Bonjour tout le monde ! Alors voici le nouveau chapitre !
Chapitre 21
De quel droit osait-il croire qu'il pouvait décider ainsi de sa destinée? Les yeux dorés de Rebecca Malfoy se voilèrent d'éclairs furieux alors que les membres du conseil, ces infâmes rats, essayaient de la convaincre vainement de ne pas épouser Robert. Elle épouserait qui elle voudrait et comme elle le voudrait. Elle était Dieu! Elle n'était pas une simple marionnette que le conseil pouvait posséder à sa guise! Elle ferait ce qu'elle voudrait et comme elle le voudrait. Tel était sa devise dans sa vie. Robert n'était qu'un lapin? Qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire? Janis avait failli mourir tant il était faible? Simple coïncidence! Son bébé serait fort comme elle-même l'était. Elle espérait vivement que les têtes de ses soldats seraient un message assez éloquent. Elle n'éprouvait aucune tristesse a tué ses créatures. Elle les avait créés. Ils survivaient grâce à elle et pour elle. Ils n'étaient rien sans elle alors comment osaient-ils croire qu'ils pouvaient la contrôler. Elle était Dieu!
Robert s'approcha alors d'elle, ses cheveux noirs lui caressant sensuellement le visage. Il la faisait rire. Il la faisait jouir. Elle l'aimait. Elle l'adorait. Elle ne voulait pas faire sa vie sans lui. Et les membres du conseil croyaient avoir le droit de la menacer? Quelle bonne plaisanterie! Elle espérait que de tuer, un à un, leurs messagers feraient passer le message. Peut-être que si elle tuait tout un village, ils comprendraient enfin à quel point elle était sérieuse.
-Ne penses-tu donc pas que je suis un monstre sans cœur? Demanda-t-elle avec un sourire carnassier. Je tue tes semblables sans battre un cil.
-Vous les tuez parce qu'ils osent s'opposer à votre grandeur. Vous êtes Dieu. Nous vous devons la plus servile des obéissances.
Elle plaqua alors sa bouche contre la sienne, enroulant ses bras autour des larges épaules. Il était si beau… Elle l'aimait si fort. Pourquoi refusaient-ils de comprendre? Pourquoi agissaient-ils comme s'ils avaient le droit de la contrôler? C'était la faute de ses ancêtres… Ils ne les avaient pas remis à leurs places… Ce maudit conseil avait oublié qui elle était… il avait oublié son pouvoir… Elle leur rappellerait. Son sourire s'agrandit alors que Robert se faufilait à l'intérieur de son corps. Elle leurs rappellerait à tous qui elle était vraiment.
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La douleur de l'accouchement lui déchirait les entrailles. Robert lui caressait amoureusement les épaules alors que la sage-femme lui ordonnait de pousser. Elle poussait bon sang! Elle poussait avec toutes les forces de son âme et pourtant… Sa magie semblait s'envoler à l'extérieur d'elle… Elle n'aurait pas du détruire ce village pendant son accouchement… Elle aurait du rester tranquillement chez elle à la place de tuer ces infidèles. Mais, de quel droit avaient-ils osé lui dire quoi faire! Une grimace déforma son visage alors qu'elle hurlait comme une damnée. Il sortait. Il sortait enfin! Elle ferma alors les yeux et ne put plus jamais les rouvrir.
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Drago eut un haut le cœur puissant en voyant les membres du conseil entrer dans la grande chambre lumineuse et tuer, sans la moindre hésitation, Robert. Ils étaient venus prendre l'enfant… Qu'est-ce qu'il allait lui faire? D'accord… Rebecca avait eu tord. Elle n'avait pas eu le droit de faire une telle chose. De tuer tous ses gens juste parce qu'ils ne lui obéissaient pas au doigt et à l'œil… Mais, cela ne voulait pas dire que sa descendance devait payer! Cela ne voulait pas dire qu'il devait souffrir de cette manière! Il ne put que fixer, totalement impuissant, l'enfermement du fils de Rebecca Malfoy.
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Il ne pouvait pas s'empêcher de vomir. Jonathan Malfoy se précipita alors vers la salle de bain et se vida l'estomac. Il ne pouvait s'empêcher de vomir. Sa magie n'était pas assez forte… il pouvait le sentir dans chacun des pores de sa peau. Un petit pathétique se forma sur son visage lorsque Damon le releva pour le serrer contre son torse musclé.
-Est-ce que ça va? Demanda doucement le vampire.
-Oui… Tout ira bien… Je te le promets…
Jonathan lui caressa tendrement le visage et le petit sourire du vampire lui fit manquer un battement au cœur.
-Épouse-moi. Demanda soudainement Jonathan.
-Le conseil n'acceptera jamais.
-Je m'en fiche! Mon bonheur est le plus important. Et ce bonheur sera à jamais incomplet si je ne suis pas avec toi…
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Les yeux froids de Cardius Dumbledore lui donnaient l'envie de frissonner de terreur. Mais, il n'aurait pas peur. Il était le fils de sa mère. De cette femme qui avait su se faire obéir sans cligner un seul cil. Il était le fils de cette femme et il avait bien le droit d'être avec qui il voulait. Il avait le droit à la liberté comme tout être vivant de ce monde. Alors… il était hors de question qu'il laisse le conseil faire ce qu'il voulait de sa personne.
-Nous nous opposons fermement à votre décision, Prince. Siffla glacialement Dumbledore.
-Je me fiche éperdument de votre opinion, Cardius. Répliqua méchamment Jonathan. Je veux ce que je veux.
-Nous avons découvert, grâce à votre naissance et celle de Janis Malfoy que votre sang mêlé à celui d'un autre être magique qu'un sorcier est extrêmement néfaste à votre santé. Que se passera-t-il si votre sang est terni, de nouveau, par une autre créature magique?
-Je l'aime.
-Ce monde disparaîtra si vous mourrez.
-Cela ne me regarde en rien! J'ai le droit d'aimer! J'ai le droit au bonheur!
Jonathan leur tourna alors le dos et partit sans demander son reste. Il ne voulait pas la destruction de ce monde. Mais, il avait le droit à la liberté. Il avait le droit d'épouser et de faire un enfant à l'homme qu'il avait choisi. Et le conseil ne pouvait absolument rien faire pour l'en empêcher.
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Jonathan lança un regard peu amène à Cardius Dumbledore. Pourquoi le vieux sorcier était-il venu dans sa chambre? Que voulait-il de lui exactement? Il partait aujourd'hui de Poudlard. Il allait refaire sa vie avec Damon et personne ne pourrait l'en empêcher.
-Que voulez-vous Cardius?
-Êtes-vous bien décidé Prince? Demanda le vieil homme. N'y a-t-il pas un moyen de vous faire revenir sur votre décision? N'y a-t-il pas un seul sorcier qui vous conviendrez?
-Non! Non! Je ne veux que lui! Je n'aime que lui! C'est mon choix! Ma volonté!
Cardius s'approcha alors lentement de lui et posa une main parcheminée sur sa joue. Jonathan plissa les yeux avant de soupirer. Même si Cardius se refusait à lui laisser sa liberté… Même s'il s'obstinait à le garder dans une prison dorée… Cela ne voulait pas dire qu'il était un homme mauvais. Un tendre souvenir de son enfance où Cardius lui donnait souvent des bonbons en cachette le fit sourire.
-Je l'aime Cardius. Expliqua-t-il gentiment. Plus que quiconque dans ce monde. Je ne pense qu'à lui. Il est la personne la plus importante à mes yeux.
-Je comprends Prince.
Il n'eut pas le temps de crier que quelque chose de froid s'enroula autour de son poignet. Il baissa lentement les yeux pour voir une menotte en or. Qu'est-ce que… avant même qu'il ne puisse réagir, il sentit brusquement toutes ses forces disparaître, le laissant complètement sans défense. Il n'avait même pas la force de crier… il n'avait même pas la force d'appeler à l'aide… Il tomba comme une simple poupée dans les bras de Cardius qui le souleva avec beaucoup d'aisance pour un vieil homme et le déposa sur le lit, attachant l'autre menotte au montant du lit. Qu'est-ce que… qu'est-ce que…
-Cardius? Souffla-t-il d'une voix tremblante.
-Je suis désolé Prince. Mais, vous ne me laissez pas le choix. Si la personne la plus importante pour vous est Damon… Pour moi, tous les êtres magiques… que ce soit les sorciers, les vampires, les loups-garous, les panthères… Tous sont importants… Tous méritent de vivre. Et, à cause de votre égoïsme, cette vie est menacée. Je ne peux pas vous laisser faire. Pardonnez-moi pour ce que je vais faire.
Il émit alors un long sifflement et les autres membres du conseil arrivèrent accompagner d'un robuste jeune homme brun. Celui-ci, sans un geste superflu, retira rapidement chacun de ses vêtements avant de s'approcher de Jonathan. Il posa alors sa main sur le bras du blond.
-Non! Non! Ne me touchez pas! N'osez pas me toucher! Ne faites pas ça!
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Drago vivement le regard. Il ne voulait pas voir ça. Il ne voulait pas voir ça. Un gémissement inarticulé s'échappa de ses lèvres alors que la petite fille tournait ses yeux morts vers lui. Il comprenait maintenant l'origine de ce viol… Il comprenait ce qui avait poussé le conseil à faire ça. Mais… Mais… Son ventre se révulsait face à cette image. Pourquoi… Pourquoi était-ce comme ça?
-Il n'y a pas d'autres solutions? Demanda d'une voix blanche Drago. Pourquoi ne mes ancêtres ne pouvaient-ils pas, tout simplement, coucher avec un sorcier et ensuite marié l'être de leur choix? Il y a toujours une solution non!
La jeune fille secoua lentement la tête.
-Ce n'est pas ainsi que vous avez été créé. Répondit-elle simplement.
-Quoi?
-Imagines-toi entrain de coucher avec quelqu'un d'autre que l'homme de ta vie.
Drago ferma péniblement les yeux, essayant de s'imaginer se laissant caresser par quelqu'un d'autre qu'Harry. L'horreur le fit frissonner de dégoût alors que l'envie de s'enfuir en courant se faisait sentir dans chaque pore de sa peau. Il ne voulait pas… Il ne pouvait pas… Non… ce n'était pas possible… Il… Il…
-Pourquoi…
-C'est ainsi que vous avez été créé. Répéta la petite fille. Un amour. Un désir. Une âme-sœur. Ce sera toujours un viol. Et qui, sur cette Terre, accepterait de se faire violer sans ressentir le plus profond désespoir?
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Son ventre s'arrondissait de jour en jour et il avait envie de vomir. Il frappa avec horreur sur son ventre grandissant. Le conseil l'avait enfermé dans une pièce sans aucun objet qu'il pouvait utiliser pour se tuer. Mais, il allait se tuer. Et il allait tuer cet enfant avec lui. Même s'il l'obligeait à garder ses maudites menottes… Même s'il l'enfermait dans le plus noir des cachots. Il trouverait un moyen de se tuer. Et cet enfant avec… Un gémissement s'échappa de ses lèvres en sentant les mains de cet homme inconnu sur son corps. Il le tuerait en premier. Il le tuerait, il se tuerait et il tuerait ce bébé. Il tuerait les membres du conseil. Il tuerait… Il tuerait… un cri sortit alors de ses lèvres alors qu'il essayait vainement de frapper de nouveau son ventre. Les menottes aspiraient sa magie… Il attendrait… Il n'avait pas d'autres choix que d'attendre… Mais, il le ferait… et après… tout serait enfin terminé.
À suivre…
