PvC : Je crois que vous vous êtes encore fait avoir mes cocos...

A : Mais non, ça fait juste longtemps que je n'avais pas mis de conte donc...

PvC : Et puis comme ça tu t'accordes une semaine supplémentaire pour écrire le chapitre 18

A : Faux le chapitre 18 est déjà écrit ! Comme pour les contes précédents, ne pas lire ce chapitre ne gênera en rien la compréhension de la suite. Vous pouvez donc vous en aller et attendre vendredi prochain pour lire le chapitre 18

PvC : N'empêche que c'est sadique ce que tu fais...

A : Ce conte est librement inspiré d'une légende égyptienne mettant en scène Isis et Râ. Bonne lecture à tous.


La Ruse de la Déesse

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Comme les Hommes, les histoires naissent, vivent et meurent. Comme les Hommes, les histoires peuvent être tuées.

Les meurtriers de l'histoire que je vais ressusciter sous vos yeux sont les Elfes. Ces splendides créatures ont tout fait pour que cette histoire soit oubliée et perdue. Ils ont tout fait pour qu'elle meure. Mais malgré toutes leurs tentatives, elle est toujours là. Peu d'homme la connaissent mais à chaque que l'un d'eux la raconte, cette histoire revit un peu.

Pourquoi les Elfes veulent-ils assassiner cette histoire ? Car ils ne croient pas aux Dieux et ils nient avoir un jour cru en eux. Et pourtant... pourtant cette légende ne prouverait-elle pas le contraire ? S'ils n'ont jamais cru en dieux pourquoi cette légende parle-t-elle d'eux ?

...

Le Dieu Heaousigel avait fini par bénir de sa présence le monde des Elfes. Chaque matin, il montait sur sa barque magique et il se lançait dans un long voyage pour apporter la lumière dans chaque coin et recoin de leur terre.

Mais chaque soir, Lyft au corps étoilé absorbait Heaousigel et les rayons de soleil du Dieu ne parvenait plus aux Elfes. Dans le corps étoilé de Lyft, Heaousigel devait vaincre son ennemi mortel Naedrynn. Le soleil devait lutter contre le serpent jusqu'à ce que le jour revienne.

Les jours passaient. Pendant la journée, Heaousigel voyageait. La nuit, il luttait contre le serpent Naedrynn.

Les années passèrent. Le Dieu vieillissait. Son corps devenait d'or. Ses yeux commençaient à ressembler à deux pierres précieuses. Il se déplaçait de plus en plus lentement...

Une femme veillait sur le Dieu vieillisant. Son nom était Modoreynd. Modoreynd était une déesse mineure et elle désirait plus de pouvoir. Elle pensait pouvoir tirer ce pouvoir de Heaousigel mais elle avait beau s'occuper de lui de tout son cœur et de toutes ses forces, Heaousigel ne lui accordait pas plus d'attention qu'au Dernier des Elfes. Modoreynd conçut donc un plan pour poivoir s'emparer du pouvoir de Heaousigel

Modoreynd savait que le Dieu tirait son pouvoir de son nom, de son véritable nom. Si elle connaissait ce nom, elle pourrait se servir du Vieux Dieu. Elle ferait de lui ce qu'elle voulait. Si elle savait son véritable nom, elle pourrait avoir toute la puissance qu'elle désirait.

Chaque jour Heaousigel faisait une promenade dans les jardins du temple que les Elfes avaient construit pour qu'il se repose. Chaque jour, il empruntait exactement le même chemin. Parfois Modoreynd l'accompagnait et elle lui offrait son bras pour l'aider à se déplacer mais bien souvent, le vieux Dieu préférait se promener seul pour réfléchir aux problèmes que les Elfes ne cessaient de lui confier.

Le plan qu'avait conçu Modoreynd était simple. Elle façonna un petit serpent de terre et elle lui donna la vie. Elle déposa le serpent magique sur le chemin qu'empruntait Heaousigel durant sa promenade. Elle n'avait plus qu'à attendre.

Le lendemain alors qu'il se baladait, Heaousigel fut mordu par le serpent de Modoreynd. La morsure était mortelle. Si Heaousigel n'était pas soigné, il allait mourir dans d'atroces souffrances.

La douleur du vieux Dieu résonna dans chaque coin et chaque recoin du monde. Elle alerta bien vite tous et toutes. Chaque Dieu, chaque Déesse, chaque Elfes fut bientôt à son chevet et chacun fit tout ce qu'il avait en son pouvoir pour le soigner. Nul n'y parvint.

Modoreynd finit par s'avancer. Elle annonça qu'elle connaissait un moyen de guérir Heaousigel mais le sortiliège qu'elle voulait utiliser ne pouvait fonctionnait que si le vieux Dieu lui disait son véritable nom.

Heaousigel se refusait de donner son véritable nom à Modoreynd. Il connaissait les ambitions de sa servante. Il savait qu'elle voulait devenir une Déesse majeure et qu'elle n'en avait pas le pouvoir. S'il lui donnait son nom...

Il essaya de duper la Déesse. Il lui donna tous les noms que les autres Dieux et les Elfes lui avaient un jour donné. Heofoncandel... Sungang... Sigel... Ficandel... Sol... Wedercandel... Merecandel... Sunna...

Modoreynd essaya chaque nom. Le sort de guérison ne fonctionna pas. Heaousigel continuait de souffrir et si on ne faisait rien il allait finir par mourir.

Les Dieux et les Elfes le pressèrent de donner son nom à Modoreynd. Ils ne pouvaient vivre sans lui. Heaousigel devait vivre eux. Sans lui, ils n'étaient rien.

Le vieux Dieu finit donc par donner son plus précieux trésor à sa servante. Il l'attira plus loin et lui confia son nom tout bas. Modoreynd récita aussitôt le sortilège. Heaousigel fut guéri. La Servante devint plus puissante que jamais. Elle fut une Déesse de premier plan et contrairement à ce que l'on aurait pu croire, elle ne profita pas trop de son pouvoir. Les Elfes furent assez heureux sous sa tutelle.

Les années passèrent. Il était difficile de savoir qui servait qui entre Heaousigel et Modoreynd. Le Dieu était sous le contrôle de la Déesse mais cette dernière continuait de le servir comme si rien ne c'était passé.

Il ne faut cependant pas croire que la ruse de la Déesse resta impunie. Un nom véritable peut changer et Modoreynd l'ignorait. Un jour, elle perdit tout contrôle sur Heaousigel. Le nom du Dieu avait changé, sans doute à cause de toutes ces années de servitude. Modoreynd ne pouvait donc plus se servir de lui.

La vengeance de Heaousigel fut douce. Modoreynd n'était-elle pas restée à ces côtés pendant toutes ces années ? N'avait-elle pas continuer à prendre soin de lui ? Mais son crime ne pouvait rester impunie. Il fit comme elle. Heaousigel s'empara du véritable nom de Modoreynd. Comment ? L'histoire ne l'a pas retenu. Peut-être était-il si puissant qu'il n'eut aucunement besoin d'une ruse pour le connaître. L'histoire n'a retenu que le résultat.

Heaousigel exila Modoreynd. La Déesse ne pourrait revenir auprès de lui et auprès des Elfes que si son véritable nom changeait. Si elle abandonnait tout envie de pouvoir et de puissance, son nom ne serait plus le même et comme Heaousigel, elle ne serait donc plus soumise aux ordres de celui qui le détenait.

Modoreynd -t-elle réussi à changé ? Certains le pensent. D'autres affirment le contraire. Je n'en ai personnellement aucune idée.

Il ne faut retenir qu'une chose de cette histoire. Votre véritable nom peut changer. C'est rare mais ce n'est pas impossible. Tout chose évolue. Vous évoluez et votre nom fait de même. Si vous changez profondément, votre nom ne sera plus le même...

...


PvC : Dis... ce conte là il n'était pas prévu la semaine dernière non.

A : En effet, je l'ai écrit cette semaine. C'est pour ça que le chapitre 18 est fin prêt pour la semaine prochaine. Voilà pourquoi loveitachi tu as reçu le début du chapitre 18 dans ma RàR et pas le début de ce petit conte ;)

PvC : D'ailleurs, ces contes ils vont avoir une utilité ou pas ?

A : D'une certaine manière oui mais l'explication n'est pas pour tout de suite. Un grand merci à Fe-Clochette, REeveuse, Lya, Loveitachi et RandomnessIsGold pour les review, la mise en favori. A vendredi prochain !


Chapitre 18 : Le choix.