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Chapitre 21 : Come Back (Version M)

Rick

D'aussi loin que je m'en souvienne, je n'avais jamais eu à faire quelque chose d'aussi difficile que de partir. J'aurais voulu rester, la garder dans mes bras, l'embrasser, lui faire l'amour toute la nuit jusqu'à ce que nous nous endormions de fatigue, mais ma fierté de mâle dominant m'avait rappelé à l'ordre. Je lui devais une revanche qui, pour le coup, m'avait moi aussi mis en émoi. J'étais bien avancé avec mon petit frère du bas qui m'ordonnait de faire demi-tour. Je me mis donc à courir pour ne pas rebrousser chemin. Je sortis de l'immeuble comme si j'avais le feu aux fesses, et pour tout dire ce n'était pas à cet endroit que le brasier faisait rage ! Je vis une fontaine non loin d'un parc, et j'allais donc y rafraîchir mes ardeurs. Soufflant bruyamment, je me disais que je ne survivrais pas à ce jeu. Mes émotions apaisées, j'hélai un taxi qui me conduisit droit chez moi.

Je fus vite arrivé, et un quart d'heure plus tard, il me déposa devant mon immeuble. Je remerciai le chauffeur, et j'allais sortir du véhicule lorsque mon portable sonna. Surpris, je reconnus la chanson attribuée à Kate Beckett :

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Heureusement pour moi, jamais je ne recevais d'appels de Beckett en sa présence, ce qui était logique, puisque c'était sa sonnerie, et qu'elle était rarement à mes côtés lorsqu'elle m'appelait. Or, si elle savait que je lui avais attribué pareil titre, elle me tuerait à coup sûr ! Je décrochai :

- Que vous arrive-t-il Lieutenant ? Vous n'arrivez pas à dormir ?

Et j'espérais bien que ce soit le cas après l'état dans lequel je l'avais laissée. Je l'entendis à peine prononcer mon prénom, et perdant mon sourire, je lui demandai :

- Qu'y a-t-il Kate ? Tu as un problème ?

- Il faut que tu viennes, et je t'en prie dépêches-toi !

Sans en demander plus, je lui assurai que j'arrivais, puis raccrochai. Ordonnant au chauffeur de revenir à son point de départ, je m'engouffrai dans le taxi, l'angoisse m'enserrant l'estomac. Que se passait-il ? Elle semblait désespérée, voire même oppressée, et j'imaginais déjà le pire. Que lui arrivait-il ? Une multitude de questions traversèrent mon esprit. Et si Josh était revenu et l'avait… Non il n'était pas comme cela, et puis il se serait retrouvé à la morgue en un rien de temps. Non ce… et justement peut être… argh tout était embrouillé dans ma tête. Le taxi me déposa enfin devant l'immeuble de Kate. J'en sortis en courant, jetant une liasse de billets au chauffeur, pour qui aujourd'hui était son jour de chance. Arrivé devant sa porte, je frappai désespérément.

- Kate, ouvres-moi !

Je n'eus aucune réponse, ce qui augmenta d'autant plus mon inquiétude. J'appelai de nouveau en frappant plus fort, mais là encore, aucune réponse ne me parvint. Je sentis l'angoisse monter d'un cran supplémentaire, faisant vrombir mon cœur dans ma poitrine. Je pouvais encore entendre la musique à travers la porte. Je la prévenais que si elle ne m'ouvrait pas, j'allais entrer, et sans attendre de réponse, je mis la main sur la poignée et exerçai une pression. La porte n'était pas verrouillée, me permettant d'entrer. Son appartement était toujours plongé dans le noir, mais il me semblait que des bougies avaient été rajoutées à celles déjà présentes la première fois. Fronçant les sourcils, j'avançai de quelques pas, n'ayant pas la moindre idée de ce qu'il se passait ici.

- Kate, que se passe-t-il ? Où es tu… ?

Je regardai autour de moi, mais ne la vis pas. Où était-elle donc ? Son appartement n'était pas en désordre donc il n'y avait pas eu de lutte, du moins en apparence.

- Mais qu'est-ce que… ?

Je m'avançai vers le salon, lorsque j'entendis le bruit d'une porte fermée à clé. Me retournant subitement, je la découvris, un sourire radieux sur le visage.

- Kate mais que se passe-t-il ?

Elle brandit une clé sous mes yeux, un sourire sexy en diable sur le visage, et le regard lourd de désir, et me dit :

- Monsieur Castle, si vous voulez partir, il faudra venir chercher la clé !

Je m'étais fait avoir comme un débutant. Je n'arrivais pas à croire qu'elle ait pu me jouer un tour pareil. Et un sourire étira mes lèvres en constatant à quel point elle me voulait dans son lit. Enfin si nous l'atteignons, parce que vue la façon dont elle me dévorait du regard, ce serait un miracle si l'on parvenait à rejoindre le canapé ! Me passant une langue gourmande sur les lèvres, j'écarquillai les yeux en la voyant glisser la clé dans son… Mon Dieu ! Je devais rêver ! Kate Beckett venait de m'enfermer chez elle en glissant la clé de son appartement à un endroit plus que stratégique. C'est à ce moment que le petit frère du bas se réveilla, plus vigoureux que jamais. Mon corps avança tout seul, mon désir consumait tout mon corps, me poussant vers ma muse. Je l'attrapai par les bras, la planquant brutalement contre la porte. Je lui donnai un baiser fougueux et passionné, lui arrachant un gémissement de plaisir qui renforça mon désir.

J'entreprenais une exploration langoureuse de son corps, et à chaque caresse, je la sentis frémir. Je laissai descendre ma main sur ses hanches puis ses fesses, que je pressai fermement, plaquant son bassin contre ma virilité dressée par et pour elle. Elle réagit immédiatement en redoublant l'intensité de son baiser. Un nouveau gémissement de sa part m'arracha un grognement de contentement lorsque je glissai ma main sous le bout de tissu qui cachait sa féminité, laissant lentement aller mes doigts jusqu'à son intimité, m'y attardant plus que nécessaire. Elle m'attira contre elle, serrant ma nuque de ses mains, se cambrant contre moi, ployant son bassin à la rencontre de mes doigts qui se repaissaient de sa chaleur et de son humidité.

- Rick…

L'entendre prononcer mon prénom ainsi me combla de bonheur, et alors qu'elle me suppliait de la faire mienne, je me saisis de la clé, puis me reculai à regrets, lui montrant cette dernière. Le jeu n'était pas fini, c'est elle-même qui en avait défini les règles :

- Lieutenant Beckett c'est de l'abus de pouvoir !

Et sur ces dernières paroles je sortis précipitamment de son appartement…

Wong

Dire que j'étais entouré d'une bande d'incapables était un faible mot. Cela se confirmait tous les jours. Je m'apprêtais à recevoir Whu que j'avais infiltré auprès de l'institut de rééducation en tant qu'agent d'entretien, pour qu'il puisse me tenir au courant de l'évolution de l'affaire. Sa principale mission était de surveiller tout ce qui se rapportait à cette maudite clé USB qui contenait les données que m'avait dérobées Tyler Grant. Je l'avais fait abattre, mais je n'avais pas pu récupérer cette clé. Il l'avait mise à l'abri avant que j'intervienne, et les données qu'elle contenait pouvaient réduire à néant tout ce que j'avais mis des années à bâtir. Sachant qu'il n'avait qu'un frère comme proche famille, en rééducation après une tentative de meurtre que mes hommes avaient lamentablement foirée, il me fut facile de le faire surveiller discrètement. Mais l'affaire avait pris une autre tournure avec l'intervention du tandem de choc du 12th district, Kate Beckett et Rick Castle.

Ayant fait quelques recherches auprès de flics dont je graissais la patte depuis des années, j'avais appris qu'ils avaient un taux de résolution d'affaires dont tous les flics de Hong Kong devraient s'inspirer, eux qui passaient leur temps à se faire acheter ou à s'envoyer des litres de saké. J'avais envoyé Yo, mon Freeman pour qu'il me débarrasse de ce frère devenu encombrant, mais même lui avait échoué. Il était tombé nez à nez avec ce Lieutenant Beckett, et ne s'en était sorti que grâce à sa technique des arts martiaux qui, sans valoir la mienne évidemment, était des plus redoutables. Mais maintenant, et comble de malheur, je venais d'apprendre qu'ils avaient trouvé la fameuse clé tant recherchée. S'en était trop. Il me fallait un exutoire pour me calmer. Je devais évacuer le trop plein de rage en moi avant que je ne fasse quelque chose qui puisse me trahir et tout faire échouer. Je convoquai Xin-Hong pour qu'il vienne me faire son rapport.

-Vas-y, je t'écoute, lui dis-je d'une voix froide.

J'attendis qu'il eut fermée la lourde porte de mon bureau, insonorisant ainsi la pièce. Il ne me répondit pas de suite, comme changé en statut de sel. Il avait les yeux rivés au sol, se triturant les mains, et semblait hésiter quant aux mots qu'il devait utiliser. J'adorais les voir dans cet état, tremblant de peur comme une fillette, ne sachant quel sort ils allaient subir. Mais son sort était déjà réglé, j'allais le tuer de mes propres mains, et je sus comment en le voyant.

-Monsieur Wong… ils sont allés directement dans la chambre de Jason, comme s'ils savaient où chercher, à croire que quelqu'un les avait informés.

Je sursautai à ces mots. Se pourrait-il qu'il y eut un traître parmi les miens ? Non, je ne pouvais le concevoir. Cependant, tous les éléments semblaient concorder. Comment auraient-ils pu savoir où chercher ? Encore un problème sur les bras. Comme si je n'en avais pas assez ! Il allait falloir que je mette Yo en quête de ce traître. Si je le tenais entre mes mains, je serais capable de lui crever les yeux, et de lui couper la langue pour avoir parlé, avant de les donner à mes chiens en guise de repas. D'ailleurs, ils avaient déjà goûté la chair humaine plus d'une fois, et en étaient toujours aussi friands.

-Continue, lui intimai-je d'une voix à glacer un volcan.

-Ils ont retourné le fauteuil roulant dans tous les sens sans rien trouver, et c'est au moment de partir que ce Rick Castle s'est intéressé à la structure tubulaire du fauteuil. Comment a-t-il su ? Je ne sais pas. Toujours est-il qu'il l'a retourné, et qu'il a trouvé la clé cachée dans une des traverses de la structure.

Castle ! Quand ce n'était pas Beckett, il fallait que ce soit Castle. Le flic et l'écrivain. Qui aurait dit que ces deux-là deviendraient ma bête noire ? Il fallait que j'agisse rapidement avant qu'ils n'arrivent jusqu'à moi. Pour commencer, j'allais m'occuper de Xin-Hong, il était devenu une menace pour moi, si jamais il venait à être capturé. Discrètement, je glissai donc la main droite dans mon dos afin d'y récupérer mon kukri, couteau courbé népalais que j'avais acquis lors de ma formation de Zhuque Corps et invita Xin-Hong à s'approcher. Je vis la joie caractéristique de ceux qui pensaient avoir échappé à une sanction éclairer son visage.

-Ce n'est pas ta faute, tu n'as rien à te reprocher, tu as fait tout ce que tu as pu.

-Merci Mr Wong, vous ne savez pas arghhhhhhhhh. !

Je venais de lui ouvrir la gorge d'un coup sec. Je pris soin de m'écarter pour préserver mon costume en soie de Chine d'un blanc immaculé, du sang de ce bâtard que j'avais été obligé d'éliminer moi-même. Cependant, je fis courir ma langue sur la lame de mon kukri pour lécher le liquide rouge qui s'y trouvait. Rien ne me faisait plus plaisir que le sang humain chaud sortant d'un corps à peine tué. Sauf une chose peut être. A cette évocation, petit empire dressé réagit au quart de tour. La petite Alexis Castle. Je n'avais pu fermer l'œil depuis ce fameux dîner. Je ne pensais qu'à elle. Son corps nu, sa poitrine à peine formée, son intimité encore préservée de toute souillure, tout m'attirait en elle. Je me voyais la caresser, lui embrasser les seins, promener mes mains sur son corps et surtout être le premier à prendre possession de son corps. La faire jouir une première fois, et encore une fois, et encore une fois. Je n'en pouvais plus, il fallait qu'elle soit mienne au plus vite.

Mais mon désir étant trop présent, je fis donc venir une de mes employées et me vengeai sur elle. A peine entrée, je verrouillai la porte derrière elle. Malgré ses cris et ses complaintes, je lui arrachai ses vêtements, et la prenais là, à même le sol. J'étais comme dans un état second. Je la pénétrai avec force, et lui envoyai de violents coups de reins. Petit empire dressé ne put résister longtemps à cette cadence, et finit par exploser en elle, me laissant pantois. Je constatai que ma victime s'était évanouie sous la dureté de mon assaut, mais je n'en avais cure. Le corps et l'esprit en paix, je fis enlever ce déchet qui encombrait la pièce. Je passai quelques coups de fil pour organiser une expédition punitive contre les Castle. Je devais m'en occuper lorsque le père serait loin de son flic de malheur. Je ne devais prendre aucun risque, et je pouvais même faire d'une pierre deux coups en kidnappant la petite Alexis par la même occasion.

Mais je devais être prudent, car j'avais une tierce personne à prendre en compte : mon fils Jay qui s'était entichée de la fille Castle. Je devais régler ce problème au plus vite, car finalement je ne lui laisserai pas la primeur de la posséder avant moi

Kate

Je n'arrivais pas à le croire. Jamais je ne m'étais sentie humiliée de la sorte. Je m'étais offerte à lui, et il était parti après m'avoir chauffé comme de la braise ardente. Il allait le payer. S'il voulait jouer, on allait jouer ! Richard Castle était d'ores et déjà en sursis. Je soupirai, encore haletante, mon cœur cognant toujours contre ma poitrine, et le corps en feu. J'étais si déçue, et je ne m'expliquais pas son brusque départ. Bien-sûr, il y avait notre jeu, mais si son départ précipité cachait autre chose ? Je ne saurais dire combien de temps je restais là, au milieu du salon. Ce furent quelques coups brefs à ma porte qui me sortirent de ma rêverie. Je m'avançai jusqu'à cette dernière et regardai à l'œilleton. Un sourire se dessina bien malgré moi sur mes lèvres. J'ouvris la porte, affichant un visage neutre à la vue de mon écrivain.

- Qu'y a-t-il ? Tu as oublié quelque chose ?

Il me montra la clé de mon appartement, et je m'en saisis assez brusquement. Puis il arbora le plus beau des sourires, faisant fondre mon cœur au passage.

- Et aussi cela !

Jusqu'à présent je n'avais pas remarqué qu'il cachait sa main gauche derrière son dos. D'un mouvement lent, il laissa apparaître un magnifique et énorme bouquet de roses rouges. J'en eus le souffle coupé.

- Kate Beckett, je t'aime et je veux faire les choses bien !

J'étais émue aux larmes. Finalement, je m'étais encore inquiétée pour rien. Comment cet homme pouvait-il être aussi adorable ? Ignorant les roses, je me jetai à son cou, le sentant faire un pas en arrière pour reprendre l'équilibre :

- Cela veut dire que je suis pardonné de t'avoir malmenée ?

Je savais qu'il ne parlait pas seulement de notre petite session tripotage qui était tombée à l'eau à cause de son départ. Non, il voulait être sûr que je n'avais plus de rancœur envers lui avant de tenter quoi que ce soit d'autre. Alors pour seule réponse, j'agrippai le col de sa chemise et l'embrassai passionnément. Cela lui arracha un grognement de plaisir qui accentua le mien. Je l'attirai à moi comme pour fusionner avec lui, me pressant sensuellement contre son corps ferme et musclé. Je lui demandai l'accès à sa bouche, qu'il m'accorda sans mal, et nos langues se rencontrèrent pour une danse endiablée et sauvage. Nos gémissements se répercutèrent dans tout mon appartement, déclenchant une vague de chaleur en moi qui vint s'ajouter au feu qu'il avait provoqué avant son départ. Je sentis son désir s'accroître contre ma cuisse au fur et à mesure de notre exploration buccale, me rendant toujours plus avide.

Je reculai lentement, le forçant à me suivre, et à l'aveuglette, je refermai la porte de mon appartement d'un coup de pied, refusant d'interrompre notre baiser qui se faisait interminable. Soudés l'un à l'autre, nous arrivâmes au canapé, et je le fis pivoter pour qu'il se retrouve contre l'accoudoir, avant de le pousser sur le sofa. Il poussa un petit cri de fillette surprise qui me fit rire. Je me positionnai à califourchon sur lui, puis lui arrachai les boutons de sa chemise en tirant par chaque extrémité du bout de tissu. Ces derniers s'éparpillèrent dans toute la pièce, mais je n'en avais que faire. Je mordis mes lèvres a la vue de son torse nu.

- Hey ! je vais faire comment sans chemise pour…

Je scellai ses lèvres par un autre baiser afin de le faire taire. Mes cheveux retombant sur son visage, je les fis passer derrière mon oreille, sans jamais quitter sa bouche dont la saveur m'intoxiquait.

- Justement monsieur l'écrivain… sans chemise vous ne ressortirez plus d'ici, lui susurrai-je, tout contre ses lèvres que je mordillai sensuellement.

Mes lèvres accolées aux siennes, je souris en voyant son regard s'embraser. Il voulut protester, mais je le fis taire une seconde fois en emprisonnant ses lèvres, bien décidée à obtenir gain de cause. Notre baiser s'intensifia, et sans que je ne puisse le contrôler, mon corps se mit à danser lascivement au-dessus du sien. Il glissa ses mains dans mon dos, passant sous ma nuisette qui était remontée sur le sommet de mes cuisses, et fit de petits cercles avec le bout de ses doigts. Je tressaillis lorsque ses mains glissèrent jusqu'à mes seins, les caressant lentement. Je gémis de plaisir et mon bassin ondula de plus belle contre le sien, alors que je sentais son désir durcir toujours plus contre ma féminité.

- Kate… ! me supplia-t-il en me collant passionnément contre lui.

Je souris a son ton implorant, et redoublai mes assauts, embrassant son buste, mordillant ses tétons, et léchant sa clavicule avant de revenir à ses lèvres. il enfouit ses mains dans mes cheveux, les caressant tendrement avant de légèrement tirer dessus, alors qu'il grondait de plaisir contre ma bouche . Je redescendis lentement jusqu'à son cou, happant sa peau en effectuant un mouvement de sussions, le faisant gémir de nouveau.

- Humm… Kate mon dieu !

Ses suppliques ne faisaient que renforcer ma torture, et je poursuivis ma découverte de mon nouveau terrain de jeu. Je sentis mon cœur battre au rythme du sien, me prouvant que nous étions dans le même état d'excitation. Je remontai jusqu'à ses lèvres, les mordant, et tirant légèrement avec mes dents. Je sentis ses mains élire domicile sur mes fesses en les palpant délicatement avant de les presser fougueusement. Un petit cri de plaisir m'échappa suivi d'une décharge électrique qui parcourut tout mon corps, alors qu'il se frottait contre mon centre brûlant. Il voulut m'embrasser mais comme lui précédemment, je jouai avec ses nerfs.

- Kate je t'en prie…

Il se redressa légèrement afin d'embrasser mon cou, et y laisser une trace de sa passion, ce qui me fit défaillir. Mais je me repris rapidement et le repoussai en arrière, afin qu'il se retrouve de nouveau allongé. Étant en position de force, je maintins ses mains avec les miennes :

- Hum, Hum, Monsieur Castle, c'est moi qui mène la danse !

Sur ces mots, je relâchai ses mains afin de défaire la boucle de sa ceinture. Une fois la chose faite, je m'attaquai au bouton de son pantalon, impatiente de le découvrir enfin dans toute sa nudité, mais il arrêta mon geste :

- Pas ici s'il te plait, je veux autre chose pour nous !

Je fus touchée par cette attention qui me prouvait que je n'étais pas qu'une simple aventure d'un soir à ses yeux. Décidément cet homme était plein de surprises, et c'était mon homme ! A cette pensée, je me sentis rougir, mon cœur s'accéléra de plus belle, et je me mordis furieusement la lèvre. Je n'avais jamais ressenti ce sentiment de possession pour un homme, mais Rick éveillait en moi des sentiments inédits. Il était à moi, ou du moins le serait-il définitivement ce soir. J'entendis la musique changer, et souris en reconnaissant la chanson. On ne pouvait rêver mieux…

Unchened

- Kate ? Qu'y a-t-il ? s'inquiéta mon amant.

Je lui souris, lui caressant la joue pour le rassurer, puis me redressai et l'aidai à se lever à son tour. Conservant sa main dans la mienne, je l'emmenai dans ma chambre. Arrivés au seuil de celle-ci, il me stoppa, me tirant contre lui, et avait que j'ai le temps de l'interroger, il me prit dans ses bras, me soulevant du sol. Un peu surprise sur le coup, je me laissai faire par la suite, enroulant mes bras autour de son cou, y déposant une multitude de baisers, le faisant gémir. Il détourna sa tête au moment où j'embrassais sa mâchoire afin de saisir mes lèvres avec les siennes. Notre baiser fut tendre et doux, d'une lenteur affolante, comme si nous avions tout le reste de notre vie pour poursuivre notre nuit. Et d'une certaine façon, c'était le cas, car je n'imaginais déjà plus un autre homme me toucher comme Rick le faisait. S'approchant du lit, il m'y déposa délicatement sans cesser de m'embrasser. Nous approfondîmes notre baiser, le rendant passionné, et je le fis passer sous moi. Me repositionnant sur lui à califourchon, j'entrepris de finir de l'effeuiller, vêtement par vêtement, lentement, achevant chacun de mes gestes par des caresses sur sa peau, lui arrachant des grognements de plaisir à chaque fois. Lorsqu'il fut entièrement nu, je constatai l'étendue de son désir pour moi, et je me mordis les lèvres, contente de mon emprise sur mon écrivain.

- Je vous fais tant d'effet que cela monsieur le Casanova ?

Il me sourit en caressant ma joue puis me fit me pencher en effectuant une légère pression sur ma nuque, sans prendre la peine de me répondre. À mi parcours, il vint rejoindre mes lèvres pour un nouveau baiser ardent de passion. Ce ne fut que le manque d'air qui nous contraignit à nous interrompre. Cependant, je ne quittai pas ses lèvres :

- Monsieur l'écrivain allez-vous m'ôter mes vêtements, ou va-t-il falloir que je le fasse moi-même ?

Et sur cette remarque, je traçai un sillon brûlant jusqu'à son lobe d'oreille afin de le lui mordre. Je le sentis frissonner en fermant les yeux, et son souffle se fit court. Il remonta ses mains lentement dans mon dos pour enfin faire descendre langoureusement mon paréo, puis ce fut le tour de ma nuisette qu'il ôta découvrant ma poitrine. Il s'arrêta durant un long moment, comme en contemplation, puis caressa mes seins, une lueur d'adoration au fond des yeux.

- Tu es belle… tellement belle…

Ce compliment me toucha, et je me pinçai les lèvres d'émotion.

- Trop de bla bla monsieur et pas assez d'action !

Il rit doucement, puis après m'avoir embrassé, il redescendit vers mon cou, y déposant un baiser ardent, continua vers ma poitrine, qu'il embrassa à son tour. Gémissante, je m'arquai contre lui, tendant mon buste vers sa bouche, et du bout de sa langue, il lécha mon téton droit, alors que de sa main, il taquina l'autre. Je ronronnai de plaisir, non en fait cela ressemblait plus à un feulement. Il se redressa afin d'être assis, embrassant toujours mes seins. Le volume sonore de ma voix s'accentua au fur et à mesure de ses assauts sur mon corps. Pendant que sa bouche faisait un festin de mes seins, ses doigts s'aventurèrent entre mes cuisses, s'assurant que j'étais prête à l'accueillir en moi. Je n'en pouvais plus, j'étais complètement déconnectée de la réalité, sur un nuage d'ivresse. Mon amant fit lentement descendre le dernier rempart entre sa virilité et ma féminité, et je me retrouvai en tenue d'Eve face à mon Adam. Nous nous embrassâmes de nouveau, et notre baiser fut ardent, sauvage, presque bestial.

Je me positionnai de façon à pouvoir l'accueillir, et mon regard plongé dans le sien, je le fis se fondre en moi. Lorsqu'il fut entièrement en moi, nous poussâmes tous d'eux un cri d'extase. Nous ondulions au rythme de la musique, sensuellement. Mais bientôt le plaisir se fit si intense que nos cris raisonnèrent dans toute la pièce. J'hurlai son prénom, ce qui accentua le mouvement de ses reins. Tous mes sens étaient en complète osmose avec les siens. Mes deux mains posées sur sa poitrine, je le griffai sous la force du plaisir qui m'envahissait, lui arrachant des gémissements répétés à chaque va-et-vient. Je sentis le point de non-retour arriver, et ce fut comme une implosion dans tout mon corps, un plaisir encore jamais égalé, un feu d'artifice qui me coupa la respiration. Je sentis mes joues brûler, mon corps s'enflammer, ma raison m'avait définitivement abandonnée. Je me contractai tout autour de lui, sentant la jouissance arriver. Mon cœur battait si vite qu'il aurait pu s'arrêter à chaque instant.

Comme s'il avait attendu que le plaisir m'emporte, Castle poussa alors un cri bestial, et nous fûmes emportés par l'extase au même instant. Me laissant retomber sur lui, j'essayai de reprendre mon souffle et de ralentir les battements de mon cœur.