Bonne lecture à tous / toutes!


Après le coup d'éclat de tout à l'heure, nous sommes tout les quatre restés en retrait pour essayer de se faire oublier.

- « Nan mais ça va pas d'avoir fait ça ?!

- T'étais d'accord tout à l'heure !

- Tout à l'heure, je pensais que ce serait plus gentil. Comment vous avez même fait pour rassembler autant de thé en si peu de temps, Yuen ?

- Y en a toujours en réserve. Et puis, je trouve qu'on s'en est pas trop mal tirés.

- Oui, c'est vrai...

- …Mama ne nous a même pas punis !

- Pour vous trois, ça va. Mais, moi, je vais me coltiner Peros à Candy Island et il va me le faire regretter pour quatre. »

Ils ont la bonne conscience d'avoir l'air désolé. J'espère juste que ça ne va avoir de conséquences sur Amadeus. Autant que je les apprécie, je ne peux plus me mettre Perospero à dos. Il va falloir se faie plus discret et j'irai m'excuser quand la party sera finie. Il aura eu le temps de se calmer. Rien que d'y penser m'énerve, je déteste m'excuser quand ce n'est pas ma faute.

Peros est revenu au bout de dix minutes. Il ne nous a même pas jetés un regard, ce qui nous convenait parfaitement. La Tea Party s'est fini et nous avons tous commencés à nous diriger vers nos occupations. J'hésite entre suivre ses ordres de départ qui étaient de toujours l'accompagner ou suivre mon instinct de survie qui me cri d'aller rejoindre Mont D'or et les autres à la bibliothèque.

Définitivement, la bibliothèque paraît une meilleure option. La porte est ouverte. J'y rentre silencieusement. Mont D'or, Amande, Opéra, Galette, Moscato et Joconde sont là. Ils se retournent tous malgré ma discrétion. Leurs regards réprobateurs sont fixés sur moi.

- « Alors, premièrement, ce n'est pas moi qui ai proposé ça et, deuxièment, je pensais que ce serait moins aggressif. Je compte aller m'excuser plus tard donc, pas la peine de me réprimander.

- Tu as tout de même eu de la chance de finir entière. On a tous cru que l'on irait te repêcher à la petite cuillère.

- Elle a raison, on pensait déjà à ton discours de funéraille, ahah ! »

Joconde et Moscato ont détendu l'ambiance et on s'est bien amusés pendant une heure ou deux. Avant que l'autre ne vienne me chercher.

La porte claque et tout le monde se retourne. Un Perospero de mauvaise humeur entre et se dirige vers nous.

- « Je pensais t'avoir dit de me suivre et de ne pas venir ici. »

Vu son état, je vais jouer la prudence.

- « Vous êtes partis avant que je ne le réalise et, étant donné que je ne savais où vous alliez, j'ai préféré me rendre à un endroit où vous me trouveriez facilement.

- Cela n'a évidemment pas à voir avec ton désir de venir là en premier lieux ?

- Noooooon. Peut-être. On y va ?

- Oui. Attends moi dehors, je n'ai pas eu l'occasion de discuter avec mes frères et sœurs présents. »

Je dit au revoir à tout le monde et obéit. Nous rentrons à Candy après.


3 mois plus tard. L'armement est beaucoup plus long à maîtriser que l'orbservation. Je ne suis que capable de colorer mes mains pendant dix secondes. C'est déjà une avancée. Au final, je n'ai pas eu à m'excuser auprès de Peros. Tant mieux. Pendant une promenade, je m'arrête devant l'hôpitale. Malgré l'interdiction, je vais voir Amadeus à peu près deux fois par semaine. On a pu s'expliquer la première fois et il viendra volontiers avec moi quand je devrai fuir.

Il est 22h. Ça fait 2 jours que l'on est rentré de Whole Cake. Il n'y avait que deux gardes pour surveiller Ama. J'ai pu pénétrer dans ses appartements facilement avec mon fruit du démon. Il n'est pas encore là. Un vrai bourreau de travail, comme d'habitude. Je m'installe sur le canapé en attendant. La porte s'ouvre. Il fait les gros yeux quand il me voit et met ses mains sur sa bouche pour éviter de crier.

- « Ne t'inquiète pas, personne ne m'a vu entrer. Je suis soulagée de voir que tu vas bien.

- Tu m'as fait une de ces frayeurs ! Heureux de te revoir aussi.

- Je suis vraiment désolée pour la dernière fois.

- Ooh pas grave, j'ai juste failli y passer. Tu m'expliques comment tu as réussi à l'énerver à ce point. »

Je lui raconte le passage de l'île des hommes-poissons.

- « C'était pas l'idée la plus brillante que t'ais eu mais je te comprend.

- Autant que je suis contente de te voir, c'est pour te prévenir que je suis là. Big Mom m'a laissée un an avant d'intégrer totalement l'équipage. Par mariage. Je m'enfuirai juste avant par un moyen sûr. Cependant, les récents évènements-

- Ma mort par bonbonfication.

- Entre autre. Donc, ça m'a fait prendre une décision. Il faut que tu viennes avec moi sinon, la tâche jaune te tuera. »

Il soupire et prend un air sérieux.

- « Je me doûtais que tu ne resterais pas. Ma vie ici a pas mal changée depuis ton arrivée. Avant, le ministre ignorait qui j'étais et ça allait bien comme ça. Maintenant, il veut ma peau. »

J'avale ma salive devant la reproche.

- « Cependant, malgré toutes mes années ici, je n'ai jamais trouvé une amie comme travail me prenait tout mon temps et, même si les gens m'étaient reconnaissants, aucun n'a essayé de voir quelqu'un derrière le médecin. Pour l'avoir fait, je ne te remercierai jamais assez. Tu es ma seule amie et la personne qui a tout fait pour me protéger. Alors, c'est évident que je t'accompagne ! »

Je me jette dans ses bras et lui fais un calin à lui briser le dos.

Un garde me sort de ma rêverie.

- « Perospero-sama ordonne que vous le rejoignez dans son bureau sur le champ. »

J'arrive à la confiserie et me dirige naturellement vers son bureau. Il est en train crier dans un escargophone.

- « Comment tu as pu les laisser seuls ?! Je me fiche de tes raisons, j'arrive par les miroirs, prépare un bateau ! »

Devant ce ton, j'hésite à demander ce qu'il se passe. Les tensions entre nous deux ont beau être retombées pour la plupart, il tient toujours à montrer que c'est lui qui dirige. Je reste donc silencieuse. Il relève la tête pour me regarder.

- « Brownie a laissé les enfants sans surveillance sur un bateau pour l'anniversaire d'Anglais. Les enfants ont remontés l'ancre et sont partis en mer pour faire comme les « grands ». Brownie a dû s'absenter pour une affaire, alors c'est nous qui y allons. »

On sentait dans son ton que la dite affaire ne valaient pas de laisser leurs jeunes frères et sœurs seuls. Ce que j'approuve totalement. Les enfants, ça se surveille. J'espère qu'il ne leur est rien arrivés. Si mes souvenirs sont exactes, l'île de Brownie est en frontière. Il faut absolument les rattraper avant qu'ils sortent du territoire. Brûlée arrive et elle est aussi catastrophée et en colère que Perospero. On arrive directement sur le bateau qui met les voiles.