort, elle, fait partie de la Vie. Nous sommes donc plus sensibles que les autres à ce qui menace la Vie. »

Donc les shamans savaient que quelque chose n'allait pas. Pourtant, même si les sorciers connaissaient les raisons de la perturbation, ils n'avaient aucune raison de les croire. Son Rebeca, il leur fallait un prêtre ou une prêtresse Shaman. Il s'agissait de spirite très puissant capable d'invoquer les esprits au lieu de simplement utiliser leurs pouvoirs. Plus encore que les autres elles étaient liés à la mort et la plupart étaient capable de clairvoyance.

C'est comme ça que la jeune Shaman leur avait parlé d'Asakura Kino qui était une très puissante prêtresse, une Itako. Elle était sûre que la vieille femme les croirait. De plus, son petit-fils, Asakura Yoh s'était déjà rendu au village et pourrait donc les y amener.

« Peu parmi les shamans savent au sujet de l'existence des sorciers » dit Kino après que les jeunes britanniques lui aient raconté leur histoire. « Et peu parmi les sorciers savent au sujet des shamans. »

Elle avait beau être aveugle, Théo et les Jumeaux avaient l'impression qu'elle les scrutait. Rebeca, assise à côté d'eux, ressentait la même chose. Quand était venu l'heure du départ, la jeune shaman avait décidé d'accompagner les sorciers. Il y avait plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, il leur était impossible de créer un portail jusqu'au Japon. Ils devaient donc y aller en avion et aucun d'eux n'avait l'habitude des transports non magique. De plus, la jeune fille pensait que la présence d'une shaman, d'une Pache, leur permettrait d'être plus facilement introduits auprès de la vieille femme. Elle avait donc utilisé le pouvoir des esprits gardiens du lieu pour fermer complètement le village et était partit. Elle avait bien fait car à présent ils se trouvaient devant la vieille Kino qui les dévisageait sans les voir.

« Pendant longtemps sorciers et shamans étaient liés mais ce n'est plus le cas » continuait la prêtresse. « Nous ne faisons que nous ignorer et il est probable que c'est la raison pour laquelle personne n'a ère trouvé l'origine de ce qui menace le principe Vital. Personne n'est encore allé chercher dans cette direction ou l'a écartée. »

« Donc la menace est réelle ? » demanda Yohmei.

« Bien sûr qu'elle est réelle, vieux débris ! » s'exclama la femme en manquent d'assommer son époux avec sa canne.

« Dans ce cas, Yoh pourra les amener… »

« Non ! Nous partons tous ! »

Yohmei écarquilla les yeux. Cela faisait des années que son épouse n'était sortit du domaine que pour se rendre au sanctuaire d'Osorezan où se rassemblait de nombreux prêtres comme elle et là elle parlait de faire un voyage dans un autre pays.

« La menace est telle que nous allons sans doute assister au plus grand rassemblement de shamans qui n'ait jamais eut lieu. Même le Tournoi des Shamans ne rassemblera pas autant de monde. »

Le vieux Yohmei jeta un coup d'œil aux sorciers mais ils ne semblaient pas avoir relevés. Du moins en apparence.

« Très bien » dit-il alors en soupirant.

Il se releva lentement et se frotta le dos pour le décoincer.

« Venez ! » dit-il à leurs invités en se dirigeant vers la sortie. « Je vais vous présenter Yoh. Si nous devons voyager tous ensemble, il vaut mieux que vous fassiez connaissance. »

Les trois sorciers et la shaman suivirent alors le vieil homme qui se dirigeait vers le parc. Ils n'eurent pas trop longtemps à marcher pour trouver la personne qu'ils cherchaient.

Asakura Yoh était un jeune garçon d'environ quinze ans, assez élancé avec des cheveux châtains ébouriffés. Il était vêtu d'un simple jean avec de larges revers qui cachaient presque ses sandales et d'une chemise ouverte qui permettait de voir son torse sur lequel reposait un collier fait de trois énormes griffes. Il était allongé dans l'herbe, les bras derrière la tête et un casque audio orange sur les oreilles. Il semblait totalement assoupi.

Mais le jeune garçon n'était pas seul. A côté de lui, assis sur le sol, il y avait un homme de haute stature aux cheveux argentés attachés en queue de cheval à l'arrière de son crâne. Ses vêtements semblaient anciens et se composaient d'un kimono noir attaché par une ceinture blanche. Il portait sur les épaules une veste de la même couleur sur laquelle étaient fixée des plaques d'armures rouges à bordures noir. Il avait également des protections de la même couleur aux jambes et aux pieds.

Il paraissait humain mais les sorciers savaient que ce n'était pas le cas. Leur perception magique n'était pas aussi précise quand il s'agissait d'énergies spirituels mais elle fonctionnait suffisamment pour savoir que l'homme n'était pas humain…ou plutôt qu'il ne l'était plus.

Ils pouvaient dire la même chose du second compagnon de Yoh Asakura même si, grâce à son apparence, il était assez facile de deviner sa nature. Il s'agissait d'un chat, un chat tigré anthropomorphique de petite taille vêtu d'un habit traditionnel japonais mais avec un chapeau melon noir entre ses oreilles. De son haori on pouvait voir s'échapper deux queues qui se balançaient paresseusement et qui le désignait comme un nekomata, un esprit japonais.

« Bonjour Amidamaru » dit Yohmei en saluant le samouraï. « Matamune »

« Bonjour à vous aussi, Yohmei-sama » répondit celui-ci.

Le chat se contenta de ronronner.

« Oh, Yoh ! Réveille-toi, il faut que je te parle ! »

Mais celui-ci ne bougea pas.

« Yoh-dono, réveillez-vous » dit Amidamaru en secouant le jeune garçon. « Votre grand-père voudrait vous parler. »

Apparemment, il pouvait le toucher même s'il n'était pas corporel. Les Jumeaux se souvenaient que les esprits de leurs amis shamans pouvaient faire la même chose.

« Laisse-moi, le vieux… » grogna l'adolescent en se tournant sur le côté.

Yohmei plissa les yeux puis ramassa une feuille d'arbre sur le sol. Les sorciers le s'étirent concentrer son énergie, le Furyoku, dessus jusqu'à ce qu'une forme spirituelle en ressemblant à une petite boule avec des cônes en guise de bras, de jambes et de cornes n'apparaisse autour. La petit créature s'élança alors dans les airs et frappa le jeune garçon en plein visage. Celui-ci poussa un cri et se redressa.

« Non, Anna ! Pitié ! » dit-il, l'air paniqué avant de remarquer son grand-père. « Ah, c'est que toi ? »

« Un peu de tenue je te prie, nous avons des invités » grogna Yohmei. « Comment est ton anglais ? »

« Mon anglais ? »

« Ne vous inquiétez pas Yohmei-sama… » commença Georges. « Nous… »

« …connaissons suffisamment le japonais pour… »

« …nous débrouiller. »

Le vieil homme regarda les deux garçons qui avaient parlé de concert à Los que ceux-ci souriaient. Avec Théo, ils avaient utilisés la même méthode qu'en Chine et avaient profité du voyage pour apprendre un maximum de chose sur la langue. Malheureusement, ce n'était pas le cas de Rebeca donc la discussion se poursuivit dans la langue commune à tous, c'est-à-dire l'anglais.

« Donc vous êtes des sorciers ? » demanda Yoh quand son grand-père lui eut raconté ce qui se passait. « C'est cool ! Je suis sûr que mon meilleur ami Manta serait super excité. »

« Ce n'est pas le moment de discuter » grogna Yohmei.

« Vous pouvez me montrer un tour de magie ? » demanda le jeune shaman sans se préoccuper de son grand-père.

« Euh… » commença Théo avant d'être interrompu par les Jumeaux.

« Bien sûr ! » s'exclamèrent-ils d'une seule voix.

Ils se prirent par la main et se transformèrent en un renard unique sous les yeux émerveillés des shamans et des esprits. Le renard gambada quelques instants avant de s'approcher de Matamune et de le renifler. Le chat voulut le chasser d'un coup de griffe mais le renard l'évita avant de se transformer à nouveau en sorciers sous les rires de Yoh.

Au moins leurs relations commençaient sur de bonnes bases.

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Jamie Ross soupira en observant la large plaine qui s'étendait devant lui. Il faisait encore sombre même si le ciel au loin se teintait de rose. En fait ce paysage le rendait assez mélancolique. Au départ, il s'était engagé à devenir simple policier. Patrouiller, régler quelques conflits et faire de la prévention, voilà tout ce qu'il attendait de la vie. Bon, il avait bien été obligé de parfois séparé deux belligérant ou de contrôler une foule mais là ça n'avait rien à voir. Il ne s'était pas engagé pour devenir guerrier.

Et puis Voldemort était revenu et il n'avait plus eut le choix. Quand la Ministre avait décrété l'intégration des brigades de Police Magique à l'armée des Défenseurs, il avait remplacé sa robe bleue par l'armure blanche et il ne l'avait plus quitté depuis. Certes après le déplacement de Poudlard en Arendelle, il avait accepté avec joie de faire partie des équipes de maintien de l'ordre dans la ville qui s'était formée au pied du château. C'était un peu comme reprendre ses vieilles habitudes.

Malheureusement il s'était avéré que Jamie Ross était, chose qu'il ignorait totalement et dont il se serait bien passé, assez doué en ce qui concernait la perception magique, cette nouvelle forme de magie apporté par le Seigneur Erik et ses amis. Bon, il n'était pas non plus le meilleur mais il était plus doué à cet exercice que bon nombre de ses camarades. Il aurait pu le cacher pour éviter d'être embêté mais il était parfois tête de linotte et ne réfléchissait pas assez. C'était la raison pour laquelle il avait été choisi, avec d'autres, pour participer aux patrouilles à travers le Royaume d'Arendelle.

« Ross ! » s'exclama alors une voix dans son dos, le faisant sursauter. « Qu'est ce que tu fais ? Tu as sentit quelque chose ? »

La voix était celle de son coéquipier, Peter Wilkins. Il n'avait pas une perception aussi développée que la sienne mais c'était un ancien Auror d'élite donc Jamie se sentait plus en sécurité avec lui. Il était plutôt du genre professionnel et exigeant mais le jeune policier ne s'entendait pas trop mal avec lui…enfin, tant qu'il ne faisait rien d'idiot.

« Non » répondit Jamie à la question de son coéquipier. « Je… »

« Peu importe » l'interrompit Wilkins. « On passe au secteur suivant. »

Chaque jours, les deux sorciers passaient de secteur en secteur sur toute la zone qui leur avait été attribuée afin de trouver des traces d'utilisation de la magie qui pourrait laisser entendre que des Mangemorts étaient passés par là.

Jamie en avait découvert une fois et, comme le disait les consignes, il avait lancé un signal au quartier général. Cependant la trace de magie ne venait pas de Mangemorts mais d'un simple cas de magie accidentelle de la part d'un enfant non enregistré comme sorcier. Jamie s'était senti très honteux d'avoir lancé cette fausse alerte surtout que Lord Londubat était venu en personne pour voir ce qui se passait. Pourtant le jeune homme qui avait en fait la moitié de son âge l'avait félicité pour avoir suivit le protocole. Grâce à lui, une menace avait été écartée et il allait pouvoir prévenir la Princesse Anna pour que celle-ci puisse en personne parler aux parents de l'enfant.

Jamais avait été un peu gêné que le jeune noble le félicite de cette façon mais quand même assez flatté. Pourtant, il espérait ne jamais avoir à revivre ce genre de situation. Il n'était vraiment pas fait pour le devant de la scène. Pourtant son souhait ne devait pas se réaliser car à ce moment là, son esprit perçu une fluctuation de magie.

« Où ? » demanda Wilkins quand il le lui dit.

« De ce côté » dit Jamie en montrant la pleine. « Tout proche. »

« Allons vérifier » dit l'Auror. « Mieux vaut connaître l'origine avant de sonner le branlebas de combat. »

Il s'agissait simplement d'une fluctuation. Au mieux c'était encore un enfant et au pire…l'annonce d'une arrivée prochaine par transplanage. Il y avait toujours une fluctuation de la magie ambiante quand quelqu'un arrivait. Et plus la personne venait de loin, plus la fluctuation se produisait avant l'arrivée réelle. Jamie pria Gaia pour que ce ne soit pas ça mais à nouveau ses prières ne furent pas entendues.

Alors que les deux sorciers allaient descendre du promontoire rocheux sur lequel ils se trouvaient, deux silhouettes apparurent brusquement en contrebas. Deux silhouettes en robes noires.

« Baisse-toi ! » ordonna Wilkins à voix basse à son partenaire en se plaquant au sol.

Jamie obéit par réflexe. Plaqué sur la pierre, il tremblait de peur. Lors de la bataille de Poudlard, il s'était trouvé dans les passages secrets et à part aider à tenter d'évacuer les civils, il n'avait pas fait grand-chose. Se retrouver face à des Mangemorts était donc quelque chose d'inédit pour lui.

« Qu'est-ce qu'ils font ? » demanda Wilkins en voyant les deux sorciers ennemis agiter leurs baguettes autour d'eux.

« Ils…ils lancent des sorts de recherches ! » couina Jamie.

« Vite ! Ta capuche ! » lui cria presque Wilkins en rabattant la sienne.

Elle contenait des sorts et des runes qui pouvaient les cacher de ce genre de détection. Jamie tenta de saisir la sienne mais il tremblait et n'arrivait pas à la rabattre. Wilkins jura et tenta de l'aider mais il était trop tard. Ils avaient été repérés. Les deux silhouettes avançaient vers eux.

« Il faut s'en aller » s'écria Wilkins.

« On ne peut pas ! » dit Jamie due voix suraiguë. « Ils viennent de mettre des protections anti transport ! »

« Alors il n'y a qu'une chose à faire. »

L'Auror fouilla dans une de ses poches et en sortit un miroir puis il enleva le médaillon qu'il avait autour du cou et tendit les deux objets à Jamie.

« Je vais les retarder, toi envoi le signal et communique avec le quartier général ! »

Il se redressa et commença à envoyer des sorts sur les Mangemorts. Il utilisait sa baguette d'une main et lançait des sorts sans de l'autre. Il était trop habitué pour se passer complètement d'un médium mais il avait appris à compenser en utilisant en même temps la nouvelle méthode.

De son côté, J'aie prit le médaillon de son coéquipier et appuya sur la pierre rouge au centre. Il ne se passa rien. Normalement, elle devait se mettre à gigoter en rouge. Il saisit alors le miroir et tenta de l'activer mais celui-ci restait inerte.

« Qu'est-ce que tu fous ? » lui cria Wilkins.

« Je crois qu'ils ont bloqué les communications » gémit le jeune policier.

« Quoi ? »

« Rien ne passe ! Ni le miroir, ni le signal ! »

« Très bien, alors suis la procédure et va-t'en ! »

« Hein ? »

« Je vais les empêcher de te suivre ! Toi, mettons à courir et sort de ce foutu champs antivol transport pour repartir et n'oublie pas de faire des manœuvres pour brouiller les pistes. Je vais essayer de les retenir autant que je peux et avant de mourir j'effacerai nos traces. »

« Mou…mourir ? » bégaya le policier. « Mais…je…tu… »

« Arrête de chialer et vas-y ! » lui cria Wilkins.

Malheureusement, il s'était tourné vers son coéquipier pour lui dire ces derniers mots. Juste au moment où il finit sa phrase, sa tête disparut. Un sort bien ajusté de l'un des Mangemort l'avait tranché net. Jamie cria en voyant le corps décapiter tomber sur le sol aussitôt, les sorts se mirent à pleuvoir de nouveau. Le jeune sorcier se plaquage contre la pierre en se demandant ce qu'il devait faire. Il se mit à respirer et commença à se calmer. La procédure. Il devait suivre la procédure.

D'abord, brouiller les pistes. Il se concentra et lança un sort qu'il avait appris par cœur en vue de cette mission. Mode magique qu'elle produisit prit les Mangemorts par surprise et les fit tomber en arrière. Cependant ce n'était pas le but premier du sort. A présent, l'air était trop saturé en magie pour qu'ils puissent retrouver la trace de leur transplanage.

Profitant de l'indisposition de ses adversaires, Jamie se releva et se mit à courir dans la direction opposée. Il devait sortir de la zone anti transport, puis jeter à nouveau le sort de brouillage avant de transplaner. Pour être sûr, il ferait plusieurs bond différent avant de revenir au petit village qui leur servait de base…ou qui leur avait servit puisque Wilkins n'était plus…

Non, il ne devait pas y penser maintenant, il devait se conformer à la procédure. Il pourrait s'effondrer quand il serait en sécurité. Tout en courant, il sortit les miroirs et les réduisit en poussière. Comme cela il serait impossible aux Mangemorts de les utiliser pour remonter jusqu'à la source. Pour les médaillions qui servaient de signal, ce n'était as la peine, ils s'autodétruiraient après que le signal soit envoyé. C'était automatique afin d'éviter qu'ils ne tombent entre les mains de l'ennemi. Les miroirs devaient être détruits au moindre problème mais les médaillons étaient enchantés pour être indestructibles afin d'être toujours fonctionnels.

Jamie courrait, le doigt pressé sur la pierre rouge du médaillon pour être sûr que le signal soit envoyé dès qu'il sortirait. Cependant la dernière chose qu'il sentit ce fut quelque chose le frapper en plein dans le dos.

Jamie s'effondra sas vie sur le sol. Les Mangemorts s'approchèrent, scannèrent magiquement les environs puis désactivèrent leurs barrières.

Dans la main du mort, la pierre rouge d'un médaillon se mit à briller quelques instants puis il se réduisit en poussière.

0o0o0

Une alerte dans la tête de Neville le réveilla. Quelqu'un frappait à la porte de ses appartements. Il grogna doucement et tenta de se dégager du corps de son époux sans le réveiller rapidement, il enfila un pantalon et une tunique puis passa dans le petit salon en prenant bien soin de fermer la porte de la chambre pour que personne ne voit Haldus puis permit à la personne qui frappait d'entrer.

« Qu'y a-t-il ? » demanda Neville, les yeux un peu plissé à cause de la lumière.

« Nous avons eut une alerte. Ça semble sérieux. »

« J'arrive »

Il retourna rapidement dans sa salle de bain et enfila son armure de Défenseur avant de sortir de ses appartements, le jeune messager sur ses talons.

Pendant ce temps, dans la chambre, Haldus avait sentit l'absence de Neville. Il papillonne des yeux puis se redressa. Sa tête se mit alors à tourner et il se sentit tout à coup nauséeux. Rejetant les couvertures, il se précipita dans la salle de bain et eut juste le temps d'atteindre les toilettes avant de régurgiter ce qu'il avait dans le ventre.

Encore pâle, il s'assit sut le sol en remerciant le ciel et la magie que Neville soit partie quand c'était arrivé. Cela faisait déjà plusieurs jours qu'il se sentait un peu malade au réveil mais il ne voulait pas inquiéter son époux. Ce n'était pas le moment. Et puis ça irait bientôt mieux, il en était sûr.

0o0o0

« Quelle est la situation ? » demanda Neville en entrant dans la pièce où les sorciers recueillaient les informations provenant des patrouilles à travers le pays.

Jusque-là, ça avait été assez calme. Il y avait eut quelques fausses alertes mais cette fois ça ne semblait pas être le cas.

« Le signal provient de la zone 23, secteur 1 » dit quelqu'un.

Neville se tourna et regarda la grande carte au mur. Arendelle y était représentée, découpée en zone, la capitale, au centre, étant la zone 1 et les autres rayonnants autours. Chaque zone était découpée en damier qui correspondait à des secteurs. La zone 23 correspondait au sud de l'Østland et le secteur 1 était à l'extrême sud-ouest.

« Communication ? » demanda Neville.

« Les miroirs ont été détruit. Impossible de communiquer avec les Défenseurs Wilkins et Ross. »

« Depuis combien de temps ? »

« Le signal à été envoyé i peu près dix minutes. »

Neville se mordit la lèvre. S'ils n'avaient pas communiqués depuis aussi longtemps alors il était probable que…il ne voulait pas vraiment y penser mais il n'avait pas le choix. Il fit un geste en direction de la carte et deux points, un noir et un rouge, apparurent dans le secteur 1 de la zone 23. Le noir voulait dire rencontre avec Mangemorts et le rouge voulait dire contact.

« Monsieur… » commença l'un des opérateurs.

« On fera des modifications si nécessaire sir j'ai tord » dit Neville.

Et il espérait avoir tord. Il jeta un coup d'œil à un tableau vide à côté de la carte puis agit à nouveau la main. Les noms de « J. Ross » et « P. Wilkins » apparurent dessus. Les premiers morts depuis leur arrivée à Arendelle.

« Envoyez tout de suite une équipe d'investigation sur place et renforcez là d'une équipe de combat. On ne sait jamais. Si c'était bien des Mangemorts, ils seront peut-être encore là. »

L'équipe d'investigation était composé de langues de plomb qui connaissaient des sorts particulier dans le domaine de l'investigation et de certains voyants ayant la capacité de voir des événements passés. Il espérait vraiment avoir tord et que Ross ait encore provoqué une fausse alerte mais quelque chose lui disait que ce n'était pas le cas et que l'équipe d'investigation ne ferait que lui rapporter les circonstances de la mort des deux hommes.

0o0o0

A peine deux heures plus tard, il se trouvait avec Kinglsey au château d'Arendelle pour lui rapporter ce qui s'était passé. Il faisait souvent des rapports à l'Auror car il avait confiance en son expérience.

« Une traces des Mangemort ? » demanda-t-il au plus jeune.

« Aucune » répondit Neville. « Des corps non plus. »

« Ils devaient penser que leur maître pourrait en faire quelque chose. »

Neville frémit. Avec son pouvoir, Voldemort pouvait parfaitement réanimer les corps des deux hommes. Il doutait qu'il puisse leur tirer des secrets mais il pourrait toujours en faire des serviteurs.

« Donc selon les voyants qui on vu la scène, ils ont été repérés par des sorts de détection ? » demanda Kinglsey.

« Oui, Rosse ne l'a pas mise à temps. Je pense qu'il a paniqué, le pauvre. »

L'Auror hocha la tête. C'était le cas de beaucoup de gens fasse à des situations de combat.

« Il faudrait faire passer le message pour que les patrouilles gardent toujours leur capuche…et qu'elles restent toujours à couvert. Maintenant que nous savons que les Mangemorts se rapprochent, il faut qu'ils se montrent plus prudents. »

« Très bien. Je vais aller faire un rapport à Madame Bones, vous pensez que je devrai lui dire de dévoiler l'information ? »

Kingsley soupira et réfléchit quelques instants.

« C'est vrai que ce serait plus pratique » dit-il finalement, « mais notre communauté et très concentré, les secrets ne le restent pas très longtemps. Mieux vaut éviter qu'on accuse le Ministère de dissimuler des informations. »

« Je lui en ferais part » acquiesça Neville.

A ce moment-là, la porte de la pièce s'ouvrit et Elsa pénétra dans la pièce. A presque quarante ans, la Reine resplendissait toujours de beauté, une beauté mâture qui avait remplacé la fraîcheur de ses jeunes années mais qui avait renforcé la majesté de sa présence. Dès son entrée, les deux hommes s'inclinèrent.

« Je suis désolée » dit-elle. « Je vous dérange ? J'aurais vu parler à Lord Londubat. »

« Non, Majesté » répondit Kingsley. « Nous avions finit. »

Il s'inclina à noué au puis sortit de la pièce.

« Que puis-je faire pour vous votre Majesté ? » demanda alors Neville à la souveraine.

« J'aurais voulu vous demander…un service, Neville. »

« Si je peux vous aider… »

« J'aurais voulu que vous usiez de vos…contact chez nos ennemis pour prendre des nouvelles de Severus. Je n'ai plus de nouvelles depuis plus d'un an… »

La relation amoureuse de la Reine d'Arendelle et du Maître de Potions n'était pas vraiment un secret. Erik était au courent bien sûr puisqu'il avait fait passer des messages de lui a sa mère. Il l'avait rapporté à ses amis mais jamais il n'avait demandé à sa mère de lui en parler. Il pensait qu'elle le ferait quand elle serait prête. Malheureusement, du fait de la précarité de la relation qu'elle entretenait avec le sorcier, elle préférait ne pas en parler…du moins jusqu'à maintenant.

Le problème c'était que les « contacts » de Neville c'était en fait Haldus et pour avoir des informations il devait retourner chez les Mangemorts. Hors Neville refusait qu'il y aille plus que nécessaire. Cependant, il était bien conscient que ce n'était pas sa décision.

« J'en ferais part à mes « contacts » » dit Neville. « C'est eux qui accepteront ou non. »

« Je comprends » dit la Reine.

Elle savait que Neville ne faisait que protéger la personne qu'il aimait le plus au monde. Elle ne pouvait pas lui en vouloir pour cela. Elle hocha la tête quand le jeune homme lui dit au revoir puis le regarda quitter la salle pleine d'anticipation. Tout reposait maintenant sur les épaules d'Haldus car Neville n'irait jamais contre sa décision.

0o0o0

Bien sûr, Haldus avait du argumenté mais son époux avait finit par se ranger de son avis. Ça ne lui plaisait toujours pas mais jamais il ne l'aurait empêché de le faire, ça il en était sûr. De toute façon, maintenant c'était trop tard, il y était.

Après avoir transplané, il avait rapidement remonté le chemin vers la citadelle avant d'y pénétrer. Avec un peu de chance, il n'allait rencontrer personne entre l'entrée et le laboratoire de Severus. Mais comme d'habitude, la chance n'était pas vraiment au rendez-vous. Alors qu'il était presque arrivé, il tomba sur Mauricius Selwyn qui faisait flotter deux Mangemorts derrière lui. Ils semblaient en mauvais état mais impossible de dire s'ils étaient vivant ou mort.

« Tiens ! Haldus ! » s'exclama le garçon avec un léger mépris. « C'est rare de te voire ici. »

« Qui sont-ils ? » demanda l'autre jeune homme.

« Je ne pense pas que ça te concerne.

Le regard d'Haldus se fit dur.

« Que ça ne me concerne pas ? » siffla-t-il. « Je te rappelle que je suis le fils et l'héritier de notre Seigneur. Il n'y a rien qui ne me regarde pas, rentre toi bien ça dans le crâne. »

« Ou…oui… » gémit Mauricius avec une petite voix étranglée.

« Et soit un peu moins familier je te prie. Maintenant réponds à ma question. »

« Ils ont été punis par le Seigneur. Ils étaient en mission secrète et ils ont fait quelque chose qui n'a pas plu au maître. Je cris que ça avait un rapport avec ramener quelqu'un en vie ou quelque chose comme ça. »

Ça devait être les Mangemorts qui avaient tués les Défenseurs plus tôt dans la journée. Voldemort devait en vouloir à ces deux là de ne pas en avoir épargnés au moins un pour l'interroger.

« Où vas-tu ? » demanda Mauricius alors qu'Haldus reprenait son chemin.

« Pas que ça ne te concerne mais puisque tu demande, je vais voir Rogue. J'ai besoins de potions. »

Mauricius ricana.

« Tu n'es pas au courent ? Le traître est aux cachots. »

« Je te demande pardon ? » faillit s'étrangler Haldus.

« Le Seigneur des Ténèbres est sur que c'est lui le traître. Il va le faire parler et puis après il nous laissera nous amuser avec lui. »

Haldus blêmit. Alors là ils étaient mal. Très mal.

0o0o0

La Chine était vraiment un très vaste territoire où l'influence humaine était regroupée dans des zones de populations très concentrées ce qui laissait une large place pour des espaces vides et sauvages. Bien entendu, la grande majorité des temples préféraient s'installer dans ces espaces loin de toutes civilisations.

Le problème c'est que ces temples considéraient aussi les autres temples comme de la civilisation ce qui faisait que ceux-ci étaient le plus souvent très éloignés les uns des autres. Sur une superficie de plus d'une dizaine de millions de kilomètres, les trajets pouvaient rapidement devenir très longs, même avec la magie.

En effet, à quoi cela servait de se cacher loin de tout si n'importe quel magicien un peu doué pouvait tout simplement apparaître dans le temple. C'est la raison pour laquelle non seulement les temples mais aussi tout le territoire autour était ensorcelé pour empêcher les transports.

Mais ce n'était pas tous les transports. Comme Jīnfă avait expliqué à Pansy et Hans, il ne s'agissait que des transports de type « apparition » et non des transports de type « déplacement ». Ce qu'elle désignait par « apparition », c'était toutes les facultés permettant le déplacement instantané d'un endroit à un autre. Comptaient dans cette catégorie le transplanage, les portoloins ou encore les portails. En clair, les chinois faisait depuis plus d'un millier d'année ce que les Mangemorts avaient découvert que quelques années auparavant.

Les transports de type « déplacement » en revanche, c'était tous les balais, bus magiques ou tapis volant, c'est-à-dire les objets permettant de se déplacer mais pas seulement. Il existait des sortilèges qui permettaient de se déplacer de façon plus rapide sans pour autant disparaître et réapparaitre.

C'était le cas du sortilège Tiān Bù, ce qui pouvait se traduire par « Marche Céleste ». Il créait une voie magique sous les pieds de l'invocateur et de son groupe qui raccourcissait énormément les distances. Grâce à lui, il était possible de parcourir plusieurs centaines de kilomètres sans qu'il ne paraisse y en avoir plus d'une dizaine.

Quand Jīnfă avait organisé le voyage de temples en temples, elle avait prévenu les deux jeunes sorciers des particularités de leur trajet. Bien entendu, elle avait utilisé un portail mais celui-ci ne les conduisait qu'à la limite des protections. Le reste se faisait à cheval.

Cela avait été une surprise assez désagréable pour Pansy puisqu'elle n'était jamais montée à cheval de sa vie. Elle n'était même pas très à l'aise sur un balais. Hans, lui, avait appris avec Erik ce qui lui avait servi quand son ami l'avait entraîné lui et les autres dans les longues chevauchées dont leur prince avait le secret. Quant à Jīnfă…disons qu'il n'y avait rien qu'elle n'ait fait en mille ans de vie.

Lors de leur séjour, les deux jeunes sorciers avaient déjà été aux écuries mais c'était la première fois qu'ils allaient vraiment s'approcher des chevaux. Lao Tien, le maître palefrenier confia à Hans une jument souris énergique aux pattes fines mais aux muscles solides. Pour Pansy, l'homme avait plutôt choisis un poney bai assez grand et endurant mais aussi facile à vivre puisqu'elle était débutante. Jīnfă, elle, n'utilisais pas vraiment de chevaux puisqu'elle chevauchait Kakuhaku qui se transformait en équidé pour l'occasion.

Les bêtes étaient habitués à la magie et n'avait pas bronchés quand ils avaient passé le premier portail ni quand Jīnfă les avait fait s'élancer sur le chemin dorée né de sa magie.

Malgré les protections, personne n'avait jamais été hostile à leur arrivée. Ils avaient toujours été accueillis, si ce n'est avec joie, au moins avec politesse et la demande des deux jeunes sorciers de rencontrer le responsable avait été écouté.

Certains des maîtres avaient tout de suite vu l'urgence de la situation mais bien sûr, ils ne pouvaient pas demander à leurs disciples, même ceux qui avait quittés le temple de se battre. Tout se ferait sur la base du volontariat. Pansy et Hans leur disait que c'était tout ce qu'ils espéraient et qu'ils les remerciaient de considérer leur demande.

En effet, ce n'était pas le cas de tous. Même s'ils étaient reçu par le maître du temple, il arrivait que les révélations des deux jeunes sorciers soient moqués pu même ignorés. Certains les remerciaient du déplacement mais aucun on sentait bien qu'ils ne comptaient pas donner suite.

C'était assez désespérant mais Erik leur avait bien dit que ce n'était pas grave. Le but de leur voyage était de rassembler le plus de monde possible mais s'ils n'arrivaient pas à les convaincre, ce n'était pas grave, ils devraient faire avec.

Cependant, outre leurs résultats irréguliers, Pansy avait autre chose sur la conscience.

Depuis le début de leur voyage, Jīnfă les avait accompagnés, bien sûr, mais dès leur arrivée, la femme renard s'éclipsait vers une destination inconnue. Elle lui avait posé la question après la trois ou quatre fois mais la Fondatrice avait sui bien esquivé la question que la jeune anglaise se disait qu'il y avait anguille sous roche. De plus son œil moque lui avait permis d'apercevoir des micros expressions trop rapide pour un œil humain normal. Elle savait qu'elle ne lui disait pas tout.

Elle était encore en train de penser à cela en scellant son cheval ce matin là. Cela faisait à peu près une semaine qu'ils étaient sur les routes, à raison d'un temple ou deux par jour, ils en étaient presque à une dizaine.

« Quelle est votre prochaine destination ? » demanda une jeune adolescente qui avait été chargé de s'occuper de son poney.

Pansy la regarda quelques secondes. La jeune fille l'avait tiré de ses pensées et elle n'avait pas bien comprit. Quand enfin elle réalisa ce qu'elle voulait, elle se mit à balbutie quelques chose puis entrepris de sortir la carte que leu avait faite Jīnfă avec leur itinéraire.

« Euh…c'est…le…le temple de Zhìmìng de Zhăo » dit-elle.

Cela voulait dire « griffe mortelle ». C'était un nom assez inhabituel et d'ailleurs il fit pâlir la jeune chinoise.

« Vous êtes sûre de ne pas vous tromper ? » demanda-t-elle d'une vx branche.

« Euh…non, c'est bien le nom qui est écrit sur ma carte » dit Pansy en montrant le parchemin à la jeune fille. « Il y a un problème ? »

« C'est…c'est un endroit dangereux » lui répondit-elle. « Il y a beaucoup de rumeurs qui circulent au sujet des pratiques qui sont faites dans cette école. »

« Des rumeurs ? »

« On dit que ses élèves deviennent des mercenaire ou des assassins très doués mais aussi très cruels. Je doute qu'ils vous écoutent…enfin, si vous y arrivez en vie… »

Les paroles de la jeune fille étaient assez inquiétantes. Suffisamment pour qu'elle s'en ouvre à son camarade.

« Ce ne sont que des rumeurs, non ? » demanda Hans. « Je veux dire, on entendait le même genre de choses à propos de Durmstrang mais ce n'était pas vrai. »

« Oui, c'est vrai » lui répondit Pansy.

« Ils se sont peut-être spécialisés dans une branche obscure de la magie » reprit le jeune Arendil. « Nécromancie, magie du sang…tu vois ? Le genre de truc dont les gens se méfient. »

« Sans doute »

Mais Pansy n'était pas vraiment plus rassurée et elle le fut de moins en moins alors qu'ils approchaient du temple. Elle avait frémis en pénétrant les protections, comme si plus qu'empêcher le transport, cette barrière lui disait de ficher le camp. Cette impression s'était renforcée au fut et à mesure de leur avancée et les changements dans la végétation autour d'eux n'y étaient pas non plus étrangers. La marche céleste pliait l'espace sur lui-même mais pas tout le temps. A certains moment les paysages autour d'eux étaient flou comme s'ils allié à des vitesses inimaginables et à d'autres ils avançaient normalement. Ces dans ces moments là que Pansy avait remarqué que la végétation devait plus sombre, plus touffue et plus… elle n'arrivait pas à trouver de mot pour cela. C'était comme si l'atmosphère autour d'eux se chargeait de quelque chose de négatif…et de nuisible. Cela rendait l'air visqueux et épais.

« Tu es sûr que ce temple est une étape nécessaire ? » demanda à un moment Pansy en amenant son cheval au niveau de Jīnfă. « Il n'a pas très bonne…réputation, tu sais. »

« Ce ne sont que des rumeurs » répondit la chinoise.

« Il n'y a pas que ça. J'ai un mauvais pressentiment depuis qu'on parcourt leurs protections. C'est ce si…s'ils ne voulaient pas de nous. »

« Certains peuvent être moins accueillant que les autres » dit Jīnfă en haussant les épaules.

« Mais ce n'est pas seulement ça ! Regarda autour de toi ! Sent l'air ! Il y a clairement quelque chose ici de…de malsain. »

« Peut-être que certaines de leurs pratiques sont un peu…occultes et que ça transparaît dans l'environnement. Mais ça ne veut pas dire que c'est forcément maléfique. »

Pansy fronça les sourcils. C'était à peu près ce que Hans lui avait dit plus tôt. Elle retire son cheval pour se mettre au niveau de l'autre sorcier.

« Tu as parlé à Jīnfă de ce que je t'ai dit à propos de ce temple ? »

« Non » répondit simplement Hans.

Il n'en avait pas l'air mais Pansy pouvait dire qu'il était tendu. D'habitude, il avait toujours plus pu mois un sourire accroché sur le visage. Cette fois non. Il avait beau avoir l'air calme, le fait qu'il ne souriait pas indiquait parfaitement à la jeune fille qu'il semblait partager ses craintes.

Il avait fallu qu'ils soient assez proche pour remarquer le temple tant il se mêlait à la végétation. D'habitude, ils étaient plutôt perchés sur des montagnes et on les voyait à des kilomètres mais cette fois ce n'était pas le cas. Ils s'étaient enfoncés dans une jungle aux arbres immenses où il y avait très peu de lumière et avaient fini par atteindre les contreforts à pic d'une montagne totalement prit par la végétation. Adossé à la pierre, ils avaient pu voir une large muraille du qu'elle dépassait une pagode dont le fait du toit n'atteignait qu'à peine la canopée. On aurait plus dit une forteresse qu'un temple.

« Voilà qui annonce la couleur » dit Hans quand il vit l'aspect de la bâtisse.

On aurait ou croire que c'était une de ses remarques humoristiques habituels mais ni sa voix, ni son visage ne montrait de signe d'amusement. En fait, depuis sept ans qu'elle le connaissait, Pansy avait jamais vu le jeune homme aussi tendu.

Cependant, comme les autres fois, on leur avait ouvert la porte et on les avait accueillit. Hans et Pansy pouvait voir les élèves les dévisager mais jamais encore ils n'avaient sentit autant…d'hostilité. C'était comme s'ils les jaugeaient, comme s'ils essayaient de découvrir leurs point faible afin de les écraser.

Alors que Pansy donnait les rênes de son cheval tout aussi nerveux qu'elle à un élève en essayant de ne pas croiser son regard, elle vit Jīnfă s'adresser à un homme. Probablement un maître. Manifestement, à voir sa tête, on dirait qu'il venait de refuser la demande de la chinoise. Pansy l'avait déjà vu parler ainsi à des responsables dans les temples où ils allaient mais jamais encore elle ne s'était faite rabrouée. Quel que soit la chose qu'elle leur demandait, ils avaient tous acceptés même si certains l'avaient fait de mauvaise grâce.

Comme la jeune chinoise lui avait dit le matin même, la rencontre s'était…plutôt mal passée. Le grand maître avait été froid, distant, mais heureusement, à aucun moment il n'y eut de geste violent ou déplacé de la part de leurs hôtes. En fait, Pansy s'en serait chargé elle-même si cela avait suffit à les faire renvoyer. Elle n'aimait pas ce lieu. Pas du tout. On sentait que s'ils n'étaient pas des invités ou même s'ils n'étaient pas accompagnés par Jīnfă, ils n'auraient pas survécu.

Malheureusement cette dernière ne semblait pas avoir finit ici. Sans que ni Pansy ni Hans ne sache comment, elle avait réussit à ce que le maître leur offre l'hospitalité pour la nuit. Quand Pansy lui en avait demandé la raison, elle lui avait répondu que le prochain temple était trop loin pour qu'ils partent maintenant. Cela n'avait pas particulièrement satisfait la sorcière surtout que déjà qu'elle avait du mal à se sentir à l'aise dans ce temple de jour, elle ne voulait pas savoir ce que ça donnait de nuit.

Malheureusement, elle y fut bien obligée et pour une fois elle fut assez contente de ne pas avoir sa propre chambre. Hans faisait un bien meilleur compagnon quand elle se trouvait dans un lieu aussi effrayant. Mais elle finit rapidement par le maudire quand il se mit à ronfler comme un sonneur. Ce n'était pas le bruit qui la dérangeait vraiment puisqu'il suffisait qu'elle lui jette un sort de silence, mais plus le fait que lui arrivait à dormir alors qu'elle ne faisait que se retourner sous ses couvertures.

Enfin, à un moment elle sentit le sommeil venir à elle. Ses paupières se firent lourdes et elle ferma les yeux. C'est à ce moment-là que son œil magique, qui pouvait voir à travers ses yeux fermés, vit quelque chose de troublant. Jīnfă s'était levée et s'éclipsait de la chambre. Cette simple vision suffit à réveiller Pansy. Elle se redressa sur son simple matelas mais à ce moment là elle sentit la torpeur l'envahir à nouveau sans qu'elle ne puisse rien y faire.

Se rendant compte qu'elle avait été ensorcelée, Pansy se concentra pour briser la magie. Heureusement, le sort de Jīnfă n'était pas assez fort pour elle. Il semblait que la femme renard pensait que ça suffirait à la faire dormir.

Parfaitement réveillée, la jeune fille se leva et utilisa la magie pour s'habiller. Elle sortit ensuite de la chambre et regarda autour d'elle. Plus personne. Elle se concentra donc et se mit à utiliser sa perception magique pour savoir où la femme renard était allée. Elle ne pouvait pas trop l'utiliser car celle-ci finirait par le remarquer mais si c'était seulement pour suivre sa trace, ça irait.

Elle finit par la repérer et réussit à la rejoindre. Elle demeura cependant à une bonne distance et utilisa sa magie pour camoufler au mieux sa présence. Si elle voulait l'espionner, mieux valait qu'elle ne sente pas son odeur ou autre chose. C'était d'ailleurs étrange qu'elle ne l'ait pas remarquée. Elle devait penser à autre chose.

Elle la vit se diriger vers la pagode puis en faire le tour. A un moment, elle s'arrêta et tendit la main. Une portion de sol proche de la paroi de la tour se mit à frémir et disparut. Il y avait un escalier en-dessous. Pansy attendit quelques instants que la femme descende pour la suivre.

Elle s'avança face à l'entrée du souterrain et hésita. C'était si sombre qu'il lui était impossible de voir le bas des marches. Est-ce qu'elle pouvait risquer de créer une lumière magique au risque de se faire repérer par Jīnfă ? Peut-être pas. A la place, elle se jeta un sort qui lui permettait de voir dans le noir. Mais même avec ça, elle avait du mal à voir à travers les ténèbres des marches. Ça devait être une sorte d'illusion.

Elle prit une grande inspiration et entreprit de descendre l'escalier. Bientôt, elle fut entourée par les ombres, son sort lui permettant à peine de voir où elle posait ses pieds.

Enfin, elle posa le pied sur ce qui lui semblait être le sol. Mais son soulagement fut de courte durée car à ce moment là, son sort vacillante et s'éteignit, la laissa totalement dans le noir. Elle essaya de le remettre en place mais c'était peine perdue. Elle sentait encore sa magie mais elle n'arrivait pas à faire le lien avec elle.

Soudain, des flammes apparurent de chaque côté et elle ou voir quelles venaient de vasques posés contre les murs. Elle out également voir quelle se trouvait à l'entrée d'un couloir. Elle voulu esquisser un pas ais a ce moment les vasques du couloir s'allumèrent les unes après les autres. Se rappelant pourquoi elle était ici, elle voulut se cacher pour ne pas se faire voire par Jīnfă mais elle finit par remarquer que celle-ci avait disparu. Elle devait déjà avoir passé la lourde porte qu'elle pouvait voir de l'autre côté.

Comme elle préférait ne pas se lancer dans un couloir inconnu sans préparation et surtout sans magie, Pansy resta quelques instants où elle était pour faire le point.

Comme elle l'avait remarqué, il semblait que sa magie ne fonctionnait pas ici. Ou plutôt il y avait quelque chose dans l'air qui empêchait sa magie d'émerger de son corps. Deuxièmement, cette chose affectait aussi son esprit car il lui était impossible d'utiliser la perception magique. Son œil fonctionnait mais plus comme un organe normal. Il avait semblait-il, perdu ses autres fonctions. Au moins, elle y voyait.

Cette…chose dans l'air qui l'empêchait de faire de la magie devait être une protection. Cela voulait dire que ce lieu était non seulement caché mais aussi interdit. Comme si l'illusion qui cachait l'escalier ne l'avait pas déjà mise sur la voie. Si le lieu était protégé alors peut-être que ce champs « anti-magie » n'était pas la seul protection. Mais sans perception magique, impossible à dire.

Pansy aurait très bien pu faire marche arrière et remonter à la surface mais elle était d'une nature assez obstinée et elle avait horreur des cachotteries. C'était ces deux traits de son caractère qui lui avait permis dès années auparavant d'intégrer le groupe d'Erik (ça et un peu de chantage). Elle espérait que cette fois ça ne lui serait pas fatal.

Elle entreprit donc de suivre le couloir en regardant nerveusement autour d'elle.

En fait, c'était assez étrange, on aurait pu se trouver dans une demeure luxueuse de la haute société chinoise traditionnelle. Le sol était en plancher ciré recouvert d'un long tapis et es murs étaient recouverts de tapisseries de soie fine avec des motifs d'animaux fantastiques. Il y avait également quelques estampes de paysages et à intervalle régulier des statues de guerriers en métal. En voyant tout ça, Pansy se dit que ça lui rappelait un peu Poudlard.

Au moment où cette pensée lui traversa l'esprit, un frisson glacé parcourut son dos. A Poudlard tout était vivant. Tout. Même les statues.

Prose d'un horrible soupçon, elle se retourna et vit l'une des statues de guerrier se tenir juste derrière elle, l'épée levée. Elle voulut se jeter au sol pour l'éviter mais elle ne put empêcher la lame détailler profondément sa hanche. Elle réussit à rouler et pressa rapidement ses mains sur sa blessure. Elle pouvait sentir le sang s'en écouler et pas moyen d'utiliser la magie pour le retenir.

La statue du garde, elle, Se redressa et avança à nouveau vers elle. Rapidement Pansy dégagea sa main droite et voulut invoquer son arme naine mais sa bague demeurait inerte. Le champs anti-magie était toujours en place et la laissait sans défense à la merci de la statue.

Celle-ci était à présent juste en face d'elle et levait son épée pour frapper à nouveau. Par réflexe, Pansy ferma les yeux et jeta sa main en avant comme pour se protéger et attendit le choc fatal qui allait mettre fin à ses jours.

0o0o0

Quelques minutes plus tard, Tina, Newt et Erik se retrouvaient non seulement au sein du siège du MACUSA, mais en présence de la présidente Pickery elle-même.

Le jeune prince avait déjà vu des gravures d'elle et il y avait même un portrait géant d'elle dans l'entrée de la partie magique du Woolworth building. Cependant ce n'était pas la même chose de la voir en vraie. C'était une femme grande et élégante au teint bistré et dont le visage à la mâchoire volontaire était adoucie par le turban de simple laine claire qu'elle portait sur sa tête. Ses habits n'étaient pourtant pas des plus raffinés, une simple chemise avec un pantalon d'équitation et une veste mais elle avait une présence certaine et exprimait ses propos due voix énergique et tranchée.

Elle se trouvait avec cinq autres personnes. Trois Aurors, un britannique à l'air strict et un homme bien habillé. Erik le reconnut. C'était l'homme qu'il avait vu quelques temps plus tôt sur les lieux du sinistre fait par la chose. C'était d'ailleurs le sujet de leur discussion.

« La Confédération Internationale menacé d'envoyer une délégation » disait-elle. « Selon eux cela aurait un lien avec les attaques de Grindelwald en Europe. »

« Il n'y a pourtant rien qui le relie à l'affaire » dit le britannique d'un ton pincé.

« Je pense que l'ambassadeur à raison » dit le cinquième homme. « J'étais sur les lieux. C'est un animal. Aucun humain n'est capable de faire ce que cette chose est capable de faire madame la présidente. »

À ce moment-là, Tina avança. Le groupe se tourna vers eux puis la président Pickery s'avança.

« Je pensais avoir été clair quand à votre fonction ici Mademoiselle » dit-elle.

Tous les regardaient. Erik croisa le regard du britannique. C'était un homme entre deux âges aux cheveux poivre et sel, long et soigneusement coiffés en arrière. Il devait être noble. Comme il l'observait, Erik sentit ses doigts vibrer faiblement.

« Je crois que nous en avons finit ici » dit le britannique a la présidente. « Je vais donc vous laisser régler vos affaire internes. »

« Merci M. l'ambassadeur » lui répondit la présidente.

L'homme inclina la tête puis sortit. La vibration cessa. La présidente se tourna alors à nouveau vers Tina et la toisa d'un regard sévère.

« Vous n'êtes plus Auror » lui dit-elle.

« Je sais madame la présidente mais j'ai estimé… »

« Vous n'êtes plus Auror » répéta la présidente.

« Non » répondit Tina d'une voix blanche. « Mais… »

« Goldstein… »

« Il y a eut un accident et… »

« Pour l'heure se bureau s'intéresse aux incidents majeurs. »

Erik voulut à nouveau mentionner la bête dans le sol mais préféra se taire. Il croisa le regard de l'homme qu'il avait vu le matin même mais celui-ci ne sembla pas le reconnaître.

« Sortez » dit Séraphina Pickery avant de se détourner totalement.

« Oui madame » lui répondit Tina avant d'entraîner Newt et Erik à l'écart.

Mais la jeune femme ne semblait pas vouloir abandonner pour autant. Elle avait ramené les deux sorciers dans l'ascenseur mais au lieu de les ramener dans le hall, elle les fit descendre dans les profondeurs du bâtiment et surtout de l'administration.

Ils se trouvaient à présent dans une vaste pièce remplie de bureaux alignés et séparés par des meubles à tiroirs en métal. Le plafond était parcouru de tuyaux comme des pneumatiques et chacun des postes avait une sortie avec une manière pour recueillir les fichiers.

La seule différence avec une véritable pneumatique c'est que les missives ne se déplaçaient pas par la force de l'air mais par elles-mêmes sous la forme de souris en origami qui parcouraient les tuyaux et se dépliaient une fois à destination. Il devait y avoir des problèmes avec les sorts (ou des rivalités administratives) car certaines souris avaient tendances à ses battre et à se détruire mutuellement. Erik renifla en voyant le spectacle. Pas vraiment efficace.

Tina s'approcha alors d'un bureau au-dessus duquel était suspendue une plaque en bois qui disait « Bureau des permis baguette » et commença à fouiller. Apparemment, elle avait été rétrogradé du statut d'autres à celui de simple gratte papier. Ça c'était de la déchéance…

« Vous avez votre permis baguette ? » demanda-t-elle alors. « Tout étranger doit l'avoir à New York.

Un quoi ? Un permis ? Pour utiliser sa baguette ? Erik n'avait jamais entendu parler de ça. Ni Hermione ni Ingrid n'en avait eut besoin pour aller aux États-Unis…mais en même temps, ils étaient des envoyés diplomatiques dans une période beaucoup moins troublée. En passant dans le hall il avait vu la grande horloge afficher la menace orange pour « menace sévère : activité inexpliquée ». Ça devait être à cause de la chose.

Ça n'empêchait que maintenant il était dans de sales draps. Tout ce qu'il espérait c'était qu'un miracle se produise... Ce qui se produisit. Alors que Tina était occupée avec Newt à essayer de comprendre pourquoi quelqu'un voudrait préserver les créatures magiques au lieu de les protéger, elle avait été interrompue par la voix criarde d'un homme qui l'avait fait se cacher sous son bureau.

C'était u petit homme en costume strict avec une coiffure impeccable. Le type même du fonctionnaire. Ça aurait pu être marqué sur son front que ça aurait été pareil. En fait, il ressemblait tellement à ce que mon attendait de voir d'un fonctionnaire qu'il aurait ou faire partie d'une autre race que les humains, celle des fonctionnaires.

« Vous venez encore de déranger les enquêteurs » dit-il alors que la jeune femme émergeait de sous son bureau sans un mot.

Il la regarda de ses petits yeux scrutateurs.

« Où étiez-vous passé ? » demanda-t-il.

« Quoi ? » fit Tina en espérant jouer les innocentes.

« Où vous a-t-elle ramassé ? » demanda alors le fonctionnaire en se tournant vers Newt et Erik.

« Euh… »

Les deux sorciers jetèrent un coup d'œil à Tina qui secoua légèrement la tête. Manifestement elle n'avait pas le droit de se trouver là où elle était non plus.

« Vous étiez encore après les fidèles de Salem ? » s'exclama l'homme sur un ton accusateur.

« Pas du tout monsieur… »

« Et dans le cas contraire quelle importance ? » demanda alors Erik.

Il aimait bien Tina même si dans le passé elle semblait un peu coincée.

« Cette Mary Lou Barebone semble assez renseignée sur notre monde. Je suis étonné que personne à part Miss Goldstein ne l'a surveille. »

Le fonctionnaire plissa le nez en se tournant dans sa direction.

« Nos Aurors ont d'autres choses à faire que de surveiller une illuminée qui… »

« …qui descend à la fois d'un homme qui a faillit faire sauter le statut du secret et d'un Ratisseur. Je pense que la plus élémentaires des prudences serait de ne pas la lâcher pour être sûr qu'elle ne puisse rien prouver. »

« Vous le semblez bien renseigné…pour un étranger » dit alors une voix dans son dos.

Erik se retourna. La personne qui avait de parler était l'homme qu'il avait vu le matin même près de la maison détruite et quelques instants plus tôt avec la présidente.

« Ah ! » s'exclama alors le fonctionnaire. « M. Graves ! Bonjour Monsieur. »

Donc il s'appelait Graves. Il s'en souviendrait.

« Bonjour…euh…Abernathy » dit l'homme sans quitter Erik des yeux.

A cette distance, Erik pu mieux voir l'homme. Il était tiré à quatre épingles sans paraître coincé dans son costume. Il avait une attitude altière couplée à une nonchalance assez singulière. De physique agréable, il avait une mâchoire carrée et forte, des cheveux impeccablement coiffés et des yeux très sombres qui bougeaient lentement pour le détailler lui. Erik cru y voire une étincelle appréciatrice mais il devait se tromper.

« M. Graves » dit alors Tina en détournant l'attention de l'homme d'Erik. « Voici M. Scamander, il a une créature bizarre dans cette valise. »

Elle prit la dite valise et la posa sur un bureau.

« Elle s'est échappée et elle a semée la pagaille dans une banque. »

« Voyons la bestiole » dit alors Graves.

Newt hésita mais pas autant qu'Erik aurait pensé. Il devait avoir une protection dessus comme une illusion pour éloigner les non sorcier et il devait penser que ça suffirait.

Tina fit sauter les ouvertures puis elle prit le couvercle, ouvrit la valise…et se figea tout comme Graves et le fonctionnaire dont Erik avait déjà oublié le nom. Il regarda Newt puis le suivit quand il s'approcha. Il se pencha par-dessus l'épaule de Graves et vit que la Valise contenait…des pâtisseries.

Erik cligne des yeux. Un peu étrange comme couverture, même pour Newt. On s'attendrait plutôt à trouver ça dans la valise d'un…d'un boulanger. Erik frémit. On aurait tout à fait pu trouver ce gère de chose dans la valise d'un boulanger allant dans une banque pour obtenir un prêt. Il se tourna vers Newt. Son expression horrifiée confirma ses soupçons.

La scène se rejoua dans sa tête. Newt pose sa valise près de l'autre identique, il le tire vers lui, l'autre se baisse et prends l'une des valises. La mauvaise valise.

L'homme de la banque avait prit la valise de Newt. Un non-sorcier était en possession d'une valise pleine de créatures magiques.

C'était une catastrophe.

A suivre…

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Et voilà ! Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Vous vous rendez compte ? Presque 25 pages. En tout les cas, ne vous en faites pas, j'ai toutes les idées pour les chapitres jusqu'au 25 ou 26 au moins. Je ne manquerai pas d'inspiration.

Comme à chaque fois que je copie un film à l'écrit, je voudrais savoir si c'est bien fait, si c'est pas trop lourd…alors ?

En tout cas y'a plein de suspens. Haldus qui a prend que Severus va être torturé, Pansy qui est blessé, Jacob qui se retrouve avec la valise…

Y'a que pour les jumeaux et Théo que ça baigne. Comme je vous l'avais dit, j'ai un peu plus développé les éléments de Shaman King. Vous en pensez quoi ? Bien sûr, il y aura plus de locations aux chapitres suivant…enfin, à ceux qui viendront après.

Et si vous vous posez la question, OUI, Graves fait de l'œil à Erik mais ceux qui ont vu le film des Animaux Fantastiques savent pourquoi.

Voilà, ce sera tout pour cette semaine. Je vous invite à pister des commentaires et je vous dis à dans deux semaines.