Le lendemain matin, c'est bien entendu le vampire qui se réveilla et se leva en premier. Il avait passer une nuit épouvantable malgré le bonheur et le soulagement de la morsure, il avait été hanté toute la nuit par de sombre cauchemar. A chaque fois qu'il avait fermé les yeux, il s'était vu entouré d'autres vampires, le rejetant et le montrant du doigt, le déshonorant de toute sortes.
Dès que l'aube avait pointé le bout de son nez au bord de la fenêtre, il s'était donc levé. Il avait admirer pendant quelques instants, le visage doux de sa Calice en plein sommeil, il en avait déduit qu'elle n'allait pas se réveiller avant plusieurs heures , s'était donc lavé, et à présent il prenait une grande tasse de café bien noir.
Il aimait le calme du matin, tout autant que l'après midi et le soir, mais à vrai dire, un homme n'était pas vraiment prêt à le laisser tranquille.
-Bonjour Severus, s'exclama Albus qui venait de rentrer dans l'appartement sans n'y être le moins du monde invité.
-Je ne vous demande pas ce que vous faites là, avoua le professeur de potions.
Cela faisait longtemps que les intrusions de Dumbeldore ne l'étonnait plus, et il avait apprit à faire avec.
-Vous venez pour savoir si je l'ai mordu.
-Et vu ta réaction mon cher ami, je sais déjà que les nouvelles sont bonnes. Comment cela c'est passé?
-Je crois qu'elle a eu pitié.
Peu après treize heure, Rogue entreprit de réveiller sa Calice pour la nourrir. La première morsure après un long moment, était particulièrement énergivore pour les Calices et cela les rendaient quelques fois très désagréable. Le vampire eu tout le loisir de s'en rendre compte.
Il n'aurait jamais dérangé sa calice si il n'avait pas sentit sa faim et si en plus, celle-ci ne sortait pas d'une anémie sévère. Dumbeldore l'avait mit en garde avant de laisser Ariane choisir de sa liberté, Severus devait veiller chaque jour avec une attention particulière à ce qu'elle mange des choses variés et en quantité suffisante.
Venant tout juste de retrouver sa Calice, il voulait par tous les moyens respecter cet engagement, et c'est ainsi qu'il s'avança vers le lit avec une assiette fumante remplit de purée et de viande hachée.
Seulement la jeune fille ne semblait pas prête à se reveiller et il fallut plusieurs minutes au professeur pour parvenir à ses fins.
Il lui avait d'abord murmurer à l'oreille, puis l'avait secouer de plus en plus fort et avait fini agacé, par tirer sur les draps.
N'y pensant plus, il se retrouva surprit en découvrant le corps peu vetue de sa Calice, qui pendant son sommeil avait du retirer ses vêtements parce qu'elle avait eu trop chaud. D'un mouvement rapide, il remit la couverture sur le corps et secoua une dernière fois sa calice qui daigna ouvrir le coin d'un oeil, un air mauvais sur le visage.
-Je vous apporte votre repas, vous devez manger pour retrouver votre énergie.
Trouvant que cette raison n'était pas assez valable pour ouvrir le deuxième oeil, Ariane se retourna en grognant qu'elle n'avait pas faim.
-Oh que si vous avez faim, et je crains que vous n'ayez confondu cette affirmation avec une question. Je ne vous ai pas demander si vous vouliez mangé, mais seulement de vous réveiller de mettre cette fourchette dans votre bouche et d avaler tout le contenu de cette assiette.
Il ne voulait pas brusquer sa Calice, mais il savait déjà que si il ne prenait pas les choses lui même en mains, Ariane n'en ferait qu'à sa tête.
Après tout, c'est peut être là ce qu'elle cherchait: Un vampire autoritaire qui ne lui laisserait pas le choix.
Il attrapa donc sa calice dans ses bras et la força à s'asseoir dans le lit, malgré les grognements et les regards noirs que lui lançait Ariane, il ne se laissa pas impressionner et posa l'assiette sur ses genoux avant de lui mettre la fourchette dans la main.
-Vous savez, je peux très bien dormir comme ça aussi, affirma t'elle en se faisant une place dans l'oreiller et en refermant les yeux.
-Je ne partirai pas d'ici et vous empercherais de dormir tant que cette assiette ne sera pas vide, ordonna Rogue d'un ton froid. Suis-je bien clair ?
Dans un grognement de mécontentement, la jeune fille ouvrit les yeux, et se redressa avant de regarder le plat devant elle.
Elle planta sa fourchette dans un coin , et porta le couvert à sa bouche, tout cela sous le regard attentif de son professeur.
-Faut-il vraiment que vous m'observiez de la sorte? Demanda t'elle avec lassitude. Maintenant que vous m'avez mordu je ne dois plus être d'une grande importance à vos yeux.
Immédiatement le vase sur la table de chevet de l'autre coté du lit éclata en mille morceaux. Le vampire avait soudain prit un teinte légèrement rougeâtre et son souffle était devenu plus intense.
Le regard brûlant de colère, le vampire se leva brusquement du fauteuil dans lequel il s'était assit.
-Ne prononcez plus jamais de telles phrases ! la menaça t'il avant de quitter la pièce un claquant encore une fois la porte.
Ariane ne l'avait jamais aussi furieux.
Aussitôt que cette phrase était sorti de sa bouche, un peu trop vite d'ailleurs, elle l'avait tout de suite regretté et le vampire n'avait pas tardé à réagir. Elle ne savait pas bien ce qu'il lui avait prit de dire de tels absurdités, car elle savait que tout cela était faux, il était impossible que son vampire ne s'intéresse plus à elle, mais pourtant elle l'avait tout même dit.
A présent elle s'en mordait les doigts. Elle ressentait la rage de son professeur qui pestait de l'autre coté de la porte, complètement dévasté.
Seulement elle était encore trop fatiguée pour pouvoir faire la moindre chose. Pensant que cela lui ferait plaisir et apaiserait peut être les tensions, elle mangea rapidement le reste de son repas, attrapa un petit bout de papier dans le tiroir et laissa un petit mot dans le plateau qu'elle repoussa de l'autre coté du lit. Il ne lui fallut que quelques secondes pour s'endormir malgré les sentiments horribles que ressentait son vampire un étage plus bas dans son laboratoire.
-Je déteste cette gamine! S'écria t'il en frappant du pied dans une chaise.
Il entendit alors un bruit à l'étage, et curieux de savoir si sa calice s'était levé, s'y précipita.
-Ah c'est vous, s'exclama t'il en trouvant le directeur qui sortait de sa cheminée.
-Je vous entend hurler depuis mon bureau. Alors qu'y a t-il cette fois?
Rogue baissa les yeux au sol et tarda à répondre, ce qui finit par inquiéter le vieil homme.
-Elle continue de manger n'est ce pas? Demanda t'il légèrement inquiet.
-Elle va très bien...Elle! Lui répondit rapidement Rogue en pointant la porte de la chambre du doigt.
Il agrippa la tête de ses mains tendues, tout en la secouant comme pour y chasser quelque chose.
-Elle me rend folle! Commença t il en faisant les cent pas dans la pièce. Elle est venue à moi ce soir là! Je n'ai rien demandé! Ce n'est pas de ma faute si elle est devenue ma calice! Et maintenant, elle me fait vivre un enfer!
-Je comprends Severus, essaya de temporiser le vieil homme en voyant son professeur dévasté.
Le vampire se retourna rapidement et alla se planter devant son directeur. Il avait les yeux légèrement rougis et ses narines se levaient de plus en plus vite. Il avait le souffle d'un bête épuisé.
-Non, Albus, non, vous ne pouvez pas comprendre, déclara t'il d'un ton plus calme, avant de reprendre sa marche à travers de l'appartement. J'ai du rester enfermé à cause d'elle! Et je pensais vraiment que tout allait s'arranger hier soir. Vous savez, c'est elle qui m'a demandé de la mordre! Moi je n'ai fais que lui obéir, et je croyais vraiment que cela était un pas vers son acceptation de sa condition, et une vie paisible. Mais j'avais tout faux, malgré le renforcement de notre lien, cette maudite gamine continue ces remarques acerbes envers moi. J'ai l'impression de faire un pas en avant et deux en arrière! Elle ne sait pas ce qu'elle veut. Elle vous à dit qu'elle avait accepter sa nouvelle identité mais elle semble faire tout pour me rendre furieux!
Finalement il fallut une bonne heure à Albus pour réussir à calmer et à rassurer son professeur de potions et cela n'avait pas été chose facile car celui-ci semblait avoir totalement perdu son idée d'une vie meilleure par la suite.
Finalement la situation s'était apaisée, et le vampire s'était posé devant un livre de potions où parfois il y inscrivait quelques notes. Il avait aussi bien entendu rangé le plateau repas de sa Calice et y avait trouvé le petit mot.
"C' était tellement délicieux que j en ai perdu la tête"
Il avait tout de suite compris que c'était là une forme d'excuse de la part de son ancienne élève.
Ariane, elle avait dormit tout le reste de l'après midi, et ce n'est que quand le soleil se coucha qu'elle ne daigna ouvrir les yeux.
Elle se sentait en pleine forme, une forme olympique comme elle n'avait jamais eu auparavant. Elle s'étira longuement, et les souvenirs lui revenus.
De l'autre coté de la porte, le vampire avait bien sentit le réveil de sa calice, mais avec un orgueil phénoménale, il avait décidé de ne pas la rejoindre. Il luttait contre lui même pour s'empêcher de bouger. Il voulait de réelles excuses, mais tout au fond de lui, il savait qu'une fille comme Ariane aurait dû mal à les lui dire en face. Il avait finit par cerné la jeune fille, et avait rapidement compris pourquoi le choixpeau n'avait pas hésiter à l'envoyer à Serpentard.
Il n'avait choisit cette calice, mais son vampire avait choisit pour lui. Il lui était impossible de ne pas l'accepter , si son vampire avait décider qu'elle serait sienne pour la vie. Quand un vampire choisissait de faire d'une personne sa calice, c'est qu'il décelait une certaine comptabilité entre leurs deux personnes. Il n'avait comme seul choix de l'accepter et de tout faire pour que tout se passe au mieux.
Ariane se souvenait parfaitement de ce qu'elle avait dit à son vampire, et à présent elle s'en voulait un peu tout de même. Le plateau qu'elle avait remit au pied du lit avait disparu ce qui voulait dire que son professeur était revenu dans la chambre durant son sommeil.
Elle ne voulait pas être fâché contre son vampire, les mots lui étaient un peu trop rapidement sortit de la bouche et avait dépasser sa penser. Seulement, il lui était impossible de présenter ses excuses, son orgueil de Serpentard lui en empêchait.
Rien que l'idée lui donnait des frissons. Cependant, elle savait que Rogue avait fait des efforts pour faire en sorte que tout ce passe bien, alors peut être qu'elle aussi devait en faire.
Elle décida finalement d'aller le rejoindre, elle savait trop bien qu'il se trouvait dans le salon, elle ne voulait plus rester couché et souhaitait même se dégourdir un peu les jambes. Elle tira son draps, mais ne s'attendait pas à trouver son corps en tenu légère, seulement recouvert d'un soutien-gorge et d'une simple culotte blanche.
Rogue l'avait donc déshabillé après l'avoir mordu, elle ne se souvenait pourtant de rien. Elle haussa les épaules, elle n'avait plus envie de s'énerver contre personne, n'y même de se prendre la tête, et puis, Rogue finirait bien par la voir totalement nu... un jour.
Elle s'habilla rapidement, avant de passer rapidement dans la salle de bain pour s'y rafraîchir. Elle s'arrêta devant le miroir, et vit dans son cou les deux petits trous rouges que son vampire lui avait laissé.
Sans même y penser,elle passa ses doigts fins sur les deux microscopiques plaies, elle appuya légèrement dessus pour savoir si ils étaient douloureuses, mais elle ne sentit rien, par contre le professeur de potions si.
Si bien que celui-ci s'était levé brusquement du canapé pour venir la rejoindre. Le faite de passer sa main sur les traces de crocs était une sorte d'appel de la calice à son vampire et cela rendait souvent la créature magique très nerveuse.
Il déboula donc à la vitesse de l'éclair devant la salle de bain sans ne faire aucun bruit. La porte était resté entre ouverte, et c'est ainsi qu'il put regarder Ariane. Elle avait finit d'examiner son cou, et avait à présent entreprit de peigner ses doux cheveux. Depuis maintenant quelques jours, ses affaires avaient été transportés jusqu'ici et c'est pourquoi le contour de l'évier s'était remplit de lotions et de crème.
Elle passa donc dans ses cheveux, après les avoir peigner avec douceur, un légère lotion qui sentait la fleur d'oranger.
Caché de l'autre coté de la porte, le vampire se régalait de l'odeur et du spectacle que lui offrait sa calice. Habillé de sa simple jupe et de son chemisier blanc, il ne pouvait s'empêcher de penser que sa Calice était une créature magnifique. Elle était parfaitement taillé pour une femme, des hanches généreuses sans l'être de trop, une petite mais largement suffisantes paires de fesses, des lèvres pulpeuses, et des seins bien arrondies. N'importe qu'elle homme censé aurait eu envie de poser les mains sur ce corps, surtout ainsi découvert.
A un moment, Ariane se pencha même pour ramasser son chouchou qu'elle avait fait tomber, offrant une vue parfaite de son postérieur à son professeur pour qui s'en fut de trop. Immédiatement, le vampire décampât dans le salon avec la ferme ambition d'enlever cette image de sa tête.
Ariane arriva dans la pièce quelques minutes plus tard, sans n'avoir rien vu des activités de son vampire. Timidement, elle prononça un léger bonjour, et alla se faire un thé dans la cuisine.
-A cette heure là on dit plutôt bonsoir, grommela le professeur en pensant qu'Ariane ne l'entendrait pas.
-Alors, Bonsoir, affirma t'elle avec un sourire éclatant et sa tasse de thé à la main.
Elle prit place dans le canapé en face de son vampire, et s'installa dans sa position préféré, les jambes repliées contre elle même et le dos contre l'accoudoir.
Il se passa un long quart d'heure sans qu'aucun des deux ne veillent prononcer un mot. Ariane buvait son thé en regardant les flammes danser sensuellement dans la cheminée, pendant que Rogue lisait son livre quand il ne regardait pas les courbes de sa Calice.
Finalement, après qu'Ariane ai bu sa dernière gorgée, elle se retourna vers son professeur, elle croisa son regard sur elle, mais n'y prêta pas intention.
-Pour cet après midi... commença t'elle alors que Rogue la regardait du coin de l'œil au dessus de son livre. Je tenais à m'excuser, je ne voulais pas dire cela.
Finalement, Rogue ne connaissait pas si bien que ça sa calice.
-Et pourtant vous l'avez bien dit, grogna t'il en reposant son livre.
-Vous m'avez réveillé en plein sommeil de façon très impoli, puis vous m'avez forcé à manger, affirma t'elle, je crois qu'il y a des circonstances atténuantes tout de même.
-Je vous ai réveillez pour que vous ne mourriez pas de faim, et tout ce que j'ai eu en retour, c'est un ramassis de mensonges, s'exclama t'il d'un ton froid et exaspéré.
Ariane avait replacé ses jambes de façons correctes dans le canapé, et secouait doucement la tête en levant les yeux au ciel.
-Ah je vois que le maître de l'agacement et de la froideur, ne sait pas ce que c'est que l'énervement. Je suis certaine qu'un jour tout de même vous avez dit des choses sous le coup de la colère que vous regrettez maintenant.
Immédiatement, le visage du vampire se décomposa, et un seul nom lui venu en tête, celui de Lily.
Il se leva brusquement, regarda sa calice de haut en bas d'un air mauvais avant de disparaître dans la chambre en claquant la porte.
Ariane resta bouche bée, plantée dans le salon, ne comprenant pas sa réaction. Elle se demanda, en tournant son visage vers le chambre, ce qu'elle avait bien put faire ou dire pour que son vampire ne s'enfuit de la sorte.
Doucement alors, et inquiète surtout, elle s'approcha de la porte où il avait disparu. Elle plaqua son oreille contre le bois et écouta pendant dix longues minutes. Elle entendit un tiroir s'ouvrir violemment, puis plus rien. Curieuse de savoir ce que son vampire fabriquait, elle frappa deux coups.
-Vous allez bien professeur? Demanda t'elle doucement.
-Arrêtez de m'appeler professeur et déguerpissez de là! S'ecria sa voix derrière la porte.
-Ça ne répond pas à ma question. Est ce que tout va bien?
Cette fois-ci elle n'eu pas de réponse.
Déçue mais ne sachant trop bien qu' insister ne menerait à rien, elle alla s' asseoir sur une chaise non loin et attendu. Il se passa une bonne heure sans que rien ne bouge, n' y aucun bruit, et c' est une vieille horloge au loin qui fit sursauter Ariane et la sortit de ses pensées.
Quand elle y jeta un coup d'oeil, celle ci indiquait vingt et une heure trente. Aussitôt elle se leva avec une idée en tête, celle de faire à manger à son vampire.
Il lui fallut une bonne demi-heure pour réussir à trouver une idée avec les ingrédients présents dans le frigo et la réaliser.
D' ailleurs ce n' est qu' en ouvrant la poubelle qu'elle compris que Rogue avait lui aussi préparer à manger le midi même, car elle y trouva des coquilles d' œuf. Elle avait été persuadée que le plateau entier venait des cuisines de l' école et pourtant elle s' était trompée.
Son vampire avait fait l' effort de passer du temps en cuisine pour la nourrir et elle n' avait su que lui dire des choses acerbes. À présent elle s'en voulait réellement.
Aussi elle se pressa de finir son plat, et de venir toquer à la porte de la chambre le plateau à la main. Encore une fois, elle n'eu pas de réponse. Cependant, elle décida d'essayer tout de même de rentrer dans la pièce, car sans se l'avouer, elle commençait à s'inquiéter.
Étrangement, la porte n'était pas fermé à clef, doucement alors elle la poussa jusqu'à découvrir son professeur assit sur le sol près du lit. Sans un bruit, elle posa le plateau sur le lit, et s'approcha du vampire qui lui tournait le dos. Courber, il avait la tête pencher sur une photo.
En arrivant tout près de lui, elle reconnue une jeune femme aux cheveux roux, sur le cliché déchiré d'un coté. De grosses larmes tombaient, en silence, à intervalle régulier sur le papier glacé.
Le vampire ne l'avait surement pas entendu arrivé car il n'avait pas bouger et semblait être dans cette position depuis des heures. En le voyant ainsi, Ariane sentit son cœur se serrer dans sa poitrine. Elle n'avait jamais vu son professeur dans un état pareil, et elle ne le croyait pas capable de pleurer. Il paraissait complètement abattu face à ce visage aux yeux verts.
Finalement, ne pouvant plus supporter cette situation, Ariane posa une main sur l'épaule de son professeur, comme un geste de soutien. Immédiatement, sans se retourner, le vampire rangea la photo dans le tiroir de la table de chevet devant lui et le referma rapidement.
Il se releva ensuite et se retourna vers sa calice pour lui faire face. En moins d'une fraction de seconde il avait effacer de ses yeux les traces de tristesse.
-Qu'est ce que vous faîtes là ? demanda t'il froidement en la dévisageant de haut en bas.
Sans se laisser dégonfler, elle désigna le plateau sur le lit et prit sa voix la plus douce.
-Je vais ai fait à manger, vous devez avoir faim?
Aussitôt, après avoir jeter un coup d'œil à l'assiette fumant à coté, le vampire adoucit son regard envers sa calice. Ce petit geste, en plus des grands yeux qu elle lui faisait, le toucha et il se détendu légèrement.
Cependant, le vampire en lui ne se reposa pas pour autant.
-Et vous, vous avez manger? L'interrogea t'il plus doucement.
-Non, se défenfit-elle pricipitament ayant peur que son vampire ne s'enerve à nouveau. Je comptais manger après vous. Me faire un petit truc avec ce qu'il reste dans le frigo.
Elle agitait ses mains pour tenter de se déféndre encore, mais le vampire était loin d'être en colère.
Il attrapa délicatement la main de sa calice, et l'incita à s'asseoir sur le lit dans son centre.
-Je ne vais pas manger ce que vous m'avez gentiment préparé Tribette.
-Mais pourquoi? demanda t'elle aussitôt d'un air déçu.
-Parce que c'est vous qui allez déguster ce beau repas, avoua t'il en rapprochant le plateau de sa calice qui avait prit place sur le matelas.
-Mais, vous?
-J'ai déjà eu ma dose de vitamines hier soir, murmura t'il. Je n'ai pas vraiment besoin de me nourrir de façon solide pendant...
Il ne termina pas sa phrase, s'apercevant que donner une date de nouvelle morsure à sa calice ne serait pas une bonne idée pour la rassurer.
-...Allez, manger , s'exclama t'il en plaçant à nouveau la fourchette de la main de la jeune fille.
Elle ne broncha pas, et avala bouché après bouché sans un mot pendant une dizaine de minute jusqu'à ce que son vampire ne s'installe près d'elle.
-Est ce que c'est à cause de moi que vous pleuriez? Demanda t'elle finalement coupant le silence.
-Je ne pleurais pas, répondit-il sèchement voulant faire comprendre qu'il n'avait pas envie d'en parler.
-Donc est ce que c'est à cause de moi que vous étiez triste ? Est ce que ce que j'ai encore dit quelque chose de mal? l'interrogea t'il en tournant son visage vers lui, la bouche pleine.
-Non, ce n'est pas à cause de vous, avoua t'il doucement. C'est une vieille histoire, et je ne préfère pas en parler.
Ariane hocha la tête en signe de compréhension, elle venait d'avaler la dernière bouché et s'apprêtait à se lever pour laisser le vampire en paix.
-Restez un peu avec moi s'il vous plait, s'exclama t'il en lui saisissant le bras pour ne pas qu'elle s'en aille.
Il attrapa le plateau posé sur ses genoux et alla le poser sur la chaise un peu plus loin, puis il se reprit la même place auprès de sa calice.
-Cette jeune femme, dit Ariane une fois son professeur assit, elle vous manque ?
-Je croyais vous avoir dit que je ne voulais pas en parler, répondit-il en plissant les yeux. Vous êtes surement la fille la plus têtue que je n'ai jamais rencontré.
-Vous l'aimiez, ou vous l'aimez encore? Continua t'elle.
-On ne peut pas résumer cette histoire à ça, s'exclama t'il en secouant le tête. Et puis, je ne pense pas que vous pouvez comprendre.
-Réellement? S'étonna t'elle. Vous pensez que je n'avais pas de vie avant de devenir votre calice? Vou croyez que je n'ai pas révé de vivre une histoire d'amour passionnel avec un de mes camarades de classe? Je pense justement que je peux comprendre professeur.
En réalité, Ariane ne disait pas réellement la vérité, car le seul homme qui avait suscité la moindre envie pour elle, avait été son professeur de potions lors de ses moments d'égarements, cependant, elle préféra inventer cette histoire pour rassurer son vampire et tenter d'avoir des réponses. Mais, s'était sans compter sur les pouvoirs du liens qui la liait maintenant à son vampire.
-Vous mentez Tribette, s'exclama le professeur alors qu'un léger rictus se dessinait sur son visage.
Elle le trouvait magnifiquement beau avec ce sourire qui était si rare.
-Peut-être, murmura t'elle en s'approchant de son visage.
Doucement alors, elle se pencha vers son vampire. Son sourire avait disparu au profit d'un pétillement dans ses yeux sombres. En se rapprochant encore, Ariane cru voir un feux d'artifices éclater dans le ciel noir de ses Iris et illuminer son regard. De son coté, Rogue se demandait ce que faisait sa calice, la scène semblait se passer au ralentit et pourtant, il avait l'impression que tout allait trop vite. Elle était prête à l'embrasser, il en mourrait d'envie. Toutefois, le professeur paniqua, embrasser une de ses élèves était une chose qu'il s'était défendue, mais à présent, il y était forcer.
Ariane de son coté n'avait rien vu, et s'approchait toujours de l'homme. Elle posa doucement ses lèvres sur celle de son vampire, enfin elle ne savait pas si elle avait à faire au professeur ou au vampire. Mais à présent elle s'en fichait, car elle aimait les deux.
Le contact de leur deux corps était délicat, les lèvres du vampire étaient d'une agréable température tiède.
De son coté, le professeur appréciait aussi cet instant. Il se trouva surprit de la chaleur que dégageait sa calice lors de leur baiser. Sa bouche était brûlante, mais exquise et délicate, elle semblait concentrer toute son intention à cet instant. Après une seconde, elle commença à donner du rythme et bougea les lèvres. Immédiatement, le vampire répondit à sa calice en suivant le mouvement.
Ils étaient magnifique à voir, beaux , et resplendissant de la magie et de la passion de l'amour.
Le professeur sursauta légèrement quand une main frêle et froide se glisser le long de sa joue, rendant son corps brûlant. Sans même y penser, ses doigts se posèrent sur la cuisse de la jeune fille, et ils continuèrent leur baiser de plus en plus fougueux jusqu'à manquer de souffle.
Ils se décollèrent, sans se quitter des yeux. Les joues d'Ariane prirent une teinte rouge avant qu'elle ne baisse le regard, embarrassée.
Rogue, lui, se sentait bien, même extrêmement bien et de voir sa calice gênée de ce qui venait de se passer, le fit sourire. Doucement alors, il avança sa main pour tenter de la poser sur celle d'Ariane, mais avant même que leur peau ne se touche à nouveau, la Calice s'était levée et avait disparu dans la salle de bain en refermant bien la porte derrière elle.
Pourtant le vampire ne semblait contrarié de cette fuite, il savait qu'en réalité, sa calice n'avait pas fuit, mais avait juste préféré être seule quelques instants.
Lui même resta immobile, les yeux dans le vague. Il ne s'était jamais sentit aussi bien, même après l'avoir mordu les larmes et le manque de contact physique avait gâché son bonheur.
Mais tout était différent à l'instant, il sentait encore ses lèvres sur les siennes, et une douce chaleur avait envahi tout son corps, lui laissant une sensation de bien être.
Il n'avait jamais imaginer qu'Ariane ne puisse l'embrasser dans les jours à venir, elle semblait si distante envers lui, et parfois même, dégoûter par l'idée d'avoir un contact avec lui. Pourtant, la soirée dernière, la jeune fille avait déjà fait un effort considérable en acceptant de se laisser mordre, et aujourd'hui, elle l'embrassait. Finalement, la fermeture complète de leur lien allait pendre moins de temps qu'il ne l'avait penser.
L'eau commença à couler de l'autre coté de la porte. Rogue s'imagina la rejoindre, se déshabiller et à lui caresser l'ensemble du corps avec du savon. Tout en rêvant de cela, il enleva ses vêtements, avant de se faufiler dans les draps, il ne voulait pas aller trop vite.
Ariane, revenu dans le pièce une bonne demie heure plus tard, les cheveux humides, et le visage encore rougit. Sans un mot, et en évitant soigneusement de regarder son vampire qui faisait semblant de dormir, elle se faufila elle même dans le lit.
Tout deux s'endormirent dos à dos, en évitant de se toucher, le sourire aux lèvres.
