Harry Potter, Prince des Neiges
Arc de l'École des Sorciers
Chapitre 21 : Qu'il est bon de rentrer chez soi…
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Assis dans l'un des compartiments du Poudlard Express, Erik avait ouvert son Livre des Ombres personnels et en feuilletait les pages.
Il passa sur les fiches illustrés sur les créatures et les sorts qu'ils avaient appris et sur les différentes recherches qu'ils avaient fait pour les magies de discrétion et les diverses protections et notamment l'intégralité des travaux sur la protection de leur base secrète.
Se disant qu'il lui faudrait ordonner tout cela et créer un sommaire, il tomba enfin sur la partie qu'il cherchait.
Du doigt, il souligna le nom qu'il avait noté de sa plus belle écriture : « Nicolas Flamel ». Alors qu'il connaissait tout cela déjà presque par cœur, il relu à nouveau toutes les informations que lui et ses amis avaient recueilli sur le créateur de l'objet caché par Dumbledore sous la trappes gardé par le chien.
Récupérer l'information de Hagrid avait été simple. Il avait profité de l'invitation de l'homme pour s'y rendre un après midi de fin novembre.
Se rappelant ce qu'avait dit Hagrid sur l'étroitesse de sa maison, Erik avait prit la décision de n'y aller qu'en petit comité. Il avait bien sûr amené ses amis Arendils ainsi que Neville et Hermione. Face aux protestations de Draco, le jeune sorcier avait répondu qu'il voulait qu'Hagrid se sente à l'aise et confiant et en tant que proche du directeur, il était possible qu'il ait lui aussi certains à priori sur les Serpentards. Sensible à sa logique, Draco avait cédé non sans grommeler.
Erik souriait encore à se souvenir. Dire qu'au début le jeune garçon faisait tout pour l'éviter alors qu'à présent il insistait toujours pour être avec lui où qu'il aille.
Quoi qu'il en soit, Hagrid avait été ravi de les recevoir et leur avait offert un thé très fort ainsi que des biscuits très durs et des caramels très collants.
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Erik et ses amis jouèrent le jeu assez finement. Ils avaient commencé à parler du chien du garde-chasse, Fang, un mâtin anthracite au poil luisant et à la mine patibulaire qui ne ferait sans doute aucun mal à une mouche. Ils espéraient glisser vers un autre genre de chien mais Hagrid avait dérivé sur les différentes créatures que contenait la forêt et dont il s'occupait. Qu'à cela ne tienne, ils avaient décidé de le suivre. Quand finalement il avait senti qu'Hagrid était en confiance, Erik avait fait un signe à Neville.
« Je crois que ma Grand-mère m'avait parlé de chiens à trois têtes. Comment vous vous occupez de ceux-là ? »
« Des chiens à trois tête ? Tu dois te tromper, il n'y a pas de chiens à trois tête ici…à part Touffu bien sûr. »
Touffu ? Hagrid avait appelé un chien tricéphale « Touffu ». S'il avait eu un chien comme celui-là, Erik l'aurait appelé « Cerbère » ou « Hadès », ou encore « Pluton » mais « Touffu » ?...décidément, il ne devait pas avoir assez d'imagination.
Apparemment il ne devait pas être le seul à s'être fait cette réflexion car Ingrid balbutia :
« Tou…Touffu ? »
« Oui, c'est mon chien à trois tête »
« On peut le voir ? » avait lancé Hans en imitant l'excitation d'un enfant.
Hagrid devait être tellement ravi que ses créatures déchaînent tellement les passions qu'il avait commencé à répondre sans penser aux conséquences :
« Là je ne peux pas, en fait il est au château au…au... »
Se rendant compte de ce qu'il allait faire, il s'était figé. Voyant qu'il n'irait sans doute pas plus loin, Erik avait décidé d'accélérer les choses.
« Vous alliez dire « au 3ème étage » ? Ou alors « dans la pièce du fond du couloir interdit » ? Ou encore celle-là, ma préférée : « au-dessus de la trappe où se trouve l'objet qu'il garde ». »
« Co…comment » avait balbutié Hagrid « Tu y es allé ? Tu as vu Touffu ? »
« Je ne suis pas le seul. Quelqu'un a été tenté de passer le chien pour trouver ce qu'il y a sous cette trappe. Le professeur Rogue à été blessé ce soir là » avait-il en espérant que le géant mordait à l'hameçon.
« Impossible ! Le professeur à participé aux protections de… »
« De ? » avait demandé Erik espérant que le géant lâcherai l'information.
« Ça suffit ! Arrêtez de me poser des questions ! Tout cela ne vous regarde pas ! »
« Ça ne nous regarde pas ? » avait presque hurlé Ingrid. « Erik a faillit se faire tuer i peine une semaine et vous dites que ça ne nous regarde pas ? »
« À moins que cette école soit un repère de criminels et qu'il y ait à la fois un voleur et un meurtrier, on peut considérer que la même personne est derrière ces deux tentatives de crime » avait ajouté plus posément Hotun.
Mais on pouvait sentir la colère dans sa voix.
« Donc cela nous concerne aussi ! »
« Justement ! Si vous vous en mêlez encore se sera encore plus dangereux ! Laissez les adultes s'occuper de ce problème et oubliez tout ça » s'était rebellé Hagrid « oubliez ce chien et oubliez ce qu'il garde, c'est une affaire entre le professeur Dumbledore et Nicolas Flamel ! »
Erik avait cligné des yeux puis blêmit. Maintenant il possédait l'information qu'il désirait et il en venait presque à le regretter. Il s'était tourné vers ses amis Arendils qui étaient tous dans un état similaire de pâleur. Seul Hermione et Neville ne semblaient pas avoir compris les implications de ce nom.
Hagrid aussi regrettait. Il se mit à se gratter le crâne en marmonnant « j'aurais pas dû dire ça, j'aurais pas dû dire ça… »
« Nous allons partir » avait finalement dit Erik en reposant sa tasse sur le bois de la table.
« Tu m'as manipulé » avait gémit Hagrid alors que les enfants sortaient.
« Oui, je m'en excuse »
« Tu t'engages sur une voix dangereuse, tes…tes parents seraient déçu par tout ça. »
« Mes parents m'aiment comme je suis, je vous remercie » avait répondu Erik sur un ton pincé.
« Le professeur Dumbledore avait raison » avait murmuré l'homme comme pour lui-même « Il est le seul à pouvoir te montrer le bon chemin ».
Déjà bien énervé par l'information qu'il venait d'acquérir Erik ne pu s'empêcher de répondre.
« A propos de Dumbledore. Je me demandais. Que le professeur Rogue soit au courent de tout ça, ça se comprends, mais vous ? Pourquoi êtes vous au courent ? »
« Le professeur Dumbledore me fais confiance, il… »
« Alors que vous semblez être incapable de garder un secret ? Vous n'êtes pas sérieux ? Je vous aime bien mais je ne partagerai jamais avec vous un secret aussi important que celui-là. »
« C'est toute la différence entre Tu-sais-qui et le professeur Dumbledore. Alors que Tu-sais-qui ne fait confiance à personne, le professeur Dumbledore sait faire confiance aux gens. Je t'en pris Harry ! Laisse le professeur Dumbledore t'aider ! Il sait ce qu'il faut faire. »
« Moi je pense que Dumbledore est plus...tacticien que vous ne le pensez Hagrid. Pourquoi parler d'un secret aussi important à quelqu'un qui ne sait pas garder les secrets ? Sans doute parce que justement on veut que ce secret soit éventé, non ? Et si possible devant les bonnes personnes. Alors ? Qui manipule qui ? » avait conclu Erik avant de partir.
Il avait profondément regretté ses paroles dès qu'elles étaient sorties de sa bouche mais c'était trop tard à présent.
Il marchait si vite à ce moment là que ses amis peinaient à le suivre. Finalement, Hotun était parvenu à sa hauteur.
« Tu ne crois quand même pas… ? » avait-il soufflé.
« Et quoi d'autre ? »
« Mais alors… » avait ajouté Ingrid qui avait aussi réussi à atteindre son ami.
« Oui, c'est forcément ça…ça ne peut être que ça. »
« Dites » avait soufflé Hermione qui courrait en queue de peloton, « ça vous dérangerai de donner quelques explications pour ceux qui n'ont pas suivi ?
Erik s'était arrêté et mordu la lèvre en regardant ses amis et autour de lui.
« Pas ici » avait-il dit.
Une fois qu'ils aient eut rejoint leur cachette secrète après être allé chercher le reste de leur amis, Erik avait mis ces derniers au courent de ce qu'Hagrid leur avait dit. Draco avait lui aussi blêmit.
« Donc je vois que Draco aussi est au courent » râla Hermione « Bon vous allez me dire qui c'est ce Nicolas Flamel et pourquoi vous avez l'air de cuvette de chiottes quand vous dites son nom ? »
Hermione avait tendance à être assez grossière quand on ne répondait pas assez vite à ses questions.
« Nicolas Flamel est…» avait commencé Draco.
« Un alchimiste français qui a vécu à Paris au XIVe siècle » l'avait interrompu Hotun.
« Il est surtout connu pour avoir créé la Pierre Philosophale qui pouvait changer le plomb en or et donner la vie éternelle » avait fini Erik.
« Et cette pierre serait…quoi…ici ? » avait demandé Hermione.
« Une minute ! Une minute ! » les avaient interrompit Draco « moi je sais tout ça sur Nicolas Flamel…mais vous, comment vous le savez ? Cette information n'est connue que de très rares sangs-purs… dont mon père. La plupart des sorciers qui le connaissent ont juste vu son nom sur la carte de Chocogrenouilles de Dumbledore et pensent que c'est un maître de Potion très doué... »
« Oh Drakinou » avait répondu Ingrid sur un ton qui rappelait Pansy Parkinson « Qui est Nicolas Flamel et ce qu'il a fait est de notoriété public chez les moldus. »
« Vraiment ? » s'exclamèrent Draco et Hermione d'une même voix.
« Mais…mais…ce n'est pas logique » avait continué le Serpentard « comment une chose aussi secrète dans le monde des sorciers pourrait être connu par les moldus ? »
« Oh je t'en pris Draco ! » avait soupiré Erik « On ne va pas revenir sur le sujet de différences sorciers/moldus…de plus Nicolas Flamel était un né de moldus et il est resté en contact avec le monde moldus malgré son éducation magique. »
« Mais…mais…mais…la famille Flamel est considéré comme l'une des plus nobles de France…ils ne peuvent pas être des nés de moldus… »
« C'est à partir de Nicolas Flamel qu'ils ont été connu comme une famille noble. La magie a anobli Flamel et son épouse à cause de ses hauts faits alchimiques. »
« Une minute ! » l'avait interrompu Hermione. « La magie à anobli les Flamel ? C'est courent ça ? »
« Bien sûr, toutes les familles noble qui existe aujourd'hui ont un jour eu un fondateur qui a été considéré assez pur de cœur pour être anobli. »
« Mais ce n'est pas le cœur qui est pur ! C'est le sang !...enfin ce que je veux dire. »
« Draco, l'expression originelle du mot « sang-pur » est en latin : Sanguis Merus. Littéralement cela peut se traduit par sang pur mais sémantiquement, cela a un autre sens. Le mot « sanguis » est utiliser pour désigner une famille tandis que « merus » est bien la pureté mais il s'agit plutôt d'une idée d'authenticité, de sincérité. On appelait Sanguis Merus les familles dont une personne avait été reconnue authentique, sincère, par la magie elle-même. »
« Mais… » avait tenté de dire Draco avant d'être interrompu par Hermione.
« Vos débats pseudo génético-étymologique je m'en bas les c…ce que je veux savoir c'est, puisque le pourquoi est évident, qui peut bien vouloir voler cette pierre ? »
Les deux garçons s'étaient regardés quelques secondes, avant qu'Erik ne se tourne vers Hermione.
« Est-ce que tu sais ce qui s'est passé le soir où mes parents sont mort ? »
« Pas grand-chose. Les livres sur le sujet sont assez vagues et remplies de théories farfelues. »
« Je les ai lu aussi. Par contre ce que personne n'a dit, c'est qu'on a jamais retrouvé le corps de Voldemort. »
« Tu voudrais dire…qu'il serait encore…en vie ? » avait balbutié la jeune fille.
« Sous une forme ou sous une autre, peut-être juste blessé. Lors de la première guerre, Dumbledore s'est assez étendu sur le fait qu'il cherchait la vie éternelle. »
« Donc ton hypothèse se serait que Voldemort serait…blessé…proche de la mort et qu'il chercherait la pierre pour non seulement se soigner mais aussi obtenir l'immortalité ? C'est monstrueux. »
« A qui le dis-tu » avait murmuré Draco qui savait ce que le retour du Seigneur des Ténèbres signifierait pour lui et pour les autres Serpentards dont les parents étaient Mangemorts.
« Mais il y a quelques choses que je ne comprends pas » avait continué la jeune fille. « Pourquoi maintenant ? Pourquoi après dix ans ? »
« Réfléchis, qu'est ce qui a changé ? »
« Dumbledore à amené la pierre au château » avait murmuré la jeune fille alors que tout se connectait en elle « et il en a parlé à Hagrid pour qu'il serve d'appât pour Voldemort. »
« Exact, la pierre est un piège. »
« Mais pourquoi cette année ? »
« Parce que j'y suis aussi. La pierre est aussi un piège pour moi »
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Quand il y repensait, Erik sentait des bouffées de colère. Le directeur était diabolique. Bien qu'il sache qu'il y avait un piège il lui était impossible de l'ignorer. S'il le faisait, il était possible que Voldemort revienne au fait de sa gloire et ça c'était quelque chose à exclure absolument. Peut-être que le directeur l'arrêterait mais il n'en était pas sûr. Après tout, son désir était de pousser son précieux sauveur sur le devant de la scène, quoi de mieux que de ramener la menace « Voldemort » pour cela. D'un autre côté, vu qu'Erik était loin d'être sous son contrôle, peut-être qu'il ne se risquerait pas à ramener un Voldemort tout puissant et possiblement immortel dont il ne retirerait aucun bénéfice de la mort, si mort il y avait.
Non, Erik ne connaissait pas suffisamment le directeur pour savoir ce qu'il allait faire et c'était ce qui le mettait le plus en rage. Il se trouvait dans le brouillard et il n'y pouvait rien.
Leva les yeux de son grimoires, il vit que Draco avait lui aussi sortit le sien.
Le jeune Serpentard avait adoré le principe d'un grimoire à faire soi-même et avait immédiatement fait parvenir un hibou à sa mère pour en obtenir un. Il commençait par la même occasion à persuader ses amis de s'en procurer un et avait reçu en réponse de « Peut-être pendant les vacances. ». Le sourire du jeune Malefoy faisait dire à Erik qu'il savait parfaitement ce qu'ils allaient trouver sous leur sapin au matin de Noël.
Bien qu'il ne l'ait eu que plus tard, le grimoire de Draco était déjà le plus rempli de tous. Il avait copié à l'intérieur l'intégralité de « Milles herbes et champignons magiques » ainsi que certaines pages de traités de potions assez volumineux. Il avait également ajouté plusieurs recettes de potions.
« Je les ajoutes au fur et à mesure que je les étudie » avait-il dit.
Cependant, Erik avait remarqué qu'il y a avait bien plus que les quelques qu'ils avaient réalisés en classe. Il remarqua également que certaines, parmi celles qu'il connaissait, n'étaient pas tout à fait identiques à celles qui étaient notes dans leur livre de cours.
Draco lui avait dit qu'il prenait des cours de potion depuis qu'il était jeune avec le professeur Rogue et que celui-ci lui avait également donné des alternatives à ses potions afin de mieux les réussir.
C'est à cette occasion qu'Erik avait appris que Severus était le parrain de Draco. C'était un choix assez étrange de la part de Lucius Malefoy. Severus avait beau descendre de l'une des familles les plus nobles d'Angleterre, les Prince, Severus n'était pas ce qu'on pouvait appeler un sang pur. En effet, sa mère, Eileen Prince, avait épousé un moldus du nom de Tobias Rogue. Était-elle vraiment amoureuse ou alors a-t-elle choisi le premier homme qui lui permettait de quitter sa famille, ça tout le monde l'ignorait. Cependant, c'est ce fait qui avait permis à Severus de rencontrer une jeune fille du nom de Lily Evans.
Penser à la pureté du sang, juste après s'être remémoré l'épisode avec Hagrid lui permis de se souvenir quelque chose.
Jetant un discret charme de discrétion entre eux, il interpella son ami.
« Draco ? »
« Mmm ? » demanda le jeune garçon sans lever les yeux de son grimoire.
« On…on a pas eu le temps de finir la discussion de la dernière fois »
« Quel discussion ? » demanda Draco toujours sans lever les yeux.
« Sur le sang pur…le jour où on a appris pour Nicolas Flamel… »
Le Serpentard leva enfin les yeux.
« Je pense qu'on aurait dut régler la question plus tôt…enfin je veux dire…tu semblais assez… »
« Énervé ? »
« Intrigué ! C'est ce que j'allais dire, intrigué »
Draco reposa son livre sur ses genoux et prit son menton entre ses mains en soupirant.
« Mais c'est vrai, j'étais énervé. Je pense que si tu avais tout de suite repris la conversation, j'aurai pu…je sais pas…t'envoyer balader. »
« Oui, pour dire les choses poliment. »
« Voilà ! » approuva Draco. « J'ai eu le temps de réfléchit et tu as parfaitement raison. Il y a bien eu un moment où notre famille n'a pas été noble. Mais le plus surprenant c'est de savoir qu'un Malefoy à fait quelque chose de suffisamment bien pour la magie pour qu'il soit anobli. »
Erik éclata de rire. Si Draco était capable de plaisanter là-dessus alors c'est qu'il allait bien.
« En partant de là » continua le jeune garçon « la notion même de sang-pur tel qu'elle est décrite de nos jours n'a aucun sens puisque nous avons tous été « impur » à un moment où à un autre…enfin je pense. »
« Et tu ne sais pas le pire. D'après certaines légendes, le premier Seigneur Malefoy était né-de-moldus. »
Le visage ébaubi de son ami fit éclater se rire Erik. Mais finalement Draco l'imita juste avant de s'étrangler et de se mettre à frémir.
« Qu'est ce qu'il y a ? » demanda Erik.
« Je viens juste d'imaginer la tête de mon père s'il l'apprenait. »
Erik redoubla de rire.
« Oh non, ce serait pas drôle ! Pas drôle du tout. Écoute ! » dit-il en se penchant vers Erik. « Il ne faut pas qu'il l'apprenne…ou alors si ça baguette est loin de lui. »
« C'est sûr qu'il a l'air de croire que les Malefoy sont sortis de la cuisse de Jupiter… »
« Hein ? » demanda Draco en papillonnant des yeux.
Éclatant à nouveau de rire, Erik entreprit d'initier son ami aux mystères des expressions moldus alors que le train filait toujours plus vite vers Londres.
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Une surprise attendait les Arendils, et surtout Erik, sur les quais de la gare. Il y avait bien sûr Remus, cela, ils s'y attendaient puisque Sirius était toujours officiellement recherché. Il attirait tout les regards autour de lui car bien que les grossesses masculines soient naturelles, elles n'en étaient pas moins peu courantes.
Et enceint, il l'était. À près de cinq mois de grossesse, Remus avait déjà un ventre bien développé, tellement qu'il avait cessé de mettre des pantalons pour revenir à des coupes de vêtements qui ressemblaient plus aux robes de sorciers. Il semblait radieux bien qu'un peu pâle.
Non, la vraie surprise faisait un peu plus d'un mètre, avait 5 ans depuis peu et des tresses blondes et percuta Erik dès qu'elle le vit. Heureusement, Wolf semblait avoir anticipé et s'était placé juste derrière son amoureux pour l'empêcher de tomber alors qu'il était assailli par la petite Emma qui se serrait contre lui en criant son nom. Erik se mit à lui caresser les cheveux ce qui eu pour effet de calmer la petite fille.
« Bonjour mitt lille hjerte. Moi aussi je suis content de te revoir. »
Il présenta le bout de chou qui ne le lâchait pas à ses amis non Arendils puis fit la même chose avec Remus.
« Et là » dit-il en désignant le ventre de Remus « Il y a mon futur cousin ou ma futur cousine. »
Il avait l'air très fière, comme un grand frère.
« Au fait, on sait si c'est un garçon ou une fille ? » demanda-t-il à Remus.
Lui habituellement si sérieux semblait presque trépigner sur place.
« J'ai dit à Sirius que je ne voulais pas savoir, mais vu la façon dont il sourit en regardant mon ventre je parie pour une fille »
A ce moment-là, ils furent rejoints par Maud et Benjamin qui venaient de passer la barrière de la gare. Hermione se précipita pour le serrer dans ses bras. C'était dur d'être assis loin de sa famille pendant si longtemps à cet âge. Mais elle ne s'était pas rendu compte qu'ils lui avaient autant manqué jusqu'à ce qu'elle les voit.
« Bonjour les enfants…ceux que je connais comme les autres. » dit Maud sans lâcher sa fille.
Ces quatre mois avait été long pour elle aussi.
« Et bonjour Remus, vous…oh ! Vous…vous avez prit du poids ou… ? » demanda-t-elle gênée.
« Non » dit Remus en riant « je suis enceint en fait »
« C'est…courent ce genre de chose ? » demanda Benjamin en clignant des yeux.
« Courent non, mais ça arrive de temps en temps. Bon, les enfants, il faudrait peut-être y aller. Il commence à se faire tard, surtout qu'il y a une heure de décalage avec Arendelle. »
Erik se dit qu'effectivement il se faisait assez tard. Il serait plus de huit heures du soir quand ils arriveraient chez eux.
Hermione dit au revoir à tout le monde et partit avec ses parents. Les autres se dirent au revoir et se séparèrent. Neville rejoint Augusta qui vint tout de même les saluer avant de repartir et Blaise rejoint un couple formé d'un homme râblé, musclé aux cheveux blonds ondulés et d'une femme à la peau d'ébène et aux jambes interminables. Gregory et Vincent repartirent avec des hommes qui semblaient être des copies carbone d'eux en plus âgé alors que Théo faisait de même avec un homme assez âgé. Erik supposa que c'était son père puisque Théo leur avait dit que son père l'avait eu assez tard.
Haldus fit un signe d'au revoir à Neville alors qu'il se faisait transplaner par un couple de sorciers un peu blême, une sorcière aux cheveux roux sales attachés en chignons et un homme au visage creux dont le manque de chevelure rendait plus cadavérique. Erik supposa que cela devait être les fameux Carrow, Alecto et Amycus, qui avaient élevés Haldus.
Draco était le dernier. Il avait fait un tour d'horizon mais n'avait vu ni son père ni sa mère.
« Ils vont arriver. » dit Erik.
Draco acquiesça.
« Pas la peine d'attendre pour moi, vous devriez partir. »
« Tu es sur ? »
Le Serpentard acquiesça. Erik sourit et le serra dans ses bras en lui souhaitant un joyeux Noël.
« Et bien, et bien » dit une voix dans leur dos « quelle attitude…inhabituelle de ta part Draco. »
Le jeune garçon frémit et se retourna. Lucius Malefoy se tenait devant eux, les yeux plissés.
« Quel plaisir de vous revoir Lord Malefoy » dit Erik en lui coupant l'herbe sous le pied. « Je disais juste au revoir à mon bon ami Draco. Après tout nous n'allons pas nous voir pendant deux semaines. »
« Je suis…heureux de voir que vous vous entendez bien » dit Lucius d'une voix doucereuse. « Draco ! Nous allons y aller. »
« Oui père »
« Ça ira ? » lui chuchota Erik.
Draco hocha la tête.
« Tu es sur ? »
Draco hocha à nouveau la tête, non sans avoir hésité quelques secondes.
« Vas-y, je me débrouillerai »
Erik soupira mais acquiesça à son tour. Il toucha l'objet que Remus avait sortit et disparu avec les autres.
« Je suis content de voir que tu as réussi la mission que je t'avais confié. » dit Lucius une fois qu'ils furent entre eux « Mais c'est le minimum qu'on peut attendre d'un Malefoy. »
« Oui père » dit Draco en se retenant de soupirer.
Son père ne lui faisait jamais de vrais compliments mais il avait l'habitude.
« Cependant, j'ai reçu des nouvelles alarmantes de la part de la jeune Miss Parkinson sur ton comportement envers elle et en société. Je vois qu'il faudrait reprendre intégralement ton éducation. »
« Oui père »
« J'espère que tu ne fera pas perdre leur temps à tes précepteurs et que tu te montrera appliqué. »
« Oui père » répondit Draco alors que Lucius se retournait pour se diriger vers les cheminées.
« Au fait, Draco » dit son père, toujours de dos « pour compenser ton comportement envers ta future épouse, j'ai invite Miss Parkinson à passer une semaine au manoir après Noël »
Draco se retint de gémir et suivit son père dans le foyer de la cheminée qui brûlait d'un feu vert.
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C'était l'effervescence à Arendelle depuis déjà quelques temps quand ils arrivèrent. Bien sûr, tour le monde avait déjà cessé ses préparatifs quand ils étaient arrivés mais il était visible qu'une certaine activité avait régné dans le palais toute la journée. Ne serait-ce qu'à cause des échelles encore dressés en dessous de décoration incomplètement installés.
Dans la cour du château se dressait un immense sapin nu et sans la moindre décoration encore, du moins sur lui car à ses pieds se trouvaient des caisses et des caisses remplis d'objets et de guirlandes destinés à le parer.
Le dîner fut joyeux. La Reine avait invité les familles des quatre autres enfants et chacun devisaient ensemble de ce qu'ils avaient appris en cours. Bien sûr, ils passèrent sous silence la tentative d'assassinat sur Erik ainsi que l'enquête qu'ils menaient. Le prince avait été très clair avec ses amis : on ne dit rien, ni à la Reine, ni aux autres sur ce qui se passe à Poudlard. Devant son insistance, Ingrid, qui était la plus farouche opposante à cette décision, accepta elle aussi.
Comme il était tard, les enfants dormirent au château. On proposa aux parents de faire de même mais ils refusèrent, même Henrick et Breda, les parents de Wolf, qui habitaient en dehors de la ville.
Dès le lendemain, et ce malgré l'effervescence des préparatifs, les cinq jeunes sorciers firent leurs devoir de vacances. Il n'y en avait pas énormément puisque les professeurs souhaitaient que les élèves profitent de leurs vacances, cependant il y avait tout de même un peu de travail. Sans compter aussi qu'il fallait réviser tout ce qu'ils avaient déjà appris depuis le début de l'année.
Pour cela, leur grimoire personnel ou plutôt les sortilèges qui lui étaient associés, leurs furent bien utile. Ils leur permirent de faire des dossiers de révision complet en compilant leurs cours en un résumé simplifié mais exhaustif. Il était assez tard dans l'après-midi de lundi quand ils finirent. Ils décidèrent d'envoyer les différents textes à Hermione dès le lendemain pour qu'elle ajouté des précisions et fasse passer mais Hedwige, qui semblait toujours savoir quand on avait besoin d'elle, s'était posée sur la table et avait tendu sa patte.
Devant l'insistance de la chouette, Erik avait attaché le dossier à sa patte puis lui avait donné un itinéraire. Elle devait d'abord aller voir Hermione, puis Blaise, puis Neville, Draco, Haldus, Blaise, Vincent, Théo et enfin Gregory. Sachant approximativement ou tout le monde habitait, il avait conçu cet ordre pour qu'elle n'ai pas trop à faire de détours.
Comme il était trop tard pour aller jouer dehors (il faisait déjà nuit), les enfants prirent les livres de fictions qu'ils étaient en train de lire, passèrent à la cuisine où on leur promit de leur apporter des chocolats chauds et se rendirent dans le petit salon privé où ils s'allongèrent sur la grande fourrure d'ours étendu sur le sol, juste devant le feu pour lire en attendant le dîner.
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Debout devant sa fenêtre. La Reine Elsa tenait une feuille de parchemin qu'elle relisait avec attention. Elle leva les yeux et vit la cours où son fils et ses amis ainsi que les enfants du village jouaient à faire un concours de bonhomme de neige par équipe. Le jeu dégénéra un peu quand Ingrid accusa Erik de tricher en utilisant son pouvoir pour rendre son bonhomme de neige plus beau ce qui entama une gigantesque bataille de boules de neige.
Elsa sourit. Le royaume était tellement vivant depuis qu'elle avait ouvert les portes du palais. Et sa vie était tellement remplie depuis que son petit prince y était entré.
« Majesté ? » demanda Sir Hugo qui se trouvait dans la pièce avec elle. « Qu'en est-il de notre affaire ? »
Elle regarda à nouveau le parchemin avant de demander.
« Est-ce que c'est légal ? »
« Légal…oui » Dit le magistrat peu sûr de lui « Mais légitime… »
« En clair, il s'agit d'une manœuvre ? »
« Ça m'en a tout l'air, Majesté »
Les yeux de la reine se perdirent dans le vague quelques instants. Elle sentait comme une boule dans son cœur. Elle prit alors une grande inspiration et regarda son premier ministre.
« Convoquez immédiatement le conseil, je vais leur en parler dès maintenant »
« Même Lord Aksel ? »
Elsa soupira. Elle souffrait du fait qu'Aksel du Vestland la batte froid de cette façon. Depuis sa plus tendre enfance, l'homme avait été pour lui « oncle Aksel », l'un des proches de son père, celui qui la faisait sauter sur ses genoux quand elle était petite.
Elle se rappelait une histoire que ses parents lui avaient racontée. Apparemment, quand elle avait commencé à marcher, ses parents la faisaient aller de l'un à l'autre et alors qu'une fois qu'elle se dirigeait vers sa mère, Lord Aksel était entré et elle avait changé de direction pour aller vers lui et se jeter dans ses bras.
C'était si loin tout cela, il était maintenant un homme plus important et même si elle était sa souveraine elle se sentait encore une petite fille à côté de lui.
« Oui, même lui » dit finalement Elsa « Je veux aussi que Sirius et Remus assistent au conseil avec James et Lily et si possible mes parents. Oh !...Et convoquez aussi ma sœur. »
« La princesse Anna ? » demanda Sir Hugo sur un ton dubitatif.
« Elle est princesse du royaume. Nous ne devons pas l'exclure de nos décisions.
« Comme il vous plaira Majesté. Et pour son altesse le prince ? »
Elsa regarda à nouveau par la fenêtre pour voire la bataille de neige se continuer à ses pieds. Il faudrait qu'elle pense à faire préparer des serviettes, des bains et des chocolats chaud pour tout le monde.
« Ne lui disons rien pour le moment. Inutile de gâcher les fêtes de Noël »
Sir Hugo s'inclina et ressortit du bureau, laissant la reine à de noires pensées et à des craintes encore vagues dans son esprit.
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Cependant, Noël se passa parfaitement bien ce qui lui permit d'oublier ses craintes. Le soir-même, les cloches se mirent à sonner vers 17h30 et tout le monde cessa ses activités pour se rendre à l'église pour la messe du Réveillon.
Affluant de toute part, les gens se rassemblèrent dans la grande église de bois qui réussit à accueillir tout le monde. Au premier rang bien sûr, il y avait la Reine, Erik ainsi qu'Anna, Kristoff et Emma accompagné de Sirius et Remus. Juste derrière il y avait les conseillers, les représentants des provinces ainsi que tout les nobles présent ce jour là dans la ville.
Hans, Hotun, Ingrid et Wolf se tenaient, eux, juste derrière les hauts personnages avec leur famille. Qu'ils soient les amis du prince ne changeait pas le fait qu'aucun d'eux n'avait de titre pour prétendre être officiellement proche de la famille royale. Heureusement, ils savaient que le dîner serait, lui, moins formel, et qu'ils seraient à côté de leur ami.
Quand l'évêque commença la cérémonie, tout le monde se tut jusqu'au premier chant. Erik suivait soigneusement la messe grâce à son missel et chantait d'une voix enjouée. Aucun de ses deux parents biologique n'avait été religieux et leur portrait avait dit qu'ils n'avaient pas eu l'intention d'élever dans une foi quelconque. Cependant, il aimait la messe et il aimait la religion. Il y trouvait une sorte de paix intérieure, surtout au moment de la prière.
Certes il n'allait pas au culte tout les dimanches et ne priait pas tout les soirs non plus mais il lui arrivait parfois, si le temps était clément de s'arrêter pour remercie Dieu…ou l'univers...ou encore la Déesse ou qui que ce soit qui veillait sur eux.
Juste après le Notre Père, il y eu comme chaque année la lecture de Noël. Habituellement il s'agissait de l'histoire de ma nativité mais cette année là, il s'agissait du conte préféré d'Erik, celui des quatre bougies.
Elle racontait l'histoire d'une maison ou quatre bougies étaient allumées dans une sombre pièce. Il y avait tellement de silence que l'on pouvait les entendre chuchoter.
La première disait : « Je suis la Paix, mais personne n'arrive à me maintenir allumée. Je crois que je vais m'éteindre ». Alors sa flamme diminuait et elle s'éteignait complètement.
La seconde disait alors : « Je suis la Foi ! Dorénavant je ne suis plus indispensable, cela n'a pas de sens que je reste allumé plus longtemps ». Dès ses paroles prononcées, un petit vent soufflait la bougie pour l'éteindre.
La troisième prenait alors la parole avec une voix triste : « Je suis l'Amour ! Je n'ai pas la force de rester allumée. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils en oublient même d'aimer ceux qui sont proches d'eux » et sans plus attendre, elle s'éteignait.
Mais à ce moment-là, un petit enfant entrait dans la pièce et voyait les trois bougies éteintes : « Paix, Foi, Amour, pourquoi êtes vous éteintes ? Vous deviez être allumées jusqu'à la fin des temps » et en disant cela, l'enfant fondait en larmes.
« N'ai pas peur enfant » disait alors la quatrième bougie « tant que ma flamme brûle, nous pourrons rallumer les autres bougies car je suis l'Espoir ! »
Les larmes aux yeux, Erik scandait avec les autres la dernière strophe du conte :
« Que l'Espoir ne s'éteigne jamais en nos cœurs et que chacun de nous puisse être l'instrument qui maintiendra l'Espoir, l'Amour, la Paix et la Foi. »
Avec un doux sourire, Elsa passa un mouchoir sur les yeux de son fils. Celui-ci se tourna vers elle puis posa sa tête contre son bras.
Puis à la fin, au son des cloches, tout le monde se pressa dehors. Le personnel des cuisines du château ainsi que les serviteurs se précipitèrent pour finir leurs tâches avant le grand banquet. Les autres s'attardèrent encore quelques instants. Erik et sa mère regardèrent ensemble la crèche dont les figurines grandeur nature scintillant comme si elles étaient neuves.
Ensuite ils se rendirent dans la grande salle où beaucoup s'étaient déjà assis en attendant le repas qui ne tarda pas à arriver. Des dizaines de serviteurs déferlèrent dans la salle en portant tout autant de plats. Ils étaient suivis des personnels de cuisine qui s'installèrent aussi après avoir vérifiés que tout était parfait.
Le dîner fini assez tard, vers minuit. Il avait été entrecoupé de discours, de chants, de danses et de numéros magnifiques. Mais à minuit, la Reine dit aux enfants qu'il était l'heure d'aller se coucher et c'est ce qu'ils firent sans trop grogner car ils avaient hâte d'être déjà à demain pour ouvrir les cadeaux qu'ils trouveraient sous le sapin.
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« Vous avez demandé à me voir, mère ? » demanda Erik en entrant dans son bureau.
Sir Hugo était avec elle ainsi que Sirius et Remus. Il aperçu aussi Lily et James ainsi que ses grands parents, les seuls personnages de tableaux présent, les autres ayant désertés leur cadre comme à chaque fois que sa mère avait des affaires importantes à régler.
Elsa lui fit signe d'avancer. Erik se plaça devant le bureau mais refusa de s'assoir.
« Il y a quelques jours, j'ai reçu une lettre du Ministère de la Magie…ou plutôt du Ministre lui-même » dit-elle en montrant la lettre qu'elle tenait quelque jour plus tôt. « Cela fait déjà quelques jours mais je ne voulais pas…gâcher les fêtes de Noël. »
« De quoi s'inquiéter ? » demanda le prince d'un ton neutre.
Il essayait de ne pas le montrer mais il sentit un poids sur sa poitrine au moment où sa mère lui parla de cette lettre.
« Nous espérons que non » répondit Sir Hugo.
« Mais vous avez estimé que c'était suffisamment préoccupant pour me garder de savoir. »
La reine soupira et acquiesça.
« En substance » dit-elle « le peuple anglais est inquiet au sujet de son héros et aimerait que le ministère s'assure que tu soit correctement traité. Pour satisfaire aux demandes du peuple, le Ministre Cornelius Fudge enverra un émissaire chargé de faire un rapport objectif sur la situation dans le but strict de rassurer le peuple. »
« Tout ça c'est des conneries ! » s'exclama Sirius. « Fudge veux juste trouver un…un prétexte pour prendre le contrôle d'Erik. Je parie que son envoyé est l'un de ses larbins qui fera un rapport catastrophique sur la situation afin de persuader le Magenmagot d'intenter des procédures judiciaires ! »
« Nous en sommes conscient monsieur Black » dit Sir Hugo d'une voix posée.
« Si le Ministre décide d'intenter une action en justice, y a-t-il des risques pour nous ? » demanda Erik.
« S'il s'agissait de n'importe qu'elle autre nation je vous répondrais « non » sans hésitation mais contre une communauté magique, j'avoue être un peu plus circonspect… » dit le premier ministre avec une mine grave.
« Au pire je pourrais toujours essayer de faire valoir ceci » dit Erik en montrant les anneaux à ses doigts.
« Il est possible que ce ne soit pas une bonne idée » dit Remus « comme tu n'es pas majeur ces anneaux n'ont pas vraiment de pouvoir politique. Mais le ministre pourrait prétexter la sauvegarde du patrimoine magique et demander ta garde. »
« Donc ce serait plutôt un désavantage. Et si jamais, Dieu et Merlin nous en préservent, il obtient ma garde ? »
« Tu deviendrai alors pupille de l'État » dit James depuis son tableau. « Il pourrait choisir de te garder à ses côtés ou bien alors te confier à une famille influente de son entourage… »
« Où pire » ajouta Lily « Il pourrait décider de te confier au reste de ta famille. »
« Je sais qu'il n'y a plus personne du côté de papa et du côté de maman…il y a ta sœur…quel est son nom déjà ? Primevère ? »
« Pétunia. » répondit la femme sur un ton grave « Pétunia Dursley. Elle a toujours détesté la magie… »
« Voyons Lily, tu sais bien qu'elle est jalouse. »
« Quoi qu'il en soit je refuse de laisser mon bébé près d'elle ! » s'exclama la jeune femme. « Elle est mauvaise et son mari est encore pire ! »
« Si je me souviens bien c'est une espèce de gros phoque qui se prend pour la personne la plus « comme il faut » du monde, c'est ça ? » demanda Sirius.
« Je ne pense pas qu'il le soit avec Pétunia mais je sais qu'il a un caractère violent et je refuse qu'Erik soit envoyé chez eux. »
« Nous n'en sommes pas encore là » interrompit Elsa. « Je pense pour le moment qu'il fait nous concentrer sur la venu de cet envoyé… »
« Au fait » demanda Erik. « Qui est-ce ? On sait des choses sur lui ? »
« Je sais que c'est une femme » dit Elsa en reprenant la lettre « et son nom est…Dolores Ombrage. »
A suivre…
Tatataaaaa ! Et merde ! J'entends presque la marche impériale de Star Wars en parlant de la grosse pétasse en rose !
En tout les cas, voilà un chapitre rondement mené, j'espère qu'il vous a plu.
Je sais que normalement les Carrow étaient à Azkaban mais là on va dire qu'ils n'y étaient pas…
J'ai renforcé le côté religieux d'Erik et peut être que ça fera des réapparitions aux hasards des chapitre suivant…sauf si ça vous gêne…
Pour le conte des quatre bougies, sachez que c'est en fait mon conte de Noël préféré…et que je chiale à chaque fois que je le lis (si si, je vous assure)
En tout cas c'est fini pour cette semaine et à dans deux semaines !
