Note de Loten: Sans aucune honte, du glucose pour Noël. Je ne m'en excuse pas.
.
.
oOoOoOo
.
.
"Everybody's looking for that something
One thing that makes it all complete
You find it in the strangest places
Places you never knew it could be."
– Westlife, 'Flying Without Wings'.
.
« Tout le monde cherche ce quelque chose
Cette chose qui fait que tout est complet
On le trouve dans les endroits les plus étranges
Ceux où on ne pensait pas pouvoir la trouver. »
– Westlife, 'Voler sans ailes'.
.
oOo
.
Il lui fallut trois jours supplémentaires pour se remettre totalement Hermione utilisa l'intervalle pour demander à quelques uns de ses amis du Ministère des informations sur les transplanages longue-distance et en conclut qu'il lui aurait fallu bien plus longtemps, et qu'il avait été idiot de faire tant de voyage en si peu de temps. Elle lui fit la leçon pour cela, pour avoir utilisé le sexe comme distraction, pour les avoir presque faits surprendre par Minerva, et pour être parti dans le blizzard pour bouder il endura la remontrance avec un sourire étrange qu'elle ne comprit en aucun cas, avant qu'il ne la désarme efficacement alors qu'elle marquait une pause pour reprendre son souffle en commentant d'une voix presque gentille « Petite furie », et de replacer délicatement une boucle perdue derrière son oreille, ce qui effrita efficacement sa colère –d'après son sourire satisfait, ça avait probablement été le but. La conversation avait largement dégénéré en jetage de noms d'oiseaux jusqu'à ce qu'elle abandonne et parte à grands pas, poursuivie par son rire.
L'incident semblait avoir marqué un autre tournant dans leur relation Severus semblait être d'humeur bien plus calme tandis que Décembre progressait, moins morne. Même lorsqu'il fut proche de quelque chose qu'on aurait put qualifier de 'sociable', il eut tendance à s'effacer dans le paysage plutôt que de se flanquer dans un coin pour bouder, et son sale caractère était moins évident. Hermione suspectait qu'il se sentait simplement plus en confiance une fois encore il avait pris un risque, s'était poussé au-delà de ses limites, et rien de mal n'en avait résulté, il pouvait donc se détendre un peu et s'habituer à cette nouvelle position avant de commencer à s'avancer vers la prochaine étape.
« A ce rythme, il ne faudra qu'une décennie supplémentaire pour qu'il soit un être humain normal et fonctionnel » dit-elle ironiquement à Luna à leur rencontre suivante, pour du shopping de dernière minute, trois jours avant Noël. Ginny était avec elles, et bien qu'elle soit un peu distraite, sa présence signifiait qu'Hermione devait surveiller ses paroles.
« Eh bien, tu savais que ça n'allait pas être facile » répondit joyeusement Luna.
« Je suppose que je n'ai jamais rien choisi de conventionnel, pas vrai ?
-Non. » Luna jeta un œil dans son sac, passant en revue ses achats. « Tu lui as déjà pris un truc pour Noël ?
-Non » répondit Hermione, inquiète. « C'est déjà presque trop tard, en fait. Je dois lui trouver quelque chose. Ca n'a pas à être quoi que ce soit de cher, mais je veux que ça signifie quelque chose. Surtout depuis qu'il a traqué mes parents pour mon cadeau –enfin, je présume que c'est pourquoi il l'a fait à cette époque de l'année.
-Il s'attend à quelque chose ? » demanda Ginny.
« Le connaissant, non, pas du tout » répondit-elle en soupirant. « Ce qui fait que c'est encore plus important de trouver quelque chose. Je vais lui apprendre à ne pas être totalement pessimiste, même si je dois y passer ma vie.
-D'après ce que tu m'en as dit, ça pourrait bien être le cas » dit vaguement Luna. « Nous pouvons aller dans le Londres Moldu y chercher des idées, si tu veux.
-Tu vas beaucoup dans le monde Moldu ?
-Parfois. Je ne le faisais pas, mais c'est vraiment intéressant » répondit-elle sereinement. Hermione tenta d'imaginer la vague et rêveuse Luna se baladant dans le chaos du Londres Moldu et décida d'éviter. Elle n'était jamais complètement sûre de combien son amie était consciente de ce qui l'entourait.
« Pourquoi ne pas acheter quelque chose pour vous deux ? » suggéra Ginny avec un sourire.
« Comme quoi ? » demanda Hermione, sans comprendre.
« De la lingerie ? »Hermione y réfléchit, tentant de le voir comme une suggestion sérieuse. En vérité, elle n'en avait jamais vu l'intérêt. Cela pouvait être drôle de porter quelque chose de froufroutant juste pour voir l'expression de Severus, mais elle n'était pas sûre qu'il y verrait de l'intérêt il apprécierait que ce soit joli, mais le seul intérêt qu'il avait toujours montré à ses sous-vêtements était généralement à quelle vitesse –ou quelle lenteur, s'il était d'humeur taquine- il pouvait les lui retirer, et il la préférait clairement sans aucun vêtement. C'est ce qu'elle répondit, entre deux gloussements.
« Sale chanceuse » répliqua Ginny avec gentillesse. « Tu as l'air d'avoir trouvé le seul homme qui n'a pas besoin que tu fasses sans cesse d'énormes efforts –je présume que ça vient du petit dysfonctionnement social, et du retard émotionnel. Tu veux échanger avec Harry ? »
Luna semblait sur le point de mourir par étouffement, et Hermione faillit s'écrouler dans la rue neigeuse. « Euh, je peux te garantir sans aucun doute possible que tu ne voudrais pas de lui » parvint-elle finalement à dire d'une voix étranglée, se demandant si elle oserait parler à Severus de cette conversation –elle aurait payé une jolie somme pour voir son visage, mais de préférence de très très loin. « Enfin, d'une certaine manière, moi, j'ai besoin de lui. Tout va bien entre toi et Harry ?
-Oh, oui, ça va. On pense à essayer pour un autre bébé. En fait, il voulait que je t'en parle…
-Moi ? » demanda Hermione, perdue. « Pourquoi moi ?
-Nous parlions des prénoms, la semaine dernière. Il a une idée fixe pour un garçon, il voudrait qu'un de ses prénoms fasse honneur au Professeur Snape, d'une manière ou d'une autre. Tu as l'air d'être la seule qui lui parle, qu'est-ce qu'il en penserait ?
-Je… Ne sais vraiment pas, Gin' » émit lentement Hermione. « Je pense que c'est une idée géniale, en théorie, mais je ne sais pas ce qu'il en penserait. Je peux lui demander, si tu veux, mais il va peut-être me falloir un moment pour amener subtilement ça dans une conversation. Il n'aime pas vraiment parler d'Harry, et je ne veux pas débarquer avec mes gros sabots. » Personnellement, elle pensait que le fait que le Garçon-Qui-A-Survécu nomme son fils d'après Severus Snape était un hommage merveilleux et ferait beaucoup pour améliorer la réputation générale de Severus, mais avec l'historique impliqué –et le point de vue de Severus sur sa réputation- elle doutait qu'il voie la chose de même.
« Bon, je n'ai pas encore fini ma potion contraceptive, donc tu as probablement encore un an pour savoir s'il approuve ou pas » lança joyeusement Ginny. « Et ce sera probablement une autre fille, de toute façon, après ça.
-Quoi, avec les gênes Weasley ? » rit Luna. « Six garçons contre une fille ?
-Il est hors de question que j'aie sept enfants. » Les deux autres la regardèrent simplement, et elle fronça des sourcils, sur la défense. « Non ! Trois, c'est mon maximum.
-Après la naissance de James, tu avais dit qu'un suffisait » souligna Hermione en souriant.
« Et après Lily, tu as dit que deux c'était bien assez » ajouta Luna.
« Oh, taisez-vous, toutes les deux. »
Toutes trois continuèrent à se promener ensemble, regardant les vitrines à la recherche d'inspiration. « Qu'est-ce que l'Homme Mystère pense des enfants, Hermione ? » demanda Ginny après un moment.
« Crus ou cuits ?
-Ne fais pas l'idiote. Il veut des enfants ?
-Ca ne compte pas vraiment, d'une façon ou d'une autre » dit-elle tranquillement. « Il est infertile.
-Vraiment ?
-Oui. Il me l'a dit il y a un moment –après notre première fois, quand j'ai réalisé que nous n'avions pas pris de précaution. Il le sait depuis son adolescence.
-Je suis désolée, Hermione.
-Pour quelle raison ?
-Eh bien…
-Gin, arrête d'imiter ton frère. Je n'ai jamais voulu me poser pour fonder une famille » contra gentiment Hermione. « Et il ne veut pas d'enfant, lui non plus.
-Tu ne fais que le dire ? » demanda Luna, curieuse.
« Non, je suis sincère. Oh, et s'il y a un genre de miracle médical et que je finis par tomber enceinte, on verra ça –je suppose que je serais heureuse, et je ne pense pas qu'il objectera –mais ça n'a jamais été quelque chose qu'aucun de nous n'ayons vraiment souhaité.
-Je suppose que ça va, alors » conclut Ginny. « Tu n'es pas comme ma mère ou moi, c'est vrai. Mais les choses semblent être vraiment sérieuses avec ce mec –vous vivez ensemble, il est allé chercher tes parents pour toi. Tu crois qu'il va te demander en mariage ?
-Non » répondit Hermione avec certitude. Ca, au moins, était une question dont elle était sûre. « Non, je ne pense pas que nous allons nous marier.
-Par la barbe de Merlin, pourquoi pas ? Tu as admis que tu l'aimes. Et on dirait vraiment que lui aussi.
-Parce que nous n'avons pas de raison. » Secouant la tête, elle tenta de s'expliquer. « Rien ne changerait si nous nous mariions. Nous vivons déjà ensemble. Je porte déjà une bague qu'il m'a donnée, et que je ne retire jamais » ajouta-t-elle en désignant la bague-loutre. « SI nous nous marions, je garderais mon nom de famille –c'est mon dernier lien à ma famille, et il a quelques soucis avec ses parents, donc il ne voudrait probablement pas que quelqu'un d'autre le porte. Il n'y aurait aucun enfant, légitime ou non. Tout ce que ça changerait, c'est que nous aurions un morceau de papier et une belle quantité de publicité non désirée –beaucoup de douleur sans réel avantage. Je suis en faveur du mariage en général, mais ce n'est pas pour nous. »
Et puis, elle savait que Severus n'aurait jamais le courage de le lui demander, même s'il en avait envie sa peur du rejet ne serait jamais entièrement guérie. Elle pouvait toujours lui demander, mais elle n'y voyait pas de réel intérêt, et elle suspectait qu'il n'avait pas une vision positive du mariage, d'après son enfance.
Ginny avait l'air d'être sur le point de batailler, mais Luna l'interrompit. « Laisse tomber, Ginny. Je sais qui est cet homme, et Hermione a raison. Le contrecoup, si le monde en général l'apprend serait… Horrible. »
Ginny cligna des yeux. « A ce point ?
-Pire » émit sombrement Hermione. « Pourquoi crois-tu que je ne dis même pas à mes amis les plus proches qui c'est ?
-Mais Luna sait ?
-J'ai deviné » indiqua-t-elle. « Et uniquement parce que je savais déjà avant qui avait donné sa bague à Hermione, sans quoi je n'aurais jamais su.
-Vraiment, 'Mione, je ne peux penser à quelqu'un d'assez affreux pour que je ne te pardonne pas, surtout en voyant combien il te rend heureuse. Eh bien, non, j'en vois quelques uns, mais ils sont tous morts, maintenant, et cet homme n'est clairement pas mauvais.
-Ce n'est pas personnel, Gin. Je pense que tu finirais par comprendre, mais pas Harry, et je sais que tu détestes lui cacher quoi que ce soit. Et le reste de ta famille en deviendrait barge –sauf George, peut-être. Il trouverait sûrement ça drôle. Je pense que Neville commence à avoir des doutes, et je ne veux pas être là quand il comprendra enfin.
-Je lui parlerai, si tu veux » offrit Luna.
« Non, ça va. Je m'en chargerai. Mais ça ne va pas être plaisant.
-Bon, je suis complètement perdue » lâcha Ginny avec un soupir.« Mais je vais te faire confiance. Pour l'instant. Tu vas devoir finir par nous le dire, à moins que tu ne comptes le garder caché pour le reste de sa vie. Ou alors c'est ça, ton but ? » ajouta-t-elle, moqueuse. « C'est ça, pas vrai ? Tu le gardes enchaîné à ton lit, quelque part. »
Luna commença à rire comme une hystérique, et Hermione ne s'en sentait pas loin. « Non » haleta-t-elle finalement, quand elle put reprendre son souffle. « Non, je le laisse sortir de temps en temps. Tu as raison, je vais devoir finir par le dire. Mais pas maintenant, ok ?
-Ok. Maintenant que c'est fixé, que voudrais-tu lui amener pour Noël, si tu ne comptes pas aller chercher une bague pour votre mariage ?
-Merde. Je ne sais pas. Vous êtes censées m'aider, toutes les deux.
-Tu pourrais juste lui demander ce qu'il veut » lança Ginny.
« Je pourrais, mais je préfère trouver quelque chose auquel j'aurai réfléchi par moi-même. Il n'a pas eu ça très souvent.
-Tu pourrais l'emmener quelque part » suggéra Luna, toujours un peu essoufflée par sa crise de rire. « Il aime le Monde Moldu. Allez dans un endroit différent, habillez-vous avec classe et profitez d'une nuit dehors.
-C'est une idée. Je vais peut-être faire ça, tiens. Mais je veux toujours qu'il ait quelque chose à ouvrir le matin de Noël –plus encore en considérant le fait que je vais l'abandonner l'après-midi pour aller au Terrier.
-Je pense toujours que la lingerie serait ton meilleur pari, si tu veux qu'il ait quelque chose à… Déballer » émit Ginny d'une voix perverse.
« Il va probablement la déchirer. Il n'a pas été gentil avec mes vêtements, ces temps-ci » admit timidement Hermione. « Et même sans ça, je serais horriblement en retard pour dîner avec vous tous.
-Nous aurions compris » acquiesça Ginny, espiègle. « Si tu es en retard, je m'assurerai d'annoncer à tout le monde que tu es au lit à te faire arracher tes sous-vêtements avant de te faire prendre passionnément par ton mystérieux, grand, sombre et beau sorcier.
-Merci » répondit-elle sèchement, prévoyant intérieurement d'être en avance, simplement pour éviter une telle annonce. Severus ne serait pas impressionné, et elle en mourrait probablement de gêne, un changement de sujet semblait être d'actualité. « Allons-y. Je suis sûre que nous allons trouver quelque chose. » La suggestion de Luna d'aller dans un lieu différent lui avait donné le début d'une idée, mais elle avait besoin d'en parler d'abord à Severus. « Trouvons un coin tranquille, je dois lui envoyer mon Patronus pour lui demander quelque chose. »
Elles trouvèrent un petit parc heureusement vide de jeunes enfants et s'installèrent sur un banc. « Quoi ? » demanda Luna, intéressée.
« Je sais qu'il aime les chorales moldues ; je veux lui demander s'il a déjà été voir un chœur de Noël dans une église. Si non, je l'emmènerai au service de King's College, à Cambridge.
-J'en ai entendu parler » dit Ginny, pensive. « C'est pas mon truc, ni celui d'Harry, mais c'est censé être bien, non ?
-C'est censé être incroyable. Je veux juste m'assurer que l'aspect religieux ne va pas le rebuter. » Elle envoya la loutre argentée, espérant avoir formulé la question de façon à ce que sa réponse soit circonspecte, et espérant que son téléphone marche à Poudlard.
« C'est quoi, son Patronus ? » demanda Ginny, Luna sachant déjà.
« Tu vas le voir dans une minute, s'il répond. Le Patronus n'ira pas le retrouver à moins qu'il soit seul, donc s'il parle à quelqu'un, il y aura un délai. Et il sera peut-être de mauvaise humeur –il semblait bien aller ce matin, mais tout peut être arrivé depuis.
-Tu as créé une limite d'intimité pour les messages par Patronus ? Ca pourrait être pratique. C'est difficile ?
-Pas vraiment. Je te montrerai ça à Noël. »
Après quelques minutes, Luna tendit la main. « Là. Qu'est-ce que c'est ? »
Le fragile renard à demi transparent trottinait vers elles, sur la neige, sans laisser d'empreinte. « Un renard, c'est joli » commenta Ginny. « Je suis impatiente d'entendre sa voix. »
Hermione crut que son cœur allait s'arrêter. Elle n'avait pas pensé à ça, et échangea un regard alarmé avec Luna la voix de Severus était si distinctive qu'elle serait instantanément reconnaissable. J'espère vraiment, vraiment qu'il s'est rappelé que je ne suis pas seule… Là encore, puisqu'il n'avait pas utilisé la même mesure qu'elle en envoyant sa réponse, c'était sûrement le cas. Quand le renard les atteignit, il fixa Hermione et son museau acéré s'entrouvrit alors qu'il répondait simplement « Oui, chaque année, plus ou moins. »
Son patois la fit se détendre, et elle soupira de soulagement malgré le pincement qu'elle sentait toujours à entendre sa voix merveilleuse distordue par le rude accent. Le renard lui fit littéralement un clin d'œil avant de se détourner avec fluidité et de se dissoudre.
Luna cligna des yeux. « Ce n'était pas sa voix… Si ?
-C'est la voix qu'il utilise quand il ne veut pas être reconnu » expliqua Hermione, souriant de soulagement. « Il doit s'être rappelé que je ne serais pas seule. Désolée, Gin, pas d'indice pour toi.
-Merde » répliqua joyeusement la rouquine. « Je suppose que tu as ton idée de cadeau de Noël, maintenant ?
-Oui, mais je veux toujours aller lui trouver quelque chose. Allez, on a deux heures avant que les magasins ferment. »
.
oOo
.
Hermione aurait voulu avoir cette idée des mois auparavant. Pour avoir des tickets et réserver des sièges pour the Nine Lessons and Carols de King's, il fallait s'y prendre dès octobre. Sans cela, il fallait faire la queue. Et si on voulait un siège, il fallait commencer à faire la queue tôt si l'on ne s'y trouvait pas vers neuf heures, on restait debout pendant l'heure et demie du service, qui ne commençait qu'à quinze heures.
Severus ne fut pas heureux d'être levé à six heures du matin la veille de Noël pour s'entendre dire de se préparer pour une longue journée et de porter une tenue moldue élégante, surtout quand elle refusa de lui dire pourquoi. Elle pouvait comprendre son attitude Merlin savait qu'il avait trop peu de sommeil la plupart du temps, mais c'était une occasion spéciale, et elle repoussa un peu cyniquement son objection. Il fut boudeur, ne répondant que par monosyllabe jusqu'à ce qu'il se soit douché et eut pris sa tasse de café, quand il fut suffisamment réveillé pour commencer à se plaindre correctement il continua à se plaindre le long du chemin s'éloignant de Poudlard dans les ténèbres neigeuses jusqu'au point de transplanage hors des portes, et devint ouvertement agacé quand elle refusa de dire où ils allaient et insista pour effectuer un transplanage d'escorte.
Apparemment, il n'aimait pas plus cela que qui que ce soit d'autre, et il passa quelques instants à reprendre son équilibre et à écarter ses sensations déplaisantes avant d'observer, le regard noir, les rues hivernales les entourant. « Où sommes-nous ?
-A Cambridge.
-Et pourquoi sommes-nous à Cambridge à sept heures du matin ? » demanda-t-il, grognon.
« Nous allons rejoindre plein de gens devant ce bâtiment, là-bas, et poireauter dans la neige pour les huit prochaines heures. »
Il l'observa d'un regard jaugeur, puis se retourna et examina les ténèbres en direction du bâtiment en question. « Ah, je vois » répondit-il d'une voix indiquant qu'il perdait patience. « Et pourquoi allons-nous faire une chose pareille ?
-C'est la chapelle de King's College » répliqua-t-elle comme si cela expliquait tout.
Il cligna des yeux et baissa sur elle un regard surpris. « Les chœurs de Noël ? Alors, c'est pour ça que tu m'as posé cette question de messe de minuit l'autre jour. Je me demandais pourquoi. » La fixant longuement, il finit par briser le contact visuel et se détourna pour regarder la chapelle. « Tu aurais pu te contenter de le dire » dit-il finalement, d'une voix vaguement exaspérée.
Hermione sourit et passa son bras dans le sien. « Je sais que j'aurais pu. Mais en quoi aurait-ce été amusant ? » Il lui jeta un regard noir, et elle étouffa un gloussement. « Je sais, je sais, je suis insupportable.
-Hmph » fut sa seule réponse, alors qu'ils marchaient précautionneusement sur la voie gelée pour rejoindre la queue se formant lentement.
.
oOo
.
Huit heures à rester plantés dans le froid leur donna beaucoup de temps pour parler et, après tout, Severus était celui qui avait inventé le petit sort pratique qui empêchait quiconque d'écouter aux portes. Il sourit ironiquement lorsqu'elle jeta l'Assurdiato, apparemment d'humeur légèrement meilleure, et demanda sèchement « Alors, quelles questions as-tu à présent ? »
Elle lui rendit son sourire. « Je me demandais quel était ton éducation religieuse. Je veux dire, je ne connais pas beaucoup de sorciers qui iraient à l'école. »
Il haussa des épaules. « Mes parents n'étaient pas du tout croyants et ça n'est pas intervenu dans mon éducation. C'est par pure coïncidence que j'ai commencé à assister à la messe de minuit. J'avais… Vingt-trois ans, je pense, ou vingt-quatre ans. J'étais revenu à Spinner's End pour Noël parce que Dumbledore me tapait sévèrement sur le système et que je ne le supportais plus je ne dormais plus, et je suis sorti marcher. Je suis passé devant l'église catholique locale et j'ai entendu de la musique j'étais curieux et je suis entré et resté au fond pour écouter. Je ne connaissais pas grand-chose à la religion –assez pour réaliser que c'était plus que certainement un tas d'âneries- mais je n'avais jamais été intéressé auparavant. J'ai trouvé un dépliant récapitulatif et l'ai feuilleté, et la majorité ne m'a franchement pas éclairé, mais la musique… C'était magnifique. Ecouter l'orgue, et la congrégation chantant avec le chœur… Il y avait là une atmosphère que je n'avais jamais ressentie auparavant, un sens de paix et de… De je ne sais quoi. Quoi qu'il en soit, je savais que je n'en faisais pas partie, mais je pouvais tout de même le ressentir, et j'aimais. Dès que j'en ai eu la chance, je suis allé m'acheter une cassette de chorales moldues, et après, j'ai essayé d'aller dans une église chaque année, si je le pouvais.
-Je me demandais si tu étais juif, en fait, au moins en partie » lança pensivement Hermione. En tout cas jusqu'à ce qu'ils commencent à coucher ensemble, puisqu'il n'était pas circoncis.
« Vraiment ? Pourquoi ? » demanda-t-il, curieux.
« Eh bien, 'Tobias' est un prénom hébreu, et certains de tes traits…
-Mon nez » indiqua-t-il tranquillement, ses yeux se plissant légèrement.
« …Oui » admit-elle soigneusement, « mais tes yeux, aussi –ils sont vraiment noirs, pas marrons, et les yeux noirs, ce n'est pas exactement caucasien. »
Severus y réfléchit, l'air pensif. « Je suppose que tu as raison » acquiesça-t-il lentement. « Mon père était peut-être juif ou en partie juif –si c'était le cas, il ne l'a pas dit, mais ça pouvait être le cas. J'en sais très peu des deux pans de mon arbre généalogique. Les Prince se sont presque entièrement coupés de ma mère, puisqu'elle avait épousé un Moldu, mais ils n'étaient plus très nombreux, de toute façon; la lignée était presque éteinte, ce qui l'avait aidée à faire son choix. Je me rappelle vaguement de mes grands-parents moldus ma grand-mère est morte quand j'étais tout petit, et j'avais peut-être sept ou huit ans quand j'ai vu mon grand-père mourir à l'hôpital, mais je ne les avais vus qu'une ou deux fois. Je ne m'en suis jamais suffisamment soucié pour faire des recherches sur l'histoire de ma famille » ajouta-t-il, indifférent. Ils restèrent silencieux quelques minutes avant qu'il demande « Et toi ?
-Mes parents sont tous deux protestants, mais ils n'étaient pas particulièrement dévots. Nous allions à l'église les dimanches si nous n'avions rien de mieux à faire, et j'ai été baptisée pour que mes grands-parents soient contents. Nous allions toujours à la messe de minuit pour Noël, dès que j'ai été assez vieille pour suivre tout le service sans faire le bazar. Je sais ce que tu veux dire, pour l'atmosphère. On peut presque sentir la foi, pas vrai ? Je n'y crois pas vraiment, mais il y a vraiment quelque chose, là.
-Oui » acquiesça-t-il tout bas.
.
oOo
.
La journée passa très lentement à ne rien faire d'autre que rester plantés là dans le froid, en dehors des moments où ils faisaient chacun leur tour un passage aux toilettes publics les plus proches, ou pour aller chercher du café ou de quoi manger, et il gelait. Vint un moment où Severus, chevaleresque, retira son manteau et en enveloppa les épaules d'Hermione, en remportant des sourires approbateurs de toutes les personnes présentes dans la file d'attente, ce qui le renfrogna et fit sourire Hermione alors qu'elle resserrait le manteau assez élimé autour d'elle, appréciant l'ombre de son odeur et de sa chaleur.
Finalement, les portes s'ouvrirent vers environ treize heures trente, et ils furent autorisés à entrer Severus boitait alors plus visiblement. « Est-ce que ça va ? » demanda-t-elle tout bas. « Je sais que le froid te fait mal au genou.
-Oui » murmura-t-il en réponse. « J'ai simplement passé trop de temps debout dans la même position. Une fois assis, ça ira. »
Ils trouvèrent leurs sièges, et elle lui sourit. « En fait, j'ai pensé à te chercher une belle canne de marche pour Noël » admit-elle. « Ca n'aurait pas été grand chose, peut-être une canne-épée ou quelque chose de ce genre-là. Mais toutes celles que j'ai vues me rappelaient le machin de proxénète de Lucius Malfoy."
Il s'étrangla. « Son quoi ? » demanda-t-il d'une voix étouffée, et elle lui sourit.
« C'est à ça que j'ai pensé la première fois que je l'ai vu. La canne, la cape… Il ne lui manquait qu'un médaillon en or clinquant, quelques bagouses à grosses pierres et une dent en or. »
Severus tremblait d'un rire presque silencieux alors qu'il serrait ses paupières et mordait sa lèvre pour retenir son hilarité. « J'aurai donné tous les gallions que j'ai jamais possédés et tous ceux que je possèderai jamais pour voir sa tête s'il t'avait entendue dire ça » émit-il d'une voix hachée, les lèvres tremblantes. « Ca aurait probablement réduit les crises de Bellatrix à l'état de couinement de souris. » Après un moment, il ajouta avec regret « Bien que maintenant que j'y pense, il n'aurait pas compris la référence. Une raison de plus pour que ton nouveau programme prenne effet le plus tôt possible, pour que les crétins ultra-pompeux comme Lucius puissent comprendre qu'ils ne sont pas aussi intimidants qu'ils pensent l'être.
-Je pense que Minerva va amener le sujet à la prochaine réunion de personnel elle veut que l'étude des Moldus soit optionnelle dès l'entrée à l'école pour l'année prochaine, je pense. Nous n'en avons pas discuté.
-Hmm. » Il sembla pensif, et elle sourit, reconnaissant cette expression : il mijotait quelque chose.
« Garde tes complots néfastes pour une autre fois, Serpentard » ordonna-t-elle doucement. « C'est un lieu de culte.
-Tu t'attends à ce que la punition divine me foudroie au travers du plafond ? » demanda-t-il, moqueur. « Je suis surpris de ne pas être parti en flammes en passant le seuil, en fait.
-Severus » gronda-t-elle tout bas, et il sourit.
« Imaginais-tu que je ne connaissais pas la rumeur persistante qui dit que je suis un vampire ? » demanda-t-il sèchement. « Malgré le fait que je mange en public de temps à autres, et que je marche fréquemment en plein jour, là où je peux être vu. De toute la myriade de rumeurs sur mon compte, c'est celle qui a le moins de sens.
-Une autre qui était populaire quand j'étais à l'école disait que tu es un Animagus non déclaré » se rappela-t-elle.
Il renifla doucement. « C'est une vieille histoire. Tu as entendu quelle version: le corbeau, la chauve-souris ou le serpent ?
-Toutes » admit Hermione. « Et aussi l'araignée.
-Je n'avais encore jamais entendu celle-là. Des quatre, je pense que j'aurai pu supporter être un corbeau. Je n'aime pas trop l'idée de la chauve-souris ou de l'araignée, et je n'ai jamais vraiment aimé les serpents… Même avant la Cabane.
-Le Directeur de Serpentard n'aime pas les serpents ? » demanda-t-elle avant de pouvoir s'en empêcher. Maintenant, c'était logique, à cause de Nagini, mais dans le passé…
« L'ironie ne m'avait pas échappé » répliqua-t-il sèchement. « Dans tous les cas, je t'assure être ni un vampire ni un animagus.
-Je pense que je l'aurai remarqué depuis le temps, si tu étais un vampire » rétorqua-t-elle, et il renifla doucement. « Tu ferais un bon corbeau » émit-elle, pensive. « Ou une panthère, peut-être… Je l'imagine bien. » Oui, il aurait fait une panthère impressionnante, sombre et souple et prédatrice et dangereusement gracieuse ou peut-être un aigle…
« Un glouton, plus probablement » marmonna-t-il en retenant un sourire, contrairement à elle.
« Non, tu es trop mince et trop maîtrisé. Tu as pensé à devenir Animagus ?
-Brièvement –j'imagine que la plupart des personnes y ont pensé au moins une fois. Mais je ne l'ai jamais sérieusement envisagé. La Métamorphose n'est pas mon point fort, de toute façon, et je détestais l'idée de risquer d'être coincé avec une forme que je n'aimerai pas. Connaissant ma chance, j'aurai été une araignée. Tu as toujours été très douée en Métamorphose, je m'en souviens… As-tu essayé ?
-Les préliminaires » admit-elle. « Je suis allée suffisamment loin pour savoir que ça aurait marché. Mais je ne suis jamais allée plus loin –je ne pense pas vouloir me changer à nouveau en animal. Une fois m'a suffi. »
Il étouffa un rire, secouant la tête. « Tu ne méritais pas autre chose. Tu as eu de la chance que je puisse créer l'antidote, sans quoi tu pourrais toujours avoir une queue. Les accidents de Polynectar sont connus pour être complexes à arranger.
-Oui, oui, je te suis éternellement reconnaissante, ô estimé Maître des Potions » répliqua-t-elle, sarcastique. « J'aurai aimé savoir ce qu'aurait été ma forme, en revanche.
-Un mini-caniche » lâcha-t-il instantanément, le regard étincelant de moquerie. « Un volume ridicule de poils bouclés et incontrôlables, et un jappement incessant et insupportable.
-Sale type ! » haleta-t-elle, outragée, s'empêchant de justesse de l'insulter –ils étaient dans une église, après tout- et se contentant de lui envoyer un coup de coude dans les côtes, suffisamment fort pour le faire grogner.
Luttant visiblement pour retenir un rire, Severus lui sourit, moqueur, les yeux plissés d'amusement tandis qu'il se calait dans son fauteuil il semblait plus détendu que ce qu'elle l'avait jamais vu en public. Son sourire se défit lentement, ne laissant qu'une ombre dans son regard, son expression devenant plus sérieuse avant qu'il ne laisse retomber son regard et le détourne. « Non » dit-il doucement. « Tu ne serais rien de si absurde. Tu serais une lionne, toute de beauté fière, de feu et de passion. »
Il l'avait encore fait, la désarmer totalement pour la laisser le fixant, tandis que sa colère se défaisait. Hermione secoua lentement la tête, abasourdie par le compliment –très rarement, il disait les choses les plus adorables, apparemment avec sincérité. Maintenant, il ne la regardait pas, apparemment intéressé par l'étude du sol sous ses bottes, et finalement, elle sourit et accepta sa défaite –elle ne gagnerait jamais une joute verbale contre lui. Resserrant un peu plus confortablement le manteau de Severus autour d'elle, elle posa une main sur sa cuisse, et serra doucement elle savait qu'il valait mieux ne pas le remercier verbalement, d'aucune façon. Il déposa sa main sur la sienne, ses longs doigts se mêlant aux siens, son pouce se glissant sous sa main pour effleurer sa bague, et ils restèrent assis en silence, attendant que l'office commence.
.
oOo
.
C'était incroyable elle regretta de ne pas être venue des années auparavant. La chapelle elle-même était plus qu'inspirante, et les acoustiques le rêve de tout chef d'orchestre. Les cantiques étaient absolument merveilleux, et l'ambiance de l'office contenait sa propre magie tranquille. Mais, le mieux fut qu'elle put entendre Severus chanter –très bas, d'abord, car il tentait clairement de ne pas être entendu, mais peu à peu, il fut saisi par l'atmosphère et oublia de se retenir, et elle l'entendit chanter pour la première fois. Sa voix fit naître des frissons en elle, et menaça d'amener des larmes à ses yeux –pas parce qu'il était bon chanteur, puisque sur ce point là, elle n'aurait pas pu juger impartialement, ni à cause de l'effet que sa voix avait habituellement sur elle, bien que ce soit à nouveau le cas, mais parce qu'il avait cessé de se cacher. Il avait abaissé totalement sa garde et était simplement lui-même un évènement très rare et auquel elle n'assistait habituellement que lorsqu'ils étaient seuls, derrière des portes verrouillées. Il ne relâcha pas non plus un instant sa main de tout l'office.
Alors qu'ils ressortaient, à la fin, avec toute la foule, Hermione leva les yeux vers lui. Il était détendu et souriant, son regard étincelant et chaleureux alors qu'il observait autour de lui, et en cet instant de paix elle put à nouveau voir l'homme qu'il aurait pu être s'il avait pu vivre la vie qu'il méritait. Il semblait plus jeune et plus heureux, à tel point qu'elle doutait que quiconque aurait pu le reconnaître en tant que Severus Snape. Sentant son regard, il baissa le sien vers elle et arqua un sourcil inquisiteur, et elle secoua légèrement la tête et lui sourit il le lui rendit et observa à nouveau autour de lui alors qu'ils se dirigeaient vers un coin tranquille pour transplaner.
« Il n'est que seize heures trente » commenta-t-il, surpris, un œil sur sa montre, alors qu'ils marchaient.
« Je sais… On dirait qu'il est plus tard, n'est-ce pas ? Mais l'office ne durait qu'une heure trente.
-Es-tu pressée de rentrer ? » demanda-t-il avec précaution.
« Pas vraiment, non » répondit-elle lentement en levant les yeux vers lui. « Qu'as-tu en tête ? »
Il haussa légèrement les épaules. « Rien de précis mais la journée a été… Plaisante, et…
-Je n'ai pas non plus envie qu'elle se termine » dit-elle doucement, et le sourire revint dans son regard.
« Eh bien, alors » émit-il avec plus de légèreté, « Où allons-nous, mademoiselle ? »
Prise par surprise, elle se figea un instant avant de rire tout bas. « Je ne sais pas.
-Où tu voudras » proposa-t-il.
« Je m'en fiche, Severus, tant que je suis avec toi » lança-t-elle avec honnêteté, et elle vit ses yeux s'écarquiller légèrement elle serra doucement sa main, espérant qu'il n'allait pas paniquer, et reprit. « Marchons juste un peu, et voyons où cela nous mène. »
Après un instant de tension, il expira et se détendit, serrant doucement ses doigts en retour. « Très bien. »
.
oOo
.
Finalement, ils ne firent que se promener quelques heures, se tenant par la main et parlant, appréciant simplement le fait de pouvoir passer ouvertement du temps ensemble, sans limitation de temps ni besoin pressant de devoir être en un endroit précis. Pas d'élèves, pas de réunions de professeurs, pas d'obligations. Severus exécuta alors un petit miracle en trouvant ce qui était sûrement le seul restaurant de Cambridge avec une table pour deux libre la veille de Noël, grâce à une annulation de dernière minute mieux encore, la table était en retrait dans un coin confortable et faiblement éclairé d'un petit mais excellent bistro, leur garantissant de l'intimité et un très bon repas. Hermione se demande brièvement s'il avait utilisé la magie pour obtenir cela, mais avant même l'arrivée du dessert –son préféré entre tous, une forêt noire, ce que Severus aimait apparemment autant qu'elle- elle décida que pour cette fois, elle s'en fichait.
Il paya pour le repas par la simple mais efficace méthode de commencer avec elle une dispute sur l'origine de l'expression 'faire moit'-moit'' (sans sous-entendu sexuel) pour payer l'addition pendant qu'elle était ainsi distraite, avant de se moquer d'elle lorsqu'elle tenta de le rabrouer. Prenant sa main, il la tira à l'extérieur, dans la rue sombre, passa son bras autour de ses épaules et l'attira contre lui. « Cesse donc de ronchonner » ordonna-t-il doucement. « Tu as organisé cette journée, je nous ai donc emmenés dîner. Alors abandonne. »
Se soumettant, elle passa un bras autour de sa taille. « Ne me donne pas d'ordre » grommela-t-elle, sachant que même si elle avait été réellement en colère, elle n'aurait pas pu le rester longuement. La journée avait été de ces jours parfaits qui n'arrivent que rarement mais restent toute une vie dans les souvenirs, et il était impossible de ne pas être heureux. Surtout lorsqu'il s'immobilisa au milieu de la rue, se tourna vers elle, releva son visage et abaissa sa tête pour l'embrasser, alors que la neige tourbillonnait autour d'eux. Il avait un goût sucré de chocolat et de cerises noires et d'alcool, et sous tout cela, il y avait les notes à présent familières de mélasse et de pluie les parfums de son gâteau préféré mêlés au goût de la bouche de son amant.
Quand il s'écarta d'elle, il ne souriait pas, mais son regard la réchauffa. « Joyeux Noël, Hermione » émit-il doucement.
Techniquement, ce n'était pas encore Noël avant environ trois heures, mais elle n'allait certainement pas objecter. « Joyeux Noël, Severus » lui souhaita-t-elle tout aussi doucement.
Ils revinrent en transplanant aux portes de l'école et commencèrent à marcher sur les allées enneigées vers le château, se tenant toujours les mains. Son pouce caressait doucement ses articulations. « Tu as froid » nota-t-il.
« Un peu » admit-elle. « Je m'en fiche.
-Peu importe, je pense qu'un bain chaud est à l'ordre du jour. »
Sur le point de protester que ce n'était pas nécessaire, elle saisit l'étincelle de son regard et sourit lentement. « Maintenant que tu le mentionnes, je pense que ce pourrait être sage » acquiesça-t-elle, pensive. « Après tout, l'hypothermie est mortellement dangereuse. Mieux vaut ne pas prendre de risque. En fait, tu sembles toi-même avoir un peu froid…
-Vraiment ? Mais la Directrice disait la semaine dernière seulement que nous devions faire des économies, nous ne pourrons donc, malheureusement, ne remplir la baignoire qu'une fois.
-C'est une honte. Je suppose que nous sommes chanceux que tu aies une grande baignoire, alors.
-Quel heureux hasard, en effet » émit-il d'une voix traînante, relâchant à contrecœur sa main tandis que les lumières du château apparaissaient à leur vue.
.
oOo
.
Hermione, allongée dans l'eau chaude, laissa échapper un soupir satisfait et se cala contre son torse, la tête sur son épaule, tandis qu'il installait ses bras autour d'elle. « Parfait » murmura-t-elle doucement, fermant les yeux et souriant. « Si j'étais une femme suspicieuse, Severus, je me demanderai si tu avais planifié cette séduction apparemment spontanée. »
Sa voix fut un profond grondement contre son dos tandis qu'il posait sa joue sur ses cheveux mouillés. « Je ne savais pas que tu allais me traîner à Cambridge avant le lever du soleil » répliqua-t-il, logique. « Si j'avais planifié quelque chose, tu y serai contrevenue. Et qui parle de séduction ? » ajouta-t-il, taquin, tentant –sans succès- de sembler innocent.
« Tu déclares ne pas avoir d'arrières pensées, Serpentard ? » demanda-t-elle, amusée. « Même si je te croyais… Ton corps affirme le contraire. » Pour illustrer ses dires, elle se déplaça un peu plus près de lui, calée entre ses jambes, attirant leurs attentions à son excitation grandissante.
« Je suis assis nu dans une grande baignoire de marbre, entouré de bougies, avec une belle jeune femme toute aussi nue entre mes bras » souligna-t-il d'une voix égale. « Je pense que je serais cliniquement mort depuis trois jours, si je ne réagissais pas, dans ces circonstances, peu importe quelles aient été mes premières intentions. » Ses bras se resserrèrent autour d'elle tandis qu'il frottait son nez contre sa nuque.
Penchant la tête en arrière pour lui laisser accès à sa gorge, Hermione se détendit à son contact, souriante. « J'avais raison depuis le début, tu sais.
-A quel sujet ? » demanda-t-il d'un ton absent, portant plus d'attention à sa peau que ses mains commençaient à caresser.
« Ta salle de bain je savais que cette décadence n'avait pas que des raisons médicales. »
Severus renifla tout bas et ne se soucia pas de répondre ils savaient tous deux qu'elle ne faisait que plaisanter, aucun d'eux ne souhaitait lancer une conversation sur ses besoins médicaux passés, et il était clairement plus intéressé à toucher et embrasser autant de son corps que possible. De toute évidence, il avait un projet précis en tête, et elle était plus qu'heureuse de le suivre avec lui une partie de la chaleur constante entre eux venait de son délice d'être le focus d'une telle attention, aussi concentrée et intense.
Cette fois, sa récompense pour lui laisser le plein contrôle fut d'être gentiment et tendrement baignée dans la lumière des bougies avant d'être tirée de l'eau et portée à la chambre, où il s'assura de la sécher parfaitement –procédure rendue à la fois plus difficile et plus agréable par le fait qu'il utilisait sa bouche plutôt qu'une serviette, embrassant chaque goutte d'eau sur sa peau et s'attardant sur chacun des points sensibles qu'il avait appris à connaître au cours des derniers mois. Ce ne fut qu'alors qu'il se dressa enfin au-dessus d'elle, son poids la pressant contre le lit alors qu'il se nichait avec une délicieuse familiarité au creux de ses hanches, et son regard ne quitta jamais le sien alors qu'il la pénétrait.
Alors qu'elle bougeait avec lui, Hermione se dit que c'était sans doute la soirée la plus romantique de toute sa vie, et que c'était sans doute le cas car rien n'avait été prévu. Severus n'avait eu aucune idée de ce qu'elle avait prévu pour la journée et il n'avait eu aucun moyen de pouvoir arranger le reste par avance. Il y avait quelque chose de très adorable dans cette spontanéité innocente, et en même temps il y avait l'ombre d'un humour presque moqueur dans son regard noir qui disait qu'il savait parfaitement bien à quel point c'était cliché et ridicule, et qu'il s'en foutait. Entre le sublime et le ridicule, il n'y a qu'un pas se dit-elle vaguement, arquant le dos et grognant dans sa bouche tandis qu'il l'embrassait, et ceci est certainement dans le sublime. Puis toute pensée devint totalement impossible et elle se perdit contre lui, seulement vaguement consciente de l'entendre soupirer son nom de plaisir.
.
oOo
.
Elle se réveilla en premier le lendemain matin, une chose qui ne lui arrivait pas souvent, et elle sourit en réalisant que c'était Noël et qu'elle était lovée dans les bras de son amant. La vie ne pouvait pas être meilleure, franchement. Se tortillant plus près contre lui, et savourant la chaleur de sa peau contre la sienne, elle observa la chambre plongée dans les ténèbres et réalisa que Severus avait du relâcher son embargo contre les elfes de maison pour l'occasion, puisque ce devaient être eux qui avaient empilé ses cadeaux près de son lit. A moins qu'il ne se soit levé plus tôt et les ai amenés de la salle des professeurs ou de sa chambre à elle, ce qui était plus probable.
Hermione ne pouvait voir le côté du lit de Severus de sa place, mais c'était inutile elle savait déjà que le seul cadeau qui s'y trouvait venait d'elle. Ce n'était pas aussi agaçant que cela aurait pu l'être, car elle savait qu'il n'en avait honnêtement rien à faire, mais c'était tout de même une honte. En revanche, dans l'immédiat, elle avait des soucis plus pressants, et elle commença la lente procédure visant à se désemmêler de ses bras sans le déranger, avant de se diriger vers la salle de bain.
Quand elle revint, il était réveillé, mais tout juste, et il lui sourit rêveusement, semblant adorablement échevelé. Elle lui rendit son sourire. « Joyeux Noël, Severus.
-De même, je suppose » murmura-t-il, étouffant un bâillement avant de rouler de côté et de s'étirer, la voix brouillée par le sommeil.
Tentant sans succès de retenir un sourire moqueur, elle secoua la tête. « Va te laver et te raser avant de perdre la capacité de parler. Je vais faire du café. » Il n'était vraiment pas du matin, preuve renforcée par le fait que ses paroles n'obtinrent qu'un grognement pour réponse, avant qu'il ne s'exécute.
Une fois qu'ils furent à nouveau vautrés au lit avec leur tasse de café et un Pattenrond ronronnant, il semblait plus humain et l'observa avec une expression d'amusement tolérant saisir le premier cadeau de sa pile. Après un moment, son sourire disparut, et il émit tout bas « Je ne t'ai rien pris…
-Ne soit pas bête » répliqua-t-elle instantanément, tournant la tête pour lui sourire. « Tu as retrouvé mes parents pour moi. Et tu m'as rendue très heureuse. »
Il arqua un sourcil. « Avec cette logique, tu n'aurais pas dû non plus me faire de cadeau.
-Ah. Eh bien, en fait, c'est un cadeau pour moi, autant que pour toi » admit-elle, souriant timidement. « Tu comprendras en ouvrant. »
Semblant curieux, il saisit le grand paquet plat et l'étudia avant d'en défaire le ruban et d'en retirer précautionneusement l'emballage. Ouvrant la boîte avec un soin égal, il mit de côté la feuille de papier de soie et Hermione sourit en voyant son expression. Elle avait refusé de laisser Ginny la pousser à acheter de la lingerie, mais l'idée de vêtements lui avait donné de l'inspiration. Lentement, il sortit le manteau de cuir noir de la boîte et le tint à bouts de bras, l'observant d'une expression indéchiffrable.
Il lui avait coûté une fortune, mais il le méritait, et maintenant qu'elle ne payait plus de loyer, elle avait plus d'argent à mettre de côté.
« Je ne parviens pas à voir en quoi cela t'est bénéfique » émit-il finalement, penchant la tête et lui jetant un coup d'œil.
« Parce que je vais te voir le porter, bien sûr » rétorqua-t-elle cela lui avait semblé évident.
L'ombre d'un sourire en coin apparut sur son visage. « Ah. Bien sûr.
-Cesse de sourire ainsi. C'est un manteau, pas un collier. Je ne suis pas fétichiste du cuir.
-Je n'ai pas suggéré que c'était le cas.
-Tu n'as pas eu à le faire. Tu as un sale sourire quand tu penses à des perversités. »
Son sourire en coin s'accentua, mais il en fit pas de commentaire, et reporta à la place son regard sur le cuir, tandis que ses longs doigts le retraçaient. « Merci » dit-il finalement, tout bas.
« Je t'en prie. »
Il replaça très soigneusement le manteau dans la boîte et la posa de côté avant de se remettre contre les oreillers avec son café et l'observa avec une expression de gentille indulgence commencer à défaire ses propres paquets. Il s'agissait principalement de l'assortiment habituel de livres et de sucreries, mais il y en eut un qui lui fit émettre un rire ravi.
« Quoi ? » demanda Severus, curieux.
Elle sourit et le leva. « Regarde ce que Luna m'a donné. » C'était un doux pull avec une grande capuche, tricoté d'un fil moucheté mélangeant gris et vert –les couleurs de Serpentard. C'était bien plus joli que l'habituel pull Weasley, bien qu'elle se refusa à le dire à Molly; habituellement, elle aimait son cadeau de Noël habituel, mais celui de cette année était d'une teinte beige délavée. Elle arrive sans doute au bout de ses choix de couleurs.
Son regard étincela d'approbation amusée tandis qu'il observait le cadeau de Luna. « Très joli… » ronronna-t-il.
« Je suspecte que c'est pour toi autant que pour moi » nota Hermione, souriante. « J'aimerai le porter aujourd'hui, mais je ne pense pas qu'il serait bien reçu. Et puis, je devrais peut-être le garder pour les matches de Quidditch. »
Il ricana tout bas en réponse et termina son café. « A quelle heure m'abandonnes-tu ?
-Tu survivras » contra-t-elle sèchement. « J'ai dit que j'y serais pour treize heures trente, mais si je n'y suis pas tôt, Ginny commencera à faire des descriptions grivoises de pourquoi je suis retardée.
-Quelle bonne idée » observa-t-il.
« Soit sage » ordonna-t-elle, retenant avec difficulté son sourire. L'étincelle de son regard s'intensifia alors qu'il reposait sa tasse, mais elle n'eut pas le temps de réagir alors qu'il bondissait soudainement et souplement, manquant de peu de renverser le café d'Hermione tandis qu'il la ramenait entre ses bras, au travers du lit.
Riant et essoufflée, elle rompit le baiser et tenta de se libérer. « Severus ! J'ai dit soit sage !
-Ah » murmura-t-il avec un sourire en coin. « Mais tu n'as pas dit en quelle manière.
-Oh, toi… ! » commença-t-elle à protester, mais il la fit taire avec une efficacité impitoyable, et tandis que le baiser s'intensifiait, elle eut du mal à se rappeler la raison de son objection. Parvenant brièvement à s'écarter, elle murmura « Un jour, je jure que je ne te laisserai pas t'en tirer si facilement » et elle l'embrassa à nouveau pour l'empêcher de rire. Elle était la seule à voir cet aspect joueur de lui, et c'était merveilleux de le voir heureux; cela aurait suffit à ce qu'elle se laisse faire, s'il n'avait pas été si incroyablement bon à la chose.
.
oOo
.
« J'espère que tu es content » grommela-t-elle un moment plus tard, alors qu'elle émergeait de la douche. « Je vais être en retard, maintenant. »
Severus lui sourit de son poste d'alanguissement il était nu, et ne semblait pas s'en soucier, sur les draps froissés, bras croisés derrière la tête, l'air chiffonné, sexy, et irrésistible. « En fait, oui, je le suis. Et non, tu ne vas pas être en retard. Il n'est pas encore midi trente.
-Je n'ai rien mangé depuis hier soir » se plaignit-elle.
« Molly Weasley aura assez de nourriture pour une armée. Je te promets que tu ne mourras pas de faim.
« Ah, mais j'ai brûlé six mois de calories, ces derniers jours » contra-t-elle, et il gloussa.
« Tu marques un point. Je te suggère de manger autant qu'il est humainement possible aujourd'hui, alors, puisque tu en brûleras à nouveau une certaine quantité à ton retour.
-C'est une tentative douloureusement transparente pour me persuader de ne pas y aller » le réprimanda-t-elle, souriant en sentant un frisson chaleureux parcourir son corps. « Qu'est-il arrivé à cette fameuse subtilité Serpentard ? »
Il lui jeta un regard douloureusement moqueur. « J'ai passé trop de temps avec une certaine Gryffondor. »
Décidant qu'une telle déclaration ne méritait pas de réponse, Hermione fit de son mieux pour l'ignorer et choisit ses vêtements pour la journée, décidant à contrecœur que porter le pull de Luna serait en faire trop. Même sans cela, elle souhaitait porter quelque chose qui le lui rappellerait –en plus de sa bague, bien évidemment- et elle trouva une chemise presque dorée au fond de sa penderie, qui affichait des broderies vertes autour du col et des boutons. Si son sourire doux et presque surpris était un indice, Severus reconnut et comprit le geste –ou peut-être appréciait-il juste le décolleté large et le ceintrage étroit, d'après la réponse de son corps. Elle ne l'en ignora que plus, sachant que dans le cas contraire, elle serait vraiment en retard. « Je ferai mieux d'y aller » dit-elle une fois habillée.
« Je ne vois pas pourquoi » marmonna-t-il, et elle lui sourit.
« Ne boude pas. Aussi tentant que soit l'idée de passer la journée ici avec toi, je pourrais le faire n'importe quand…
-Ah, vraiment ? » contra-t-il. Elle continua à l'ignorer.
« … Mais je ne peux pas voir très souvent mes amis. Je serai rentrée ce soir. Je suis sûre que tu peux t'occuper jusque là.
-Hmph. Je te dirais bien de t'amuser, mais je ne vois pas comment ce serait possible. Un repas avec les Weasley et leur myriade d'enfants par alliance, sans parler de la descendance… Je ne peux rien imaginer de pire.
-Au revoir, Severus » lui dit-elle fermement, se tournant pour lui sourire depuis le pas de porte avant de sortir.
.
.
oOoOoOo
.
.
Note de Loten: La prochaine fois, après un peu de drame festif, l'anniversaire de notre héros est assombri par un incident impliquant ses serpentards.
.
Note de Sockscranberries : Ca surprendra quelqu'un si je dis que je suis toujours aussi fan de cette fic ? Non ? Tant mieux alors ! ^^ Chaque fois que je termine un chapitre, j'espère en avoir un qui suit… Je veuuux la suiteeee ! ^^
.
Aë : Je suis dessus (doc ouvert à côté ^^)
.
Note de Cricri : je suis toujours accro à cette fic… je pense que c'est mon chapitre préféré…
.
.
oOoOoOo
.
.
« Je suppose que je n'ai jamais rien choisi de conventionnel, pas vrai ? (En effet) (de toute évidence… sinon ça serait triste, non ?)
.
« Pourquoi ne pas acheter quelque chose pour vous deux ? » suggéra Ginny avec un sourire.
« Comme quoi ? » demanda Hermione, sans comprendre.
« De la lingerie ? » (Oh ooooh :D) (Noël sera chaud… chaud)
.
Il n'aime pas vraiment parler d'Harry, et je ne veux pas débarquer avec mes gros sabots. » (nue ça serait mieux ^^)Aë : Probablement XD
.
Oh, et s'il y a un genre de miracle médical et que je finis par tomber enceinte, on verra ça –je suppose que je serais heureuse, et je ne pense pas qu'il objectera –mais ça n'a jamais été quelque chose qu'aucun de nous n'ayons vraiment souhaité.(allez un mini Sevy ….SVP)
.
-Bon, je suis complètement perdue » lâcha Ginny avec un soupir. (Pourtant quand on y pense c'est d'une logique implacable) Je suis ok avec toi… je ne sais pas ce qu'ils ont dans les yeux et dans les oreilles... c'est tellement évident !)
.
« Il aime le Monde Moldu. Allez dans un endroit différent, habillez-vous avec classe et profitez d'une nuit dehors. (Ca c'est une idée :-) )
.
« Si tu es en retard, je m'assurerai d'annoncer à tout le monde que tu es au lit à te faire arracher tes sous-vêtements avant de te faire prendre passionnément par ton mystérieux, grand, sombre et beau sorcier. (Je ne doute pas un seul instant qu'elle en soit capable ^^) Imaginons la tête de Ronron)
.
« En fait, j'ai pensé à te chercher une belle canne de marche pour Noël » admit-elle. « Ca n'aurait pas été grand chose, peut-être une canne-épée ou quelque chose de ce genre-là. Mais toutes celles que j'ai vues me rappelaient le machin de proxénète de Lucius Malfoy." (le machin proxénète…de Lucius…. J'adoore… Narcissa en mère maquerelle… quelle vision.) Aë : XD
Il s'étrangla. « Son quoi ? » demanda-t-il d'une voix étouffée, et elle lui sourit.
« C'est à ça que j'ai pensé la première fois que je l'ai vu. La canne, la cape… Il ne lui manquait qu'un médaillon en or clinquant, quelques bagouses à grosses pierres et une dent en or. » (Pas faux ^^)
.
Oui, il aurait fait une panthère impressionnante, sombre et souple et prédatrice et dangereusement gracieuse ou peut-être un aigle…(La panthère serait géniale :D)
.
« J'aurai aimé savoir ce qu'aurait été ma forme, en revanche.
-Un mini-caniche » lâcha-t-il instantanément, le regard étincelant de moquerie. « Un volume ridicule de poils bouclés et incontrôlables, et un jappement incessant et insupportable. (Connard ^^ Mais ça me fait rire ^^)
