Disclaimer: Ce manga fantastique n'a pas été dessiné par moi. Sérieusement j'ai deux mains gauches quand je dessine. Et plus que tout, je ne me nomme pas Yana Toboso! Donc non je ne suis pas l'auteur. Je ne fais qu'empruter les personnages pour jouer avec.
Genre: A peu près tous les genres. Slave fic. J'espère être originale. Je vais essayer de ne pas tomber dans le pathos ou le drama total, vous en faites pas.
Personnages de l'histoire: A peu près tous. Bientôt des nouveaux.
Parings: Plusieurs.
Warning for: Dom/Sub, Slave!Fic, Crime, Complot.
Rating: M
Note: Petit Chapitre de transition.
Chapitre 20: Lettres
Vincent se réveilla. La chambre était silencieuse et encore sombre. Même l'aube n'était pas encore là, donc personne n'allait venir réveiller le maître des lieux avant un moment. Il avait un peu de temps devant lui et savait qu'il ne se rendormirait pas à une telle heure. Malheureusement. Au manoir, avant, il se levait parfois tôt à cause de son travail...ou se couchait très tard, dans une autre chambre pour ne pas réveiller sa femme. C'était fini ça. Il n'avait plus aucune raison de se coucher tard, de travailler jusqu'à pas d'heure. Il était libre à ce niveau désormais. Il pouvait presque, presque, faire ce qu'il voulait. Du moins entre ses murs. Hors du regards des autres. Prisonnier dehors et libre dedans, quelle ironie. Quelque part, c'était reposant comme pensée. Il était libre d'une certaine façon, même si il était retenu par ce sceau, il n'avait plus à être l'espion secret de la reine chez lui.
Pas que ce métier l'avait déjà dérangé.
Il le faisait bien, il l'avait toujours fait.
C'était normal pour lui.
Se retournant sur le dos, il grimaça légèrement. Même si il avait eu le contrôle de leurs ébats, il avait quand même été 'dominé' à ce niveau, mais juste à celui-là. Il avait été parfait sinon, profitant du fait que Diederich n'y connaissait pas grand chose, même s'il était plutôt bon. Avait-il déjà eu des amants? Il savait y faire, moins que lui mais il savait. D'un autre côté, Vincent lui était un peu rouillé, il n'était plus allé jusqu'au bout depuis son mariage, se contentant du jeu de la séduction pour obtenir ce qu'il voulait et s'arrêtant toujours à temps, contrôlant parfaitement la situation, peu importe la façon dont elle tournait. Il était toujours le maître du jeu. Il était heureux de l'avoir été ici aussi, même si Diederich avait aussi fait ce qu'il voulait. Au final ils avaient été tous les deux satisfait par la nuit.
«Tu es réveillé?»
Il se retourna pour se retrouver face au brun, qui semblait moins grognon à cet instant, presque de bonne humeur, presque mignon, aussi incroyable que cela puisse paraître. Vincent eut un léger sourire provocateur et répondit dans un ton léger «Oui. J'ai assez dormi semble-t-il.»
Le maître des lieux se redressa, la couverture glissant sur son corps, le dévoilant légèrement «Moi aussi.» Il sembla hésiter, puis sortit du lit, allumant la lampe et se dirigea vers la cheminée «Il fait un peu froid ce matin. Je vais arranger ça.» Il ralluma le feu et retourna sous la couverture, assez rapidement. «Voilà, ça devrait aller mieux maintenant.»
Vincent eu un sourire espiègle «Tu as passé une bonne nuit?
- Très bonne et toi?
- Parfaite. Pas trop courbaturé?» Il eut un sourire moqueur, faisant allusion à leur activité et aux diverses positions qu'ils avaient expérimenté.
Du tac au tac, l'autre répliqua «Et toi, pas trop mal au dos?»
Vincent plissa les yeux, voyant dans ces mots une déclaration de guerre verbale, une joute qu'il se ferait un plaisir de gagner «Ce n'est pas moi qui était épuisé au point de presque m'évanouir ~
- Ce n'est pas moi qui ronronnait.» susurra le brun, passant la main sur la tête de son 'esclave' (qui n'en avait que le nom), lui caressant les cheveux avec douceur.
Ne faisant aucun geste pour se dégager, l'autre demanda, changeant de sujet «Tu as eu beaucoup d'amants depuis la mort d'An...de ta femme?
- Pourquoi demandes-tu cela? Serais-tu jaloux?
- Absolument pas. Je me demandais juste où tu avais apprit tout ça. Tu ne te débrouilles pas trop mal pour quelqu'un qui prétendait n'y connaître rien.
- J'en ai eu quelques uns. C'était plus des étreintes d'un soir qu'autre chose. Des amants sur une courte période. Des amis avec intérêts. Rien de sérieux.» Il fit un geste de la main, comme pour chasser quelque chose de peu important, d'insignifiant.
Décidant de piquer le fauve endormi, l'ancien noble attaque, d'un ton moqueur, prouvant qu'il n'était pas sérieux «Tu n'es donc pas allé dans un bordel?
- Ne plaisantes pas avec ça. Non je n'y suis jamais allé. Même quand mon père voulait me déniaiser selon ses mots, j'ai refusé. C'est aussi pour ça que j'ai épousé Ann si tôt. Pour éviter ç ès sa mort, je me sentais seul. Cinq ou Six fois l'an. Pas davantage. Et rien depuis que je t'ai récupéré. Pour te dire la vérité, j'en avais assez des histoires sans lendemain.» Il haussa les épaules, avant de se rallonger, prenant appui sur l'oreiller «Je ne leurs faisais pas assez confiance. Je n'avais pas envie de m'ouvrir vraiment à eux. C'est le problème avec moi. Je ne fais pas confiance facilement et ma position ne me le permet pas non plus.»
Il devait commencer à se sentir seul, avec des relations passagères et peu de vrais amis. C'était ça le problème, il n'avait pas grande monde. Pas beaucoup de personnes à qui il faisait une aveugle confiance.
Vincent hésita à se confier lui-aussi mais se sentait proche dans un domaine «Moi non plus ma position ne me le permettait pas.
- Quoi? Tu es un noble.
- Oui, mais...» Il hésita, puis haussa les épaules «Un noble proche du pouvoir attire aussi les gens sans scrupules voulant se servir de mon nom pour la gloire.» Inutile de lui parler de son métier d'agent de la reine. Peut-être un autre jour mais pour aujourd'hui. «Je ne fais pas confiance facilement non plus.
- J'avais vu. Quand tu es arrivés, tu étais complètement fermé à toute discussion.
- Dans cette situation, c'était normal. Je ne te connaissais pas et je n'avais connu que la violence pendant près de 6 mois.
- Je croyais que tu allais me mordre au début.
- Apparemment le sceau ne considère pas les morsures comme des attaques.» Il retraça du doigt les contours des suçons et traces de dents laissés sur la peau. «C'est bon à savoir ~
- Méfies-toi quand même, si tu mordais jusqu'au sang, ça réagirait sûrement.
- Donc j'aurais le temps quand même...» il fut coupé dans ses paroles par un baiser brûlant, se faisant plaquer au matelas. Ronronnant presque de satisfaction, il passa les bras autour du cou et des épaules de l'autre homme et écarta les lèvres, désireux de plaire.
Il marchait dans le couloir menant au bureau où le maître des lieux s'étaient enfermés depuis le début de la matinée. Vincent voulait parler, voulait demander des nouvelles. Après un cours avec les enfants, il les avait emmené à la salle à manger où le repas avait été servis, mais Diederich ne s'était pas montré. Tanaka lui avait dit qu'il avait beaucoup de travail. En effet, il se souvenait que la pile de papiers était assez haute la veille.
Il s'immobilisa devant la porte, hésitant, la main levée. Il rassembla ses idées et les questions qu'il voulait poser. «Bien...»
Et il ne pouvait s'empêcher de se dire que, peut-être..
….Peut-être qu'il était mieux ici. Il était traité comme un précieux invité, traité avec amour et respect, même s'il était prisonnier d'une certaine façon. Il n'avait plus à risquer sa vie dans des missions pour la reine; il n'avait plus à tuer des gens, même des criminels. Il ne pouvait plus parler à sa sœur, ses neveux...mais ses enfants allaient bien et n'avaient pas cet avenir d'espion, d'agent royal pour leur futur. Ici il n'avait pas à obéir aux ordres, à être ce qu'on voulait qu'il soit. Ici il était certes captif mais il pouvait être ce qu'il voulait, et il était bien traité. Même s'il ne pouvait aller où il voulait. Et il s'inquiétait toujours beaucoup, se demandant ce qui était arrivé à Rachel, si elle était toujours en vie, si elle allait bien. Ce serait presque parfait si elle était là. S'ils étaient tous ensembles.
Secouant la tête, il frappa à la porte et entra. Il referma derrière lui et se planta devant le bureau et demanda, sans prendre de pincettes «Aurais-tu des nouvelles pour...
- Non. Je n'ai pas reçu de réponses à mes messages. Je les attends toujours.» Diederich n'avait même pas levé les yeux de ses papiers, la pile était toujours conséquentes à ses côtés.
Vincent plissa les yeux, incertain, ne connaissant pas les contacts de l'homme, et ne faisant donc guère confiance à des inconnus «Tu es certain que ça va marcher?
- J'ai envoyé des lettres à des personnes. Ils cherchent dans la ville où elle a été vendue par les marchands. J'attends les réponses. Malheureusement ça prend du temps, il y a beaucoup de marchés» Il avait craché ces mots, le dégoût présent sur son visage.
Vincent se mordilla la lèvre, tremblant. A son inquiétude se mêlait une impression de culpabilité. Il l'avait trompé, même s'il l'aimait beaucoup il lui avait été fidèle depuis leur mariage. Mais ça avait été plus fort que lui. Il ne pouvait refouler ses sentiments, qui était comme une douce caresse sur son cœur. Chassant ces pensées qui le taraudait, il demanda «Tu auras les réponses quand? Tu as des idées?»
Diederich soupira «Deux ou trois semaines. Le trajet est assez long, et puis le temps pour enquêter peut prendre plusieurs jours.
- Et comment fera-t-on si elle a un maître?» Il était inquiet. Ces sceaux étaient une vrais malédiction et il craignait par dessus tout qu'on ne puisse la sauver si elle était vivante.
- Si elle a un sceau de base, je pourrais proposer de la racheter. Il faudra qu'il accepte bien entendu. Je ne peux le forcer mais je suis connu. Cependant je ne te promets rien à ce niveau.»
Vincent serra les poings. Il espérait tellement qu'elle aille bien. Mais si elle n'avait pas été acheté, comment aurait-elle pu survivre au rigoureux hiver qui avait sévi pendant trois mois? Les lieux de vente étaient assez exposés, la nourriture était rare...et avec son asthme...il se mordit la lèvre, malade d'inquiétude. Lui n'avait survécu que par chance, il n'aurait pas tenu longtemps si Diederich ne l'avait pas acheté. Il posa les mains sur le bureau, et asséna «Si tu vas la chercher, je veux venir avec toi.
- Non Vincent, fais moi confiance, il ne faut pas montrer que tu la connais, c'est plutôt louche comme attitude d'acheter une esclave à quelqu'un pour faire plaisir à l'un des siens.
- ….Je comprends.» Même si c'était dur. Il détourna les yeux, regardant les photographies exposées sur la cheminée. Il ne pourrait pas venir mais il saurait au moins qu'elle était vivante. Et Diederich reviendrait peut-être avec elle...non il ferait tout pour la ramener, il le savait.
Le brun posa une main chaude sur la sienne, disant d'un ton inhabituellement doux«Mais si elle est en vie et en bonne santé, je te promets de tout mettre en œuvre pour la sauver.»
«Je te laisse en charge de la maison pendant mon absence. Tanaka se chargera de tout si besoin est.
- Très bien, je me charge de mes devoirs habituels. Je continuerais à être un précepteur pour tes enfants et je m'occuperais d'eux pendant que tu seras loin.
- Parfait. Je te remercie.» Pouvoir partir en sachant que ses enfants étaient entre de bonnes mains n'avait pas de prix. Bien entendu les laisser avec les serviteurs aussi mais là ce n'était pas tout à fait pareil.
Il sélectionna quelques vêtements et les jeta sur la pile. Après un instant de réflexion il se mit à les plier pour les ranger dans la petit malle ouverte et posée à côté du lit. «Je ne serais pas absent longtemps. Sois sage et ne fais pas de bêtise.
- Quel manque de confiance.» Il posa une main sur son cœur «Tu me blesses Dee.» Il osa utiliser ce surnom, maintenant qu'ils étaient réellement proches. «Je serais sage comme une image ~
- Tu es très loin d'être la définition de sage. Je suis plus inquiet de ce que tu pourrais faire que de ce que mes enfants pourraient inventer.»
Vincent rit doucement «Je les surveillerais et m'occuperais d'eux. J'ai des idées de cours intéressants pour eux.
- Parfait. N'hésites pas à te promener dans le parc si tu le désires. Il fait doux maintenant. Le printemps est là.
- Oui. Je compte bien en profiter.
- Désolé tu ne pourras pas sortir du domaine.
- Je n'en sors pas beaucoup, même quand tu es là. Ça ne changera pas grand chose.» Il haussa les épaules, montrant à quel point la chose lui était égale désormais. Il avait largement de quoi faire ici et avait déjà de nombreuses idées pour passer le temps. «Tu as peur que je dépérisse en ton absence, tant tu me manqueras?
- Je demanderais à Tanaka si tu es allé dormir dans mon lit, roulé en boule comme un chaton, en mon absence, ça sera une belle preuve non?»
Vincent lui renvoya un sourire moqueur et provocateur. «Je peux tenir 2 semaines, ce serait plutôt pour toi que je m'inquiéterais. Tu risques d'avoir froid.» Il avait accentué les derniers mots pour souligner le sous-entendu. Il s'amusait beaucoup à imaginer son protecteur trembler de 'froid', loin de lui durant les nuits loin de son domaine. «Tu risque de ronchonner beaucoup plus, privé de chaleur humaine.»
Diederich haussa un sourcil «On verras bien. Toi tu risques d'être insupportable. Quoique ça ne changera pas grand chose en fait. Tu l'es déjà en temps normal.
- C'est tout vu Dee.»
Ils échangèrent un sourire puis la conversation se suspendit pendant quelques secondes. Le maître des lieux referma sa petit valise et soupira, avant de se retourner vers Vincent pour dire, dans un regard plus doux «Peut-être...que je pourrais arranger un envoi de lettre. Écrite de ta main.»
Vincent crut avoir mal entendu. Puis ouvrit de grand yeux surpris. «Q...Tu es sérieux?
- On ne peut plus sérieux. Je pense que je peux le faire en prenant les précautions nécessaires. Si tu me fais confiance et que l'on procède avec prudence, il n'y aura aucun problème. Tu peux aller l'écrire tout de suite si tu veux. Je vais le faire en même temps que ma recherche de Rachel.
….Merci.» Pour la première fois, il était sincère dans ses remerciements. L'autre prenait des risques énormes pour lui et il ne pouvait pas lui être plus reconnaissant, même si une partie de lui lui en voulait toujours pour avoir refuser de faire ça quelques semaines plus tôt.
«Ciel, Cilian?»
Vincent entra dans la chambre des jumeaux qui jouaient sagement, assis sur le sol. Il posa ce qu'il tenait sur le petit bureau et se pencha pour réceptionner Ciel qui courrait vers lui, joyeusement. Câlinant son fils, il ouvrit son second bras pour son aîné qui vint se nicher contre lui. Après de longues minutes, ils se séparèrent et le père déclara «J'ai écrits une lettre à votre Tante Frances. Voulez-vous écrire aussi quelques lignes sur du papier pour qu'elle sache que vous allez bien?
- Oui.
- Ho Oui. Je peux aussi écrire quelque chose pour Lizzie?
- Si tu veux mais une petite chose seulement.» il avait lui-même été succins dans sa lettre, allant à l'essentiel et ne trahissant pas l'identité de son protecteur et amant. C'était trop tôt, il avait raison. Il relut sa lettre pendant des les deux garçons écrivaient avec applications quelques mots. Pour leur âge, ils étaient bien en avance. Et Vincent en était très fier, lui-même avait fait les choses plus tôt que prévu et était ravi qu'ils suivent son exemple. Il se pencha pour les aider à formuler leur phrase.
«Non Ciel, n'écris pas le nom de Diederich, c'est la condition pour pouvoir envoyer la lettre. Il a été très clair.
- Ho? Pourquoi il ne faut pas?
- Il pourrait avoir des ennuis. Et recevoir une punition pour ça.
- Ho non.» Renchérit Cilian «Il ne faut pas qu'il soit puni.
- Donc ne dévoilez pas son identité.» Il avait conscience de ne pas tout leurs dire mais la vérité était quand même un peu compliquée pour des enfants ce cet âge et il préférait faire simple pour qu'ils comprennent. Comment leur expliquer la vérité de toute façon?
Il se pencha à nouveau pour lire les lignes écrites par son fils cadet, qui avait commencé, son frère attendant patiemment son tour. Ciel avait écrit deux messages. Un pour sa tante et un pour Lizzie. Il avait une écrire soignée et propre, ce qui n'était pas mal du tout pour un enfant de son âge.
Ma tante.
Je vais bien. J'ai été un peu malade en hiver mais le gentil monsieur chez qui nous sommes m'a soigné avec des médicaments (très mauvais). Papa va très bien lui aussi. Il nous fait étudier et on s'amuse bien. Papa dit qu'on rentrera un jour. Je ne sais pas quand par contre. Et maman n'est pas avec nous. Papa a dit que le monsieur chez qui on est va la chercher et la retrouver mais il ne sait pas si ça va être long ou pas. Saluez mon oncle et Edward de ma part.
Ciel
Lizzie,
Ne t'inquiète pas, je vais bien. Je m'amuse bien et je mange bien. J'ai juste été un peu malade mais rien de très important. On est chez quelqu'un de gentil qui a des enfants et je peux jouer autant que je veux avec eux. Papa est heureux aussi. Mais on ne sait pas où est maman. J'espère qu'elle va bien.
Ciel
«Voilà.
- C'est bien mon cœur.» Dit-il en ébouriffant les cheveux de Ciel, le faisant glousser de joie. Il passa la feuille à son fils aîné et attendit qu'il termine puis se pencha sur le message afin de relire ce que le petit avait écrit à la suite des mots de son cadet.
Ma tante,
Je vais bien, ne vous inquiétez pas. Vous me manquez beaucoup mais papa dit qu'on rentrera à la maison un jour. Qu'il faut être patient. Mais c'est quand même long. Même si on ne s'ennuie pas là où l'on vit. Il y a des enfants de notre âge et des plus jeunes, on s'amuse bien à jouer avec eux. Leur père est très gentil. Ciel a attrapé froid durant l'hiver et papa aussi, même si il dit que ça n'est rien. Et on a été séparé de maman, le monsieur chez qui on vit va la retrouver, il l'a promit. J'espère vous revoir bientôt. Saluez mon oncle, Lizzie et Edward de ma part.
Cilian
Vincent eut un sourire et passa sa main dans la chevelure de son autre fils, le faisant rire autant que son frère. Il prit les papiers, les ajouta à sa propre lettre. «C'est parfait les enfants. Elle devrait la recevoir rapidement. Elle sera très heureuse d'avoir de nos nouvelles.
- Mais elle ne pourra pas répondre?» Fit Ciel avec tristesse. Il connaissait la réponse avant même de l'entendre. «C'est ça?
- Non, il ne faut pas qu'elle sache où nous sommes, sinon Diederich aurait des problèmes. Ce n'est pas ce que vous voulez n'est-ce pas?
- Non. Mais j'aurais aimé qu'elle réponde. Elle me manque, mon oncle aussi, Edward et Lizzie aussi. J'aimerais les revoir.
- C'est vrai.» Renchérit Ciel, prenant un air triste «Pourquoi il aurait des problèmes si on disait où nous sommes?
- C'est très compliqué. Mais il désobéit à une règle en nous permettant d'envoyer ces lettres. C'est une loi de ce pays. Les lois sont parfois stupides. Mais nous les reverrons un jour. Soyez patient.
- Et maman? Monsieur Diederich va la retrouver?
- Il va faire de son mieux. Il fait tout ce qu'il peut.
- Ca va durer longtemps?» Ciel avait une petite mine, presque au bord des larmes. Parler de Rachel avait ravivé la douleur de la séparation.
Vincent s'agenouilla et serra ses fils contre lui.«Je ne sais pas, mais on va tout faire pour être a nouveau ensemble.»
A Suivre
