Titre : J'achète ton amour
Auteur : Kary-chan
Traductrice : Shali Maxwell. Béta-lectrice : Taki-chan
Couple : Je ne dis rien pour le moment, vous le découvrirez bien assez tôt
Disclaimer: Les jolis petits personnages de cette histoire appartiennent à la Sunrise. Et l'histoire en elle-même (de cette fic) appartient à Kary-chan.
Genre : AU, Lemon, OOC, Slash yaoï, donc ceux qui ne supportent pas les relations entre hommes, passez votre chemin.
J'adresse un grand merci pour vos reviews à marnie02 ; elodiedalton ; ilham ; Lynshan ; JustShad'y ; Nass ; lucy-hp ; et Catirella.
Chapitre 21
La récupération de Quatre avait évolué très favorablement, en partie parce qu'il n'avait pas manqué de soins entre ceux Duo, de Nana Abbott et évidemment les soins de Trowa.
Si bien qu'il se remit en seulement trois jours, bien que le voyage ne soit prévu que dans une semaine, mais Quatre voulait réellement y aller et pour être complètement détendu, il devait laisser tout ses dossiers ici et ne rien emporter là-bas qui s'approchait de près ou de loin à du travail.
Alors dès que Quatre avait cessé d'éternuer et de tousser, il avait voulu se rendre à son bureau, et personne ne put l'empêcher, que se soit Duo ou Nana Abbott et encore moins Heero, si le jeune Héritier avait appris quelque chose c'était de ne pas avoir Quatre comme ennemi.
Donc maintenant Quatre était à son bureau et Duo jouait à la poupée avec la petite Mariana, il l'avait changé un peu après que Nana la lui ait confié pour qu'elle s'occupe du repas... car si Nana Abbott ne craignait rien en lui confiant le bébé, c'était une autre histoire en ce qui concernait les repas... car tout ce qu'il cuisinait devenait immangeable, sauf bien sûr pour son mari qui acceptait toujours de manger ces 'créations'.
« - Tous les bébés sont mignons quand ils ne vomissent pas. » Murmura Duo à Heero, tandis qu'il terminait de mettre un vêtement au bébé.
« - Si tu veux nous pouvons nous isoler pour voir si nous pouvons en avoir un. » Dit Heero, taquin.
Comme réponse à la proposition de son mari, Duo rougit jusqu'aux oreilles. « - Heero ! » Le réprimanda-t-il.
« - Quoi ? J'insiste sur le fait que ça peut être un miracle. » Lui répondit Heero en souriant, en voyant la gêne de Duo.
« - Ne dis pas ces choses... euh... devant Mariana... » Dit-il, essayant de dévier le sujet ou au moins de le considérer comme clos.
« - Elle ne comprend pas encore ces choses... » Lui répondit Heero en s'approchant de Duo, il repoussa ses cheveux qui tombaient sur son épaule pour lui embrasser la joue et mordiller son oreille.
« - Humhum... Je vous interromps ? » Se fit entendre la voix de Trowa, qui venait d'arriver, et il supposait qu'il avait interrompu quelque chose, mais il avait seulement demandé cela pour leur faire savoir sa présence.
Si Duo était déjà rouge avant l'arrivée de Trowa maintenant il l'était encore plus... Et son visage aurait pu être comparé à celui d'une tomate bien mûre.
« - Non... tu n'interromps rien... j'allais coucher Mariana. » S'exclama Duo tandis qu'il prenait le bébé dans ses bras et se diriger vers la chambre de la petite fille.
Heero regarda Trowa comme s'il allait lui dire quelque chose... il hésita, mais finit par dire : « - Tu avais besoin de faire savoir ta présence ? »
« - Hum... ce n'est pas ma faute si je suis arrivé à cet instant... ne t'énerve pas.. » Lui fit Trowa en riant.
« - Hn... si tu es venu pour Quatre, il est à son bureau... Il veut finir de régler quelques affaires avant de prendre des vacances... »
« - Non, je ne suis pas venu pour lui, je suis venu te demander une grande faveur... »
« - Laquelle ? » Demanda Heero légèrement étonné parce que Trowa ne lui demandait presque jamais de faveurs.
« - Laisse-moi aller à Guadiana avec vous... »
« - Trowa… » Soupira Heero « - Tu vis là-bas... tu n'as pas besoin de me demander la permission pour y aller... »
« - Non !... je veux dire que je voudrais loger dans ta maison... »
« - Tu es toujours le bienvenu... tu le sais... mais je doute que Quatre veuille partager sa chambre avec toi... »
« - Pourquoi insinues-tu que je veux dormir dans sa chambre ? »
« - Bien c'est pour cela que tu veux dormir dans ma maison, non ? » Demanda Heero quelque peu amusé de pouvoir enfin charrier Trowa, il en avait presque toujours rêvé.
Trowa soupira. « - Tu acceptes de me loger, oui ou non ? »
« - Voyons... tu sais déjà que c'est oui... la maison est grande... »
« - Bien... c'est seulement pour cela que je venais... je vais te laisser pour que tu puisses reprendre là où je t'ai interrompu. » Dit-il en riant.
« - Tu ne me le feras pas dire deux fois.. » Susurra Heero après que Trowa soit sortit de la pièce.
« - Bien... si nous voulons faire des recherches, le mieux est de commencer par la scène du crime. » Fit Noin à Milliardo, en souriant.
Ils étaient arrêtés devant le motel où avait été trouvé le cadavre de Dorothy, Milliardo étant vraiment intéressé de voir comment Noin allait mener ses recherches.
Ils entèrent sous le regard noir du patron et pinça les lèvres de désapprobation en voyant le "policier" entrer dans son bar, cela affectait toujours les clients… bien que Milliardo venait toujours dans ce lieu pour voir Treize et cela signifiait qu'ils se connaissaient, mais cela ne signifiait pas qu'il soit d'accord avec sa présence.
« - Alonso... si ça ne te dérange pas... je voudrais que tu me donnes la clé de la chambre où a été trouvée Madame Winner.. »
« - Et pourquoi veux-tu celle-là ? » Demanda le patron avec une voix méfiante mais eut un sourire en remarquant Noin, qui même si elle s'habillait avec des pantalons, était une fille.
« - Cela ne te regarde pas ! » Brama Milliardo fâché.
« - Ca m'étonne que ce lieu n'ait pas été fermé... vous n'aimeriez pas ça si ça arrivait... n'est-ce pas Monsieur ? » Demanda Noin avec une voix faussement douce.
« - Et... et pourquoi devraient-ils faire cela ? » Demanda le Monsieur, légèrement gêné par les mots de Noin.
« - Parce que... en ce moment je remarque trois ou quatre violations de diverses lois... » Fit-elle tranquillement. « - oh... et voyez-vous... j'ai assez de pouvoir pour faire fermer ce lieu… » Dit-elle en souriant largement et en regardant vers Milliardo, comme pour indiquer à l'homme que si elle disait au chef de la police de fermer cet endroit il le ferait, et aussitôt après cette dernière phrase, la clé leur fut tendue.
« - Vous êtes très persuasive... » S'exclama Milliardo alors qu'ils montaient les vieux escaliers en bois.
« - Ce sont mes atouts féminin. » Lui indiqua Noin en souriant, ils ouvrirent la porte de la chambre lugubre, et une horrible odeur se fit sentir.
« Dieu... ils devraient laver de temps en temps. » Dit Milliardo alors qu'il plissait le nez sous cette odeur.
Noin sortit un mouchoir et se couvrit le nez en même temps qu'elle rôdait dans la chambre à la recherche de quelque chose...
« - Nous ne savons pas quoi chercher… » Commenta Milliardo en la voyant défaire le lit.
« - Quelque chose comme... ceci… » Fit la jeune femme en indiquant des cheveux dorés...
« - Noin... ça ne nous servira à rien... Il est évident que se sont ceux de Madame Winner au vue de la couleur platine... mais... c'est une piste creuse… »
« Ce que vous n'avez pas vu Milliardo... C'est ceci... » Dit-elle en lui tendant une loupe que Milliardo n'avait pas remarqué qu'elle avait sortie.
Il fut un peu surpris de voir les cheveux blonds platine mélangés avec quelques mèches de couleur marron et courts... les battements de son cœur s'accélèrent en comprenant que son second suspect était peut-être celui qu'ils recherchaient.
Il ne perdit pas de temps à transmettre tous ces dossiers à ses confrères et laisser la charge du bureau à son adjoint... il voulait réellement s'éloigner du village de Guadiana le plus rapidement possible, c'est pourquoi il faisait abstraction aux quelques objections qu'il recevait face à son comportement.
La maison était quelque peu silencieuse quand il arriva dans le courant de l'après-midi, d'habitude Mariana était éveillée à cette heure-là, mais non, le salon était vide. Il monta dans sa chambre pour se rafraichir un peu et mettre des vêtements plus confortables que le costume qu'il portait quand il entendit les voix Heero et Duo provenir de leur chambre et quelques seconde après sortir, ils sortirent.
« - Bonjour Quatre ! Tu rentres tôt. » Le salua Duo avec un sourire. « - Mariana vient de s'endormir et... j'allais voir si le diner était prêt. Est-ce que… »
« - C'est bon Duo... Je me change rapidement et je descends diner avec vous... » Lui répondit Quatre en souriant.
Il se changea rapidement et redescendit, il entendit des voix provenir du salon et s'arrêta avant d'entrer.
Il y avait une voix qu'il ne connaissait pas.
En entrant dans la pièce, il put voir une femme habillée de façon masculine mais féminine à la fois, tandis que Duo demandait.
« - Et pourquoi ne m'a t'ont pas dit que je pouvais utiliser des pantalons ? »
La femme inconnue de Quatre se mit à rire. « - C'est parce que cette mode n'est connue qu'en Europe Madame Yuy... bien que je pourrais vous présenter à une ami qui vit ici et qui est couturière... elle pourrait peut-être vous faire quelques vêtements... » Puis le regard bleu de la jeune femme se posa sur lui, et son sourire s'agrandit. « - Monsieur Winner, je peux enfin faire votre connaissance. » Dit-elle en esquissant un geste pour se lever, mais Quatre marcha jusqu'à elle.
« - Ce n'est pas nécessaire de vous lever. » Lui dit-il, et il prit la main qu'elle lui tendait. « - Enchanté... Mademoiselle... »
La jeune femme eut un nouveau sourire. « - Noin, Lucrécia Noin... je suis le policier que vous avez engagé... » Elle trouvait amusant qu'il l'ait tout de suite nommé Mademoiselle, la plupart des gens l'appeler "Madame", en définitive Monsieur Winner avait déjà gagnée sa sympathie.
« - Ah… » Cela prit Quatre a dépourvu, il avait presque oublié qu'il avait appelé un véritable policier en voyant la médiocrité de la police locale.
« - Je dois m'excuser de ne pas m'être présenter avant, mais ont m'a dit que vous étiez malade et je ne voulais pas vous importunez… je suis venue vous prévenir que j'ai fait mon enquête... et je suis contente de vous annoncer que... nous avons avancé... »
« - Nous ?... Quelqu'un vous aide donc... »
« - Et bien, il y a quelqu'un ici qui m'aide beaucoup... Milliardo Peacecraft... si ce nom vous dit quelque chose. »
« - Oui... je le connais... » Comment ne pas le connaître étant donné que c'était le chef la police et également un parent éloigné.
« - Bien... il m'aide assez et il se comporte très bien avec moi... je peux vous assurer que je découvrirais le véritable assassin Monsieur Winner... »
« - Oui... merci... excusez-moi mais... je n'ai pas encore vu ma fille aujourd'hui... » Et sur cette excuse, il sortit de la pièce... il savait qu'il ne pouvait pas oubliée l'affaire du décès de Dorothy jusqu'à ce qu'il sache l'identité de celui ou celle qui avait fait ça, et il savait aussi que la douleur qu'il ressentait face à ça ne partirait pas dans l'immédiat...
Noin parut quelque peu pensive. « - Ca doit encore être difficile pour lui... »
« - Ne vous inquiétez pas… il va bien... » Lui dit Duo en souriant, la jeune femme lui restitua le sourire.
« - Et bien... quand voudriez-vous faire quelques emplettes avec moi ?.. » Lui demanda-t-elle en croisant élégamment la jambe.
Heero avait un grand doute dans son esprit... si Duo utilisait des pantalons... comment cacherait-il ce qu'il était... hum... supposé ne pas avoir ?... bien qu'il ne soit pas tellement enthousiaste à l'idée qu'il utilise des pantalons, il ne dit rien...
« - Quand vous aurez du temps... Mademoiselle Noin… »
« - Nous pourrions y aller demain... ça ne prendra pas beaucoup de temps... » Durant tout le temps où ils avaient parlé, elle n'avait pas quitté Heero des yeux. « - Et s'il vous plaît... appelez-moi Noin... et tutoyez-moi... ça me fait me sentir vieille sinon. » Dit-elle avec un faux air tragique.
« - Très bien... Noin... »
« - Bien... Alors je passerais te prendre... » Dit-elle, lui indiquant de ce fait de lui donnait son prénom, parce que jusqu'à présent elle la connaissait comme "Madame Yuy"
« - Di… » Dit-il, quelque peu gêné d'utiliser à nouveau ce nom... Il s'était habitué à ce qu'on l'appelle Duo.
Noin se leva pour prendre congé, en disant à Di qu'elle passerait la prendre pour la conduire chez la couturière à trois heures de l'après-midi.
« - Duo… » Commença Heero mais en voyant le sourire du jeune garçon, il préféra garder ses doutes pour lui seul.
« - Oui, Heero ? »
« - Non... rien... le dîner va refroidir... Allons-y. » Dit-il en le prenant par la main pour aller dans la salle à manger.
Le jour suivant, comme Noin l'avait promis à Duo, elle vint le chercher, et ce dernier était vraiment très heureux de pouvoir enfin utiliser des pantalons... Oui, c'était rare… mais… il allait utiliser des pantalons ! Et sans doute que ce serait plus confortable que ces vêtements volumineux et gênants.
Le magasin de l'amie de Noin était quelque peu petit, mais on pouvait voir des échantillons de toile élégante et raffiné dans toute la pièce où ils attendaient l'amie de Noin.
Celle-ci arrivant en souriant à Noin et l'embrassa immédiatement.
« - Lucrécia !... Oh mais regarde-toi... Tu es devenue une grande Dame de la ville... » Fit la jeune femme, elle était grande, seulement un peu plus que Noin, les yeux d'une couleur bleue céleste et des cheveux marron attaché en deux lourdes nattes de chaque coté de son visage, et tout comme Noin, elle portait un pantalon, mais il était bien plus simple que celui de l'enquêtrice.
« Oh ne dit pas cela... Et toi alors... je vois que tu portes tes modèles toi-même… »
L'autre jeune femme rigola. « - Bien... c'est parce que les gens préfèrent encore les vêtements habituels aux pantalons... parce que en porter cause presque un mouvement de révolte dans le village. » Expliqua-t-elle en souriant.
« - Et en parlant de tes conceptions de pantalons… nous venons pour chercher quelque chose pour cette belle dame. » Dit Noin tandis qu'elle désignait Duo pour qu'il se présente.
« - Enchanté, je suis.. »
« - Di Maxwell... je connais très bien votre mère... elle m'a causé un beau mal de crane quand j'ai confectionné votre robe de mariée. Et de plus elle refusait que vous veniez l'essayer... »
Duo sourit, il ignorait tous les évènements qui concernait son mariage étant donné qu'en ce temps-là il ne voulait pas faire face à ce qui lui arrivait, ni y prendre goût... « - Je suis Sally... Enchantée. » S'empressa-t-elle de dire, voyant que son commentaire n'était pas le mieux pour se présenter. « - Bon... installez-vous pendant que je vais chercher des échantillons de tissu. » Dit-elle avec un sourire « - Quand vous aurez choisi ce qu'il vous plait, je prendrais vos mesures. »
Et Duo se sentit affreusement pâlir... il avait oublié qu'il fallait prendre des mesures… Avant, c'était toujours sa mère qui les prenait et qui les donnait à la couturière… mais maintenant...
Noin s'approcha de Sally. « - Sally... si ça ne te dérange pas... Di est un peu timide et... elle m'a demandé si je pouvais prendre les mesures... je la connais depuis longtemps et avec moi elle se sentira plus à l'aise... »
Sally soupira. « - Je m'en doutais... parce que sa mère envoyait toujours les mesures... » Et elle se dirigea vers la pièce adjacente.
Duo se rendit compte qu'il regardait Noin avec la bouche grande ouverte, et s'empressa de la refermer... pourquoi avait-elle dit cela sans qu'ils se connaissent... ?
Noin revint près de lui et lui dit avec un sourire. « - Ne t'inquiète pas... je l'ai fait pour que ça ne te créé pas de problème.. »
« - Pourquoi... est-ce que cela serait un problème... ? » Demanda-t-il d'une voix chevrotante.
« - Et bien... je ne crois pas que tu veuilles que quelqu'un apprenne que tu es un homme, n'est-ce pas ? » Lui dit-elle en le regardant comme si cela était une réponse évidente.
Duo sentit son cœur manquer un battement en entendant Noin dire cela, mais comment diable savait-elle ? « - Co... comment sais-tu que... ? »
Noin sourit de manière rassurante et lui caressa les cheveux dans un geste maternel. « - Ne t'inquiète pas… je n'ai pas fouillé dans ta vie personnelle... et comment je le sais... et bien... à vrai dire... les femmes n'ont pas de pomme d'Adam... »
Le garçon porta la main à sa gorge.
« - Ca ne se remarque pas.. » Lui dit-elle en lui repoussant la main. « - C'est seulement que je suis plus observatrice que les autres... et je ne l'ai pratiquement pas remarqué hier... si tu veux tout savoir j'ai compris en voyant que ton mari était très préoccupé parce qu'en utilisant des pantalons on verrait que... » Lui expliqua-t-elle. « -... tu possèdes quelque chose que tu ne dois normalement pas avoir. »
Duo fronça les sourcils. « - Tu l'as découvert seulement en le regardant ? » Duo se rappela que Heero n'avait pratiquement pas parlé de tout le temps où Noin était présente.
« - Tu serais surpris de savoir ce que quelqu'un peut découvrir avec le langage corporel... mais aaah… cela ne s'apprend pas comme ça, et j'ai appris à déchiffrer ce langage-là grâce à un livre qu'un ami a écrit... »
Duo sourit, apparemment Noin était beaucoup plus agréable que ce qu'il croyait au début, et il sourit encore plus en remarquant que c'était égal à la jeune femme qu'il s'habille comme une femme alors qu'il était un homme, il devina que ça lui serait aussi égal s'il était habillé en clown ou avec un autre déguisement...
Ils sortirent de la pièce après que Noin ait prit les mesures, et Sally s'était aussitôt mise au travail à l'aide de plusieurs modèles de même taille que Duo.
Noin avait aidé Duo à passer le vêtement et à vérifier que rien de compromettant se voyait. Après avoir pris un thé avec Sally qui avait insisté pour les garder encore un peu, ils partirent.
Heero et Quatre furent agréablement surpris quand ils arrivèrent et virent Duo habillé avec un joli pantalon de couleur café clair, une blouse blanche avec quelques décorations qui lui conférait un certain charme, et ses cheveux étaient attaché avec un lien blanc.
Quatre sourit, au moins ainsi Duo marcherait plus confortablement, et il sourit encore plus en regardant Heero qui ne lâchait pas des yeux son 'épouse' en la voyant habillée comme ça.
« - Vous aimez ? » Demanda Duo en tournant sur lui-même pour qu'ils le voient mieux.
« - Tu es très bien, Duo. » Lui dit Quatre en essayant de retenir un éclat de rire, parce que la réaction de Heero l'amusait beaucoup. « - Cependant je regrette de ne pas rester plus longtemps mais j'ai dit à Trowa que je lui emmènerais Mariana pour que sa sœur la connaisse... il ne voulait pas... mais elle a beaucoup insisté... » Dit-il avec un sourire, avant de sortir de la pièce pour monter à l'étage pour prendre Mariana et la promener (c'est cette excuse qu'il projetait de donner à Nana Abbott), parce qu'il ne s'imaginait pas lui dire : « Nana… je prends Mariana avec moi pour qu'elle connaisse par la sœur de mon am... " Mais il s'interrompit dans son discours personnel parce qu'il ne s'imaginait pas ce le dire à lui-même et pour entendre la fin de la conversation.
« Heero... tu aimes ? » Demande Duo, quelque peu inquiet que Heero ne dise rien.
« Tu es très... beau... » Dit-il sans cesser de le regarder avec admiration.
Il était un peu tard pour des visites... mais... il l'avait promis... et selon Trowa, Catherine, sa sœur, était très enthousiaste à l'idée de connaître la petite Mariana.
Il monta dans son carrosse avec le bébé endormi dans les bras, il s'installa sur la banquette et caressa les cheveux de sa fille tout en regardant la robe qu'elle portait et que Duo avait dû lui mettre, il aimait lui mettre tout les vêtements que Dorothy avait acheté pendant sa grossesse... il sourit tristement... non... il ne devait être triste... au moins ces souvenirs, il pourrait les raconter à Mariana quand elle aura grandit.
La demeure Barton était légèrement éloignée de sa propre maison, c'est pourquoi c'était mieux d'y aller en carrosse... il fut surpris d'être arrivé jusqu'ici cette nuit-là... sans doute... parce qu'il avait marché un bon moment sous la pluie.
Dès qu'il arriva, Quatre ordonna au voiturier de revenir le chercher dans une heure... il inspira profondément avant de frapper à la porte, Mariana venait de se réveiller et lui fit un petit sourire et un babillement... Quatre lui sourit, ses yeux acquéraient la couleur claire des yeux de Dorothy... bien que ses cheveux soient blonds paille.
Et quand on lui ouvrit la porte, Quatre se retrouva nez à nez avec une jeune femme qui le regarde de haut en bas avec un sourire, il l'a reconnu bien qu'il ne l'ai vu que quelque fois...
« - Bonsoir Catherine... Comment... » Mais il ne put terminer de saluer parce que Catherine lui avait pratiquement arraché le bébé des bras en criant quelque chose de semblable à :
« - Les enfants, votre petite cousine est arrivée !... » Et ce cri reçut en réponse un chœur de "hourra" de voix infantiles.
« - Cousine... ? » Fit Quatre totalement perturbé par l'accueil inhabituel de sa… "Belle-sœur".
A cet instant, il vit Trowa descendre les escaliers, puisque ceux-ci étaient face à la porte principale, Trowa le regarda d'un air confus... Quatre était encore à la porte sans entrer et semblait figé sur place, et le châtain allait lui demander s'il allait bien quand il entendit la voix de Catherine ainsi que les cris de bonheur de ses neveux.
« - J'ai enfin une petite nièce !.. »
« - Hum... entre Quatre. » Fit le châtain avec un sourire gêné, en lui faisant signe d'entrer, comprenant finalement l'attitude du blond.
« - Nièce ? » Demanda le blond alors qu'il passait la porte.
« - Non… ne fait pas attention... c'est... elle est un peu fofolle... » Lui expliqua Trowa, un peu gêné par la réaction de sa sœur... il espérait seulement que tout cela n'alarme pas Quatre et qu'il s'éloigne de lui.
En entrant dans le salon, ils furent entourés par deux enfants et deux autres enfants qui vinrent s'accrocher aux jambes de Trowa tandis qu'ils disaient en chœur "oncle Tro, on veut une sucrerie…"
« - Les enfants… laissez-moi en paix... en outre sommes-nous dimanche ?... non, c'est mardi aujourd'hui... » Dit Trowa.
« - Maman... oncle Trowa est en colère, comme tu as dit... » Dit un petit garçon qui ressemblait beaucoup à Catherine.
« - J'aurais du savoir que c'était toi qui leur avait dit de faire ça... » Dit-il à Catherine et en la regardant d'un œil noir. « - Normalement, ils se comportent bien. » Fit-il à l'attention de Quatre qui se contenta de sourire.
« - Les enfants… allez vous préparer pour dormir... » Leur dit Catherine, non sans recevoir quelques "non" de ses petits, mais finalement (et grâce à un regard "d'oncle Trowa") les quatre garçons se dirigèrent vers leurs chambres... « - S'il vous plaît Quatre… installez-vous... je ne vous ferai rien... »
Quatre s'exécuta tandis que son visage arborait un sourire légèrement nerveux... c'était un peu comme si il rencontrait sa belle-famille... et donc... cela le rendait nerveux.
Trowa s'assit dans un autre fauteuil, regardant tour à tour Quatre et sa sœur, il n'était pas non plus très à l'aise avec cette visite... et il était nerveux à cause de Catherine... elle n'était pas la plus raisonnable de la famille, cela elle l'avait déjà démontré.
Catherine regarda Mariana qu'elle portait encore dans les bras. « - Elle vous ressemble beaucoup. » Dit-elle en souriant.
« - Merci... »
« - Bien que je trouve aussi qu'elle ressemble à Dorothy... cela signifie que ce sera une très jolie jeune femme quand elle grandira. » Commenta-t-elle avec une voix douce.
Immédiatement Trowa regarda Catherine comme voulant dire... "Tu n'aurais pas du dire ça.." il se mordit la lèvre en observant Quatre, celui-ci avait le regard fixé sur Mariana.
« - Oui... je le crois aussi. » Dit-il en souriant... la douleur... allait s'éteindre peu à peu… il le savait... et il savait aussi que Trowa l'aiderait, savoir qu'il avait quelqu'un pour partager ses craintes et autres… c'était agréable de sentir à nouveau quelqu'un tellement proche.
« - Mais je vous recommande de ne pas trop la gâter quand elle est petite… sinon elle grandira et se transformera en démon. » Fit Catherine en soupirant.
« - Tu dis cela par expérience, n'est pas grande sœur ? »
« - Oui… Et j'aimerai bien rencontrer à nouveau ce médecin qui m'avait dit : "vous ne pourrez jamais avoir d'enfant..." »
« - Et elle a eu deux fois des jumeaux… Et un cinquième qui est nait il y a pas longtemps. » Fit Trowa à Quatre.
« - Des jumeaux ? Deux fois ?... Je ne l'ai pas vraiment remarqué quand je les ai vus. » Dit Quatre, étonné.
« - C'est parce que je ne les habille pas pareil... je n'aime pas... et eux non plus. » Expliqua Catherine, tandis qu'elle se penchait vers la petite fille pour lui sourire, après quelques secondes elle releva la tête pour dire :
« - Bien... je vous souhaite la bienvenue dans la famille Barton... mais ne vous laissez pas faire Quatre... dite à mon frère que vous ne ferez pas tout dans la maison… » Fit-elle sérieusement, comme réponse Quatre rougit.
« - Mais...quoi ? » Demanda Trowa.
« - Bien sûr... tu dois lui offrir une maison même si vous ne pouvez pas vous marier. »
Trowa regarda Quatre, cette conversation devait être atrocement gênante pour l'avocat, mais à sa grande surprise Quatre essayait d'éviter de rire...
« - Je crois que se sera l'inverse. » Commenta Quatre, faisant son possible pour ne pas rire. « - Je ne me mettrai pas de tablier... » Et il éclata de rire, Trowa soupira de soulagement... Quatre... il était différent... il était plus proche et intime avec lui... peut-être... était-il lui aussi amoureux de lui.
Ils sortirent une heure plus tard, comme il l'avait dit au voiturier.
« - Merci d'être venu… » Lui dit Trowa en lui caressant les cheveux.
« - Bon... Je suis content de savoir que Mariana a déjà une autre tante en plus de Duo... » Fit Quatre en souriant...
« - Nous nous verrons demain... » Fit l'administrateur quand Quatre monta dans son carrosse.
« - Oui.. » Ils partiraient demain... il espérait pouvoir laisser un peu de sa douleur sur le chemin de ce voyage... Quatre sourit encore... Catherine prenait tout à la légère... c'était agréable...
À suivre….
