Chapitre 20

1990

Un couple de jeunes gens étaient en train de s'équiper pour une randonnée dans les Pyrénées et plus particulièrement dans le département des Hautes Pyrénées. Ils s'étaient rencontrés au lycée. Elle venait d'une famille riche qui avait des connections avec les milieux politiques et des affaires internationales, lui d'une famille modeste. Leur rencontre fut un coup de foudre, il lui raconta des poèmes et ils finirent ensemble.

- Pour séduire une femme, enivrait la de poésie. Disait son professeur de littérature.

- Eh les américains vous êtes prêt ? Demanda le guide à leur encontre.

- Bientôt. Répondit l'homme dans un français avec un léger accent.

- Bien. Répondit l'homme. Juste une dernière chose, mes amis viennent avec nous. Rajouta-t-il-en désignant un autre couple.

L'autre couple, un homme les cheveux gris assez grand et une femme petite mais mince les cheveux châtains, s'avança vers eux et les saluèrent.

- Bonjour. Fit la femme. Je m'appelle Maria et voila mon mari Léo.

- Enchanté. Répondit la jeune femme. Je me présente Nadeshiko Kinomoto.

- Moi, c'est Fujitaka Kinomoto. Dit son mari.

- Vous venez d'où ? Demanda Léo.

- D'une petite ville du Vermont, Montpelier. Vous connaissez ?

- Aucunement, nous ne sommes jamais allé au Etats-Unis.

- Dommage, c'est une petite ville presque un village. C'est très joli.

- Merci pour l'info, on penserait à votre conseil pour nos prochaines vacances. Dit Léo en souriant. Pourquoi avoir choisi notre région ? Rajouta-t-il.

- Tout simplement pour le panorama. Vous êtes d'ici ?

- Oui, on m'habite juste à quelques minutes dans la ville de Bagnères de Bigorre.

- C'est très connu pour ses stations thermales. Dit Maria en faisant des cercles avec son doigt. Vous êtes venu seuls ? Sans enfants ?

- Oui nos enfants sont restés chez leur tante. Tenez, j'ai une photo avec moi. Dit Nadeshiko en tendant celle-ci au couple.

- Ils sont mignons ! Surtout la petite fille, on dirait un petit ange. Elle se prénomme comment ?

- Sakura. Répondit Fujitaka. Sakura.

- Tu as pris cette photographie avant notre départ. Reprit Nadeshiko.

- Vous avancez ? Demanda le guide. On se dépêche, on ne m'a pas engagé pour vous voir raconter votre vie. Ils m'ont demandé de vous amener avant la nuit. Come on. Come on.

Les autres personnes opinèrent du chef et suivirent le guide. Les montagnes se dessinaient au fur et à mesure de leur ascension. Fujitaka aida sa femme à grimper. Il attacha sa corde au mousqueton et cala ses pieds contre un rocher pour prendre appui. Il fit coulisser la corde et Nadeshiko l'enroula autour de sa taille.

- Vous allez dans la même direction que nous ? Demanda Léo. Vous avez reçu la même invitation que nous.

- Comment ? Vous avez reçu une lettre venant du laboratoire Actelion ? Jacob Graham, le nouveau directeur du groupe, veut réunir les plus scientifiques les plus compétents dans leur domaine. Je trouve ça si bizarre.

Ils grimpèrent comme ça pendant deux heures et ils arrivèrent à destination. Les deux couples étaient impressionnés par l'édifice qui s'offrait à eux.

- Nous y sommes. Conclu le guide. Nous allons vivre là pendant un ou deux mois. Si vous voulez bien me suivre.

Le bâtiment perché, contre la montagne, était tout de gris. Le béton était bien apparent et il semblait n'avoir pas d'ouverture si ce n'est le grand télescope qui pointait son regard vers le ciel.

Nadeshiko se rapprocha de son mari et lui chuchota.

- C'est ici que tout commence. On doit être très prudent. Essayons de faire profil bas pendant une semaine ou deux. Personne ne doit savoir ce que faisons là.

- D'accord, ma chérie. Faisons comme ça. Répondit Fujitaka en resserrant son étreinte du bras de sa compagne.

Le guide les conduisit vers l'entrée du complexe. Fujitaka et ses trois autres compagnons eurent la surprise de voir des militaires armés jusqu'aux dents gardaient l'entrée. Fujitaka les examina longuement pour savoir si c'étaient des militaires appartenant à l'armée français ou à un autre pays car il se souvenait que le complexe était un centre de recherche créé par la collaboration entre les Etats unis et l'Union Européenne. Fujitaka s'avança accompagné de sa femme quand il remarqua que l'autre couple les suivait. Ils étaient derrière, tout proche. Léo et Marina arrivèrent à leur hauteur et entamèrent une discussion.

- Vous aussi, vous avez été choisi par le directeur du laboratoire. Je crois qu'il s'appelait Salomon Anders. Mais le responsable de cet établissement s'appelle Jules Barnes. Vous travaillez dans quel domaine. Demanda Léo.

- Psychologie pour moi et pour mon mari, généticien. Répondit Nadeshiko. Et vous ?

- Médecin général et Léo est entraineur sportif et kinésithérapeute.

- C'est disons très hétéroclite comme choix. Je pensais que tous les scientifiques qui avaient été choisis étaient tous de la même spécialité ou de spécialité complémentaire. Pourquoi choisir un entraineur sportif, un médecin général, un généticien ou un psychologue. Se questionna Nadeshiko. Je crains que tout ceci cache quelque chose cde plus grave.

- Inutile de t'inquiéter. Dit Fujitaka en prenant sa femme dans ses bras.

- Vous voici, dans la partie du pic du Midi, là où abrite une section du laboratoire Actelion, Monsieur et Madame Kinomoto. Déclara une voix.

Un homme de la soixantaine, aux cheveux de couleur poivre et sel et avec une fine moustache. Une taille moyenne. C'était un homme d'une très grande classe, habillé d'un gros blouson et de vêtements chauds, qui les accueillit. D'origine allemande, Jules Barnes était responsable de plusieurs projets publics ou privés. Fujitaka se méfiait maintenant de cette personne. Leur chef avait eu raison de les avoir fait venir en Europe. La CIA avait peur de ce laboratoire. La conviction d'Fujitaka que quelque chose se tramait derrière ses murs était de plus en plus forte, au fur et à mesure de ce qu'il voyait. Soldats et même le guide était louche. Sa connaissance de l'alpinisme n'était pas une preuve en soi mais le fait qu'il soit aujourd'hui le seul guide disponible. Barnes salua l'autre couple et les invita à découvrir les installations.

Une grande partie du complexe était encastré dans la montagne. Les soldats les laissèrent passer et ne les saluèrent pas. Fujitaka eut une impression bizarre. Les lourdes portes avec des digicodes s'ouvrirent, laissant apercevoir des murs de bétons et un sol blanc avec nulle décoration. Le couloir était éclairé par de grands néons blancs qui donnaient au lieu une impression de bunker de la seconde guerre mondiale. La troupe marcha un petit moment avant d'être devant une autre porte à double battant. Barnes tapa un code et la porte s'ouvrit. Les deux couples furent surpris de la découverte qui était devant leurs yeux. Des grandes installations sportives et scientifiques. Des hommes et femmes en blouse blanche s'affairaient à écrire des notes sur un bloc en métal ou même faisaient des expériences de chimie dans de grandes salles à gauche ou à droite du long couloir où étaient Fujitaka et les autres. Fujitaka fixa du regard un garçon de douze ou treize ans, aux cheveux noirs courts à la manière d'un militaire, habillé d'un jogging bleu et d'un tee shirt blanc. Il contrastait par rapport aux autres personnes qui étaient dans la même salle que lui. Le garçon courait sur une machine de sport et son corps était recouvert de fils reliés à diverses machines. Ces machines montraient son rythme cardiaque ou les conséquences des efforts qu'il fournissait. Un médecin regardait avec attention l'évolution du garçon et lui demanda de s'arrêter en faisant un signe de la main.

- Monsieur Barnes, qu'est que vous faites ici ? Demanda Fujitaka.

- Monsieur Kinomoto, nous nous occupons un projet qui changera le monde. Un nouveau médicament révolutionnaire. Il a pour effet de guérir de dizaines de maladies, disons graves. Cancer, sida et autres. Une grande avancée scientifique, médicale et humaine. Nous serons les bienfaiteurs de l'humanité.

- Mais pourquoi tant de militaires ? Questionna Nadeshiko.

- Vous savez madame Kinomoto, notre projet a besoin de financement. Vu que notre projet est un peu fou. Nos actionnaires sont un peu frileux et ils n'ont pas voulu investir des sommes colossales pour un projet qui, sur le papier, semblait être voué à l'échec. Donc seule l'Union Européenne qui nous a aidés à trouver notre financement. Elle nous a imposé certaines conditions comme vous le voyez. Notre projet s'est divisé en deux projets. Civil et militaire. Entre parenthèse, les hauts dirigeants ne savent pas ce que notre projet implique vraiment. Ces imbéciles ne pensent qu'au profit.

Barnes disait cela sur un ton taquin. Ses invités le regardèrent plus détendu. En voyant cela, il fut satisfait de son effet.

- Et cet enfant ? Demanda de nouveau Nadeshiko.

- Hector Dorn. Il a eu une leucémie à l'âge de neuf ans. Il est maintenant guéri mais il est encore en observation. Il a maintenant seize ans. On a peur de certaines réactions au médicament. Des complications d'ordre physique ou mental. C'est pour ça que nous vous avons fait venir. Pour prendre soin des malades et connaitre leur évolution afin d'éviter de futurs problèmes. J'espère que vous serez avec nous. Répondit Jules Barnes avec un sourire qui se voulait chaleureux.

Fujitaka fronça les sourcils avant de se questionner sur leur rôle dans ce projet.

Un grand flash enveloppa la pièce, faisant disparaitre les différentes personnes présentes.

2009

Lorsqu'elle se réveilla, Sakura ne put s'empêcher de s'interroger sur ce qu'elle venait de voir. Cette expérience était déstabilisante. Elle n'en croyait pas ses yeux et ses oreilles. Quand elle avait touché cette cassette vidéo, Sakura avait été transportée dans le passé. Pas son propre passé mais le passé de ses parents. Ce qu'elle avait découvert était sans précédent pour elle. Ces parents, son père si gentil et sa mère si belle et aimante travaillaient tous deux pour la CIA. L'agence centrale de renseignement. La compagnie. Et le nom d'Hector Dorn ne lui disait rien. Mais ce garçon lui disait quelque chose. Quand le garçon s'était arrêté de courir, il avait tourné la tête et avait dévoilé ses dents jaunâtres dans un sourire malsain. Des dents jaunâtres comme celles de l'homme qui les avaient attaqué Erwan et elle dans le bar. Celle du comte Dracula. De ce vampire. Elle se fit un résumé dans sa tête et comprit pourquoi elle avait été embarquée dans cette affaire. Tout d'abord, le meurtre de Susan Lepervier par les loups célestes, puis l'attaque du vampire et de sa troupe sur Madison. Deux événements, une seule personne visée. Un seul agresseur. Les loups célestes. Sakura se décida à trouver une autre preuve du travail de ses parents. Après quelques minutes de recherche, elle tomba nez à nez avec un dossier de plusieurs pages relatant un événement qui s'était déroulé le cinq juin mille neuf cent quatre vingt dix neuf. Sakura tiqua. Le cinq juin de cette année là, c'était une semaine avant la mort accidentelle de ses parents. Mais plus Sakura avançait dans cette affaire, plus elle se disait que ses parents n'étaient pas morts comme ça. On les avait assassinés car ils en savaient trop. Elle toucha le dossier et feuilleta les pages avant que l'iris de ses yeux glissèrent et que seul restait le blanc de ceux-ci. Elle tomba sur la coté et sentit une impression bizarre. On aurait dit que son âme sortait de son corps dans un léger souffle de vent. Son esprit ou son âme, elle ne le savait pas, passa dans un couloir blanc comme celui-ci dont se faisait l'idée lors de l'approche de la mort.

Cinq juin 1999

Un désert. Un soleil écrasant. Des caravanes un peu partout étaient garées. Une tente géante était montée. On aurait dit un grand cirque. Des personnes regroupées autour d'une estrade située un peu plus loin. Sur l'estrade une personne parlait. Des cheveux longs, des yeux noirs comme la nuit. Un homme. Il parlait avec éloquence.

- Il est temps pour nous de devenir une famille. De nous montrer dans notre vrai jour. De ne plus avoir peur du monde extérieur. Ils nous rejoindrons ou ils auront peur de nous. Je n'avais pas de famille. Je ne sais pas où j'ai grandi. Mais avec vous, j'ai découvert ce qui me manqué, une chaleur. L'entraide. Je suis venu vers vous pour du réconfort. Vous m'en avez donné. Je me sens redevable.

Il s'arrêta et tendit les bras et fit un demi cercle. Il avait la posture du Christ lors de sa crucifixion. Il renifla et inspira profondément. Il passa ses mains sur son visage. Il ouvrit la bouche et avala sa salive.

- Je promets de prendre soin de vous. Depuis la mort du chef, j'ai été désigné. Je sais qu'on se connait que depuis un an mais vous êtes, pour moi, mes frères et sœurs. Je dois agir comme le ferait un grand frère. Il est temps de rentrer… chez nous. Une nouvelle fois.

Les forains allèrent vers les caravanes. Les jeunes aidants les plus vieux. L'homme descendit de l'estrade et une fille qui devait être âgé d'une vingtaine d'années le rejoignit. Elle avait des cheveux longs roses, violets clairs et des yeux noirs. Ils se regardèrent et allèrent avec les autres pour les aider.

- Tu as été parfait Lestat. Tu nous as manqué. Dit sa petite amie.

- Nakuru, je suis désolé de vous avoir fait peur comme ça. Je ne recommencerais plus. Je te le promets. Personnellement. Répondit Lestat doucement avant de l'embrasser.

- Je voulais juste te demander ce que tu as fait pendant cette année. L'année de ta disparition.

Lestat se rappelait parfaitement ce qu'il s'était passé. Il avait besoin de faire le point et surtout, cet homme. Jacob Graham l'avait ramené à son passé. Nakuru regarda les traits de son visage changé. Passant d'une expression sereine à celle plus dure. Lestat semblait contrarié de cette question mais elle savait que quelque chose le retenait pour s'expliquer.

- Rejoignons les autres. Dit-il finalement.

- Oui.

Lorsqu'ils allaient vers les autres, une voiture arriva et se gara. C'était un SUV de grande marque de couleur noire dont trois personnes en sortirent. Deux hommes et une femme. Lestat reconnut aussitôt deux d'entre eux. Le troisième lui était inconnu. Il portait des habits de militaires, se distinguant des autres qui eux portaient des vêtements de civils. Il semblait jeune. Il était âgé de trente ou vingt cinq ans. Un blond aux yeux verts. Il exhibait fièrement ses plaques de l'armée. Il s'excusa auprès de Nakuru pour aller les rejoindre. Il les salua.

- Lestat, pour vous servir. Je possède cette fête foraine. Mais je suis désolé mais nous n'ouvrons que demain. Il faudra revenir demain.

- Hector Dorn ! Ne joue pas avec nous. Tu ne nous reconnais pas. Plaisanta la femme.

- Au contraire, je vous reconnais que trop bien, Nadeshiko. Je suis désolé mais je dois vous laisser. Dit il en faisant une révérence.

- Arrête ! Gronda Fujitaka qui, lui d'habitude si calme, perdait patience.

Fujitaka réajusta ses lunettes et s'approcha de Lestat.

- Je suis désolé de se que je vais faire mais je dois le faire. On a besoin de toi là bas.

- Un agent de la CIA va m'embarquer pour pouvoir me disséquer pour découvrir comment j'ai eu ces capacités. Que dalle ! Vous n'allez rien faire. Reculez tout de suite !

La voix perçante de Lestat résonna dans l'air et Fujitaka recula de quelques pas, comme si une force invisible contrôler ses mouvements. Nadeshiko s'avança vers le jeune homme et l'obligea à s'agenouiller. Mais Lestat, d'un mouvement brusque, la posa et celle-ci tomba sur les fesses avant que le poing du garçon atterrit sur son visage. Elle cracha du sang et Lestat lui lécha le sang qui perlait de sa lèvre.

- J'adore ça !

Mais rapidement la voix de Jacob Graham lui revint en mémoire. Ne jamais en faire trop disait il. Jamais. En toutes circonstances. Lestat se ravisa et laissa la femme tombé au sol avant d'avoir une subite envie de la remordre. Lui boire son sang.

Nadeshiko écarquilla les yeux, apeurée. Fujitaka ne pouvait rien faire. Son corps refusa des lui obéir. Lestat lui mordit le cou, goutant son sang. Il gémit de plaisir avant de tirer d'un coup sec, arrachant la chair de la femme. Nadeshiko voulut bloquer le sang avec sa main mais la blessure était trop béante et profonde. Elle se laissa tomber et se recroquevilla.

- Tu as l'air d'un bébé. Rigola le vampire.

Fujitaka se crispa et toute sa haine alla vers cet homme. Le soldat qui les accompagnait regarda la scène, pétrifié. Incapable de bouger. Ses jambes refusaient de bouger, sinon il serait parti depuis longtemps.

Comment je suis arrivé à ce point là ? C'est un monstre ce type ! Au régiment, on n'apprend pas à faire face à ce genre de situations. Je n'aurais pas du accepter cette mission. Je veux m'enfuir mais mes jambes ne me portent plus.

Un liquide chaud coula sur ses cuisses avant que le vampire le regarda avec un sourire mauvais. Lestat s'avança vers lui et le poussa. Le soldat regardait son agresseur avec un air abattu. Il regarda ses plaques.

- Soldat, Edward Lindelof. Tu seras ma première victime. Dit-il d'une voix suave avant de planter ses dents dans le cou de la victime apeurée.

Quand il eut fini sa tache, il se retourna et se mit dos à Fujitaka.

- Tu sais. Ce médicament a eu un effet assez spécial sur moi. Je pense que ce fut le cas pour les nombreuses personnes à qui on a injecté ce produit. En plus de mon pouvoir, cela m'a rendu plus fort, plus humain.

- Tu es un monstre.

- Ne dis pas ça. Tu veux savoir pourquoi j'ai choisi Lestat comme pseudonyme ?

Fujitaka ne dit rien avant que le vampire donna son explication.

- Lestat, cela ne te rappelle rien ? Lestat comme le vampire dans le roman d'Anne Rice. Les chroniques des vampires. Le personnage principal. Un grand vampire avec de grands pouvoirs. Quoi de mieux pour représenter ce que je suis. J'aurais bien pu prendre le nom du comte de Dracula. Mais trop commun.

- La ferme ! Hurla Fujitaka. Tu as perdu ton humanité. Tu es un être monstrueux.

- Ce sont les humains, les monstres. Ils vivent selon des règles préconçues. Ils ne vivent pas complètement leur condition d'humain. Et si c'étaient nos sentiments, nos pulsions qui faisaient de nos des humains.

- Ce que tu dis, ce sont des conneries. On ressemblerait à des animaux.

- On est des mammifères Fujitaka. Qu'est qui nous différencie des animaux. Notre soit disant conscience ? Conneries ! Guerre, famine, individualisme et j'en passe. Nous vivrons mieux en meute comme les loups. Bon maintenant passons à mon premier moment préféré.

Lestat mit ses mains sur la tête d'Fujitaka et tourna celle-ci. Un craquement sinistre se fit entendre. Le corps d'Fujitaka tomba par terre et on pouvait voir la tête de celui-ci à quatre vingt dix degrés.

- Et maintenant la dernière partie. On fout le feu.

Lestat rigola en s'éloignant. Il reprit une expression normale quand il retourna vers ses compagnons.

2009

Lorsque Sakura se réveilla de sa transe. Elle ne put rien faire. Son corps était bloqué. Celui-ci ne réagit pas aux ordres que lui donnait son cerveau. La jeune femme entendit son cœur battre contre sa poitrine. Celle-ci lui faisait mal à chaque battement. Elle se recroquevilla et laissa le flot de larmes qu'elle avait retenu quelques instants auparavant coulé sur ses joues rouges. Syaoran arriva dans la chambre et vit sa petite amie en boule sur le sol. Il sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Il se baissa et la força à le regarder dans les yeux.

- Sakura, Sakura. Répéta-t-il avant de l'enlacer.

La jeune femme ne lui répondit pas, encore sous le choc. Elle gémit de douleur quand la pression des bras de Syaoran se fit trop forte.

- Désolé. Dit-il simplement. Qu'est qui t'as mis dans cet état ? Tu peux me le dire. Tu peux tout me dire.

Sakura le fixa avant de répondre difficilement.

- Il a tué mes parents. Il les a tués.

- Qui ?

- Ce vamp… Vampire. Balbutia Sakura. Je…

- Chut ! Tout va bien maintenant. Je suis près de toi. Je te protégerais. Coupa Syaoran avant de l'embrasser sur le front.

Elisa repensa à ce rêve qui semblait si réel fait il y a quelques jours et la découverte sur la mort de ses parents. Tout semblait être la faute d'une seule personne. Lestat alias Hector Dorn. Elle se promit quelque chose.

Lui faire payer ce qu'il avait fait et ce qui allait faire.

Dans un bureau meublé avec gout et de grandes baies vitrées montrant la ville de New York sous la neige, deux hommes parlaient. Un installé dans un bureau et un autre en face de lui. Le premier, un verre d'alcool dans la main, commençait une explication pour l'autre.

- Les Kinomoto sont les déclencheurs de cette histoire. La Cia les a mis sur notre piste mais tout ça était trop tard. Le projet. Notre projet. Tout cela se tramait depuis des années et des années. Tout a commencé avec l'armée et cela finira dans le civil. Mille neuf cent quatre vingt huit. Deux milles un. Et maintenant deux mille neuf. En deux mille dix, le monde changera. Bientôt. Cette Sakura est comme la fille Conelly. Elle est peut être celle que nous recherchons mais pour l'heure, Lestat doit faire la part de son contrat. Mais avant on doit se débarrasser des gêneurs. Déclara Jacob Graham.

- vous parlez du fils Webb et de sa sœur ? Demanda son interlocuteur.

- Non, Sophia Webb a un pouvoir intéressant. Elle pourrait nous être utile. Quand à Matthew, tuez-le.

- Et votre fils Kyle ?

- A oui ! Kyle. Kyle. Répéta Jacob en prenant une gorgée de sa boisson. Je n'ai pas besoin de lui. J'ai déjà Seth pour faire le sale boulot.

- Mais c'est votre fils ? Questionna l'homme, un peu inquiet de la colère de Jacob.

- Assez ! Ce n'est pas mon fils ! C'est une erreur comme Seth mais lui il me sert. Enfin, j'ai de plus en plus de doutes par rapport à loyauté. Il était trop attaché à la fille Conelly. C'est ce qui le perdra. Maintenant, disparais de ma vue. Je dois travailler.

L'homme partit de bureau de Graham et celui-ci retourna à ses dossiers. Sur un de ces dossiers, il y avait inscrit en caractère gras.

Gaia

Fin du chapitre